CH332498A - Procédé d'enrichissement en azote des vinasses de betteraves et appareillage pour la mise en oeuvre de ce procédé - Google Patents

Procédé d'enrichissement en azote des vinasses de betteraves et appareillage pour la mise en oeuvre de ce procédé

Info

Publication number
CH332498A
CH332498A CH332498DA CH332498A CH 332498 A CH332498 A CH 332498A CH 332498D A CH332498D A CH 332498DA CH 332498 A CH332498 A CH 332498A
Authority
CH
Switzerland
Prior art keywords
ammonia
tank
vinasses
nitrogen
vinasse
Prior art date
Application number
Other languages
English (en)
Inventor
Paul Gesnel Andre
Original Assignee
Gesnel Andre
Soc Et De Rech Et D Applic Ind
Priority date (The priority date is an assumption and is not a legal conclusion. Google has not performed a legal analysis and makes no representation as to the accuracy of the date listed.)
Filing date
Publication date
Application filed by Gesnel Andre, Soc Et De Rech Et D Applic Ind filed Critical Gesnel Andre
Publication of CH332498A publication Critical patent/CH332498A/fr

Links

Classifications

    • CCHEMISTRY; METALLURGY
    • C05FERTILISERS; MANUFACTURE THEREOF
    • C05FORGANIC FERTILISERS NOT COVERED BY SUBCLASSES C05B, C05C, e.g. FERTILISERS FROM WASTE OR REFUSE
    • C05F5/00Fertilisers from distillery wastes, molasses, vinasses, sugar plant or similar wastes or residues, e.g. from waste originating from industrial processing of raw material of agricultural origin or derived products thereof
    • C05F5/006Waste from chemical processing of material, e.g. diestillation, roasting, cooking
    • C05F5/008Waste from biochemical processing of material, e.g. fermentation, breweries
    • CCHEMISTRY; METALLURGY
    • C05FERTILISERS; MANUFACTURE THEREOF
    • C05CNITROGENOUS FERTILISERS
    • C05C3/00Fertilisers containing other salts of ammonia or ammonia itself, e.g. gas liquor
    • YGENERAL TAGGING OF NEW TECHNOLOGICAL DEVELOPMENTS; GENERAL TAGGING OF CROSS-SECTIONAL TECHNOLOGIES SPANNING OVER SEVERAL SECTIONS OF THE IPC; TECHNICAL SUBJECTS COVERED BY FORMER USPC CROSS-REFERENCE ART COLLECTIONS [XRACs] AND DIGESTS
    • Y02TECHNOLOGIES OR APPLICATIONS FOR MITIGATION OR ADAPTATION AGAINST CLIMATE CHANGE
    • Y02ATECHNOLOGIES FOR ADAPTATION TO CLIMATE CHANGE
    • Y02A40/00Adaptation technologies in agriculture, forestry, livestock or agroalimentary production
    • Y02A40/10Adaptation technologies in agriculture, forestry, livestock or agroalimentary production in agriculture
    • Y02A40/20Fertilizers of biological origin, e.g. guano or fertilizers made from animal corpses

Landscapes

  • Chemical & Material Sciences (AREA)
  • Organic Chemistry (AREA)
  • Life Sciences & Earth Sciences (AREA)
  • Engineering & Computer Science (AREA)
  • Biotechnology (AREA)
  • Botany (AREA)
  • Environmental & Geological Engineering (AREA)
  • Sorption Type Refrigeration Machines (AREA)

Description


  Procédé d'enrichissement en azote des vinasses de betteraves  et appareillage pour la mise en     #uvre    de ce procédé    Les vinasses de betteraves sont des résidus  provenant des sucreries ou des distilleries des  betteraves. Celles provenant des sucreries con  tiennent une assez forte proportion d'eau, des  matières organiques en suspension colloïdale  et aussi des matières minérales parmi     lesquel-          les        un        peu        d'azote        (3        1/2    à     41/2        %)

          et        de        la          potasse        (7    à 8     %).        Celles        provenant        de        la        dis-          tillerie    des betteraves ne contiennent à peu  près pas d'azote ni de potasse.  



