<B>Procédé de</B> nettoyage <B>de</B> linge On a rencontré des difficultés dans l'utilisa- tion des différents types de machines automa tiques à nettoyer le linge dans lesquelles il y a une opération au cours de laquelle le liquide contenu dans le linge est extrait après l'opéra tion de lavage, car le principe le plus connu utilisé dans ces machines pour réaliser l'extrac tion du liquide consistait à centrifuger le linge an augmentant la vitesse de rotation du rotor.
Quant on utilisait de faibles vitesses, l'ex traction du liquide en excès n'était que par tielle, .au point qu'il restait plus d'un kg de li- quid@e par kg de linge. Quand on utilisait au contraire des vitesses plus élevées, le taux d'ex traction du liquide laissait moins d'un kg de li quide dans 1 kg de linge, mais le linge soumis à des forces plus grandes était endommagé par une tension exagérés.
En outre, les grandes vi tesses utilisées pour l'extraction du liquide exi geaient des mécanismes d'engrenages et d'em brayage coûteux, .ainsi que des dispositifs de commande, et obligeaient aussi à fixer la ma chine au plancher. Il fallait donc boulonner so lidement la machine sur le .plancher, ou pré voir des cuvettes ou autres moyens pour empê cher la machine de se déplacer sur le plancher.
La présente invention a pour but d'obvier à ces inconvénients et a pour objet un procédé de nettoyage de linge à l'aide d'un liquide de nettoyage, caractérisé en ce que l'on place le linge dans un espace entouré par de la matière pelliculaire absorbante, on agite le linge à l'in térieur de cet espace en présence dudit liquide,
on évacue ensuite ledit liquide et continue d'agi ter le linge dans ledit espace de manière que le liquide contenu dans le linge soit recueilli par ladite matière pelliculaire absorbante, et enfin on extrait le liquide contenu dans cette matière.
Le dessin annexé représente, à titre d'exem ple, quelques machines qui, permettent la mise en #uvre du procédé selon l'invention.
La fig. 1 est une coupe d'une première de ces machines ; la fig. 2 est une vue partielle en perspective d'une deuxième machine, avec certaines parties arrachées ; la fig. 3 est une coupe agrandie, avec arra chement, suivant la ligne 3-3 de l'a fig. 2 ;
la fig. 4 une vue analogue à la fig. 3, d'une troisième machine<B>;</B> la fig. 5 est une coupe agrandie suivant la ligne 5-5 de la fig. 4, et la fig. 6 est une vue analogue à la fig. 2 d'une quatrième maéhine.
La machine à nettoyer le linge qui est re présentée aux fig. 1 à 4 comprend un coffre 40 supportant une cuve 42, dans laquelle peut tourner un tambour 44 qui possède une paroi extérieure cylindrique 46 susceptible de se lais ser facilement traverser par l'eau, une bande ou courroie 48 enroulée .autour de la paroi cy- Imdrique 46 et capable d'absorber l'eau traver saut cette paroi, d'eux rouleaux d'essorage 50 et 52 entre lesquels est entraînée la ,bande 48,
un moteur électrique 54 entraînant l'un de ces rouleaux, des canalisations pour faire arriver l'eau dans la cuve 42 et l'en évacuer, et enfin i un mécanisme de commande 55 pour comman der l'admission et l'évacuation de l'eau ainsi que la match;. du moteur 54.
Ce mécanisme de commandé 55, que l'on décrira plus loin, per met, quand on l'actionne initialement, de réali ser automatiquement un cycle comprenant une combinaison désirée des opérations de lavage, vidage, rinçage et séchage.
Pendant ces opérations, le tambour 44 est entraîné au moyen de la courroie 48 et à par tir des rouleaux d'essorage 50 et 52 ; la cour roie 48 remplit deux fonctions ; d'une part, elle entraîne le tambour 44, et d'autre part, pen dant les opérations de vidage et de séchage, elle elle.absorbe l'eau venant de la paroi périphéri que perméable 46 du tambour 44 @et elle la transporte aux .rouleaux d'essorage 50 et 52, où l'eau est extraite de la courroie et évacuée.
