Joint-clapet en matière élastique La présente invention concerne un joint- clapet en matière élastique, conçu de telle sorte qu'il peut être éloigné de son siège par cambrage ou torsion et livrer ainsi passage au fluide dont il contrôle l'écoulement.
La forme d'exécution du joint-clapet qui sera décrite ci-dessous est appliquée sur une valve d'embouchure pour tuyauterie d'air comprimé ci-après désignée sous la dénomination de <B> </B>soufflette , d'un type connu, afin de bien mettre en évidence les propriétés et avantages de ce joint-clapet.
On connaît, en effet, un type de soufflette qui entre en fonctionnement lorsque l'opérateur, sai sissant le tuyau dans la main, l'incurve par une pression du pouce qui fait basculer le clapet en le soulevant de son siège. Ce genre de soufflette, très pratique à manceuvrer, présente malheureu sement l'inconvénient d'être constitué de pièces métalliques complexes: siège, clapet, ressort et genouillère qui, soumises à l'oxydation, présen tent des risques de rupture et dont le bon fonc tionnement est subordonné au parfait état du siège, la moindre poussière ou saleté créant très vite des fuites.
Le joint-clapet objet de l'invention permet de remédier à ces inconvénients tout en étant d'une grande simplicité, d'une construction et d'un montage très économique. Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exé- cution du joint-clapet et son application à une soufflette .
La fig. 1 est une élévation en coupe de ladite forme d'exécution du joint monté sur une béquille tubulaire.
La fig. 2 est une vue de face en coupe d'une soufflette à air comprimé, dans laquelle est monté ledit joint-clapet. Cette figure montre la souf flette en position de soufflage.
La fig. 3 est une vue en coupe de côté de l'extrémité de la béquille tubulaire avant mon tage dans le joint.
La fig. 4 est une vue en coupe de l'extrémité de la soufflette en position de fermeture.
La fig. 5 est une vue en coupe d'une soufflette à air comprimé d'un modèle courant, en position de soufflage, utilisant un clapet métallique et un ressort, et représentée à titre de comparaison.
La soufflette de type ordinaire, représentée à la fig. 5, se compose d'un clapet 22 monté sur une béquille 26 par l'intermédiaire d'une articu lation à rotule ou genouillère 25, 28; un ressort 24 applique le clapet 22 sur le siège 23. Une des extrémités de la soufflette est munie d'une buse 29 et l'autre d'un filetage 27 emmanché dans un tuyau souple 30.
Si on se reporte aux fig. 1 et 2, on voit que le corps du joint-clapet 1, exécuté en caoutchouc ou en toute autre matière plastique élastique, comporte à une de ses extrémités une face d'appui 2 destinée à venir s'appliquer sur le siège 16 d'une buse 17. Des bourrelets circu laires 3 sur la face d'appui 2 assurent un contact parfait du joint sur son siège. Le corps 1 est constitué à son autre extrémité par une couronne torique 4 à laquelle il est relié par une partie en forme de manchon tronconique 5. Des bourre lets 6, formant armature, entourent le corps en lui donnant une rigidité circulaire sans diminuer la flexibilité que lui confère l'amincissement de la paroi 5.
Des cannelures 20 sont creusées dans le sens longitudinal pour permettre le passage de l'air.
Le joint-clapet comporte un logement 7 dans lequel est introduite, au moulage, une béquille tubulaire 8 percée de trous 9 auxquels corres pondent des trous 10 dans le joint.
L'extrémité de la béquille représentée en vue de côté, fig. 3, est fendue en croix; les deux bords 21 sont écartés de façon à pénétrer dans le corps et les deux bords 19 sont rapprochés (fig. 2), de façon à éviter le fluage du caoutchouc à l'inté rieur de la béquille 18 au cours du moulage.
La soufflette se compose d'une base 11 de valve, pourvue d'une queue 12 permettant sa jonction étanche avec un tuyau flexible 13 d'ame née d'air comprimé. Un corps 14 de valve coiffe la base 11 et le joint-clapet 15 est placé à l'inté rieur de ce corps comme le montre la fig. 2, sa couronne torique 4 étant insérée dans un loge ment circulaire 31 ménagé entre le corps 14 et sa base 11. Le tube 8, pris par son extrémité 21 dans le corps du joint, pénètre dans la queue 12 de la base puis dans le tuyau flexible 13.
Le fonctionnement de l'ensemble est le sui vant: En position normale, fig. 4, c'est-à-dire tuyau bien droit en ligne avec la soufflette, la face 2 du joint-clapet 15 est appliquée par sa propre ten sion élastique sur le siège 16, assurant la ferme ture du passage 17.
Lorsque l'opérateur saisit le tuyau 13 en l'incurvant par une pression du pouce sur le corps 14 (fig. 2), le tube 8 prenant appui sur le bord 18 de la queue 12 fait basculer le clapet- joint 15 en le soulevant de son siège. L'air comprimé passe par le tube 8, les trous 9, 10, les échancrures 20 et s'échappe par le trou 17, aussi longtemps que sera maintenu le cambrage du joint-clapet par l'opérateur.
On remarquera que la couronne 4, qui main tient le joint-clapet, assure également l'étan chéité de l'assemblage du corps de soufflette 14 et de la base 11.
La fig. 5 montre le fonctionnement analogue de la soufflette du type classique.
L'examen comparatif des fig. 2 et 5 fait bien apparaître l'extrême simplicité de la forme d'exé cution du joint-clapet selon l'invention et sa robustesse, aucune des pièces qu'il comporte n'étant altérable à l'usage.
Dans la forme d'exécution décrite ci-dessus, il n'est fait état que du cambrage du joint-clapet. On pourrait également prévoir une autre forme d'exécution fonctionnant par torsion, celle-ci réalisant un raccourcissement propre à ouvrir puis fermer l'orifice de passage, le joint-clapet étant bien entendu fixé de façon à ne pas pouvoir tourner.
Cette seconde forme d'exécution pourrait, par exemple, être appliquée à la commande d'une chignole à air comprimé, l'ouvrier tenant d'une main la chignole et de l'autre la commande du clapet.