  Les vinasses de sucrerie ont une utilisation  comme agents fertilisants, en raison de leur  teneur en azote et en potasse. Elles entrent  aussi, en leur état primitif, dans la composi  tion de certains engrais et amendements.  



  Les vinasses de distillerie ne peuvent être  utilisées pour ces usages, en raison de leur  manque à peu près total d'éléments fertilisants,  et     ce    bien qu'elles renferment des matières  organiques qui peuvent offrir un intérêt en  agriculture, en raison de leur pouvoir humi  fère.  



  La présente invention vise à enrichir ces  vinasses de betteraves en azote, afin de pou  voir leur faire jouer le rôle d'engrais ou les  faire entrer dans la composition d'engrais,    qu'il s'agisse des vinasses de sucrerie ou des  vinasses de distillerie.  



  Elle concerne un procédé dans lequel on  traite ces vinasses par de l'ammoniac, en vue  de fixer sur celles-ci à la fois de l'ammoniac  par dissolution dans l'eau de la vinasse, de  l'ammoniac par absorption sur les micelles de  la solution colloïdale que constitue la vinasse  et de l'azote par réaction de l'ammoniac sur  la molécule organique.  



  L'ammoniac peut être employé sous trois  formes : liquide, gazeuse ou aqueuse.  L'emploi d'ammoniac liquéfié donne les  résultats industriels les plus intéressants.  L'emploi d'ammoniac gazeux présente l'in  convénient que la fixation de     l'ammoniac    ga  zeux dégage plus de chaleur que celle de l'am  moniac liquéfié, ce qui entraîne une consom  mation d'eau de refroidissement plus impor  tante.  



  Lors de l'emploi de l'ammoniac en phase  aqueuse, on opère avec des lessives ammonia  cales très     concentrées   <I>(50</I>     (/o        NH3    et au-des  sus), en mélangeant simplement ces lessives  en proportions judicieuses avec les vinasses  qu'il s'agit de traiter et d'enrichir.      Bien entendu les solutions ammoniacales  dont il s'agit ne pouvant se conserver que  sous pression comprise entre 1,5 et 3 atmo  sphères, les opérations de mélange ne peuvent  avoir lieu que dans des récipients étanches et  résistant à la pression.  



  Suivant un mode de mise en     oeuvre    du pro  cédé selon l'invention, on verse dans un appa  reil d'absorption  - 10 000 litres d'eau<B>;</B>  - 33 350 litres de vinasse de mélasse, de  densité 1,3, c'est-à-dire 40 000 kg en  viron de vinasse.  



       Cette        vinasse        renferme    à     l'origine    :     3,6        %          d'azote        organique,        25        %        d'eau        et        7,2        %        de     potasse.  



  A la partie inférieure du liquide     ainsi    ob  tenu, on fait arriver par une rampe de diffu  sion de l'ammoniac liquéfié. Au contact de  la solution, l'ammoniac se vaporise en cédant  du froid à la masse, puis le gaz ammoniac dé  gagé se     fixe    quantitativement sur la vinasse  avec dégagement de chaleur.  



  Ce dégagement de chaleur est supérieur à  la production de     frigories    due à la vaporisa  tion de l'ammoniac liquéfié. Il s'ensuivrait  donc un échauffement de la masse qui nuirait  à une bonne absorption et entraînerait rapide  ment un dégazage si l'appareil n'était muni  d'un système de refroidissement permettant  de maintenir la température de la masse en  réaction à 20 - 220     maximum.     



  De cette température     maxima    dépend la  limite de saturation que l'on pourra atteindre  pour la vinasse.  



  En pratique, dans l'exemple considéré, on  fait absorber 15 000 kg     d'ammoniac    anhydre  liquéfié, c'est-à-dire d'ammoniac pur au mé  lange précédent. Il n'y a pendant l'opération  aucun dégazage et la totalité de cet ammoniac  se fixe bien sur le mélange de vinasse et d'eau,  sous les trois formes indiquées précédemment.  



