Fer à repasser La présente invention a pour objet un fer à re passer à vapeur comportant une semelle, sur 1a sur face supérieure de laquelle est agencée une chambre de vaporisation, reliée par des passages à des orifices d'émission de vapeur qui traversent le fond de la se melle, et un dispositif thermostatique pour com mander la mise en circuit d'un élément chauffant propre à assurer la transformation de l'eau introduite dans une partie avant de la chambre en vapeur dans cette chambre de vaporisation, ledit élément s'éten dant à la périphérie, dans les parties latérale et fron tale de la semelle,
entourant la chambre de vapori sation sur au moins trois côtés, avec une partie de l'élément chauffant en avant de ladite chambre.
Le fer à vapeur suivant l'invention est caracté risé en ce que le dispositif thermostatique est monté en avant de ladite chambre et est fixé à la semelle à proximité immédiate de la surface de repassage de la semelle de la partie avant dudit élément chauf fant et du point d'introduction d'eau.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du fer à repasser faisant l'ob jet de la présente invention.
La fig. 1 est une vue en élévation latérale de ce fer à repasser, certaines parties étant coupées pour montrer l'intérieur.
La fig. 2 est une coupe suivant la ligne 2-2 de la fig. 1.
La fig. 3 est une coupe transversale suivant la ligne 3-3 de la fig. 1.
La fig. 4 est une coupe transversale partielle d'un détail. La fig. 5 est une vue en plan de la fig. 1, cer taines parties ayant été arrachées pour laisser voir l'intérieur.
La fig. 6 est une vue en plan par-dessous de la semelle.
La fig. 7 est une coupe suivant la ligne 7-7 de la fig. 5.
La fi g. 8 est une coupe transversale suivant la ligne 8-8 de la fig. 5.
La fig. 9 est une vue en perspective d'un réser voir d'eau pour ce fer.
La fig. 9a est une vue en perspective d'un détail associé à la fig. 9.
La fig. 10 est une vue partielle en perspective de l'avant du réservoir d'eau.
La fig. 11 est une vue en perspective de la se melle.
La fig. 12 est une vue en perspective d'un cou vercle.
La fig. 13 est une coupe transversale partielle correspondant à la partie inférieure de la fig. 2, mais représentant une variante.
La fig. 14 est une vue en plan du fer de la fig. 1 avec certaines parties éliminées.
La fig. 15 est une vue en coupe longitudinale du fer représenté.
La fig. 16 est une vue en plan d'un détail.
La fig. 17 est une vue en bout du fer avec coupe partielle. La fig. 18 est une coupe partielle selon la ligne 18-18 de la fig. 14.
La fig. 19 est une vue en perspective montrant l'ensemble des pièces d'un mécanisme thermostatique de commande.
Le fer à repasser à vapeur représenté aux fig. 1 et 2 comporte une semelle 10 dans laquelle est noyé un élément chauffant 11 en forme de tige, sur la surface supérieure de la semelle sont agencés une chambre de vaporisation 12 et un réservoir d'eau 13 disposé au-dessus de la chambre de vaporisation.
Le fer comprend encore un dispositif thermostatique réglable de commande 14 qui peut s'utiliser aussi bien avec un fer à vapeur qu'avec un fer sec usuel, comme on l'exposera de façon plus précise ci-après ; ce dispositif se dresse à partir de la semelle et un carter 15 enferme les pièces immédiatement au-des sus de celle-ci. Une poignée 16 solidaire d'une co lonne frontale 17 est creuse en vue de loger la par tie supérieure du dispositif thermostatique de com mande 14,
ainsi qu'une tubulure de remplissage 18 du réservoir d'eau avec un dispositif d'actionnement d'un clapet 19 qui commande l'amenée d'eau de ce réservoir 13 à la chambre de vaporisation 12.
Le dispositif thermostatique de commande comporte un interrupteur 20 réglable par le moyen d'un bouton 21 qui dépasse en avant de la poignée, ainsi qu'un organe thermosen- sible 22 qui actionne l'interrupteur 20 en fonction de la température de la partie de la semelle sur la quelle le mécanisme de commande est monté.
