Machine pour couper un pain de terre La présente invention a pour objet une machine pour couper un pain de terre en tronçons d'égale longueur pendant que ce pain est animé d'un mou vement de translation, comportant un fil coupeur agencé de manière à pouvoir être déplacé d'une part transversalement par rapport audit pain de terre et, d'autre part, parallèlement à la direction d'avance ment de ce pain de terre, dans le même sens et à la même vitesse que celui-ci.
Les machines de ce type, .actuellement en usage dans les briquetteries, qu'elles soient à commande entièrement mécanique, à commande électrique, ou bien, comme certaines, à commande hydraulique, ne permettent pas d'obtenir une coupe droite parfaite. Ceci provient du fait que l'on n'a pas pu synchroni ser parfaitement le mouvement d'avancement du fil coupeur avec celui du pain de terre, c'est-à-dire pro duire un mouvement d'avancement du plan trans versal de travail du fil coupeur et un mouvement de ce fil coupeur dans ce plan ou mouvement de coupe proprement dit dont le rapport des vitesses soit tel qu'on obtienne une coupe franche malgré les va riations de la vitesse d'avancement du pain de terre.
En effet, dans les machines actuelles la synchronisa tion de ces deux mouvements a été recherchée par l'intermédiaire d'organes (embrayages, moteurs auxi liaires, etc.) dont les mouvements ne dépendent pas uniquement du mouvement du pain de terre.
La présente invention a pour objet une machine permettant d'obvier à cet inconvénient. Cette ma chine est caractérisée par le fait que le fil coupeur est porté par un support relié à la partie mobile d'un vérin hydraulique différentiel par deux dispo sitifs mécaniques, l'un provoquant son déplacement parallèle à la direction d'avancement du pain de terre l'autre provoquant son déplacement transversal par rapport à celui-ci, par le fait que ce vérin hydraulique comporte deux chambres de sections différentes ali mentées en fluide sous pression, et par le fait que la chambre de plus grande section comporte un conduit d'échappement muni d'une vanne dont la fermeture et l'ouverture,
qui provoquent respectivement l'avan cement et le recul de la partie mobile du vérin, sont commandées par une came entraînée en rotation lors que le pain de terre se déplace et effectue une révo lution complète pendant que le pain de terre effectue un avancement égal à la longueur d'un tronçon.
Les dessins annexés montrent, à titre d'exemple et schématiquement, une forme d'exécution de la machine pour couper un pain de terre selon l'inven tion.
La fia. 1 en est une vue d'ensemble en perspec tive.
La fia. 2 est une vue en élévation de l'ensem ble du dispositif hydraulique, avec coupe partielle suivant la ligne II-II de la<U>fi..</U> 3.
La fig. 3 est une vue en plan partielle de ce dis positif, avec coupe suivant la ligne III-111 de la fil-. 2.
La fi-. 4 est une vue de face d'une came de com mande.
Sur ces dessins, P désigne le pain de terre, lequel est reçu à la sortie d'une filière, sur un tapis sans fin 1 - constitué en une matière permettant un entraî nement sans glissement de ce tapis par ledit pain et est soutenu ensuite par des rouleaux ; 2 désigne le fil coupeur porté, dans cet exemple, par un cadre oscillant 3. . Le tapis 1 est monté sur deux cylindres 4 dont l'un est calé sur un arbre 4a qui entraîne rotativement par l'intermédiaire d'un jeu de roues ou de pou lies 5-6, et d'une chaîne ou d'une courroie 7. un ar bre parallèle 8 sur lequel est calée une came de com mande 9. La transmission est agencée de manière qu'à chaque tour de cette came de commande cor responde une avance du pain de terre égale à la lon gueur de brique désirée.
Dans le présent exemple, le profil de la came 9 (voir fia. 4) comporte une partie A-B conformée de manière à donner à un galet palpeur 10, pendant le temps de coupe. un mouvement d'avancement uni forme lui faisant accomplir une course égale à celle qu'accomplit le pain de terre pendant le même temps, puis une partie B-C correspondant au retour de ce palpeur, et une partie<B>C -</B>a concentrique à l'axe de cette came.
