Procédé de fabrication d'une composition susceptible de donner lieu à une réaction exothermique libérant du chrome, et utilisation de cette composition La présente invention se rapporte à un procédé de fabrication d'une composition sus ceptible de donner lieu à une réaction exo thermique libérant du chrome, utilisable notam ment en métallurgie, et à son utilisation pour la production de chrome métallique, seul ou sous forme d'alliage contenant du chrome.
Dans la fabrication d'aciers au chrome, le chrome de l'alliage peut être obtenu en dissol vant dans le bain d'acier fondu un alliage tel que le ferrochrome. Cette dissolution d'alliage dans le bain présente cependant des désavan tages marqués pour le fabricant d'acier,.
du fait que le temps nécessaire pour dissoudre dans le bain un alliage tel que le ferrochrome, est très long et que, pendant ce temps, il y a danger que la composition du bain se modifie. Par exemple, il peut arriver que le bain soit contaminé par absorption d'azote pris dans l'atmosphère, et lors de l'emploi d'un four électrique à arc, il y a encore probabilité que du carbone soit absorbé dans le bain.
On a cherché d'autres moyens pour l'in troduction de chrome dans les bains d'alliages. L'un de ces moyens consiste en une composi tion contenant un alliage de chrome, un agent d'oxydation et un agent de réduction compre nant des composants propres à former une scorie. En combinant convenablement les com- posants d'une telle composition, la réaction exothermique des agents d'oxydation avec les agents de réduction peut générer suffisamment de chaleur pour fondre le chrome ou l'alliage de chrome en contact avec le bain d'acier, de sorte qu'il se produise une dissolution rapide du chrome ou de son alliage dans le bain.
Les compositions qui donnent une réaction chimique exothermique pour produire des élé ments ou alliages métalliques, et qui sont dési gnées, dans cette branche, comme mélanges exothermiques , contiennent en général, comme agent d'oxydation, du nitrate ou du chlorate de sodium, en combinaison avec un agent de réduction tel que le silicium, le calcium, l'alu- minium et le magnésium, soit seul, soit sous forme d'un alliage ferreux ou non ferreux.
\On a employé de tels mélangés exothermiques dans la fabrication d'aciers, pour l'introduction de chrome ou d'autres éléments métalliques dans des bains d'acier fondu, soit dans le 'four, soit dans la poche de coulée.
Les difficultés rencontrées dans la fabrica tion d'aciers avec des mélanges exothermiques de ce genre connu, contenant du nitrate de sodium, proviennent en particulier de l'intro= duction consécutive d'azote dans le bain fondu;
lequel azote, s'il est en quantité excessive, a pour effet pour certains types d'aciers au chrome, que les lingots coulés à partir de ce bain montent dans le moule et débordent même quand de tels mélanges exothermiques sont utilisés pour la production d'aciers à teneur en chrome relativement faible.
D'ordinaire, lors de l'emploi d'agents d'oxy dation tels que le nitrate de sodium, le chlorate de sodium ou de . potassium et semblables, le chrome, dans les mélanges exothermiques, est associé avec un ou plusieurs composants de l'agent de réduction sous forme d'un alliage tel que le ferrochrome-silicium en diverses compositions commerciales (Cr 35 0/0 - 40 %, Si 42 0/0 - 50'%),
dans lequel le silicium cons- titue le composant formant scorie et l'agent de réduction. D'autres métaux, tels que le calcium et l'aluminium, peuvent aussi être employés sous forme de leurs alliages tels que le siliciure de calcium ou le ferrochrome- silicium-aluminium et semblables, comme com posants du mélange jouant le rôle de forma teurs de scorie et d'agents de réduction.
La composition obtenue par mise en oeuvre du présent procédé constitue une source de chrome à bas prix et ne produit pas de gaz nuisibles dans le bain d'acier, tout en assurant une réaction suffisamment exothermique pour qu'il ne se produise pas un refroidissement du bain d'acier.
La présente invention est basée en partie sur la découverte que l'on peut préparer des composés complexes de chrome en faisant réa gir, en atmosphère non oxydante, un chromate de métal alcalin avec des substances telles que l'hydrogène, le carbone, le monoxyde de carbone, ou des composés contenant de l'hy drogène combiné chimiquement avec du car bone, lesdits composés étant apparemment à un état d'oxydation intermédiaire entre les formes trivalente et hexavalente du chrome.