Com me on peut le voir en fig. 5, l'élément chauffant 11 s'étend à la périphérie dans les parties latérale et frontale de la semelle, entourant la chambre de va porisation 12 sur au moins trois côtés, avec une par tie de l'élément chauffant en avant de ladite chambre. L'interrupteur thermostatique 20 est branché en sé rie avec cet élément par des tiges de connexion 23 et 24 disposées au-dessus des côtés de la semelle où elles sont supportées par des supports isolants 25 et 26 (fig. 3).
La tige de connexion 23 va d'un des éléments de l'interrupteur thermostatique à une borne 27 de l'élément chauffant. De son côté, la tige de connexion 24 va de l'autre élément de l'interrupteur thermostatique à une borne 28 du fer. L'autre borne 29 de ce fer est reliée par une tige de connexion 30 à l'autre borne 31 de l'élément chauffant.
L'organe thermosensible 22 est au contact de la semelle en un point situé entre l'élément chauffant et le point où l'eau tombe sur cette semelle, de préfé- rence à distance à peu près égale des deux. L'organe 22 répond ainsi rapidement à toute variation de tem pérature de la semelle aussi bien quand on travaille avec vapeur que lorsqu'on travaille à sec.
La chambre de vaporisation, est représentée en détail aux fig. 5, 7, 8, 11 et 12 et présente une forme ovale, de grande largeur, qui occupe la plus grande partie de la surface de la semelle à l'intérieur du pro fil de l'élément chauffant 11. Elle est délimitée par une cloison verticale 32 qui forme partie intégrante de la semelle, cette cloison étant pourvue d'une rai nure 33 qui s'ouvre vers le haut. Un couvercle 34 en feuille métallique, de préférence en acier inoxy dable, et à coefficient de conduction thermique peu élevé, est agencé de façon à s'appliquer sur la cloi son 32 par le moyen d'une lèvre 35 à profil en U qui s'enfonce à force dans la rainure 33.
Comme ce couvercle est en acier inoxydable, il résiste à la cor rosion et sa faible conductivité thermique diminue considérablement la transmission de chaleur au ré servoir d'eau, lequel est disposé au-dessus de la chambre de vaporisation. Cette disposition réduit l'ébullition de l'eau dans le réservoir quand le cla pet d'admission d'eau est fermé et que l'élément chauffant est sous tension. Lors du montage, la lèvre 35 à profil en U est introduite à force dans la rai nure 33 et cette opération réalise un effet de bro chage sur les parois de la rainure 33 creusée dans la masse de la semelle en aluminium relativement doux, par le métal relativement dur constituant la lèvre 35.
Les dimensions de la rainure 33 et de la lèvre 35 sont choisies telles qu'il se produit alors une com pression du couvercle ayant pour conséquence un léger renflement de la partie centrale de celui-ci après montage. Quand la semelle s'échauffe, comme l'alu minium se dilate plus rapidement, les dimensions de la surface ovale augmentent, ce qui fait dispa raître le renflement du couvercle et provoque au contraire une certaine tension de celui-ci. On voit donc que la chambre de vaporisation est originale en ce qu'elle utilise un dispositif de fermeture du type de celui des boîtes métalliques, qui est facilement mis en oeuvre,
qui assure l'étanchéité sans emploi de dis positifs de fixation ou de joint, et qui peut être ou vert pour le nettoyage de la chambre au cas où cela devient nécessaire.
Le couvercle 34 présente une ouverture 36 vers son extrémité antérieure ; (fig. 7 et 12) cette ou verture étant entourée d'un bord rabattu 37 destiné à former un siège du corps conique du clapet 19. Quand ce clapet est ouvert, l'eau est amenée par gouttes successives à la partie antérieure 38 (fig. 11) d'un canal central 39 déterminé dans la chambre de vaporisation. Comme on peut le voir en fig. 8, ce canal central est relativement profond et présente un fond 40 relativement mince. Sur les côtés oppo sés du canal central 39 sont agencés des canaux 41 et 42 moins profonds et présentant des fonds 43 et 44 plus épais.