  Dans     ces    conditions, le poids total de pro  duits     finalement    obtenus est de 65 000 kg  dans lesquels sont inclus les 15 000 kg d'am  moniac pur.    La teneur en azote     ammoniacal    est donc  de .

    
EMI0002.0026     
    A cette teneur en azote ammoniacal, il y  a lieu d'ajouter l'azote organique qui a été  amené par la     vinasse    et qui est de  
EMI0002.0028     
    La teneur en azote total de la liqueur ob  tenue est donc de       19        -f-        2,21        =        21,        21,%        N        total     Or, il faut tenir compte que, dans le cas  envisagé, on a opéré à la pression ordinaire,  c'est-à-dire que rien ne s'opposait à     ce    que  l'ammoniac ne traverse le liquide sans être  retenu par celui-ci.  



  D'autre part, il est à considérer la quantité  d'eau totale se trouvant dans la liqueur  
EMI0002.0038     
  
    - <SEP> Eau <SEP> de <SEP> la <SEP> vinasse
<tb>  40 <SEP> 000 <SEP> X <SEP> 25 <SEP> 0/0 <SEP> = <SEP> 10 <SEP> 000 <SEP> kg
<tb>  - <SEP> Eau <SEP> d'appoint <SEP> = <SEP> <U>10 <SEP> 000 <SEP> kg</U>
<tb>  soit <SEP> au <SEP> total <SEP> : <SEP> 20 <SEP> 000 <SEP> kg       Dans ces 20 000 kg d'eau, s'il n'y avait eu  que dissolution, il faudrait admettre que  15 000 kg d'ammoniac pur ont été dissous, ce  qui correspondrait à une lessive ammoniacale       renfermant    environ     42,0/0    d'ammoniac dis  sous.  



  Or, il est constant qu'une lessive d'ammo  niac aussi concentrée ne peut être préparée et  conservée que sous pression de 1 kg 1/2     environ     à     20()    de température.  



  Ceci démontre que l'ammoniac s'est     fixé     par dissolution sans doute, mais également par  d'autres modes qui sont ceux précédemment  mentionnés, c'est-à-dire adsorption de l'am  moniac par les micelles de la vinasse et fixa  tion de l'azote de l'ammoniac sur la molécule  organique.  



  L'analyse     chimique    donne, d'ailleurs, exac  tement ces résultats.      Pour l'exemple ci-dessus, le dosage de  l'azote total par la méthode de     Kjeldhal    four  nit, en effet, un résultat équivalent à la teneur       globale        de        la        liqueur        en        azote        soit        21,21,%.     



  En procédant ensuite au déplacement de  l'ammoniac en dissolution par     simple    distil  lation, suivant une méthode également classi  que, on trouve une quantité d'azote en disso  lution égale à 12,47 0/0.  



  Enfin, si dans la liqueur provenant de la  distillation précédente, on ajoute de la soude  suivant une méthode connue et si l'on     pour-          suit        la        distillation,        on        trouve        3,14%        d'azote,     ce qui correspond à la quantité d'azote ab  sorbée.

   Par différence, on a    21,21 -(12,47     -f-    3,14) = 5,60    Cette différence entre l'azote total et les  deux autres formes d'azote qui ont été dosées  correspond à l'azote organique ; ceci montre  que la teneur initiale de cet azote moléculaire       qui        n'était        que        de        2,21        0/0,        est        passée    à     5,60        %.       L'exemple examiné ci-dessus fait donc res  sortir clairement deux phénomènes capitaux    d'une part,

   il est possible de fixer à la  pression ordinaire une proportion d'am  moniac qui est d'un ordre bien supé  rieur à     celle    que l'on pourrait fixer sur  l'eau contenue dans cette vinasse. Pour  fixer les idées et en opérant à la pres  sion ordinaire, on ne pourrait fixer sur  les 20 tonnes d'eau présentes que  10 000 kg d'ammoniac et encore, ce  chiffre correspond à un alcali à 280     Bé,     ce qui est un maximum dans un pro  duit déjà instable ;    - d'autre part, cette fixation se fait sous  trois formes : par dissolution, par     ad-          sorbtion    et surtout par enrichissement  de la molécule en azote, c'est-à-dire  sous forme organique, ce qui est très  important.  