La présente invention est basée, en outre, sur la découverte que de tels produits de réac tion, dans des conditions appropriées, réagissent exothermiquement avec certains agents de ré duction constitués par des métaux ou des mé talloïdes, en produisant du chrome métallique, et qu'une telle réaction est suffisamment exo thermique pour être utilisable pour la produc- tion de chrome métallique comme tel ou en combinaison avec d'autres éléments d'alliage,
comme par exemple dans la fabrication d'aciers au chrome. De plus, comme ces produits de réaction sont sensiblement exempts de compo sés du soufre, et peuvent être préparés sensi blement exempts de carbone, on peut facile ment former des alliages de faible teneur en carbone et soufre.
La présente invention est basée, en outre, sur la découverte que la vitesse de la réaction de tels composés complexes de chrome avec certains agents de réduction, métaux ou métal loïdes, est accélérée et facilement contrôlée par l'addition, à un mélange de ces substances, d'un chromate de métal alcalino-terreux, par exemple le chromate de calcium, et que de tels produits, dans des conditions appropriées, réagissent exothermiquement avec certains agents de réduction métalliques ou métalloï- diques en produisant du chrome métallique,
la réaction étant suffisamment exothermique et efficace pour donner des rendements en chrome métallique extraordinairement élevés, lors de la production, soit de chrome métallique seul, soit de chrome en combinaison avec d'autres éléments d'alliage, comme par exemple dans la fabrication d'aciers au chrome.
Lesdits composés complexes de chrome sont plus complètement caractérisés et décrits dans le brevet suisse No 320738.
Le procédé selon l'invention est caractérisé en ce que l'on prépare un agent d'oxydation en faisant réagir, en phase solide et à une température supérieure à 2500 C, dans une atmosphère non oxydante, un chromate de métal alcalin avec une substance non métal lique réductrice contenant au moins un élément de nombre atomique allant de 1 à 6, pris dans les groupes 1 à 4 du système périodique, puis en ce que l'on forme un mélange contenant ledit agent, un chromate de métal alcalino- terreux et un agent de réduction constitué par au moins un élément de nombre atomique su périeur à 6, pris parmi les éléments des grou pes 2, 3 et 4 du système périodique.
Ledit agent d'oxydation est un composé complexe de chrome dans lequel le chrome paraît être à un état d'oxydation intermédiaire entre celui de chrome trivalent et de chrome hexavalènt. Il constitue une source de chrome et toute contamination du métal produit par des gaz nuisibles est ainsi évitée.
Ladite substance non métallique est de préférence choisie dans le groupe consistant en l'hydrogène, le carbone, le monoxyde de carbone et les composés ayant de l'hydrogène chimiquement combiné avec du carbone.
Pour produire du chrome à partir de ladite composition, on la chauffe pour effectuer la réaction entre ledit chromate de métal alcalino- terreux, ledit produit de réaction, et l'agent de réduction.
L'agent de réduction peut être un métal alcalino-terreux (magnésium, calcium, stron tium, baryum ou radium), de l'aluminium ou du silicium. L'ordre de préférence, tant pour les métaux alcalino-terreux que pour leurs chromates, dans leur emploi pour exécuter la présente invention est:<I>Ca, Mg, Sr, Ba</I> et Ra.
Parmi les divers chromates de métaux alca lins utilisables, tels que les chromates de li thium, de sodium, de potassium, de rubidium et de césium, on préfère le chromate de sodium, que l'on fait réagir avec de l'hydrogène ou un composé contenant de l'hydrogène chimique- ment combiné avec du carbone.
L'hydrogène, que l'on peut employer pour la préparation des produits de réaction com plexes préférés, peut provenir de toute source convenable d'hydrogène, par exemple de l'élec trolyse d'une saumure de chlorure de sodium ou autre solution aqueuse d'un électrolyte.
De même, le carbone, le monoxyde de carbone ou les composés contenant de l'hydrogène chimiquement combiné avec du carbone peu vent être de tout genre convenable entrant facilement en réaction avec le chromate solide de métal alcalin, tel que par exemple le char bon, le graphite, le coke, les gaz de gazogène, les gaz de fours à coke ; on peut employer des hydrates de carbone, parmi lesquels la sciure, la poudre de bois, les sucres, l'amidon et semblables, ainsi que des hydrocarbures, de préférence à l'état gazeux, en particulier des hydrocarbures aliphatiques inférieurs, saturés ou non saturés.
Le produit de réaction en phase solide d'un chromate de métal alcalin avec du carbone, ou avec l'un des composés carbonés ci-dessus, peut être employé avec succès quand l'introduction de carbone dans le bain n'est pas nuisible.