Comme montré en fig. 11, ces derniers canaux communiquent avec le canal central par l'in termédiaire de parties basses 45-46 ménagées dans les cloisons qui les séparent. Deux autres canaux 47 et 48, disposés de part et d'autre des canaux 41 et 42, communiquent avec ceux-ci par leurs extrémités an térieures comme montré en fig. 11. Ces canaux laté raux sont encore moins profonds que les canaux ad jacents 41 et 42 et ce sont eux qui possèdent les fonds ou bases 49 et 50 les plus épais. Au voisinage des extrémités antérieures des canaux 41 et 42 sont disposés des étranglements 51 et 52.
L'eau est amenée à la chambre de vaporisation vers une partie de la semelle relativement froide et d'épaisseur réduite, tandis que les deux circuits par tant du canal central pour aboutir aux canaux laté raux passent progressivement sur des fonds plus épais et qui sont progressivement plus chauds,
lés parties à température plus élevée étant les zones les plus épaisses 49 et 50 qui se trouvent très voisines de l'élément chauffant. L'écoulement sur des zones de la semelle de température progressivement crois sante provoque la transformation complète de l'eau en vapeur et évite les crachottements. Les circuits d'écoulement sont de grande.longueur et cet écoule ment se fait à une vitesse relativement faible. La vapeur est émise à partir des deux canaux latéraux 47 et 48 par des passages ou orifices agencés comme montré en fig. 6 à 8.
L'agencement comporte des passages verticaux 53 et 54 qui descendent à partir des canaux 47 et 48, un passage oblique 55 qui aboutit au voisinage immédiat du nez de l'élément chauffant (fig. 7) et des passages obliques 56 et 57 vers l'arrière de la chambre de vaporisation. Cette disposition des passages assure une bonne répartition de la chaleur.
Un autre avantage de la disposition de la cham bre de vaporisation est qu'elle assure un large espace pour la formation des dépôts minéraux à l'intérieur du canal central profond 9, là où l'eau pénètre dans la chambre. De cette manière, une accumulation no table de tartre déposé par l'eau ne risque pas de bloquer l'écoulement. Les cloisons ont pour but d'em pêcher l'eau entrainée par la vapeur de passer di rectement d'un canal vers le suivant.
Le réservoir d'eau, plus particulièrement visible en fig. 1, 9 et 10, comprend un boitier 58 et un fond 59 assemblés par sertissage le long de leurs bords. Comme montré en fig. 4, le fond 59 de ce réservoir comporte une dépression longitudinale 60 dont le fond est perforé pour recevoir le corps du clapet 19, lequel corps est fixé par sertissage, comme montré en 61. Le corps du clapet assure en outre la fixation de la partie horizontale 62 d'une cloison 63 (fig. 1 et 2) à profil en L, pourvue d'ouvertures 64.
Cette cloison, qui se trouve disposée dans la partie anté rieure du réservoir d'eau, limite le balancement du liquide consécutif au mouvement de va-et-vient du fer pendant le repassage. Cette cloison et la tubulure de remplissage 18, relativement longue et disposée verticalement avec son entrée tournée vers l'avant, empêchant l'eau d'être éjectée vers l'extérieur à tra vers la tubulure.
Le corps du clapet 19, qui repose dans l'ouver ture d'admission de la chambre de vaporisation, sup porte et retient l'avant du réservoir d'eau 13. L'ar rière de ce réservoir repose sur des blocs 65 qui peu vent être en matière isolante de la chaleur. Le ré servoir est sollicité vers le bas par un ressort à lame 66 (fig. 1, 3, 9a) lequel est retenu par l'ensem- blé du couvercle et de la poignée du fer. La pres sion vers le bas assurée par ce ressort fait pénétrer le corps du clapet 19 dans le couvercle de la cham bre de vaporisation et le maintient appliqué sur son siège.
Comme montré en fig. 4, la tubulure de rem plissage 18 et le mécanisme d'actionnement du cla pet sont portés par une tête 67 montée sur le corps 58 du réservoir d'eau. Cette tête 67 est pourvue de bossages 68 et 69 qui traversent des ouvertures cir culaires dans le fond supérieur du réservoir et qui sont serties sous ce fond, comme figuré.
L'extrémité inférieure de la tubulure de remplissage 18 est en foncée dans une ouverture 70 de la tête 67 contre un épaulement 71. Comme montré en fig. 1, cette tubulure de remplissage s'élève dans la colonne fron tale 17 de la poignée et son entrée est située en face d'une ouverture dirigée vers l'avant, dans laquelle est inséré un raccord 72 solidaire d'une pièce 73 qui forme également le couvercle horizontal 74 propre à recouvrir le dispositif de réglage du mécanisme d'interrupteur thermostatique.