  Le mode de faire ci-dessus décrit dans le  cas des vinasses de sucreries s'applique, bien  entendu aux vinasses de distilleries. Toutefois,  étant donné que ces derniers produits ne ren-    ferment pas d'azote organique au départ, une  proportion moindre d'azote se trouvera fina  lement fixée sur la molécule organique.  



  En outre, dans le cas     précédemment    dé  crit, l'absorption de l'ammoniac a eu lieu dans  des liqueurs soumises à la pression ordinaire.  Si l'on opère dans des récipients étanches et  résistant à la pression intérieure, il est bien  évident que l'on augmente considérablement  la proportion d'ammoniac fixée sur les vinas  ses, quelle que soit la forme de cette fixation.  



  Bien entendu, la conservation de solutions  obtenues sous pression doit également être as  surée dans des récipients étanches et suppor  tant la même pression interne. Cet enrichisse  ment des     vinasses    sous pression présente de  nombreux avantages, dont le     principal    est la  vitesse d'absorption de     l'ammoniac.    A tempé  rature égale de la solution, on peut en     effet     augmenter considérablement le débit de l'ab  sorption en opérant sous pression.  



  Les solutions ainsi chargées de très fortes  proportions d'azote en     provenance    de l'ammo  niac, constituent un produit noble. qui, trans  porté en citernes étanches et sous pression,  peut supporter des frais de transport qui  étaient intolérables pour la vinasse brute.    L'ordre de grandeur des pressions mises  en     aeuvre    est quelconque.  



  Dans l'exemple précédent, la liqueur a été  chargée au moyen d'ammoniac anhydre em  ployé en phase liquide. Sous cette forme, les  deux liquides étant en contact direct, la masse  a bénéficié des frigories de refroidissement  que restitue le passage de l'ammoniac de l'état  liquide à l'état gazeux.  



  Il est bien entendu qu'on aurait pu, de la  même façon, enrichir la liqueur précédente en  injectant dans celle-ci de l'ammoniac à l'état  de gaz. Le seul inconvénient est que le déga  gement de chaleur de l'absorption est environ  3 fois plus élevé que dans le premier cas ; par  conséquent, si l'on veut enrichir rapidement  la solution, c'est-à-dire maintenir la tempéra  ture constante, il faut disposer de moyens de  refroidissement plus puissants. Cela se traduit  par une consommation d'eau environ 3 fois      plus élevée, si l'on a recours, pour refroidir le  bain, à un serpentin avec circulation d'eau.  



       Enfin,    si l'on considère le cas d'enrichis  sement au moyen d'une lessive     ammoniacale     très concentrée, il suffit de mélanger cette der  nière à une proportion quelconque de vinasse  brute.  



  Les liqueurs ammoniacales très concen  trées sont conservées sous pression, de sorte  que, pour une concentration moyenne de la  vinasse enrichie finale, il suffit de détendre la  lessive     ammoniacale    au sein de la vinasse, en  opérant à la pression ordinaire.  



  Par exemple, si l'on opère avec 40 000 kg  de vinasse et 20 000 kg de lessives     alcalines     à 50 % de     NH3,    on place la vinasse dans un  récipient approprié, au fond duquel on fait  arriver la lessive     alcaline    en     minces        filets.     Cette lessive est à une pression d'environ 2 kg  à 200 de température. Elle se détend donc  dans la masse en se mélangeant, et sa pression  se trouve ramenée à la pression ordinaire.

    Avec les données de l'exemple considéré, on  obtient finalement une liqueur contenant       16,11        %        d'azote        total,        ce        qui        est        déjà        une        con-          centration    élevée.  