Le :tambour 44 est monté tournant dans la cuve 42 au moyen d'un .arbre central tubulaire non représenté. L'eau arrive dans la cuve 42 par une conduite d'alimentation 112 qui tra verse la paroi arrière de la cuve et cet :arbre.
A son extrémité intérieure, la conduite 112 comporte de petits orifices 114 à travers les ; quels l'eau pénètre à l'intérieur du tambour. La paroi 46 du tambour est faite en matière perméable à l'eau, par exemple de da tôle dé coupée et tirée en longueur pour faire treillir à petites ouvertures, un tissu organique ou mi néral, de l'éponge, du caoutchouc mousse, ou toute autre matière possédant des caractéristi ques convenables au point de vue dùr.abilité et paarméabihté à l'eau.
Dans la construction re présentée à la fig. 1, la paroi cylindrique 46 est formée d'un tissu convenable et est suppor tée entre des cloisons 120, par plusieurs tiges espacées 124. La cuve 42 comporte une ouverture<B>136</B> disposée .en bas, sous le tambour 44, et ayant une longueur légèrement supérieure à la lar geur de la courroie 48. Cette ouverture s'étend autour de la cuve, à partir de son point le plus bas dans le sens de rotation du tambour 44, comme on le voit sur la fig. 1.
La cuve 42 com munique par cette ouverture 136 avec une gout tière en forme de V ou puisard 138, qui est as semblé hermétiquement sur la cuve 42 au-delà des limites périphériques de l'ouverture 136. Les rouleaux d'essorage 50 et 52 sont disposés dans le puisard 138.
La courroie 48 est continue et peut être constituée par une matière pelliculaire capable d@absorber l'eau -sortant de la paroi 46 da tam- bour 44, et de la transporter dans le puisard 138 où on peut l'extraire de la courroie au moyen des rouleaux 50 et 52. La courroie 48 peut être formée par exemple d'un tissu fait d'une matière organique ou minérale, ou d'un caoutchouc mousse.
Une conduite de vidange 188 est connectée au fond du puisard 138 et aboutit à un décan teur ou filtre 190, à la sortie duquel est con nectée une conduite 192 aboutissant à un ro binet de vidange 194 ; la sortie de celui-ci est reliée par une conduite à une pompe<B>197.</B> Une conduite de .trop-plein 118 est connectée à la conduite de vidange en aval du robinet 194.
11 est inutile de s'étendre sur les détails de construction de la machine. Par contre il est important de noter que le tambour 44 tourne continuellement pendant le fonctionnement de la machine et le déroulement de toutes les opé rations de lavage, vidange, rinçage :et séchage.
Pendant la période de rinçage, le mouvement imprimé .aux vêtements par les cloisons 120 réalise l'agitation nécessaire à l'obtention d'un rinçage efficace. On notera aussi que le robinet de vidange 194 est ouvert pendant la période de vidange, la deuxième période de rinçage c'est-à-dire le rinçage à l'eau froide, et la pé riode de -séchage.
Pendant ces périodes, l'eau contenue dans les vêtements .traverse la paroi cylindrique perméable 46 du .tambour 44, puis est absorbée par la courroie 48 qui la transporte dans le puisard 48, où elle est extraite de la courroie par les rouleaux 50 et 52 et passe dans la conduite de vidange.
L'action déjà mentionnée des cloisons. 120, grâce auxquelles les vêtements viennent frap per la paroi 46 dans le quadrant inférieur de droite (fig. 4) facilite cette élimination de l'eau des vêtements.
La machine représentée à la fig. 2 com prend un récipient cylindrique 811 ayant une paroi avant 812 et une paroi arrière 813 im perméables réunies à leurs périphéries par plu sieurs tiges 814. Unie paroi périphérique 815 en une matière pelliculaire capable d'absorber les fluides, telle que lin, coton, produit synthé tique et matière analogue, est fixée sur les tiges par des plis 810 que celles-ci traversent, comme on le voit sur la fig. 3.
Des ailettes de soulève ment 816 sont égaiement fixées aux parois avant et arrière 812 et 813 pour aider les tiges 814 à soulever et à faire retomber le linge à l'inté rieur du récipient.
