Procédé de fabrication du stator du moteur d'entretien d'un oscillateur électromécanique La présente invention a pour objet un pro cédé de fabrication du stator du moteur d'en tretien d'un oscillateur électromécanique, ap plicable notamment, mais non exclusivement, à des montres.
Le but de l'invention est d'obtenir un bloc moteur compact, sans liaison souple par fil entre les différents éléments qui composent le circuit électrique d'entretien de l'oscillateur électromécanique, par exemple du balancier d'une montre.
Le procédé suivant l'invention est caracté risé en ce qu'on obtient les éléments de con- nexion du circuit dudit stator par la technique dite des circuits imprimés et en ce qu'on utilise au moins une bobine, destinée à créer le champ d'entretien, dont les extrémités du bobinage sont fixées à des pièces portées par le corps <B>de</B> bobine et reliées directement auxdits éléments de connexion.
Le dessin annexé représente, à titre d'exem ple, une forme d'exécution du stator de moteur d'entretien, obtenu par mise en oeuvre du pro cédé suivant l'invention. La fig. 1 est une vue en plan de cette forme d'exécution, montée dans une montre.
La fig. - 2 montre une feuille de matière iso lante portant le circuit imprimé, les parties hachurées représentant les parties conduc trices. La fig. 3 représente un schéma du circuit. d'entretien des oscillations du balancier.
La fig. 4 est une vue en bout d'une des bobines, avant rabattement d'une des languettes de connexion; à échelle agrandie. Là fig. 5. est une coupe suivant la ligne V-V de la fig. 4.
La fig. 6 est une coupe suivant la ligne VI- VI de la fig. 1, à échelle agrandie. Avant de passer à la description du bloc moteur, on va rappeler brièvement quelques aspects des circcuits imprimés.
Il existe un nombre assez grand de procé dés pour obtenir ce qu'on appelle un circuit imprimé. Dans le plus connu de ces procédés, on utilise comme matériel <B>de</B> base une feuille de stratifié,
c'est-à-dire une feuille obtenue par pressage d'une matière fibreuse imprégnée d'une matière synthétique thermodurcissante. Cette feuille est isolante au point de vue élec trique et a de bonnes propriétés de résistance mécanique et chimique ; elle doit en outre sup porter, au moins pendant un court instant, une température assez haute, en particulier la tem pérature de fusion des soudures classiques des radioélectriciens.
Sur ce stratifié est générale-. meut collée une feuille de cuivre de quelques centièmes de millimètre d'épaisseur. L'adhé rence entre le cuivre et le stratifié doit être excellente.
Les colles utilisées à cet effet le sont habituellement dans les procédés de fabrication spéciaux mis en oeuvre par les fabricants de matériel de base destiné aux circuits imprimés. L'usager reçoit donc une feuille de stratifié pla- qué d'une mince feuille de cuivre. Il prélève par découpage dans ce matériel la plaque à la forme et aux dimensions qu'il désire pour réali ser son circuit imprimé.
Il protège alors les par ties de cuivre destinées à être les éléments con ducteurs du circuit par une encre spéciale ré sistant aux acides. Une fois cette encre sèche, il attaque ensuite, au moyen d'acides appro priés, le cuivre resté nu. Le cuivre se trouvant sous l'encre die protection n'est pas attaqué.
Après lavage, - on élimine la pellicule d'encre protectrice. On obtient ainsi, sur le stratifié, les différentes connexions sous forme de ru bans de cuivre adhérant très fortement au sup port stratifié. Les rubans de cuivre peuvent alors être étamés ou traités galvaniquement pour les nickeler, les dorer, les argenter, etc. La fig. 2 représente un support stratifié 1 ainsi traité, les parties conductrices 2 étant hachu rées sur cette figure pour mieux les faire res sortir.
Sur les différents rubans de cuivre 2 viendront se souder les éléments actifs du cir cuit, tels que résistances, bobinages, culots de tubes, transistors, etc.
D'autres -techniques peuvent être mises en aeuvre pour l'obtention du circuit imprimé ; c'est ainsi qu'on peut, par exemple, utiliser des techniques de photogravure, ou encore impri mer les éléments conducteurs au moyen d'une encre conductrice sur une feuille de matière isolante, non plaquée d'une feuille de cuivre.
