Brûleur à combustible solide L'invention a pour objet un brûleur à com bustible solide, comportant une vis et une cuve- foyer. Les brûleurs connus, de ce type, pos sèdent deux points communs:
a) la cuve-foyer à parois creuses à l'intérieur desquelles s'opère la distribution de l'air de combustion, comporte plusieurs rangées de trous pratiqués dans la paroi interne de ladite cuve et débitant au moins 65 % de l'air qui est dirigé, sous un an- gle d'au moins 10 vers le bas, dans la masse de charbon entrant dans la cuve sous l'effet de la poussée de la vis d'alimentation.
Près du bord de la cuve-foyer, une rangée de trous pratiqués dans la paroi externe de ladite cuve laisse échapper le restant de l'air ; b) sous les éléments de la cuve-foyer est placé un collec teur qui reçoit l'air d'un ventilateur, ledit col lecteur étant fréquemment constitué par les éléments creux de ladite cuve.
La fig. 1 du dessin annexé donne un aper çu du principe de construction du brûleur con nu du type considéré. Le combustible entraîné par la vis dans la conduite 2 est poussé dans la cuve-foyer à parois creuses 1 et s'y accumule pour former une masse en combustion débor dant largement ladite cuve-foyer.
L'air fourni par un ventilateur, pénètre dans le collecteur d'air 3 et s'échappe par les ouvertures 4 qui le dirigent vers le bas à l'intérieur de la cuve- foyer ; 65 % au minimum de l'air est dirigé ainsi vers l'intérieur, le reste s'échappant vers l'extérieur, à travers les trous 5 pratiqués dans la paroi externe de la cuve-foyer.
Cette dispô- sition des trous développe énergiquement le feu dans la cuve-foyer ; il en résulte<B>-</B>des ag glomérations irrégulières du charbon et une production de mâchefer formant une croûte qui recouvre complètement le foyer, ce qui né cessite des décrassages fréquents. Ces agglomé rations rendent irrégulier le passage des gaz dans le pot et au-dessus ; dans la masse en ignition se produisent des trous et des amon cellements ; dans les trous on constate un grand excédent d'air et, dans les amoncelle ments, du CO parce que ceux-ci agissent comme réducteur, de même que, dans un gazo gène, la grande masse chaude, ce qui est défa vorable au rendement.
D'autre part, ces irré gularités de- passage obligent d'avoir recours à une pression d'air relativement forte ; on doit également compartimenter le collecteur d'air et prévoir des guides dans le creux des parois pour limiter l'inconvénient signalé. Le fait que le feu peut descendre profondément dans la cuve-foyer est une cause d'usure pour les élé ments de ladite cuve.
La forme de la flamme est aussi affectée par ces irrégularités et du fait de la grande masse d'air concentrée dans le pot: le feu décrassé donne d'abord une flamme en chalumeau, verticale, de la grandeur du pot ou plus mince et d'une grande intensité et, de ce fait, néfaste à la voûte ou aux surfaces de chauffe du foyer, avec transmission inégale de la chaleur, surtout dans les foyers à faible hauteur. Aussitôt que la formation des trous et monticules a commencé, se dessinent des flammes énergiques partant des trous, entrai- nant du fait de la grande vitesse, cendres et charbon, ce qui cause des ennuis connus.
La fig. 2 du dessin annexé représente une forme d'exécution du brûleur, objet de l'in vention. Ce brûleur permet d'obtenir une zone de combustion homogène, avec un ensemble de flammes uniformes ; nécessite une faible pression de l'air comburant, et l'on obtient la protection des éléments de la cuve-foyer par l'éloignement de la base du feu. Ces avantages sont obtenus par une construction simple : les trous d'air de la cuve-foyer sont pratiqués près du bord de celle-ci, en une rangée dans la paroi interne de la cuve-foyer et une rangée dans la paroi externe.
