Récipient comportant une isolation thermique La présente invention a pour objet un récipient comportant une isolation thermique et comprenant au moins deux parois espacées l'une de l'autre afin de protéger son contenu contre l'échange de calories avec le milieu ambiant, qui est généralement l'atmo sphère, c'est-à-dire pour protéger le contenu contre une perte de calories ou un gain de calories pro venant de l'atmosphère.
Diverses méthodes ont déjà été proposées pour réaliser l'isolation thermique d'un récipient qui, gé néralement, comporte des parois espacées l'une de l'autre. Dans beaucoup de cas, l'espace entre les parois est fermé par scellement et soumis au vide. Dans d'autres cas, l'une des faces opposées des deux parois subit un traitement lui donnant la propriété d'une surface réfléchissant la chaleur, de façon à réfléchir la chaleur sur l'autre paroi qui l'absorbe. Dans d'autres cas, on emploie une combinaison des deux méthodes.
L'emploi d'un espace soumis au vide est proba blement à lui seul le facteur le plus efficient donnant une isolation thermique efficace. Toutefois, le scel lement des deux parois entre elles et l'évacuation de l'air demandent une grande attention lors de la pro duction en masse de tels récipients et ceux-ci sont facilement endommagés et rendus inutilisables lors de leur emploi.
L'utilisation de surfaces réfléchissantes comporte un défaut dû au fait que celles-ci sont sujettes à se détériorer par suite des méthodes employées pour les produire.
Or, on a trouvé qu'une isolation thermique ap proximativement égale à celle donnée par le vide pouvait être obtenue en utilisant l'aluminium, ou l'un de ses alliages, traité anodiquement pour former les parois définissant l'espace interne du récipient.
Selon la présente invention, le récipient est ca ractérisé par le fait que ses parois sont formées par de l'aluminium, ou l'un de ses alliages, traité ano- diquement de façon à donner à l'une des surfaces opposées desdites parois un fini brillant réfléchissant la chaleur et à l'autre surface opposée un fini satiné absorbant la chaleur, et par le fait que la paroi pré sentant le fini satiné est disposée du côté de la plus haute température du gradient de température ré gnant entre l'espace interne du récipient et son milieu ambiant.
Ainsi, quand on doit isoler thermiquement le contenu chaud d'un récipient contre la perte de ca lories, une enveloppe extérieure formant l'une des parois pourrait entourer l'autre paroi, et la paroi interne serait traitée anodiquement de façon à pré senter la surface satinée absorbant la chaleur, tandis que l'enveloppe serait traitée anodiquement de façon à présenter la surface brillante réfléchissant la cha leur.
Quand on doit isoler thermiquement le contenu d'un récipient contre l'absorption de calories prove nant de l'extérieur, la paroi interne serait traitée anodiquement de façon à présenter la surface bril lante réfléchissant la chaleur, tandis que la paroi de l'enveloppe serait traitée anodiquement de façon à présenter la surface satinée absorbant la chaleur.
Le dessin. annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du récipient faisant l'objet de . l'invention. La fig. 1 est une coupe montrant le principe de base de l'invention.
La fig. 2 est une section en élévation d'un réci pient.
Selon la fig. 1, l'isolation thermique est constituée par deux parois 1, 2 qui sont en aluminium, ou l'un de ses alliages, auquel on a fait subir un traitement anodique, de façon à donner aux faces opposées des deux parois, respectivement une surface brillante ré fléchissant la chaleur, représentée par la ligne en traits interrompus 4, et une surface satinée absorbant la chaleur, représentée par la ligne pointillée 3.
Les deux parois sont disposées le long du gra dient de température -f- ... - , et la paroi 1 est disposée, par rapport à la paroi 2, du côté de l'ex trémité de la plus haute température du gradient.