Ce récipient 811 est suspendu à un arbre 817 entraîné par une poulie 818, qui reçoit son mouvement d'un réducteur de vitesse 819 que fait tourner un moteur électrique 821. Une plaque de chauffage 822 est disposée en travers et près de la paroi périphérique ; sur le dessin, elle est placée à l'endroit où les vêtements re tombent à l'intérieur du récipient.
La chaleur destinée à chauffer la plaque 822 est amenée sous forme de courant électrique, de vapeur d'eau, ou sous une autre forme. .La surface de la plaque est disposée directement près de la paroi de tissu 815 ; de cette manière, quand les vêtements à laver retombent sur cette paroi, le tissu de celle-ci vient en contact avec la pla que et perd son humidité.
La machine représentée à la fig. 4 com prend un récipient analogue ayant une paroi avant et une paroi arrière réunies entre elles par une paroi périphérique perforée 820 qui comporte des ailettes 816 fixées entre les pa rois avant et arrière. Une bande de tissu 824 est tendue autour de la paroi périphérique 820 et recouvre les ouvertures 825 de celle-ci. Le récipient est entraîné d'une manière analogue par un moteur électrique 821, par l'intermé- diaire d'un réducteur de vitesse 819 qui fâit tourner une poulie 818 montée sur l'arbre 817.
Un élément de chauffage 826 est prévu ; il est constitué par une bobine résistante en fil m6tal- lique dont les extrémités 827 sont connectées à une source d'énergie électrique, de manière à absorber une puissance supérieure à 4000 watts.
La chaleur est appliquée par l'élément de chauffage à la zone du rotor se trouvant juste en .avant de l'endroit où .les vêtements retom bent de la paroi périphérique, de manière à faire évaporer -toute humidité transférée des vêtements. à la bande de tissu 824.
Ainsi, la bande de tissu est séchée dans la moitié de droite du récipient, qui n'est pas en contact avec les vâtemmts, et elle offre par conséquent une' plus grande capacité d'absorption pour l'eau des vêtements quand elle vint en contact avec ceux-ci dans la moitié de gauche du ,rotor.
Dans la machine représentée sur la fig. 6 le ro tor comprend une paroi avant 812, une paroi ar rière 813 et une paroi périphérique perforée 820 ; il est entouré par une courroie 830 en tissu qui lui communique un mouvement de rotation. Deux rouleaux fous. 831 et 832 sont montés près du bord des parois 812 et 813. La courroie est entraînée entre les rouleaux d'en traînement 833 :et 834 par une .poulie 835 montée sur le rouleau 833 ; cette poulie reçoit son mouvement d'un .réducteur de vitesse et d'un moteur électrique non représentés sur la figure.
Un autre rouleau fou 837 est monté au- dessus du ,rouleau 834 dans le but d'avoir une plus grande longueur de courroie écartée du rotor et de pouvoir ainsi sécher plus facilement la courroie.
On peut faire circuler de l'air chaud sur la portion de courroie 838 qui est écartée du rotor ; on peut également monter des élé ments de chauffage 839 dans quelques-uns des rouleaux ou dans tous les rouleaux ; on peut utiliser ces éléments séparément ou en combi naison avec la circulation d'air chaud en vue de chauffer et de sécher la courroie.
On reconnaît facilement qu'avec chacune des machines qui viennent d'être décrites on peut mettre en oeuvre un procédé de nettoyage de linge à l'aide d'un liquide de nettoyage, au cours duquel on place le linge dans un es- pace entouré par de la matière pelliculaire ab sorbante, on agite le linge à l'intérieur de cet es pace en présence dudit liquide,
on évacue en suite ledit liquide et continue d'agiter le linge dans ledit espace de manière que le liquide con tenu dans le linge soit recueilli par ladite ma tière pelliculaire absorbante, et enfin on extrait le liquide contenu dans .cette matière.
Avec toutes ces machinas il est par exemple possible que le linge soit .agité pendant un cycle comprenant des opérations de lavage, rinçage et extraction du liquide.