L'agent de réduction, désigné dans la suite comme réducteur 5>, peut être employé seul ou sous forme d'alliage avec d'autres éléments métalliques ; les alliages contenant du silicium conviennent particulièrement.
Ainsi, on peut employer des alliages tels que les diverses formes commerciales du ferrosilicium, du ferro- chrome-silicium, du ferrochrome-silicium-alu- minium, du ferrosilicium-aluminium (Alsifer), le siliciure d'aluminium, le siliciure de calcium, le siliciure de calcium et d'aluminium, et sem blables.
Les composés complexes de chrome cités ci-dessus forment, avec un chromate de métal alcalino-terreux, de préférence le chromate de calcium, l'agent d'oxydation des mélanges exo thermiques. Le rapport du chrome disponible du chromate de métal alcalino-terreux au chrome disponible des composés complexes de chrome, dans la partie oxydante des mélanges exothermiques, peut varier selon désir ; de préférence, il est de 1 :10 environ jusqu'à 1: 3 ;
c'est-à-dire la quantité de chrome disponible à partir du chromate de métal alcalino-terreux est de préférence sensiblement supérieure à environ 1/10 et peut s'élever jusqu'à 1/3 de celle disponible à partir des composés com plexes de chrome.
Lorsque la proportion du chrome dispo nible dans le chromate de métal alcalino-terreux au chrome provenant des composés complexes de chrome est sensiblement inférieure à 1 : 10, on n'obtient pas l'effet combiné d'accélération de la réaction et de contrôle de celle-ci de façon à réaliser des rendements maxima de chrome métallique, soit comme tel, soit à l'état d'alliage. D'autre part, quand la proportion du chrome du chromate de métal alcalino-terreux au chrome des composés complexes de chrome est sensiblement plus grande que 1:
3, la réaction exothermique peut devenir assez vio lente pour provoquer une perte appréciable de matière hors de la masse en réaction, d'où résulte une récupération notablement plus faible du chrome du mélange exothermique, spécia lement lorsqu'on emploie du chromate de cal cium comme chromate de métal alcalino-ter- reux et de l'aluminium comme l'un dés compo sants de la partie réductrice du mélange exo thermique.
Pour déterminer la quantité de réducteur qui peut être employée dans la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, le pouvoir d'oxy dation des composés complexes de chrome qui peut être considéré pratiquement comme dispo nible pour la réaction avec les agents de réduc tion ci-dessus indiqués est calculé en convertis sant' de façon arbitraire la teneur en chrome des composés complexes du chrome en Cr2O3,
et on établit la proportion entre la quantité calculée d'oxygène disponible de celui-ci et les quantités des réducteurs avec lesquelles il peut être combiné.
Ainsi, par exemple, si l'on a préparé une substance complexe contenant du chrome comme cela a été décrit ci-dessus, et si on a trouvé qu'elle contient 54,7,% de Ùr (total), ceci serait l'équivalent de 80 % de Cr2O3,
que l'on considérerait arbitrairement comme repré sentant la partie du composé complexe de chrome disponible pour l'oxydation de l'agent de réduction. Si les composants essentiels du réducteur sont<I>Al et</I> Si, par exemple, il est désirable de proportionner le composant<I>Al</I> à l'équivalent de tout le chromate de métal alcalino-terreux et du 1/3 du Cr203, et le Si à l'équivalent des 2/3 du Cr203.
Les réactions qui se passent pouvant- être représentées comme suit: Cr2O3 +'2 Al = 2 Cr -f- A1zÔ3 et 2 Cr203 -I-- 3 Si = 4 Cr -I- 3 S'02 les calculs peuvent être faits convenablement comme suit
EMI0004.0048
Les quantités des composants du réducteur indiquées par un tel calcul (x -!- y) sont de préférence accrues en les multipliant par un facteur de l'ordre de 1,1 à 2,5, de préférence par un facteur de 1,5 à 1,75.
Il est évident pour les hommes du métier que le chromate de métal alcalino-terreux peut être considéré comme réagissant avec l'agent de réduction de la manière ordinaire, de façon à produire du chrome métallique, de l'oxyde de calcium, et l'oxyde de l'agent de réduction.