Le bloc moteur est fixé sur la platine 3 de la montre électrique au moyen des trois vis 4. Le bloc est constitué par le stator du moteur d'entretien formé des tôles 5, 5', 6, 6' et 7, tôles qui s'emboîtent à l'intérieur des corps de bobine 8, 9 dans un trou 10 de section rectan gulaire prévu à cet effet (fig. 4 et 5). En intro duisant les tôles à l'intérieur des deux bobines 11, 12, on obtient un solide d'une forme géo métrique bien définie.
Sur ce solide est appli quée la feuille de stratifié 1 portant le circuit imprimé 2, telle que représentée à la fig. 2. Le découpage de la feuille 1 est tel que celle-ci prend appui sur les génératrices des bobines 11 et 12. A cet effet, deux entrées 13, 14, de forme approximativement rectangulaire, sont découpées dans la feuille 1, et les grands côtés de ces rectangles définissent les arêtes d'appui de la feuille 1 sur les génératrices des bobines 11 et 12.
Le schéma électrique qui doit être obtenu est représenté à la fig. 3. Une pile 15 est reliée aux deux bobines 12 et 11 montées en série, la sortie de la bobine 11 étant reliée à un contact électrique 16 décrit plus loin, relié lui-même à la masse en 17 et à l'autre pôle de la pile 15.
Une résistance 18 est placée en parallèle sur le bobinage 12, 11 et sert à protéger le contact 16, en supprimant ou du moins en réduisant fortement l'étincelle de rupture ; cette résis tance 18 pourrait d'ailleurs être remplacée par un condensateur, une diode, etc., d'après des schémas bien connus.
La fig. 1 permet de suivre la réalisation matérielle du schéma électrique de la fig. 3. Une bride 19 relie le pôle négatif 48 de la pile 15 à un rivet 20 maintenant la bride 19 dans le circuit imprimé. La liaison entre le rivet 20 et l'entrée de la bobine 12 est assurée par l'élé ment 21 du circuit imprimé. L'élément 22 de ce circuit relie entre elles les deux bobines 12 et 11, et l'élément 23 relie la sortie de la bo bine 11 à un rivet 45 montré également à la fig. 6.
La liaison entre le rivet 45 et la partie fixe du contact électrique 16 est obtenue par une bride 24 fixée dans la plaque de base 1 du circuit imprimé au moyen du rivet 45. Cette bride 24 est disposée au-dessous du circuit im primé et l'on aperçoit son extrémité, en forme d'oeillet 25, au travers d'un trou de regard 26 pratiqué dans la plaque 1.
La bride 24 appuie, par son oeillet 25, sur l'extrémité d'une vis 27 vissée dans un canon 28 qui est chassé dans une plaquette 29 en matière isolante ; cette dernière est elle-même fixée sur la platine 3 au moyen de deux vis 30. Deux lamelles de con tact 31 sont maintenues par une clavette 50 sur la vis 27 de façon que leurs extrémités libres soient pressées élastiquement l'une contre l'autre. Deux goupilles de contact 32 pour les lamelles 31 sont chassées dans la platine 3.
Un doigt (non représenté), fixé sur l'axe de balan cier, constitue avec les lamelles 31 le contact 16 du schéma de la fig. 3. Ce contact est en réalité formé de deux contacts en parallèle, comme expliqué dans l'exposé d'invention suisse N 322710, le premier contact étant formé par le doigt de l'axe de balancier et l'ex trémité libre dies lamelles 31, tandis que le second contact est constitué par l'une ou l'autre des lamelles 31 et la goupille 32 correspon dante ;
ces contacts sont agencés de telle façon que le premier, qui est commandé directement par la rotation du balancier, se forme et s'ou vre toujours avant le second contact, de sorte qu'il ne se produit aucun extra-courant de rup ture sur le premier contact. L'axe de balancier est relié à la masse (bâti du mouvement) par l'intermédiaire de son spiral (non; représenté), et la masse est reliée par une bride 33 au pôle positif 49 de la pile 15.
La résistance de pro tection 18 est reliée aux éléments 46 et 47 du circuit imprimé, respectivement solidaires des éléments 21 et 23 (voir fig. 2), de sorte qu'elle est bien montée en parallèle sur les bobines 11 et 12.
On constate ainsi que toutes les connexions entre les différents éléments actifs du schéma électrique représenté à la fig. 3 sont réalisées d'une manière tout à fait rigide, sans l'emploi d'aucun fil.
Un point est encore à préciser : il s'agit de la liaison de l'entrée et de la sortie de chacune des bobines 11 et 12 et de leur fixation aux éléments du circuit imprimé. On va décrire ci- après la construction de la bobine 11, étant entendu que la bobine 12 est construite de la même façon.