  Si l'on désire obtenir des concentrations  plus élevées, il y a lieu d'opérer le mélange  sous pression, étant admis que la lessive am  moniacale a une concentration plus élevée que  la précédente et que la pression finale, dans  l'appareil de mélange, bien que moins élevée  que celle de la lessive ammoniacale, est néan  moins supérieure à la pression ordinaire.  



  A titre d'exemple, il est ci-après décrit en  référence à l'unique figure du dessin annexé,  une forme d'exécution d'un matériel permet  tant l'enrichissement ,des vinasses par mise en       aeuvre    du procédé objet de l'invention.  



       L'installation    représentée est destinée à  fonctionner sous une pression supérieure à la  pression ordinaire.     Il    faut remarquer cepen  dant qu'elle peut également fonctionner à la  dite pression ordinaire : il suffit pour cela de  la mettre en communication avec l'atmosphère  en laissant constamment ouverte la soupape 1.  



  Cette installation se compose essentielle  ment d'un     absorbeur    2, d'une cuve 3 formant    garde hydraulique, d'une pompe de circula  tion 4 et d'une citerne de stockage 5.  



       L'alimentation    en ammoniac pur se fait  par     n'importe    quelle source, mais lorsqu'on  n'avoisine pas immédiatement une usine de  production, cette alimentation a lieu, en pra  tique, par camions-citernes ou wagons-citer  nes. Au dessin est représenté un     wagon-          citerne    6.  



       L'absorbeur    2 est un récipient en tôle or  dinaire, de forme cylindrique et de dimensions  convenables. Il est naturellement établi et  éprouvé pour les pressions de service deman  dées. Il comporte à son intérieur un serpentin  7, à circulation d'eau de refroidissement. Ce  serpentin est alimenté en eau froide prove  nant d'une source quelconque et dont le débit  est réglé par une vanne 8. L'eau réchauffée  s'écoule par une tubulure 9 dans un entonnoir  10 en communication avec l'égout.  



  A la     partie    inférieure de     l'absorbeur,    sont  disposées une ou plusieurs rampes 11 de dif  fusion     d'ammoniac.    Chacune de ces rampes  est constituée par un tube, de préférence en  acier inoxydable et percé, suivant une géné  ratrice, de trous régulièrement espacés et de  petit diamètre. Les trous sont percés vers le  bas, de manière que le jet de liquide qui les  traverse soit projeté vers le fond de l'appareil.  



  Ces rampes     sortent    à l'extérieur de     l'ab-          sorbeur    et, par l'intermédiaire d'un collec  teur, sont reliées à une vanne 12 qui sert à  régler le débit d'ammoniac liquide ou gazeux.  



  Cette vanne 12 est elle-même reliée aux  vannes du wagon-citerne par l'intermédiaire  d'un tube rigide 13 et d'un tuyau flexible 14.  



       L'absorbeur    comporte un niveau 15 per  mettant le contrôle du remplissage et de l'en  richissement, et un thermomètre 16, qui per  met de régler le débit d'eau de refroidissement,  afin de ne pas dépasser une température dé  terminée à l'intérieur de     l'absorbeur.     



  A la partie inférieure de l'appareil se  trouve une vanne de vidange 17 qui, au moyen  d'un tube 18, permet d'écouler, par simple  gravité, le produit fini dans la citerne de  stockage 5. La simple gravité peut aisément  fonctionner, en raison de l'existence du tube      19 mettant en communication les phases ga  zeuses des récipients 2 et 5, ce qui a pour  effet d'équilibrer les pressions dans ceux-ci.  



  De la partie supérieure de     l'absorbeur    2  part une tuyauterie 20 qui plonge au fond de  la garde hydraulique 3. Ce dernier appareil est  constitué par un récipient en tôle d'acier or  dinaire pouvant supporter les pressions de ser  vice et dont le volume peut n'être que la moi  tié ou même le tiers de celui de     l'absorbeur    2.  



