Procédé pour l'oblitération autoipaüque de tickets de transport, et appareil pour la mise en aeuvre de ce procédé L'oblitération des tickets de transport, et en particulier des tickets de transport en com mun urbains, se fait en général au moyen de pinces, de timbres à main, de crayons, d'appa reils oblitérateurs ou autres. Cette manière de faire présente des inconvénients évidents, tels que durée trop grande, nécessité d'un person nel qualifié, possibilités de fraude, etc.
La présente invention comprend un pro cédé d'oblitération automatique, caractérisé par le fait que le voyageur lui-même introduit dans un appareil oblitérateur à poinçons un nombre de tickets correspondant au nombre de distan ces élémentaires à parcourir pour obtenir le marquage, dans des cases de ces tickets, des indications voulues sous forme de numéros d'ordre, y compris le numéro du voyageur, en même temps qu'on assure le déplacement élé mentaire de celui des poinçons qui est destiné à marquer le numéro d'ordre du voyageur sur les tickets.
La présente invention comprend encore un appareil automatique pour la mise en #uvre de ce procédé, cet appareil étant caractérisé par le fait qu'il comprend une série de poinçons de position réglable destinés à marquer celles des cases du ticket ou des tickets introduits par le voyageur, qui correspondent aux numéros d'ordre désirés et que, de plus, cette introduc tion déclenche à la fois le fonctionnement des poinçons et le déplacement élémentaire du poinçon correspondant aux numéros d'ordre du voyageur,
le retrait automatique des poin çons faisant suite immédiatement au marquage effectué par eux.
Ce procédé et cet appareil assurent une opération plus rapide et réduisent tout risque de fraude en raison de la multiplicité des nu méros d'ordre que lori peut ainsi faire appa raître simultanément sur le ticket. Il n'est plus besoin d'un préposé pour la surveillance ou le maniement de l'appareil et il est impossible de réutiliser frauduleusement un ticket périmé ou d'utiliser un ticket pour un trajet ou une classe pour lequel il n'est pas destiné.
Enfin, les tickets présentés en même temps par un même voyageur ne peuvent être confondus avec des tickets poinçonnés successivement par .des voyageurs différents, puisque dans le premier cas les numéros d'ordre sont les mêmes et que, dans le second cas, les voyageurs successifs marquent des numéros successifs sur leurs tickets. On a représenté, à titre d'exemple, sur les dessins ci-joints, une forme d'exécution préfé rée de l'objet de l'invention.
La fig. - 1 représente un ticket comportant un grand nombre de cases destinées à être per forées ou marquées conformément au procédé débrit.
La fig. 2 représente schématiquement une réglette de perforation double réglable portant le poinçon destiné au marquage correspondant à une indication isolée.
La fig. 3 représente le mécanisme de com mande de la réglette de perforation correspon dant au numéro du voyageur.
La fig. 4 représente une variante de ce mécanisme.
La fig. 5 est une vue en coupe de l'ensem ble des réglettes et de la pièce d'introduction des tickets.
La fig. 6 représente l'ensemble de l'appa reil oblitérateur vu en élévation. après enlève ment de la paroi avant.
La fig. 7 représente le même appareil en coupe verticale suivant l'axe Z-Z de la fig. 6. La fig. 8 est un schéma de la commande électromagnétique de cet appareil.
Chaque ticket (fig. 1) utilisé pour l'applica tion du procédé décrit présente des séries de. rangées correspondant chacune à un poinçon destiné à indiquer un numéro de série associé, par exemple, à l'indication d'une section, d'une classe, d'une heure, d'une date, d'un point de montée ou de descente, d'un numéro de course, de la distance kilométrique parcourue, etc.
-Dans tous les cas, l'une de ces rangées est réservée au numéro d'ordre du voyageur lui- même. L'ensemble de ces rangées est subdivisé en un certain nombre de colonnes étroites, nu mérotées de 0 à 9.
Cette disposition permet d'utiliser dix obli térations différentes correspondant à des nu méros d'ordre de 0 à 9 pour chaque catégorie d'indications. Bien entendu, l'on pourrait pré voir pour un ou plusieurs poinçons deux ran gées successives, ce qui permettrait d'utiliser 100 numéros d'ordre pour de telles catégories d'indications ou l'on peut prévoir un nombre de colonnes différent de 10. On obtient ainsi une zone de marquage telle que x dont les ran gées et les colonnes sont avantageusement sé parées par des traits imprimés transversaux et longitudinaux.