Le corps de bobine 8 est fabriqué en ma tière plastique, par exemple en -polystyrène, nylon, polyéthylène, etc. Il est formé d'un noyau 34 percé du trou rectangulaire 10 déjà mentionné, dans lequel sont engagées les tôles 5, 5' et 7.
Aux extrémités du corps de bobine 8 se trouvent deux joues 35, venues d'une pièce avec le noyau 34. Entre le .noyau 34 et les joues 35 sont pratiquées deux entailles 36 en forme de biseau, qui permettent d'appliquer contre les joues 35, sur la face interne de celles-ci, une clavette mince 37 en métal conducteur,
par exemple en cuivre. Chacune des clavettes 37 est découpée de manière à pouvoir être introduite dans les entailles 36 et à être appliquée par élasticité contre la face interne des joues de bobine 35 (voir fig. 4 et 5). Chaque clavette 37 présente deux languettes 38, 39. Les deux lan guettes 38 sont destinées à recevoir le brin entrant, respectivement le brin sortant, du bo binage de la bobine 11.
A cet effet, on soude ces deux brins sur les languettes 38, ensuite de quoi on rabat les languettes 38 sur le bobinage. A la fig. 5, on a représenté une des languettes 38 rabattue, tandis que l'autre est encore en position dressée. Quant aux languettes 39, elles restent provisoirement dans le plan des joues de bobine 35. Par l'intermédiaire des corps de clavette 37, ces languettes 39 sont donc en liai son avec l'entrée et la sortie du bobinage.
On monte les bobines 11, 12 ainsi obtenues sur les tôles 5, 5', 6, 6' et 7, comme décrit plus haut, puis on appuie le circuit imprimé repré senté à la fig. 2, de manière que les rectangles 13, 14 découpés dans le support 1 encapu chonnent le dessus des bobines 11, 12. Les 1fan- guettes 39 des deux bobines 11, 12 dépassent le plan défini par le circuit imprimé (fig. 4).
Pour recevoir ces languettes 39, dé petites en coches 40 (fig. 2) extérieures aux rectangles 13 et 14 sont découpées dans la plaque 1 du cir- cuit-imprimé. On rabat alors les languettes 39 sur les rubans conducteurs 2 correspondants du circuit imprimé et l'on établit par soudage la liaison entre ces languettes 39 et les rubans 2.
On a ainsi réalisé la liaison sans fil souple entre les différents éléments du circuit imprimé et les entrées et sorties respectives de chaque bo bine.
D'autres moyens de liaison entre les entrées et sorties dé bobines et les éléments du circuit imprimé peuvent être envisagés. Ainsi, on pour rait supprimer les languettes 38 et ne laisser subsister que les languettes 39. On souderait alors l'extrémité des fils du bobinage sur les languettes 39, qui seraient ensuite rabattues et soudées sur les rubans conducteurs 2 du circuit imprimé.
La forme des-_çlavettes 37 pourrait différer de celle représentée au dessin. Cepen- dant, dans tous les cas, pour éviter l'emploi de tout fil souple de connexion, les extrémités du bobinage de chaque bobine sont toujours fixées à des pièces portées par les corps de bo bine et susceptibles d'être reliées directement aux rubans conducteurs du circuit imprimé.
Le balancier (non représenté) pivote dans la platine 3 et dans le coq 41 .(fig. 1). Une ra quette 42 de construction connue, portant des goupilles 43, permet de régler la longueur ac tive du spiral (non représenté). Sur l'axe du balancier est calée une armature mobile 44 à trois bras, coopérant avec les tôles ou pièces polaires 5, 5', 6,
6' des électro-aimants formés par les bobines 11 et 12. Il s'agit d'un moteur à entrefer axial, les bras de l'armature 44 pas sant entre les doubles tôles 5, 5' et 6, 6'. Le fonctionnement de ce moteur est identique pour les deux sens de rotation du balancier.
Le fonctionnement de l'appareil représenté résulte de ce qui précède et n'a donc pas besoin d'être décrit. Les oscillations du balancier mo teur sont transformées en un mouvement uni- directionnel par un mécanisme non représenté, étranger à l'objet de l'invention. Un tel méca nisme est, par exemple, décrit et représenté dans l'exposé d'invention suisse N 318242.
Ce mécanisme entraîne ensuite de façon connue le rouage et les aiguilles de la montre.