Le raccord 72 pé nètre<B>-</B>dans la tubulure 18 pour retenir celle-ci. A l'arrière du fer se trouvent des saillies 75 et 76 des tinées à supporter ce fer à la position redressée à la verticale quand il n'est pas en service ou quand on désire remplir le réservoir. La disposition de la tu bulure de remplissage permet à l'eau de pénétrer à l'intérieur du fer sans aucun risque qu'elle ne vienne au contact du mécanisme d'interrupteur thermosta tique.
Quand le fer se trouve à la position redressée, l'entrée de la tubulure de remplissage est tournée vers le haut et c'est chose facile que de verser de l'eau dans cette tubulure sans en laisser pénétrer dans la fente prévue pour le bouton de réglage à main de l'interrupteur thermostatique. En outre, quand l'opérateur désire vidanger l'eau restant dans le réservoir, par exemple avant de mettre le fer de côté, il renverse celui-ci au-delà de la position rele vée pour faire couler l'eau par la tubulure de rem plissage.
Le clapet de commande 19 est réalisé sous la forme d'un pointeau (fig. 4) pourvu d'une aiguille 77 mobile verticalement pour commander l'orifice de sortie du clapet. Cette aiguille est fixée à l'extrémité inférieure d'une tige coudée 78 dont la partie haute traverse un alésage 79 de la tête 67, son guidage étant assuré par un manchon de fibre 80 inséré dans une creusure 81 d'un bossage tubulaire 82 dépas sant vers le haut. L'extrémité supérieure de la tige 78 est filetée et reçoit un écrou 83 sur lequel agit un ressort hélicoïdal 84 qui sollicite la tige vers le haut, c'est-à-dire qui tend à amener le clapet à la position ouverte.
Un second écrou 85 assure la fixa- tion d'un doigt 86 à l'extrémité supérieure de la tige 78. L'extrémité du doigt 86 porte contre une rampe 87 ménagée au fond d'une rainure de guidage découpée dans un organe coulissant 88 de com mande à main. Comme le montre la fig. 4, cet or gane coulissant est conformé de manière à présenter une partie incurvée 89 par l'intermédiaire de laquelle il est monté sur une tige 90 fixée à l'intérieur de la partie haute de l'avant de la poignée. Un bouton 91 traverse une fente 92 de la poignée pour permettre de déplacer l'organe 88 à la main.
Quand ce der nier est à la position représentée en fig. 1, il main tient le clapet fermé, mais quand on le déplace vers l'arrière, la levée de la rampe 87 permet au res sort 84 d'ouvrir le clapet. Bien entendu l'on pour rait inverser l'obliquité de la rampe pour inverser le sens du fonctionnement.
La fig. 13 montre une variante dans laquelle la tige 78a d'actionnement du clapet est droite au lieu d'être coudée le corps du clapet 19a étant désaxé par rapport à l'axe longitudinal du fer et alimentant la chambre de vaporisation par le moyen d'un couloir incliné 93.
Dans tout fer à repasser, qu'il soit prévu pour le repassage à sec ou à vapeur, ou pour tous les deux, l'agencement d'un dispositif thermostatique de commande constitue une nécessité pratique. Un tel dispositif comporte un mécanisme d'interrupteur ther mostatique qu'on règle à la main, pour faire fonc tionner le fer aux différentes températures, ce mé canisme étant influencé par la température de la se melle et commandant la mise en circuit de l'élément chauffant de manière à assurer le maintien de la température désirée. Ce dispositif comporte de pré férence des organes compensateurs pour tenir compte de la température ambiante.
Il est désirable qu'un tel dispositif soit de construction simple, que son fonctionnement soit efficace pour conserver un con trôle précis et exact de la température de fonction nement, et enfin que son réglage soit facile. Dans le cas d'un fer à vapeur, il convient aussi que le dispo sitif de commande ne réduise pas l'espace disponible pour le réservoir d'eau et la chambre de vaporisa tion, et que son organe de commande soit à l'abri de toute influence ou action indésirable de la part des fuites ou des projections d'eau. Comme en outre la plupart des fers à vapeur peuvent également s'uti liser comme fers à sec, il faut encore que le dispo sitif thermostatique de commande fonctionne de fa çon efficace aussi bien quand on repasse à sec que lorsqu'on repasse à la vapeur.