Les épaisseurs, et les couleurs de ces traits peuvent différer d'ailleurs pour per mettre une lecture plus facile.
Pour éviter toute erreur et pour faciliter l'utilisation du ticket, on peut répéter ces zones de marquage sur les deux côtés<B>du</B> ticket et à ses deux extrémités, de telle sorte que le ticket peut être. présenté à l'appareil d'oblitération sans que l'on ait à tenir compte de sa position.
Bien entendu, les indications ou renseigne ments donnés par les différentes bandes numé rotées de 1 à 4 ou de 1' à 4' dans le cas repré senté peuvent être en nombre quelconque et fournir les indications rappelées ci-dessus ou d'autres encore, suivant les besoins du, con trôle, la nature de l'exploitation, le mode de sectionnement, les correspondances, atc.
L'oblitération est obtenue par perforation au moyen d'un appareil oblitérateur compre nant un nombre de réglettes doubles et de poin çons, égal au nombre de rangées, ces poinçons portés à coulissement dans la réglette supé rieure correspondante pouvant descendre dans une case de la rangée en regard, cette case étant déterminée par la position. -donnée à la réglette par rapport à l'emplacement du ticket. L'un des poinçons est avantageusement de forme dissymétrique pour faciliter l'examen des marquages ou des perforations.
La fig. 5 permet de mieux comprendre la disposition générale de l'appareil oblitérateur. Le ticket unique ou les tickets superposés pré sentés par le voyageur sont introduits par lui dans la fente de la pièce B se prolongeant par le couloir constitué par les intervalles ménagés entre les réglettes individuelles R des réglettes doubles juxtaposées portant les poinçons p (fig. 2).
Les .tickets venant buter contre la petite cornière b au-delà des réglettes présen tent alors leurs différentes rangées 1 à 4 au droit des réglettes doubles successives. A ce moment, le léger impact donné à la cornière pivotante b déclenche un dispositif électrique qui assure la descente des poinçons p, à travers la réglette supérieure correspondante, dans la case de la rangée en regard qui se trouve ainsi marquée, par exemple comme représenté par les petits cercles de la fig. 1.
La fig. 2 montre le détail d'une réglette double R et du poinçon p qui lui est associé. La réglette R coulisse transversalement sur des traverses ou guides longitudinaux g et g' fixes, fermant latéralement le couloir d'introduction des tickets. Dans la réglette supérieure de la réglette double R est ménagée une ouverture pour le coulissement vertical du poinçon p. On conçoit que le déplacement transversal d'une réglette R permet d'amener son poinçon p au droit de l'une quelconque des cases 0 à 9 de la rangée correspondante du ticket introduit de la manière indiquée.
Les différents poinçons sont montés à coulissement libre vertical et horizontal dans des fentes transversales ména gées entre des barrettes parallèles r solidaires de la masse d'impact M. Celle-ci s'étend au- dessus des barrettes de manière à pouvoir frapper, en tombant, les têtes épanouies des poinçons.
Les poinçons étant tous amenés à l'emplacement voulu par déplacement des ré glettes, ce qui est rendu possible par leur cou lissement par rapport à la masse M, on voit que la chute de la masse M repoussera simultané ment tous les poinçons au contact du ou des tickets introduits dans l'appareil en assurant leur oblitération.
Le déplacement des réglettes en vue du changement de marquage est assuré par des arbres de commande tels que A, entraînant par une petite manivelle m un- ergot e coulissant dans la rainure d'une queue de manoeuvre q solidaire de la réglette double correspon dante R.
Les différents arbres, tels que<I>A, A2, A3,</I> A4 (fig. 6) sont disposés symétriquement par rapport à l'appareil pour commander les queues de marloeuvre correspondantes égale ment disposées d'une manière symétrique dans l'appareil. Si l'on a affaire à plus de quatre rangées et, par suite, à plus de quatre paires de réglettes, on peut utiliser, par exemple, des arbres coaxiaux dont le plus court entoure le plus long, ce qui permet de doubler le nombre de commandes. Bien entendu, la commande des réglettes peut être assurée de toute manière appropriée différente de celle qui vient d'être décrite.
