Générateur de vapeur, à chauffage électrique, destiné notamment à alimenter un appareil tel qu'un casque de coiffeur On sait qu'au cours des opérations d'élaboration de coiffures, en particulier féminines, il est néces saire de disposer de vapeur d'eau, pure ou additionnée de réactifs appropriés, le plus souvent en quantité prédéterminée, qui est appliquée à l'aide d'appareils divers et, notamment, distribuée dans un casque engagé sur la tête de la personne traitée.
Actuellement, d'une façon générale, cette vapeur est engendrée dans un appareil domestique quel conque relié à l'appareil d'utilisation et, en particu lier, à des ajutages agencés dans ledit casque, à l'aide d'une canalisation souple munie d'organes obturateurs, l'opérateur étant ainsi asservi à la mise en route et à la surveillance de l'appareil générateur ainsi qu'à la manoeuvre des organes obturateurs pour satisfaire aux besoins en vapeur de son travail.
L'invention a pour but surtout d'éviter ces in convénients. Elle a pour objet un générateur à vapeur à chauffage électrique destiné notamment à alimenter un appareil tel qu'un casque de coiffeur, caractérisé en ce qu'il comprend une chambre pour contenir un liquide à évaporer, et un jeu d'électrodes monté dans la chambre et propre à être immergé dans le liquide, la masse liquide contenue dans la chambre et le jeu d'électrodes étant susceptibles d'un mou vement relatif pour déterminer l'immersion dudit jeu en relation avec le volume de vapeur à produire et la vitesse désirée de sa formation.
Suivant une forme préférée d'exécution, la chambre est formée par un corps cylindrique dont l'axe est sensiblement horizontal, et qui est monté pour tourner ou osciller autour de son axe, tandis que le jeu d'électrodes est assujetti dans un empla cement convenable d'une paroi, en particulier, de la paroi cylindrique de la chambre, avec les élec trodes qu'il comporte dirigées vers la partie inférieure de cette chambre, de manière que par rotation autour de son axe de ladite chambre lesdites électrodes puissent être amenées à plonger plus ou moins dans le liquide ou bien relevées au-dessus de la surface de celui-ci, à volonté.
De préférence, la chambre est établie en une matière transparente ou translucide ou bien com prend au moins un organe formant fenêtre d'obser vation en une telle matière, qui peut être du verre, ou une matière synthétique convenable.
Avantageusement, un tel organe est formé par un couvercle fermant une extrémité du corps cylin drique et procurant l'accès à l'intérieur de celui-ci.
Le jeu d'électrodes pourra comprendre deux électrodes, par exemple établies sous forme de plaques, et qui sont disposées parallèlement l'une à l'autre, la matière constitutive des électrodes étant toute matière appropriée de résistivité comparative ment élevée, notamment du carbone en forme d'ag glomérat dur, recouvert, si on le désire, d'un revê tement métallique en vue de réduire la porosité de sa surface.
De préférence, on fait comprendre au jeu d'élec trodes un troisième élément, également en forme de plaque et formé de la même matière que les électrodes précitées, mais dont l'étendue active est notablement plus réduite, cette électrode étant uti lisée au moins pour le démarrage et durant la phase initiale de l'opération d'évaporation.
L'évaporation peut ainsi s'effectuer avec une intensité modérée du courant et avec un minimum de manoeuvre de l'opérateur. Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du générateur de vapeur fai sant l'objet de l'invention.
La fig. 1 en est une vue en élévation montée sur un casque de coiffeur ; la fig. 2 en est une vue en élévation de face, en partie en coupe ; la fig. 3 est une coupe suivant 3-3 de la fig. 2 ; la fi-. 4 montre un schéma des connexions élec triques.
En référence au dessin, 1 désigne un support sur lequel est monté un casque 2 comportant un instrument approprié, par exemple une rampe percé de multiples ouvertures 3, propre à distribuer de la vapeur destinée aux opérations de traitement de la chevelure.