Les agencements connus de mécanismes thermo- statiques pour fers à repasser en général et pour fers à vapeur en particulier, n'ont pas été entière ment satisfaisants pour une raison ou pour une au tre. La tendance générale a été de disposer l'organe de réglage à main au voisinage de la colonne fron tale de la poignée et les mécanismes mis en aeuvre ont le plus souvent comporté des liaisons mécaniques qui ont augmenté leur complexité et leur prix de revient.
Dans d'autres agencements on est arrivé à disposer le thermostat d'une manière qui a sacrifié les qualités de fonctionnement du fer utilisé soit pour travailler à la vapeur, soit pour repasser à sec.
L'un des buts essentiels de la présente invention est d'éliminer les inconvénients des dispositifs con- nus de commande thermostatique pour fers à repas ser, et de permettre d'établir un mécanisme de ther mostat de commande qui présente toutes les caracté ristiques désirables, mentionnées plus haut.
Le mécanisme thermostatique de commande du fer à repasser décrit est monté sur la semelle au voi sinage du point d'entrée de l'eau dans la chambre de vaporisation et également au voisinage de la partie antérieure de l'élément de chauffage, cela de manière à répondre rapidement aux variations de température de la semelle aussi bien pendant le repassage à vapeur que pendant le repassage à sec. Le mécanisme de commande est facilement manoeu- vrable à partir de la colonne frontale de la poignée et il peut également être réglé sans difficulté pour correspondre avec la came de réglage et l'interrup teur.
En se référant plus particulièrement aux fig. 14 et 15, le dispositif thermostatique de commande est représenté dans son application à un fer à repasser à vapeur semblable à celui figuré en fig. 1 à 5 et comportant notamment une semelle 110 pourvue d'un élément chauffant approprié<B>111</B> noyé dans la semelle, un couvercle 112 et une poignée 113. A l'intérieur du couvercle 112 et au-dessus de la se melle<B>110</B> se trouve un réservoir d'eau 114 qu'on peut remplir par une tubulure de remplissage 115, laquelle s'élève à l'intérieur de la colonne frontale 116 de la poignée pour se terminer par une entrée 117 tournée vers l'avant.
Quand le clapet d'ouver ture et de fermeture est ouvert, il permet à l'eau de couler dans la chambre de vaporisation de la semelle au point 119 (fig. 14 et 18) où cette eau est ainsi transformée en vapeur, laquelle est émise par des orifices 120 prévus dans la semelle. Le clapet 118 est du type à pointeau et à ressort, le ressort 121 le sollicitant vers la position ouverte. Ce clapet est commandé par l'organe coulissant 122, actionné à la main et qui est pourvu d'une rampe 123 agissant sur un doigt 124 fixé à l'extrémité antérieure de la tige du clapet.
Le dispositif thermostatique de commande, dé signé de façon générale par la référence 125, est établi et monté de la façon qu'on va décrire. On no tera que ce mécanisme est monté dans la partie avant du fer et que ses pièces s'élèvent dans la colonne frontale creuse 116 de la poignée. Le mécanisme en question, comme représenté en fig. 15, 18 et 19, comprend une lame de contact mobile <B>126</B> et une lame de contact fixe 127.
Ces lames portent respec tivement des contacts 128 et 129 propres à coopérer l'un avec l'autre, un organe thermosensible 130 por tant un doigt isolant 131 qui traverse une ouverture 132 de la lame 127 pour pouvoir actionner la lame 126, et un support rigide 133 destiné à porter la came de réglage 134 grâce à laquelle l'interrupteur thermostatique peut être réglé pour les différentes températures de fonctionnement. La came 134 est en matière isolante et elle agit sur une saillie 135 prévue à l'extrémité supérieure de la lame 127 en vue d'assurer le réglage de la position du contact 129, lequel reste normalement fixe.
