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Dispositif de remise à l'heure d'une horloge à moteur synchrone L'invention a pour objet un dispositif de remise à l'heure d'une horloge à moteur synchrone, qui fonctionne par une émission de tension à fréquence musicale superposée à la tension du réseau à des heures prédéterminées.
Ce dispositif est basé sur le fait que l'horloge est réglée de façon telle qu'elle marche toujours avec un faible retard, l'action du dispositif ne servant qu'à rattraper ce retard au moment de la remise à l'heure.
Le dispositif suivant l'invention est caractérisé en ce que pendant la durée de l'émission une première came est entraînée dans un mouvement de rotation, ladite came provoquant le basculement d'un premier levier grâce auquel un mouvement de rotation rapide est transmis aux organes indicateurs de l'horloge ainsi qu'à une deuxième came jusqu'à ce qu'un deuxième levier tombe dans le creux de cette deuxième came, ce qui provoque le basculement en sens inverse du premier levier et la fin de l'opération de remise à l'heure.
Le dessin annexé représente, schématiquement et à titre d'exemple, aux fig. 1 et 2, une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 représente le mode de transmission du mouvement de rotation du moteur syn- chrone à l'aiguille ou au cadran de l'horloge en période normale et pendant l'opération de remise à l'heure.
La fig. 2 explicite le mouvement des cames et des leviers pendant l'opération de remise à l'heure.
Le moteur synchrone 1, entraîne l'arbre 16 commandant la rotation d'une aiguille ou d'un cadran 17, par les rouages démultiplicateurs 2,3 - 4,5 - 6,7 - 8,9 - 10,11 - 12,13 - 14,15. Mais le mouvement du moteur synchrone est transmis de la roue dentée 9 au pignon 10 par l'intermédiaire du planétaire 39 du différentiel 40 solidaire de la roue 9, et du satellite 41 de de ce différentiel solidaire du pignon 10, le planétaire 38 étant bloqué entre les opérations de remise à l'heure, comme cela sera explicité plus loin.
Le rapport total de démultiplication de ces différents rouages est tel que l'horloge n'indique l'heure exacte au moment où a lieu l'émission de remise à l'heure, que si la fréquence moyenne réelle du réseau entre cette remise à l'heure et la remise à l'heure précédente est supérieure d'une valeur prédéterminée à sa fréquence nominale. Par exemple, dans un réseau dont la fréquence nominale est 50 Hz, l'horloge n'indique l'heure exacte que pour une
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fréquence moyenne de 50,1 Hz, de sorte que, si entre deux remises à l'heure consécutives la fréquence moyenne du réseau correspondait à sa 'fréquence nominale,
le retard serait de 2/1000, soit, si la remise à l'heure s'effectuait toutes les douze heures, 1,5 minute environ.
Le mouvement du moteur synchrone 1 est également transmis au planétaire 21 du diffé- rentiel 20 par l'intermédiaire des rouages 5-18- 19. L'autre planétaire 22 de ce différentiel est solidaire d'une roue à rochet 22' qui peut être bloquée par un cliquet 24, au moment de l'émission de remise à l'heure. Le satellite 23 est solidaire d'une came 25 par l'intermédiaire de l'arbre 65. Lorsque le planétaire 22 n'est pas bloqué par le cliquet 24, l'arbre 65 et la came 25 sont immobiles.
26 est un autre différentiel dont le satellite 27 est solidaire, par l'arbre 34, de la roue dentée 35 à laquelle est transmis, par la roue dentée 35', le mouvement du moteur synchrone 1. Le planétaire 28 est solidaire d'une roue à rochet 30 qui peut être bloquée par un cliquet 32. Le planétaire 29 est solidaire de la roue dentée 36 qui engrène avec la roue dentée 37 solidaire, d'une part, du planétaire 38 du différentiel 40, et, d'autre part, de la roue à rochet 31 qui est bloquée entre les opérations de remise à l'heure par le cliquet 32.
42 est une came solidaire de l'arbre 16. Cette came fait un tour complet entre deux remises à l'heure, si l'horloge est exacte. Comme, ainsi qu'on l'a exposé précédemment, l'horloge est systématiquement réglée pour ne jamais avancer, même dans le cas où la fréquence moyenne réelle du réseau entre deux remises à l'heure est égale à sa fréquence nominale, la rotation de la came 42, entre ces deux opérations sera toujours inférieure à un tour complet.