  Ce récipient cylindrique 3 reçoit le plon  geur 20 sur lequel se trouve piqué le mano  mètre 21. A sa     partie    supérieure, il     porte    la  soupape de sûreté 1 et deux vannes 22 et 23  aboutissant à un collecteur permettant d'in  troduire dans la garde hydraulique 3 les liqui  des nécessaires, tels que, par exemple, eau et  vinasse. Naturellement, l'eau et la vinasse se  ront à une pression supérieure à celle qui  règne dans les récipients 2, 3 et 5.  



  La partie inférieure de la garde hydrauli  que 3 est munie d'une vanne de vidange 24 en  communication avec l'aspiration de la pompe  4. La tuyauterie de refoulement 25 de cette  pompe aboutit à la partie supérieure de     l'ab-          sorbeur    2.  



  Le fonctionnement de cette installation est  le suivant    Si le wagon 6 contient de l'ammoniac li  quéfié, on relie la vanne inférieure 26 de ce  wagon à la vanne 12 d'admission aux rampes  de diffusion 11, cette liaison s'effectuant par  le tuyau     flexible    14.    On remplit ensuite jusqu'à un niveau dé  terminé     l'absorbeur    2 avec des quantités con  venables de vinasse et d'eau ou même de vi  nasse pure. L'eau et la vinasse sont pompées  alternativement par la pompe 4 après ouver  ture des vannes 22 et 23 qui amènent ces deux  liquides à la garde 3.  



  Le remplissage étant terminé, on ouvre la  vanne 26 d'ammoniac liquide du wagon 6 et  l'on ouvre ensuite graduellement la vanne d'ad  mission 12 d'ammoniac dans les rampes de  diffusion 11, de manière à régler le débit  d'ammoniac liquide. Ce dernier se règle en    fonction de la température indiquée par le  thermomètre 16, ainsi que par le débit d'eau  de refroidissement réglé lui-même par la  vanne 8.  



  Au fur et à mesure de l'enrichissement de  la liqueur en ammoniac, le niveau s'élève dans       l'absorbeur    2, indiqué par le niveau 15. Les  gaz se trouvant dans     l'absorbeur    au-dessus de  la phase liquide sont progressivement refoulés  dans la tubulure de dégazage 20 qui plonge à  la partie inférieure de la garde hydraulique 3.  Cette dernière a été remplie à moitié avec de  l'eau, de     sorte    que l'ammoniac refoulé par la  montée du liquide dans     l'absorbeur    vient se  dissoudre dans l'eau de la garde hydraulique  3. On obtient ainsi une récupération automa  tique, et cette eau, très faiblement chargée  d'ammoniac est utilisée pour l'opération sui  vante.

   Il est, en outre, à remarquer que dans  le cas où le débit de la vanne 12 qui admet  l'ammoniac anhydre à la base de     l'absorbeur     2 serait trop élevé, l'absorption ne sera plus  quantitative et les gaz non retenus viendront  barboter à la base du plongeur 20 dans la  garde hydraulique 3. On se rend, d'ailleurs,  facilement compte de ce débit excédentaire  par la montée du liquide dans l'indicateur de  niveau 27 de la garde hydraulique 3 ; on ré  duit donc le débit de la vanne 12 en consé  quence.  



  Il est à noter que cette installation permet  de dépoter directement les citernes contenant       l'ammoniac    anhydre, qu'il s'agisse de wagons  ou de camions. C'est là une     simplification,     étant donné qu'habituellement le décharge  ment des citernes a lieu par gravité dans des  récipients de stockage d'ammoniac anhydre,  récipients qui sont timbrés à 20 kg et éprou  vés, par conséquent, à 30 kg, d'où des frais  d'immobilisation énormes.  



  Avec une installation comme celle     ci-          dessus    décrite, il est possible de décharger une       citerne    de 10 tonnes en 12-14 heures, ce qui  rend parfaitement inutile le réservoir de  stockage d'ammoniac anhydre, d'où une très  grande économie.  