Le générateur de vapeur que l'on va décrire est relié à l'instrument 3 par un conduit souple, ou comprenant une partie souple 4.
Le générateur 5 est composé d'un corps cylin drique 6 fermé par un fond 7 et par un couvercle amovible 8, vissé sur le corps 6, un joint d'étan chéité 9 étant disposé entre le couvercle 8 et le corps 6.
Par le fond, 7, le générateur 5 est relié au sup port 1 de manière à lui permettre de tourner autour de l'axe du corps 6, la liaison étant assurée par un raccord à vis comme il est montré en 10 sur la fig. 3.
Dans le corps 6 sont formées une ouverture supérieure 11 communiquant avec une douille 12 de connexion pour le conduit 4, et latéralement dans sa moitié inférieure (fig. 2) une ouverture 13 servant au montage d'un jeu d'électrodes décrit ci- après.
Le couvercle 8 est pourvu d'une ouverture 14 servant au remplissage en eau du générateur, qui est fermée par un bouchon à vis 15.
Le corps 6, le fond 7 et le couvercle 8 sont de préférence établis à l'aide d'une matière trans parente ou translucide, verre, quartz, matière syn thétique, etc., celle-ci donnant de bons résultats.
Le jeu d'électrodes représenté comprend trois éléments, formés par des plaques 16, 17 et 18, en carbone fortement aggloméré, qui peut être revêtu d'un enduit métallique.
L'élément 16 est d'étendue plus réduite que les éléments 17 et 18 et, en principe, d'étendue moitié moindre. Ces éléments sont montés parallèlement sur un support isolant, 19, fixé à demeure dans l'ou verture 13 ou y assujetti de façon étanche, qui est traversé par les connexions d'amenée de courant prolongées par des conducteurs 21 pour l'électrode 16, 22 pour l'électrode 17, et 23 pour l'électrode 18.
Les conducteurs 21 et 23 peuvent être branchés directement sur le réseau, le cas échéant avec inter position d'un commutateur approprié, le conducteur 22 est branché au réseau avec interposition d'un commutateur propre 24, comme le montre la fig. 4.
25 désigne une soupape de sûreté d'un genre connu.
Les organes occupant les positions représentées à la fig. 2, si de l'eau est introduite dans le géné rateur jusqu'au niveau AB, les électrodes 16 et 18 étant en service, un courant modéré passera à tra vers l'appareil, suffisant toutefois pour porter très rapidement l'eau à l'ébullition, la vapeur dégagée passant par l'ouverture 11 au conduit 4 et au dis tributeur 3 du casque 2. L'ébullition s'étant pour suivie pendant quelques instants, si le dégagement de vapeur se ralentit ou est jugé insuffisant, on peut mettre en service l'électrode 17 en fermant le com mutateur 24, en accélérant l'évaporation sans ac croissement important de l'intensité du courant.
Dans le but de modifier le taux d'évaporation, on peut d'autre part agir sur l'immersion du sys tème d'électrodes en faisant tourner le générateur autour de son axe longitudinal, l'immersion plus prononcée du jeu, obtenue par une rotation dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre, accélérant l'évaporation et son immersion moins pro noncée, obtenue par une manoeuvre inverse, la ra lentissant.
On observe que, les organes ayant été maintenus dans leur position initiale (fig. 2), le circuit d'ali mentation de l'appareil sera automatiquement rompu lorsque le niveau du liquide aura atteint la ligne C.D, après évaporation de la quantité désirée de liquide. Semblablement, la mise hors circuit pourra être pro voquée à tout moment par une rotation adéquate du générateur faisant émerger les électrodes.
Au lieu que la mise en service de l'électrode 17 s'obtienne par la manoeuvre du commutateur 24, elle pourrait être déclenchée automatiquement par un thermostat approprié monté sur le générateur ou le circuit de vapeur.
Bien qu'un jeu à trois électrodes tel que décrit soit préférable, un jeu à deux électrodes peut égale ment être utilisé.