La quantité de l'agent de réduction, l'aluminium dans l'exemple ci-dessus, qui équivaut au chro mate de métal alcalino-terreux, se calcule selon les principes bien connus pour le calcul des équivalents dans les, équations d'oxydation- réduction. Les quantités des composants du réducteur indiquées par le calcul pour le chro mate de métal alcalino-terreux spécial employé, sont aussi de préférence augmentées en les multipliant par un facteur de l'ordre de 1,1 à 2,5, et opportunément par un facteur de 1,5 à 1,75.
Une raison pour employer un excès du réducteur par rapport à la quantité- calculée pour les composés complexes de chrome pro vient, en partie, du fait que l'oxygène combiné avec le chrome dans les composés complexes de chrome est en excès sur ce qui est nécessaire pour satisfaire à la -formule Cr2O3 et que le chrome parait; par conséquent, comme on l'a déjà dit, être dans un état de valence inter médiaire entre celui de trivalence et celui d'hexavalence normaux, ou éventuellement être combiné avec l'oxygène et le métal alcalin à un état de covalence de coordination.
Il y a encore une autre raison quand on emploie le silicium comme l'un des composants du réduc teur. II ressort de la littérature chimique que la réaction des composés livrant de l'oxygène avec du silicium à de hautes températures, peut . donner des composés silicium-oxygène ayant moins de deux atomes d'oxygène par atome de silicium.
La libération plus élevée du chrome quand l'excès de réducteurs, tel que calculé ci-dessus, est de l'ordre de 1,5 à 1,75, tend à démontrer que la première de ces raisons est exacte, et que, lorsque le silicium constitue un composant des réducteurs, la seconde raison paraît aussi juste.
Le composé complexe de chrome, le chro mate et le réducteur sont de préférence dans un état de fine division et mélangés ensemble de façon à former une dispersion uniforme des deux composants. te mélange peut être com biné avec un agent de liaison convenable et soumis à une agglomération mécanique, par exemple en le mettant en briquettes ou en grains ; il peut aussi être employé sous forme d'une poudre déliée, s'écoulant librement.
Quand la composition obtenue par mise en oeuvre du procédé selon la présente invention est employée pour faire un ajustement final de la teneur en chrome d'un acier dans la poche de coulée, on l'utilise de préférence sous forme d'une poudre déliée, s'écôulant librement. Quand on désire faire de plus fortes additions de chrome dans la poche, on peut employer la composition sous forme de briquettes, par exemple en plaçant ces briquettes dans la poche avant de faire arriver l'acier dans celle-ci.
<I>Exemple 1</I> 2,2 parties du produit de réaction de chro mate de sodium avec de l'hydrogène, obtenu comme indiqué plus haut, lequel produit de réaction donne, à l'analyse et en calculant les teneurs en chrome et sodium comme Cr203 et Na20, comme déjà décrit, 77,7 1% de Cr203 et 13,2 % de Na2O,
sont mélangées à sec avec 0,93 partie de chromate de calcium, 0,70 par tie d'aluminium atomisé, et 1,32 partie de ferrochrome-silicium, ce qui donne 5,15 par ties d'un mélange exothermique contenant 38,8 % de chrome. L'aluminium est propor- tionné de façon à être équivalent à 1,5 fois le chromate de calcium, plus environ 0,
5 de la teneur calculée en Cr203 du complexe de chrome. Le silicium est proportionné de façon à être équivalent à environ 1,2 fois la teneur en Cr203 calculée du complexe de chrome.
Cette composition exothermique peut être utilisée comme suit: 100 parties de fer en lingots sont mises dans le creuset d'un four à induction à haute fréquence, et fondues. Lorsque la masse fondue atteint la température d'environ 1590 C, on fait dans le four des additions de 0,25 % de silicium et 0,35 % de manganèse, sous forme de ferrosilicium,
res pectivement de ferromanganèse. Environ une demi-minute après . l'addition du ferrosilicium et du ferromanganèse, on tiré un échantillon pour l'analyse chimique. Après qu'on a pris cet échantillon de, métal de base, on laisse remonter la température du métal dans le four à environ 15900 C et règle l'énergie de façon à maintenir cette température.
La température du bain de métal dans le four est élevée à environ 17600 C, puis on tire environ la moitié du bain dans une poche préchauffée. On introduit alors dans la poche les 5,15 parties du mélange exothermique ci- dessus décrit sous forme d'une poudre déliée, sur quoi la réaction est amorcée et se trouve être complète en environ une demi-minute. On fait alors couler dans la poche le reste du bain de métal.