Dans tous les cas, un préposé doit as surer cette commande au moment voulu, par exemple au terminus ou à chaque changement de section, sauf en ce qui concerne le change ment assuré par le voyageur lui-même dont le numéro d'ordre doit être marqué dans la rangée correspondante.
A cet effet, un dispositif différent de la commande décrite à partir d'un arbre A, tel que celui représenté en fig. 3, fait avancer à chaque introduction de tickets le poinçon cor respondant au numéro du voyageur d'une dis tance élémentaire.
Dans la forme d'exécution de la fig. 3, la came w assurant l'avancement de la réglette R est solidaire d'un arbre w1 qui porte une roue dentée k1 en prise avec un cliquet de manaeuvre k commandé de toute manière appropriée par la descente de la masse M.
Ainsi, chaque descente de cette masse fait avancer la came d'un angle déterminé et cette came à son tour fait avancer d'un intervalle de case la réglette correspondante R par déplace ment de l'ergot e. Un ressort u assure le rappel de la réglette qui maintient l'ergot<I>el</I> au contact de la came w.
Bien entendu, lorsque la came a effectué un tour complet, la réglette r revient sous l'action du ressort u au contact de la partie de rayon minimum de cette 'came, de manière à ramener le poinçon marquant le numéro du voyageur devant la case 0.
La fig. 4 représente une variante du dispo sitif de la fig. 3 assurant le marquage par un va-et-vient classique à 20 positions, sous l'ac tion d'une came en caeur, ce qui permet évi demment de supprimer tout ressort de rappel. Dans ce cas, le prolongement vers la droite de l'une des réglettes R porte un ergot supplémen taire e2, de telle sorte que la came en caaur commandant simultanément les deux ergots<I>el</I> et e2 assure le déplacement dans les deux sens de la réglette double R.
Un léger décalage an gulaire de cette came permet de discerner faci- lement le mouvement d'aller du mouvement de retour.
Revenant à<B>là</B> fit-D. 5, on y voit les diffé- rentes réglettes R montées entre les deux flas ques F et F, dont l'un F porte la pièce d7intro- duction B. Comme il a été dit, le basculement de la petite cornière b déclenche le fonctionne ment des poinçons par ouverture d'un interrup teur c. La, rupture du contact en c provoque l'abaissement de la masse M, abaissement suivi de sa remontée immédiate, comme il sera décrit ci-après.
Les fig. 6 et 7 représentent l'ensemble de l'appareil oblitérateur comprenant, par exem ple, six paires de réglettes dont l'une peut être manaeuvrée à distance, par exemple par le con ducteur, par l'intermédiaire d'un dispositif de poulies et de câbles flexibles reliant l'arbre A4 à un mécanisme non représenté de commande constitué par une manette entraînant une poulie semblable à la poulie réceptrice solidaire de l'arbre A4.
On a supposé dans le cas. représenté que les autres réglettes, en dehors de celle cor respondant au numéro d'ordre du voyageur, sont mises en place par le conducteur, comme il a, été dit, au terminus ou à chaque change ment de section ou à tout autre moment ap proprié.
Sur les fig. 6 et 7, on retrouve la pièce B dont la fente d'introduction est désignée par 0 ainsi que les réglettes mobiles R montées sur les traverses fixes de guidage g et g'. Les ré glettes R sont maintenues, comme déjà indi qué, entre les flasques<I>F et</I> F entre lesquels s'étendent ces traverses de guidage g = g', ainsi que des traverses supplémentaires plus fortes g" - g"'.
Ces dernières sont destinées à absor ber l'effort exercé par les poinçons au moment de l'oblitération. Le même flasque F' porte éga lement la cornière pivotante formant contact électrique en c. La masse de frappe M est éga lement guidée entre ces flasques. Les poinçons p sont portés comme précédemment par les ré glettes élémentaires r dont le nombre est en principe de 12,
ce nombre étant pratiquement réduit à 7 grâce à l'emploi de cinq réglettes d'épaisseur double dans les intervalles entre les poinçons. Dans un cas. particulier, on peut faire com mander l'une des réglettes doubles par la dis tance parcourue au moyen d'un arbre flexible du type utilisé pour les compteurs de vitesse d'automobiles. On peut prévoir en particulier à cet effet des mécanismes analogues à ceux représentés en fig. 3 et 4, à condition de rem placer l'encliquetage<I>k -</I> k1 par un mécanisme à roue et à vis sans fin.