Les dimensions des trous sont telles que 65,% au maximum de l'air sor- tent par la rangée intérieure horizontalement ou dirigés vers le haut, le reste sortant par la rangée extérieure. D'autre part, la cuve à parois creuses est placée à l'intérieur d'un ré servoir d'air formant tampon dont le volume est au moins équivalent à celui de ladite cuve. Ce réservoir peut être constitué par un caisson en tôle ou en fonte, ou encore par une maçon nerie.
L'air du ventilateur pénètre dans le ré servoir tampon par une ouverture pratiquée à cet effet dans la paroi dudit réservoir, dont la masse neutralise les tourbillons ; il en ré sulte que l'air est distribué régulièrement dans le couloir constitué par les parois creuses de la cuve-foyer, sans chicanes ni guides. La sor tie de l'air étant dirigée vers le haut, du fait de la disposition des trous dans la paroi interne de la cuve-foyer, il se produit une zone de feu étalée dans la cuve-foyer et n'ayant pas la pos sibilité de se propager vers le bas ; d'autre part, la masse d'air sortant par les trous de la paroi externe a tendance à augmenter encore l'étale ment.
Dans la cuve-foyer, les agglomérations sont relativement régulières, le mâchefer se forme uniquement sur les bords et l'air peut traver ser en courant homogène la masse de charbon ; la résistance rencontrée par l'air et les gaz est faible et le décrassage n'a besoin d'être effec tué qu'à longs intervalles. La flamme de la masse en ignition devient uniforme, sans effet chalumeau, avec une teneur élevée en<B>CO"</B> et en absence de CO. Le foyer est donc entre tenu par une flamme molle, large et homogène, sans entraînement de scories et de charbon. Le réservoir d'air entourant la cuve peut être ali menté en air à volonté et de toutes parts, ce qui facilite l'adaptation du brûleur à tous les foyers.
Ledit réservoir permet également de prévoir un dispositif de sécurité très simple ; dans le cas, assez fréquent, où la trémie ne contient que peu de charbon, alors que la masse de charbon en feu est encore importante, de l'air mélangé à des gaz de distillation passe de la cuve-foyer dans la gaine de la vis d'alimenta tion et, par là, dans la trémie. Pour parer à cet inconvénient, il suffit de pratiquer une ouver ture dans la partie de la gaine de la vis d'ali mentation située à l'intérieur du réservoir tam pon ; une partie de l'air sous pression contenu dans ledit réservoir passe par cette ouverture et s'oppose au passage dans la gaine du mé lange d'air et de gaz provenant de la cuve- foyer.
La cuve-foyer (C) vue en coupe est dis posée à l'intérieur et dans la partie supérieure du réservoir tampon (R) qui reçoit l'air du ventilateur par un tuyau 6 ; les tourbillons sont neutralisés par la masse d'air contenue dans ledit réservoir et l'air pénètre librement dans les parois creuses de la cuve-foyer ; l'entrée d'air s'effectue uniformément sur tout le pour tour de la paroi creuse. La rangée interne de trous 7 et la rangée externe de trous 8 étant situées près du bord supérieur de la cuve-foyer, la zone de combustion ne peut s'étendre vers l'intérieur du pot, et ne peut entamer l'homo généité de la masse de charbon amené par la vis d'alimentation.
L'éloignement de la zone de combustion par rapport au fond de la cuve favorise l'étalement de la flamme et une com bustion régulière est assurée par une faible pression de la machine soufflante. L'ouverture 9 pratiquée dans la paroi de la gaine 10 de la vis d'alimentation permet le passage d'une partie de l'air sous pression contenu dans le réservoir tampon (R) et empê che le passage du mélange d'air et de gaz qui aurait tendance à s'échapper, par la gaine 10 vers la trémie.
Si par la suite des conditions d'installation, le réservoir tampon (R) ne peut avoir les di mensions suffisantes pour assurer la régularité de l'entrée de l'air dans les parois creuses de la cuve-foyer, un manchon 11 dont les parois sont représentées en traits interrompus, dans lequel sont pratiquées des ouvertures 12, as sure l'apaisement des tourbillons d'air et assure l'admission régulière de l'air dans les parois creuses de la cuve-foyer.