La scorie produite par le mélangé exothermique est fluide, et l'analyse du bain dans la poche montre que la teneur en silicium de celui-ci, après l'addition du mélange exo- thermique, est de 0,34,%, et que sa teneur en chrome est de 1,72 0/0, ce qui correspond à une récupération de 87,
5 % du chrome du mélange exothermique. La quantité totale de tout le métal retiré du four et de la poche est de 103 parties.
<I>Exemple 11</I> 2,77 parties du produit de réaction de chro mate de sodium avec de l'hydrogène (produit donnant à l'analyse et en calculant ses teneurs en chrome et sodium comme Cr2O3 et Na2O, comme à l'exemple I :
70,7 % Cr2O3 et 23,4 @0/0 Na2O), obtenu comme indiqué plus haut, sont mélangées à sec avec 0,82 partie de chromate de calcium, 0,39 partie d'aluminium atomisé et 2,3 parties de ferrochrome-silicium conte- nant 4.1 -% Si, ce qui donne 6,
27 parties de mélange exothermique contenant 40,5 % Cr. L'aluminium est proportionné de façon à être équivalent à 1,5 fois le chromate de calcium du mélange exothermique, et le silicium du ferrochrome-silicium -est proportionné de façon à être équivalent à 1,75 fois la teneur<I>en</I> Cr203 calculée du complexe de chrome.
Cette composition exothermique peut être utilisée comme suit: opérant sensiblement comme décrit à l'exemple I ci-dessus pour l'ad dition de silicium et de manganèse, on prépare une charge de 100 parties de fer en lingots, qui est placée dans un four à induction à haute fréquence.
Lorsque la température du bain de métal fondu dans le four atteint environ 1590() C, on tire un échantillon pour l'analyser et l'analyse montre que le bain contient 0,22 % de Si et 0,
01 % de Cr. Le bain est alors porté dans le four à une température d'environ 17600 C, et environ la moitié du bain est coulée dans une poche préchauffée. Les 6,3 parties du mélange exothermique décrit ci-dessus sont alors introduites dans la poche sous forme d'une poudre déliée ; la réaction exothermique est amorcée et se trouve être complète en environ 11/2 minute.
La scorie formée par le mélange exothermique est à ce moment assez visqueuse ; le reste du métal se trouvant dans le four est alors tiré dans la poche. Le métal est séparé de la scorie; et l'analyse du bain dans la poche montre que sa teneur en silicium s'est élevée à 0,79 % tandis que sa teneur en chrome s'est accrue à 2,53 %,
ce qui corres- pond à une récupération de 93,2 % du chrome du mélange exothermique.
<I>Exemple 111</I> 11,3 parties du même complexe de chrome que celui employé à l'exemple II, sont mélan gées à sec avec 3,15 parties de chromate de calcium, 1,5 partie d'aluminium atomisé et 8,81 parties de ferrochrome-silicium contenant 41 '% de Si, ce qui donne 24,76 parties d'un mélange exothermique contenant 40,
5 % de chrome. L'aluminium dans le mélange exo thermique est proportionné de façon à être équivalent à 1,5 fois la teneur en chromate de calcium du mélange, et le silicium dans le ferrochrome-silicium du mélange exother mique est proportionné de façon à être équi- valent à environ 1,65 fois la teneur en Cr203 calculée du complexe de chrome.
Cette composition exothermique peut être utilisée comme suit: opérant essentiellement comme décrit à l'exemple II ci-dessus pour l'addition de silicium et de manganèse, on prépare une charge de 200 parties de fer en lingots que l'on introduit dans un four à in duction à haute fréquence, et à laquelle on ajoute suffisamment de ferrosilicium et de ferromanganèse pour avoir les mêmes quantités de silicium et de manganèse que celles indi quées à l'exemple II.
Lorsque la température du bain de métal fondu dans le four atteint 15900 C, on tire un échantillon pour analyse ; cette analyse montre que le bain contient 0,22'% de Si et 0,
02 % de Cr. On chauffe alors le bain dans le four à une température d'environ 1760 C, puis on tire environ la moitié du bain dans une poche préchauffée. Les 24,76 parties du mélange exothermique sont alors ajoutées dans la poche sous forme d'une poudre déliée ;
la réaction commence- et se trouve être complète en environ 1 1/2 minute. Le reste du bain de métal est alors tiré dans la poche. La scorie produite par le' mélange exothermique est con venablement fluide ;
l'analyse du bain dans la poche montre que son contenu en silicium après l'addition du mélange exothermique est de 0,8 % et que sa teneur en chrome est de 4;
36 %, ce qui correspond à une récupération de 94,2 % du chrome du mélange exother- mique.