S'il s'agit. par exemple, de couper des briques de 24 cm de longueur, pendant que le pain P avance de 6 cm, la partie A-B. dont la hauteur B-B' doit être écale à 6 cm. s'étend sur un arc à 6,224 de 360 . soit sur 90@,, la partie B-C s'étend sur un arc de, par exemple. 210e. et la partie C-A sur le reste de la circonférence. soit sur 60-% Pour commander le mouvement d'avancement, parallèle à la direction d'avancement du pain de terre.
du cadre 3 - et aussi pour commander le mouve ment oscillant de ce cadre - le galet palpeur 10 est relié à ce cadre par l'intermédiaire d'un dispositif du type hydraulique, à vérin différentiel, analogue à ceux qui sont employés sur les tours à copier.
Le palpeur 10 est monté à l'une des extrémités d'une biellette 11. suspendue au moyen d'un bras 12 pivotant en 13, et dont l'autre extrémité est articulée sur l'un des bras d'un levier de renvoi 14, pivotant sur un axe 15 supporté par le corps mobile 16 du vérin différentiel dont les pistons 17 et 18 sont fixes. Dans une variante. les pistons pourraient être mo biles tandis que le corps 16 serait fixe. L'autre bras de ce levier 1.1 commande. par l'intermédiaire d'une fourche 14a, une valve de contrôle 19 d'un orifice 20a d'un conduit de retour 20 du grand cylindre 16a dudit vérin.
Cette valve 19 est pourvue d'un poids 21 - ou d'un ressort - tendant constamment à la mouvoir dans le sens de l'ouverture de l'orifice 20a et maintenant un contact constant entre le palpeur 10 et la came 9 de commande.
Sur les fia. 1 et 2. 21' et 22 désignent des tuyaux de récupération des fuites ramenant celles-ci dans un réservoir 23 où s'alimente une pompe 24 - par exemple à débit constant. à engrenages - qui, par des tuyaux 25 et 26 alimente respectivement le grand cylindre 16a et le petit cylindre 16b du vérin 16. Comme dans les dispositifs employés sur les tours à copier. un étrangleur 27 placé dans le circuit et ma- nceuvré une fois pour toutes. permet de régler lai pression et le débit d'huile. tandis qu'un clapet de sécurité 28 à ressort taré, fixe en même temps la pression maximum de refoulement de la pompe 24.
Sur une oreille 29 du corps mobile du vérin, est attelé et monté rotativement un axe 30 qui est guidé dans des tourillons 31a de deux bras 31, ces tou rillons pouvant tourner dans deux paliers 32. Un moyeu 3a du cadre 3 est calé sur l'axe 30, entre les bras 31 qui sont reliés entre eux par deux tiges 33 entre lesquelles peut se mouvoir un galet à roule ment 34. porté par un bras 35 solidaire du cadre 3.
Le mouvement d'oscillation des bras 31 - et donc du cadre 3 - est commandé par une bielle 36, elle- même commandée par une manivelle 37 solidaire d'un pignon 38 agencé de manière â faire un demi- tour à chaque déplacement angulaire déterminé d'une roue 39. encrrenant avec ce pignon. Cette roue 39 est entraînée seulement lors de l'avance du corps mobile du vérin, par l'intermédiaire d'un cliquet 40 porté par un bras oscillant 41 articulé sur une barre 42, articulée elle-même sur une oreille 43 portée par le corps mobile du vérin et avançant et reculant, par conséquent en même temps que celui-ci.
Le fonctionnement de la machine décrite est le suivant Lorsque le palpeur 10 est en contact avec la partie cylindrique de la came de commande 9, en tre les points C et A, l'orifice 20a, du tuyau de re tour du grand cylindre 16a du vérin 16. est légère ment découvert, et il y a équilibre entre les pres sions totales s'exerçant de part et d'autre de la paroi médiane<B>16e</B> du corps du vérin qui est alors immo bile.
