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Couronne de remontoir étanche pour montre La présente invention .a pour objet une couronne de remontoir étanche pour montre, plus particulièrement une couronne qui présente une cavité destinée à recevoir un tube solidaire du boitier de la montre et qui comprend une garniture d'étanchéité - logée dans ladite cavité, cette garniture étant destinée à former un joint étanche entre la couronne et le tube, lorsque celle-ci est en place sur une montre, ladite garniture étant retenue dans la cavité de la couronne par une rondelle fixée à cette dernière.
Dans les couronnes connues- de ce type, la rondelle qui sert à retenir la garniture d'étanchéité dans la cavité de la couronne, pince généralement cette garniture de manière qu'elle reste fixe avec la couronne et tourne autour du tube, lorsque la couronne est actionnée en rotation.
Le principal inconvénient d'une telle couronne c'est de provoquer une usure du tube. En conséquence, si après avoir porté la montre un certain temps, la couronne n'assure plus l'étanchéité de la boîte, il faut non seulement changer cette couronne, mais aussi le tube solidaire du boîtier. Or, si un rhabilleur possède généralement des couronnes de rechange, il peut difficilement remplacer le tube. En effet; même s'il possède de tels tubes, il ne parvient souvent pas à les fixer aux boîtiers de manière étanche. Le but de l'invention est de créer une couronne du type indiqué, agencée de telle manière que sa garniture d'étanchéité ne tourne pas autour du tube, lorsque la couronne est en place et est actionnée en rotation.
En d'autres termes, ladite garniture enserre le tube de faon à rester fixe par rapport à celui-ci. Il est bien entendu dans ces- conditions que lés rotations-de la couronne n'entraînent plus aucune usure du tube. Il s'ensuit évidemment que la face cylindrique de la garniture d'étanchéité ne subit pas non plus d'usure, ce qui est aussi avantageux, car une telle usure ne peut être compensée que difficilement.
Dans son brevet suisse No 302613, le titulaire a déjà décrit une couronne du type indiqué, dans laquelle la garniture d'étanchéité ne tourne pas autour du tube, mais reste fixe par rapport à celui-ci, grâce à une rondelle métallique intercalée entre ladite garniture et le fond de la cavité de la couronne. Une telle rondelle a notamment pour effet de donner lieu dans le fond de ladite cavité à une friction plus faible que si la garniture d'étanchéité était en contact avec le fond de cette cavité.
La couronne selon l'invention constitue un perfectionnement de celle qui est décrite dans ledit brevet suisse, en ce sens que la rondelle située entre la garniture d'étanchéité et le fond de la cavité de la couronne n'est plus nécessaire dans la couronne selon l'invention.
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Dans cette dernière, ladite garniture présente, en effet, deux faces planes en contact étanche l'une avec le fond de ladite cavité et l'autre avec la rondelle qui sert à retenir cette garniture dans ladite cavité. Elle présente, en outre, une face cylindrique destinée à enserrer le tube de façon étanche.
On connaît toutefois de telles constructions, ainsi que le montre par exemple le brevet suisse No 233224. Mais tandis que, dans la constrÙc- tion décrite dans ce brevet-là, la garniture d'étanchéité tourne avec la couronne, autour du tube, un tel déplacement dans la couronne selon l'invention est évité du fait que lesdites faces planes et ladite face cylindrique de la garniture sont agencées de manière que cette garniture développe une friction plus grande avec le tube qu'avec la couronne et la rondelle.
On pourrait croire que la réalisation de cette condition est aisée et qu'il suffit dans ce but de recourir à une garniture d'étanchéité en forme de manchon cylindrique, extrêmement mince. Il convient cependant de remarquer que l'épaisseur de cette garniture ne peut pas être réduite dans de trop grandes mesures, sinon la garniture en question n'assurerait plus l'étanchéité par ses faces planes qui pourraient se séparer au moins partiellement du fond de la cavité de la couronne ou de la rondelle de fixation de la garniture.