  Naturellement, la même installation peut  servir à l'absorption d'ammoniac en phase      gazeuse. Pour ce faire,     il    suffit de brancher  le tuyau     flexible    14 à une source de gaz am  moniac sous pression ou sur la vanne supé  rieure 28 du wagon 6.  



  De même, si l'on veut procéder par mé  lange de lessives ammoniacales très concen  trées avec des vinasses, on reçoit ces lessives  dans un wagon sous pression, tel que le  wagon 6, et il suffit, comme dans le cas de  l'ammoniac anhydre, de relier les rampes de  diffusion de     l'absorbeur    2 au point bas de la  citerne du wagon 6 par     l'intermédiaire    du       flexible    14.  



  Par conséquent, cette installation permet  de     travailler    sans modification dans les trois  cas, c'est-à-dire avec de l'ammoniac anhydre  liquéfié, de l'ammoniac en phase gazeuse, ou  encore une lessive ammoniacale.  



  L'enrichissement des     vinasses    peut, bien  entendu, ne pas se limiter à l'absorption de  l'ammoniac, c'est-à-dire à leur seul enrichis  sement en azote.  



  C'est ainsi, par exemple,     qu'il    est possible  d'augmenter la teneur des vinasses en potasse.  Dans ce but, au lieu d'employer de l'eau pure  comme eau d'appoint, ainsi     qu'il    a été men  tionné dans l'exemple ci-dessus cité,     il    y a lieu  d'utiliser de l'eau tenant déjà en solution une  quantité judicieusement choisie d'un sel de po  tasse quelconque.  



  C'est ainsi encore qu'il est possible d'enri  chir les vinasses en acide phosphorique, soit  en dissolvant dans l'eau d'appoint des phos  phates solubles, tels que le phosphate     diammo-          nique,    par exemple, ou mieux encore, en ajou  tant à la liqueur, une proportion convenable  d'acide phosphorique ou d'acide nitrique  libre.  



  Dans ces conditions, la saturation en phos  phate ou en nitrate     diammonique    a lieu au       sein    de la masse.  



       Il    va de soi que l'on peut enrichir simul  tanément en deux, trois et même en un nombre  plus élevé d'éléments     fertilisants.    Couram  ment, on peut ainsi préparer des mélanges ter  naires renfermant à la fois les éléments N, P  et K sous telle forme et dans telle proportion    choisies, ces produits constituant eux mêmes  de véritables engrais qui peuvent être prépa  rés à des concentrations quelconques.  



  Il est également possible de se servir des  solutions obtenues dans les     conditions    précé  dentes comme matières premières dans n'im  porte quelle fabrication d'engrais composés,  granulés ou non.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS I. Procédé d'enrichissement en azote des vinasses de betteraves, caractérisé en ce qu'on traite les vinasses par de l'ammoniac, en vue de fixer sur celles-ci à la fois de l'ammoniaque par dissolution dans l'eau de la vinasse, de l'ammoniac par adsorption sur les micelles de la solution colloïdale que constitue la vinasse et de l'azote par réaction de l'ammoniac sur la molécule organique. II. Appareillage pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qu'il comprend une cuve d'absorption, une cuve formant garde hydraulique, une pompe de circulation et une citerne de stockage. SOUS-REVENDICATIONS 1. Procédé selon la revendication I, ca ractérisé en ce que l'ammoniac est en phase liquide. 2.
    Procédé selon la revendication I, ca ractérisé en ce que l'ammoniac est en phase gazeuse. 3. Procédé selon la revendication I carac térisé en ce que l'ammoniac est en phase aqueuse. 4. Procédé selon la revendication I, ca ractérisé en ce qu'on ajoute en outre aux vi nasses en solution aqueuse des phosphates so lubles, des sels de potassium, de l'acide phos phorique, de l'acide nitrique et des nitrates solubles. 5. Appareillage selon la revendication II, caractérisé en ce que la cuve d'absorption com porte un serpentin de refroidissement et est munie, dans sa partie inférieure, de rampes de distribution de l'ammoniac. 6.
    Appareillage selon la revendication II et la sous-revendication 5, caractérisé en ce que les rampes de distribution de l'ammoniac sont branchées sur une citerne à ammoniac liquide comportant une vanne de distribution placée à sa partie inférieure. 7. Appareillage selon la revendication II et la sous-revendication 5, caractérisé en ce que les rampes de distribution de l'ammoniac sont branchées sur une citerne à lessives am moniacales comportant une vanne de distribu tion placée à sa partie inférieure. 8.
    Appareillage selon la revendication II et la sous-revendication 5, caractérisé en ce que les rampes de distribution de l'ammoniac sont branchées sur une citerne à ammoniac gazeux comportant une vanne placée à sa par tie supérieure.
CH332498D 1954-03-24 1955-03-22 Procédé d'enrichissement en azote des vinasses de betteraves et appareillage pour la mise en oeuvre de ce procédé CH332498A (fr)