Sur la fig. 2, 45 est un électro-aimant excité au moment de l'opération de remise à l'heure par la fermeture d'un contact, provoquée par le fonctionnement d'un relais à résonance dont le circuit est accordé à la fréquence musicale de commande. Ce relais, bien connu de l'homme de l'art, n'a pas été représenté sur la figure. 46 est une palette en matériau magné- tique, pouvant tourner autour de l'arbre 47, et portant un doigt 48. Lorsque l'électro-aimant 45 n'est pas excité, le doigt 48 tiré par le ressort 33 s'appuie sur le cliquet 24 et le tient éloigné de la roue à rochet 22'. Par contre, lorsque l'électro-aimant 45 est excité, le doigt 48 libère le cliquet 24, et celui-ci par son élasticité, vient s'engager dans la roue à rochet 22'.
Le levier 51, mobile autour de l'arbre 55, possède un doigt 52, qui, grâce à l'action du ressort 53, est appliqué constamment contre la came 25. Le ressort 49 ramène cette came sur la butée 25'. Un second levier 54, mobile autour de l'arbre 56, possède un doigt 50 qui sous l'action du ressort 59 est appliqué constamment contre le levier 51. Le cliquet 32 est porté par le levier 54.
Le levier 58, mobile autour de l'arbre 60, possède un doigt 61 qui, sous l'action du ressort 57, est appliqué constamment contre la came 42. Le levier 58 possède un autre doigt 62, qui repousse l'extrémité supérieure du levier 51, lorsqu'à la fin de l'opération de remise à l'heure, le doigt 61 est tombé dans le creux de la came 42.
Le fonctionnement du dispositif est le suivant Lorsqu'une impulsion à fréquence musicale correspondant à la fréquence d'accord du circuit d'excitation du relais à résonance est émise l'électro-aimant 45 est excité et attire la palette 46. Celle-ci pivote autour de l'arbre 47, et le doigt 48 libère le cliquet 24 qui bloque la roue à rochet 22' et par conséquent le planétaire 22 du différentiel 20. Le satellite 23 entraîne alors la came 25 dans le sens de la flèche FI.
Si l'impulsion à fréquence musicale dure un temps suffisant pour que le doigt 52 du levier 51 tombe dans le creux de la came 25, l'opération de remise à l'heure commence. Si l'impulsion à fréquence musicale est trop courte pour que la came 25 tourne d'un angle suffisant afin de permettre au doigt 52 de tomber dans le creux de ladite came, celle-ci, sous l'action du ressort 49, revient à sa position initiale dès que l'impulsion a cessé, et que le cli-
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guet 24 est éloigné de la roue à rochet 22' par le doigt 48 de la palette 47. L'opération de remise à l'heure n'a pas lieu.
On a donc ainsi la possibilité de n'utiliser qu'une fréquence d'émission, soit pour exécuter des remises à l'heure d'horloges (impulsions longues) soit pour actionner des récepteurs de télécommande (impulsions brèves). Ceux-ci démarrent sous l'influence d'une impulsion longue, mais, comme cela est connu, ils s'arrêtent ensuite automatiquement sans avoir provoqué l'exécution d'une commande, tandis que les impulsions brèves sont sans action sur les dispositifs de remise à l'heure tels que celui décrit présentement.
Lorsque le doigt 52 du levier 51 tombe dans le creux de la came 25, l'extrémité inférieure dudit levier 51 pousse le doigt 50 du levier 54 qui tourne dans le sens de la flèche F2. Le cli- quet 32, d'une part, se dégage de la roue à rochet 31, libérant le planétaire 38 du différentiel 40 et, d'autre part, bloque la roue à rochet 30 solidaire du planétaire 28 du différentiel 26. Dans ces conditions, la rotation de l'arbre 34 provoque celle du satellite 27, laquelle provoque la rotation du planétaire 29, qui, par l'intermédiaire des rouages 36-37, fait tourner le planétaire 38 du différentiel 40. La vitesse du planétaire 39 est alors faible, par rapport à celle du planétaire 38, puisque le planétaire 39 est entraîné par les rouages démultiplicateurs 6-7 et 8-9.
Par conséquent, la vitesse du mouvement des rouages 10 à 15, de l'arbre 16 et de la came 42, devient beaucoup plus rapide. Lorsque le doigt 61 du levier 58 vient à tomber dans le creux de la came 42 (ce qui indique que l'horloge est remise à l'heure), le doigt 62 dudit levier 58 repousse dans le sens de la flèche F3 l'extrémité supérieure du levier 51. Le doigt 52 de ce levier se dégage du creux de la came 25, et celle-ci, sous l'action du ressort 49, revient à sa position initiale contre la butée 25'. Simultanément, le levier 54, sous l'action du ressort 59, tourne dans le sens inverse de la flèche F2, de sorte que le cliquet 32 se dégage de la roue à rochet 30, ce qui libère le plané- taire 28 du différentiel 26.
En fin de course, le cliquet 32 s'engage dans la roue à rochet 31, immobilisant le planétaire 29. L'opération de remise à l'heure est terminée.