La came est réglée angulairement par le moyen d'un levier de com mande 136 qui traverse une fente 137 ménagée en tre un couvercle 138 et la paroi avant de la colon nette 116 de la poignée. Le levier 136 est actionné par le moyen d'un bouton 139 fixé à son extrémité antérieure.
Cet ensemble d'interrupteur thermostatique com prend encore des éléments 140 et 141 destinés à for mer bornes et qui portent respectivement contre les lames 126 et 127 ; il comporte en outre des entre toises isolantes 142, 143 et 144 qui s'imbriquent les unes avec les autres et avec les pièces métalliques de façon à maintenir ces dernières isolées électrique ment les unes des autres.
Tous ces divers éléments sont retenus sous forme d'un bloc unique par le moyen d'une seule vis 145 (fig. 18) qui traverse une oreille ou extension perforée 146 solidaire de la semelle 110. Comme on peut le voir en fig. 18 et 19, les divers éléments de cet ensemble ainsi que l'oreille de montage 146 sont pourvus de creux et de saillies qui s'assemblent les uns avec les autres en vue de caler et de retenir les éléments à la position correcte. L'oreille de montage 146 est disposée au voisinage du point 119 d'arrivée d'eau et de l'avant ou nez de l'élément 111, environ à même distance de chacun d'eux.
L'organe thermosensible 130 est au contact direct de l'oreille 146 et est chauffé par celle-ci. La vis 145 se visse dans une plaque 147 en forme de U qui joue le rôle d'écrou et qui en outre entoure et rend rigide tout l'ensemble de l'interrupteur, tout en permettant le libre mouvement des éléments de celui- ci.
L'interrupteur constitué par les lames à con tact 126 et 127 est branché en série dans. le circuit de l'élément chauffant 111. Ainsi qu'on peut le voir en fig. 14, la borne 140 de l'interrupteur est reliée à une barre de connexion 148 qui court sur l'un des côtés du fer et qui aboutit à une borne 149 de l'élé ment chauffant. L'autre borne 150 de cet élément est reliée à une borne principale 151 du fer. La borne 141 de l'interrupteur est reliée à une autre barre de connexion 152 qui court sur le côté opposé du fer pour aboutir à l'autre borne principale 153 de celui-ci.
Les conducteurs du cordon 154 (fig. 17) sont branchés aux deux bornes principales précitées.
Pendant le fonctionnement du fer, l'organe ther mosensible 130 se déplace vers la droite en fig. 15 jusqu'à ce que le doigt 131 touche la lame 126 et la déplace en ouvrant les contacts de l'interrupteur, après quoi l'élément thermosensiblese refroidit en permettant ainsi aux contacts de se refermer. L'organe thermo sensible 130 comprend de préférence un élément infé- rieur bimétallique 155 (fig. 19) qui constitue l'élé ment primaire, et un autre élément bimétallique su périeur 156 qui constitue l'élément secondaire ou élément de compensation.
L'élément primaire 155 s'infléchit vers la droite quand on le chauffe, tandis que l'élément secondaire de compensation 156 s'in- fléchit vers la gauche. Comme on le comprend ai sément, ce dernier élément assure la compensation de la température ambiante ; à mesure que celle-ci s'élève, il réduit le déplacement de l'élément primaire. La température de fonctionnement à laquelle les con tacts de l'interrupteur s'ouvrent est déterminée par la position de réglage du contact 129, normalement fixe.
La lame de réglage 127 qui porte ce contact est rendue rigide sur une grande partie de sa lon gueur par des rebords 157. La partie inférieure de cette lame peut fléchir et elle sollicite le contact 129 vers le contact 128 avec lequel il coopère. Ce con tact 128 est lui-même sollicité en direction du con tact 129 par l'élasticité de la lame 126 qui le sup porte.
La came 134 et son organe d'actionnement 136 sont montés à rotation dans le haut du support ri gide 133 par le moyen d'une tige ou axe 158 qui traverse des oreilles 159 et 160 dudit support (fig. 15 à 19). L'oreille inférieure 159 est découpée à partir du support 133 et la tige 158 dépasse au- delà de l'orifice 161 de cette oreille pour porter des saillies d'arrêt 162 au-dessous de celle-ci. L'oreille 159 assure la retenue de l'extrémité inférieure de la tige et sert en fait de pivot ou point d'appui.