<I>Exemple IV</I> 22,6 parties du produit de réaction d'hydro gène et de chromate de sodium, préparé comme à l'exemple I ci-dessus (lequel produit de réac tion donne à l'analyse et en calculant le<I>Cr</I> et le<I>Na</I> comme Cr203 et Na20) comme à l'exem- ple II :
70,7 % de Cr203 et 23,6 % de Na2O, sont mélangées à sec avec 6,3 parties de chro mate de calcium, 3,0 parties d'aluminium ato misé et 17,6 parties de ferrochrome-silicium, de façon à former un mélange exothermique contenant 40,
5 % de chrome. Cette composition exothermique peut être utilisée comme suit: opérant comme à l'exem ple II ci-dessus, 200 parties de fer en lingots et suffisamment de ferrosilicium et de ferro- manganèse pour donner 0,25 % de silicium et 0,
35 % de manganèse avant l'addition du mélange exothermique, sont chauffées dans un four à induction à haute fréquence.
La moitié environ du bain de métal fondu est tirée à environ 17600 C dans une poche préchauffée. Le mélange exothermique en poudre est alors placé au-dessus du métal. La réaction commence de façon sensiblement im médiate et est terminée en environ deux mi nutes, en donnant une scorie fluide. Le reste du bain dans le four est alors tiré dans la poche. La quantité d'aluminium ajoutée dans le mélange exothermique est proportionnée de façon à être équivalente à 1,5 fois le chromate de calcium présent.
La quantité de silicium ajoutée comme ferrochrome-silicium dans le mélange exothermique est proportionnée de façon à être équivalente à environ 1;5 fois le Cr203 calculé du complexe de chrome. On prélève un échantillon du bain final dans la poche et on l'analyse.
L'analyse indique 0,08 0/0 de carbone, 1,81 % de silicium et 9,40 % de chrome, ce qui correspond à une récupération de 96,1 -% du chrome du mélange exother- mique.
<I>Exemple V</I> 2,77 parties du mélange exothermique em ployé aux exemples 11, 111 et IV ci-dessus, sont mélangées à sec avec 0,82 parties de chromate de calcium, 0,38 parties d'aluminium atomisé et 2,29 parties de ferrochrome-silicium conte- nant 41 '% de Si,
ce qui donne un mélange exo- thermique contenant 40,5 % de chrome.
Cette composition exothermique peut être utilisée comme suit: opérant comme à l'exem ple II ci-dessus, 100 parties de fer en lingots et suffisamment de ferrosilicium et de ferro- manganèse pour donner 0,25'% de silicium et 0,
35 % de manganèse avant l'addition du mé- lange exothermique, sont chauffées dans un four à induction à haute fréquence.
Un échantillon est tiré du métal fondu dans le four et analysé ; il est trouvé contenir 0,3 % de Si et 0,
03 % de Cr. La température du bain de métal fondu dans le four au moment de la prise d'échantillon est d'environ 15900 C ; le bain de métal est ensuite chauffé à une tem pérature d'environ 17600 C, puis environ la moitié du bain est tirée dans une poche pré chauffée. Le mélange exothermique (6,26 par ties) sous forme d'une poudre déliée est alors placé sur le métal fondu dans la poche.
La réaction commence de façon sensiblement im médiate et est terminée en. environ 1 1/4 mi nute. Le reste du bain dans le four est tiré dans la poche, et l'on remarque que la scorie est quelque peu visqueuse.
La quantité d'aluminium dans le mélange exothermique est proportiônnée de façon à être équivalente à environ 1,5 fois la quantité de chromate de calcium dans le mélange exo thermique, et le silicium dans le ferrochrome- silicium est proportionné de façon à être équi valent à environ 1,75 fois la teneur en Cr203 calculée du composé complexe de chrome.
On sépare le bain de métal de la scorie ; un échantillon du bain final est prélevé de la poche pour l'analyser. L'analyse montre que la. teneur en silicium du métal s'est accrue jusqu'à 0,69 0/0, et la teneur en chrome, jus- qu'à 2,43,%, .ce qui correspond à une récu- pération de 98,
5 % du chrome du composé complexe de chrome. .
Dans chacun des exemples I à V, la tem pérature du bain de métal s'élève constamment d'au moins 50-600 C depuis le moment de l'addition du mélange exothermique dans la poche jusqu'au moment où la réaction exo thermique parait être terminée.