Il est préférable de traiter la garniture de la couronne selon l'invention de manière que ses faces planes aient un coefficient de frottement inférieur à celui de la face cylindrique intérieure de la garniture.
Si cette dernière est faite en matière synthétique, le traitement en question peut consister à garnir de talc cette garniture sur ses deux faces planes.
Le fait de n'avoir parlé jusqu'à présent que des surfaces de contact de la garniture, d'une part avec le tube, et, d'autre part, avec le fond de ladite cavité et la rondelle de fixation de cette garniture, laisse supposer tout naturellement que cette dernière n'entre pas en contact avec les parois latérales extérieures de la cavité de la couronne. Dans ces conditions, et du fait que ladite garniture ne doit pas venir en contact avec sa rondelle de fixation et le fond de la cavité de la couronne par des surfaces trop étendues, il se pourrait qu'en étant comprimée axialement par sa rondelle de fixation, ladite garniture quitte le tube, par exemple en se plissant.
Pour éviter un tel accident, on peut loger cette garniture dans un fourreau métallique indépendant.
La figure unique du dessin annexé montre un exemple de réalisation de la couronne selon l'invention, celle-ci étant représentée en coupe, mise en place sur une montre représentée partiellement.
La couronne 1, représentée au dessin, est fixée à une tige de remontoir 2 par l'intermédiaire d'un canon taraudé 3. Cette couronne 1 présente une cavité 4 en forme de couronne cylindrique. Une garniture d'étanchéité 5 est logée dans cette cavité 4, dans laquelle elle est retenue axialement en place par une rondelle 6 fixée à la couronne 1, par exemple, par sertissage.
La garniture 5 est emprisonnée dans un fourreau métallique 7, constitué par un anneau fermé, en forme de couronne cylindrique. Cette garniture 5 est destinée à enserrer un tube 8, fixé de manière étanche à un boîtier 9.
Comme on le voit sans autre au dessin, la garniture 5 établit un joint étanche en trois endroits : par ses deux faces planes avec le fond de la cavité 4 et avec la rondelle 6, et par sa face cylindrique intérieure, avec le tube 8. De plus, on se rend compte, si la friction de la garniture 5 est notamment plus grande autour du tube 8 que dans la couronne 1, que cette garniture restera solidaire du tube, quels que soient les mouvements de rotation de la couronne.
Plutôt toutefois que de réduire les dimensions desdites faces planes de la garniture 5 (de façon à remplir la condition mentionnée ci- dessus), on traite de préférence la matière constituant la garniture 5 de façon que le coeffi- cient de frottement de cette matière soit plus
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faible sur les faces planes que sur la face cylindrique en contact avec le tube 6.
Pour fabriquer les garnitures 5, on peut partir d'une feuille faite en matière synthétique, par exemple en un composé comprenant 70'% de chlorure de polyvinyle et 30 % d'un phtalate de dibutyle. On peut alors débiter cette feuille en plaques rectangulaires dont les dimensions correspondent à celles d'un moule. On enduit alors les deux faces dudit moule de talc, et on y introduit l'une desdites plaques; on chauffe ensuite le moule à une température comprise entre 100 et 1100 C.
Dans ces conditions, ladite matière synthétique se ramollit à un point suffisant pour adsorber une couche de talc d'environ 5 à 8 centièmes de mm.
On sort enfin par découpage des rondelles ayant la forme de la garniture 5 hors des plaques rectangulaires ainsi préparées.
Cette façon de procéder a pour effet de fournir des garnitures 5, dont les deux faces planes seules sont enduites de talc à l'exclusion des faces cylindriques. Le coefficient de frottement de la garniture 5, sur sa face cylindrique en contact avec le tube 6 est par conséquent plus grand que celui des faces planes de ladite garniture.
Il est bien évident qu'au lieu du traitement décrit, on pourrait aussi faire subir n'importe quel traitement aux faces planes de la garniture 5, afin de les rendre plus glissantes, par exemple en y incorporant une fine couche d'un autre produit lubrifiant que le talc.