Dès que la came 9 est déplacée angulairement, le point de contact entre celle-ci et le palpeur 10 dé passe le point A, de sorte que celui-ci avance et pro voque, par l'intermédiaire de la biellette 11 et du levier de renvoi 14, un mouvement ascendant de la valve de contrôle 19 qui obture l'orifice 20a et ferme ainsi le conduit de retour du grand cylindre 16a du vérin. Dès lors. la pression totale s'exerçant à gau che de la paroi 16c est plus grande que la pression totale s'exerçant à droite, de sorte que le corps du vérin 16 se déplace vers la droite (fi-. 2) en même temps que le palpeur 10 et à la même vitesse jus qu'à ce que le point B de la came arrive au contact dudit palpeur. L'orifice 20a reste fermé pendant ce mouvement puisque la valve 19 et le levier 14 se dé placent avec le corps de vérin.
Mais, pendant ce mouvement, la barre 30 et, donc le cadre 3 et le fil 2. avancent é-alement et à la même vitesse. Et, pendant que le cadre 3 avance ainsi, la barre 42, avançant elle aussi. fait tourner la roue 39, de sorte que le pignon 38 effectue une ro tation d'un demi-tour qui se termine en même temps que l'avance du palpeur, du vérin et du cadre 3. Cette rotation du pignon 38 provoque, par l'intermédiaire de la manivelle 37 et de la bielle 36, un pivotement des bras 31 autour de l'axe 30 (du haut vers le bas sur la . 1). de sorte que les tiges 33, entre les quelles se meut le<U>galet</U> 3.1, font pivoter le cadre 3.
par l'intermédiaire de ce galet et du bras 35 et, en conséquence. le fil 2 accomplit son travail et coupe le pain de terre suivant une section droite puisque. pendant ce travail, la vitesse d'avancement de ce fil dans le sens parallèle à la direction d'avancement dudit pain est égale à la vitesse de ce dernier.
Aussitôt que le palpeur 10 a franchi le point B de la came 2, il recule sous l'effet combiné du poids 21 qui le maintient au contact de la partie B-C, de sorte que la valve 19 découvre partiellement l'orifice 20a jusqu'à ce que la chute de pression, dans le grand cylindre 16a du vérin, soit telle que la pression totale à droite de la paroi<B>16e</B> l'emporte sur la pres sion totale à gauche, ce qui se produit très rapidement et détermine un mouvement de retour, vers la gau che, du corps mobile du vérin et, par conséquent. du cadre 3. Le fil 2 se déplace alors simplement pa rallèlement et en dehors du pain de terre puisque le cliquet 40 recule le long de la roue 39 et que. par conséquent. celle-ci et le pignon 38 restent im mobiles.
Lorsque le point de contact entre le palpeur 10 et la came 9 franchit le point C et vient entre C et A. comme le palpeur ne recule plus, le déplacement du point 15 d'articulation du levier 14 provoque un mouvement ascendant de la valve 19 qui réduit le degré d'ouverture de l'orifice 20a et fait donc croître la pression dans le grand cylindre 16a jusqu'à ce qu'il y ait équilibre des deux côtés de la paroi 16c. A ce moment le corps du vérin s'arrête.
Le cycle recommence dès que le point de contact entre la came 9 et le palpeur 10 se trouvera de nou veau en A, mais cette fois, l'avance subséquente du vérin détermine, en même temps que l'avance du cadre 3, un pivotement de celui-ci dans le sens in verse de celui qui s'était produit dans la phase pré cédente - puisque la bielle 36 monte au lieu de des cendre - de sorte que le fil coupe à nouveau le pain de terre mais en sens inverse du précédent.
Le -fil coupeur oscillant pourrait être remplacé par un fil coupeur se déplaçant parallèlement à lui- même pendant la coupe, sous l'action d'un mécanisme lié au mouvement de. la partie mobile du vérin hy draulique différentiel.