Applications Claiming Priority (1)

Application Number Priority Date Filing Date Title
FR332498X 1954-03-24

Publications (1)

Publication Number Publication Date
CH332498A true CH332498A (fr) 1958-09-15

Family

ID=8891009

Family Applications (1)

Application Number Title Priority Date Filing Date
CH332498D CH332498A (fr) 1954-03-24 1955-03-22 Procédé d'enrichissement en azote des vinasses de betteraves et appareillage pour la mise en oeuvre de ce procédé

Country Status (1)

Country Link
CH (1) CH332498A (fr)

Similar Documents

Publication Publication Date Title
US3006755A (en) Suspension of sulfur in aqua ammonia and method and apparatus for producing same
FR3113050A1 (fr) Procédé de fabrication de sulfate d’ammonium et de carbonate de calcium à partir de phosphogypse
FR2546075A1 (fr) Procede pour eliminer les oxydes d&#39;azote des gaz
CH332498A (fr) Procédé d&#39;enrichissement en azote des vinasses de betteraves et appareillage pour la mise en oeuvre de ce procédé
WO2019077287A1 (fr) Procédé et dispositif de traitement de digestat d&#39;unité de méthanisation et unité de méthanisation comportant un tel dispositif
US2023199A (en) Process for the treatment of liquids with ammonia
BE365987A (fr) Procédé de fabrication d&#39;acide azotique concentré
CA2304832A1 (fr) Procede et dispositif pour traiter un effluent liquide fortement charge notamment en azote et en phosphore
EP0033254A2 (fr) Procédé de préparation d&#39;un engrais fluide thixotropique à base de vinasse et produit obtenu
CA2610809C (fr) Procede de traitement d&#39;eau, en particulier d&#39;eau de consommation, et installation de traitement d&#39;eau
FR2562105A1 (fr) Procede de fabrication d&#39;oxydes d&#39;azote en partant de lessives residuaires lors de la fabrication de pate cellulosique
Krishnan et al. Substrate utilization at high biological solids concentrations
US2038562A (en) Process for the preparation of a mixture of oxygen and ammonia gases
US5647885A (en) Method of complex providing user with mineral salts and/or fertilizers, and system for effecting same
BE732518A (fr)
US580696A (en) Gois oscar jacob
FR2715589A1 (fr) Procédé de conditionnement de boues.
US343595A (en) Doee moeeis
CH301455A (fr) Procédé de fabrication de bouillies phospho-azotées et appareillage pour l&#39;exécution de ce procédé.
BE473999A (fr)
FR2586586A1 (fr) Elimination des oxydes d&#39;azote d&#39;un effluent gazeux par voie humide.
CA3174487A1 (fr) Procede de stockage d&#39;un biogaz dans un reservoir et systeme associe
BE338242A (fr) Procédé pour l&#39;absorption directe des oxyde d&#39;azote
BE471897A (fr)
FR2979002A1 (fr) Procede de remplissage d&#39;un reservoir de stockage de gaz