L'oreille supérieure 160 est découpée d'une ouverture allongée 163 traversée par la partie haute de la tige 158 et qui permet un mouvement de réglage de cette partie haute vers l'avant et vers l'arrière. Une vis 164 tra verse une ouverture 165 de la tige 158 pour venir se visser dans un trou 166 du support 133. Une lame de ressort 167 est fixée au support 133 par son extrémité inférieure à l'aide d'un rivet 168 (fig. 18), cette lame agissant sur la tige 158 pour la re pousser contre la tête de la vis 164.
Le rivet 168 assure également la fixation au support 133 de l'ex trémité inférieure d'une plaque isolante 169 dont l'extrémité supérieure est découpée d'une entaille 170 destinée à permettre le passage de l'extrémité dé passante de la vis 164. Cette plaque a simplement pour but d'empêcher le contact de la lame 126 avec le support métallique 133 lors d'un déplacement ex- cessif de ladite lame<B>126.</B>
La came 134 est pourvue d'une ouverture 171 dans laquelle est passée la partie supérieure de la tige 158. Le levier d'actionnement 136 est égale ment perforé en 172 pour le passage de cette tige 158. La came et son levier d'actionnement reposent tous deux sur l'oreille 160 et peuvent tourner sur la tige 158 sur laquelle ils sont retenus par le moyen d'une goupille élastique 173 (fig. 14) serrée dans une gorge 174 (fig. 19) de l'extrémité supérieure de cette tige.
Le levier d'actionnement 136 est bloqué sur la came par le moyen d'une dent 175 qui s'en gage dans une creusure 176 de la came. Il est toute fois possible, si on le désire, d'utiliser une came mé tallique avec un levier d'actionnement formant un ensemble venu de fabrication, auquel cas la saillie 135 doit être faite en matière isolante. La description qui précède permet de comprendre que le réglage de la tige 158 par le moyen de la vis 164 assure le réglage de la position de la came 134 en translation.
Le but de ce réglage est de permettre la coopération de la came et de l'interrupteur en vue d'assurer le fonctionnement correct du mécanisme d'interrupteur thermostatique aux limites de tempéra ture choisies par le réglage angulaire du levier d'ac- tionnement à main 136.
Ce réglage de la vis 164 est en principe fait à l'atelier avant que le fer ne quitte l'usine et ne doit pas être modifié après coup, bien que des retouches puissent être faites par un réparateur, si cela devient nécessaire. Le réglage en question est effectué en enlevant le couvercle 138 et en utilisant un tournevis recourbé en L pour ma noeuvrer la vis 164.
La construction du dispositif thermostatique de commande, sa disposition et son agencement, tels qu'on vient de les décrire, comportent des avantages importants. Le mécanisme est totalement dépourvu de tout dispositif de liaison compliqué, tel qu'on en utilise dans bien des appareils connus. En raison de son orientation générale verticale dans la partie anté rieure du fer, il ne réduit pas l'espace disponible pour le réservoir d'eau et la chambre de vaporisation. Il permet encore un réglage de la limite de température à partir de la colonne frontale de la poignée.
Il em pêche l'accumulation sur les contacts des particules métalliques provenant des étincelles ou de toutes au tres particules, et il contribue par conséquent à as surer un fonctionnement régulier. Les contacts de l'interrupteur et le mécanisme de commande de la came de réglage sont situés loin du corps du fer for tement chauffé; de même, les pièces sont à l'abri des fuites d'eau possibles. Le dispositif thermostatique de commande est en outre de construction simple et son montage est facile, puisque assuré par une seule vis.
Dans le cas d'un fer à repasser à vapeur, comme représenté, le montage du mécanisme de commande sur une oreille solidaire de la semelle au voisinage du point d'amenée de l'eau, est également très avan tageux car l'organe thermosensible répond immédia tement à la température de la semelle au voisinage im médiat dudit point. L'oreille est immédiatement sensi ble aux changements de température provoqués par l'arrivée de l'eau et elle influence directement l'organe thermosensible de façon correspondante.
La dispo sition de cette oreille à peu près à égale distance du point en question et de la partie antérieure de l'élément chauffant fait de plus que l'organe thermo sensible répond rapidement dans le cas du repassage à sec.