L'appareil représenté en fig. 6 comporte également un mécanisme de commande des réglettes de numéros d'ordre des voyageurs, suivant la variante de la fig. 4 à came en coeur. Le mouvement de la masse de frappe M est transmis au cliquet k par une barre 1 fixée à l'extrémité inférieure de cette masse et présen tant une forme incurvée autour de l'arbre A4.
Les arbres de commande des autres réglet tes, à savoir les deux arbres concentriques A et A1 et les arbres isolés<I>A2, A3, A4,</I> ce dernier étant utilisé pour une- commande à distance comme indiqué, sont guidés entre les. deux parois ou flasques F - F". Ils sont actionnés par des leviers qui en sont solidaires V, Vl, <I>V2,</I> <I>V3, V4,</I> de manière à entraîner par les mani velles<I>m, ml, m2, m3, m4</I> les ergots e des dif férentes réglettes.
Les leviers sont maintenus dans la position choisie par des pions à ressort de type classique pénétrant sélectivement dans des trous disposés en arc de cercle autour des axes des arbres correspondants sur le flasque arrière F".
On remarquera que les leviers V et VI sont montés coaxialement, le levier VI actionnant l'arbre tubulaire correspondant<I>A1.</I> La commande électrique de la masse M (fig. 8) comprend un transformateur T dont le primaire P est parcouru constamment par un très faible courant continu. Le circuit du pri maire P passe par l'interrupteur c normalement fermé par un ressort.
Au moment où le voya geur introduit un ou plusieurs tickets superpo sés qui viennent buter sur la partie mobile b de l'interrupteur, celui-ci s'ouvre et l'extra- courant de rupture induit dans le secondaire S un courant dont la durée dépend des dimen- sions adoptées pour le circuit magnétique du transformateur T.
Ce courant secondaire excite le relais d qui excite à son tdur l'électro-aimant a actionnant la masse de frappe M. Lorsque l'extra-courant cesse de passer, c'est-à-dire après un délai très court, la masse M est rap pelée vers sa position supérieure par le ressort J. L'électro-aimant a est représenté en fig. 6 et 7 comme monté au-dessus de la masse M, mais il pourrait être placé de toute autre façon.
Dans le cas représenté, le noyau plongeur N de l'électro-aimant transmet son mouvement à la masse M par l'armature G et deux entre toises H disposées à l'extérieur de l'électro aimant a. Quant au ressort J soulevant la masse de frappe M, il est constitué avantageu sement par des lames multiples travaillant à la flexion.
On voit donc que le ticket est oblitéré dès qu'il a été correctement introduit dans l'appa reil et qu'il est libéré aussitôt après, avec un temps mort qui n'est pas supérieur à environ un dixième de seconde, sans l'intervention d'aucun préposé.
Le transformateur <I>T</I> et le relais<I>d</I> peuvent être disposés en un point quelconque en dehors de l'appareil auquel ils sont reliés. C'est pour quoi ils n'ont pas été représentés sur les fig. 6 et 7 montrant l'appareil complet. Par contre; cet appareil complet est représenté comme com portant encore les accessoires suivants - un timbre f dont le marteau est actionné par la masse de frappe à la fin de sa chute (fig. 6), ce qui permet un contrôle certain à distance de l'exécution effective de l'obli tération.
- un totalisateur i également actionné par la masse de frappe et faisant connaître le nombre de tickets oblitérés pendant un temps donné.
Dans le cas représenté, on a supposé que le timbre f est actionné par un marteau<I>h</I> pivotant autour d'un axe n et commandé à la fin de la course du noyau N de l'électro-aimant par une butée solidaire de l'armature mobile G de cet électro-aimant. De même, l'armature mobile G peut commander directement le compteur i. Bien entendu, certains détails de l'appareil peuvent être modifiés et l'on pourrait utiliser en particulier comme masse de frappe un cy lindre soumis à l'action d'un fluide sous pres sion ou d'un mécanisme commandé par une force motrice choisie à volonté.
Dans le cas d'un cylindre soumis à l'action d'un fluide sous pression, on remplacerait le relais représenté en fig. 2 par une soupape à commande élec trique.
Dans le circuit électrique, on pourrait rem placer le retard dû à l'auto-inductance par un retard dont la durée est réglée par condensa teur.