Ainsi, toute calorie, qui passe de la zone de la plus haute température, à travers la paroi 1 délimi tant cette zone, en direction de la paroi 2, qui délimite la zone de la plus basse température, est interceptée et réfléchie en arrière par la surface ré fléchissante 4 avant que les calories ne soient absor bées (au moins dans une très appréciable mesure) par la paroi 1. Les calories ainsi réfléchies en arrière sont absorbées par la surface absorbante 3 de la paroi 1 et sont conduites à travers cette paroi en arrière jusqu'à la zone de la plus haute température.
De cette manière, l'échange de calories est éli miné ou, du moins, considérablement réduit, offrant ainsi l'isolation thermique désirée.
Quand cette protection est prévue pour empêcher la perte de calories d'une substance chaude, la paroi 1 est située plus près de la substance que la paroi 2 présentant la surface réfléchissante. Dans la plupart des cas, la paroi 1, munie de la surface 3 absorbant la chaleur, forme la paroi interne du récipient, afin que toute calorie, qui passe depuis la substance, par conduction à travers la paroi 1, soit réfléchie en arrière, par la surface réfléchissante 4 de l'autre pa roi 2, en direction de la surface absorbante 3 de la paroi interne, et, ensuite, retourne à la substance.
Dans le cas contraire, par exemple, lorsque la protection est prévue pour empêcher la substance de recevoir des calories provenant de l'atmosphère, la paroi 2, munie de la surface réfléchissante 4, sera plus près de la substance et pourra former la paroi interne du récipient.
Le récipient faisant l'objet de l'invention peut constituer un article domestique tel que théière, cafe tière, etc., ou un appareil industriel ou de laboratoire.
Une description sera donnée maintenant, en se référant à la fig. 2, de l'application de l'invention au cas particulier d'un pot utilisé comme théière ou cafetière. Le pot comprend une paroi interne 5 et une paroi extérieure 6 formant une enveloppe. Les deux parois sont espacées l'une de l'autre par un petit espace et elles présentent une ouverture de charge communiquant avec l'espace interne du réci pient. L'ouverture est munie d'un organe de ferme ture amovible constitué par un couvercle 7. Les pa rois sont scellées ensemble, autour de l'ouverture par une opération de serrage ou autre opération, de sorte que la paroi interne 5 est suspendue dans l'enveloppe 6.
Dans un tel cas, il est nécessaire d'empêcher (ou, du moins, de réduire) la perte de calories du contenu du pot et, dans ce but, la surface intérieure de l'enveloppe traitée anodiquement doit présenter une surface réfléchissante 4, tandis que la surface exté rieure de la paroi interne 5 traitée anodiquement doit présenter une surface satinée ou mate 3, c'est-à-dire que la paroi interne 5 correspond à la paroi 1 décrite en référence à la fig. 1, tandis que l'enveloppe 6 cor respond à la paroi 2.
Il est avantageux de fabriquer la paroi interne 5 dans la forme requise, puis de lui faire subir un traitement anodique, de sorte que ses deux faces sont d'un noir satiné. De même, l'enveloppe 6 subit un traitement anodique, de sorte que ses deux faces présentent un fini réfléchissant brillant.
Après assemblage des deux parois, le fini, par traitement anodique de la surface intérieure du pot et de la surface extérieure de l'enveloppe, est enlevé et remplacé par n'importe quel fini désiré. Les sur faces opposées de l'enveloppe et de la paroi interne, qui ont subi un traitement anodique, ne seront natu rellement pas affectées et retiendront respectivement leur fini satiné et réfléchissant.
L'enveloppe 6 pourrait être munie de n'importe quelle anse habituelle 8 et, grâce à la réflection in terne de la surface interne de l'enveloppe, il n'est pas nécessaire, lorsque cette anse est en métal, de la munir d'une poignée isolante.
Le couvercle 7 du pot pourrait également être formé de manière similaire, c'est-à-dire, comprendre des parois 9 et 10 espacées l'une de l'autre, consti tuées en aluminium ayant subi un traitement anodique et dont les surfaces opposées ont subi un traitement de finissage, afin de fournir respectivement la sur face réfléchissante 4 et la surface absorbante sati née 3.