Machine automatique pour le conditionnement d'un produit
La présente invention a pour objet une machine automatique pour le conditionnement d'un produit, liquide, pâteux ou mme pulvérulent (produits d'hy giène, produits comestibles, etc.), sous forme de doses constituées, chacune, par une certaine quantité d'un produit ou mélange de produits, hermétiquement scellée dans un sachet, formé de deux parois en matière plastique, réunies entre elles par soudure.
Cette machine, de construction simple et d'un rendement très élevé, est caractérisée en ce qu'elle comporte un dispositif d'alimentation pour alimenter en continu les deux bandes de part et d'autre d'un tube longitudinal axial d'arrivée du produit à conditionner, une première presse de soudage pour réunir ces deux bandes de part et d'autre dudit tube et y former ainsi au moins un alvéole, les alvéoles successifs formés communiquant entre eux dans l'axe des bandes, une deuxième presse pour sceller les alvéoles remplis par des lignes transversales de soudure, une pince de traction animée de mouvements d'ouverture et de fermeture et d'un mouvement alternatif longitudinal parallèle aux bandes pour faire avancer celles-ci par saccades d'une longueur correspondant à celle soudée par la première presse au cours d'une de ses fermetures,
et des dispositifs pour commander en synchronisme ces presses et cette pince de manière que ladite pince tire sur les bandes lorsque les deux presses sont ouvertes.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la machine objet de l'in- vention.
La fig. 1 est une vue schématique, en perspective et en cours de formation, de l'ouvrage réalisé avec ladite forme d'exécution de la machine.
La fig. 2 est une vue en perspective et avec arrachements partiels de cette machine.
La fig. 3 est une vue de détail de l'une des bobines d'alimentation de l'une des bandes plastiques et de son support.
La fig. 4 est une vue en perspective de la portion inférieure d'un tube d'alimentation en produit à conditionner et de ses dispositifs accessoires.
La fig. 5 est une vue en perspective d'une premitre presse.
La fig. 6 est une vue en perspective de son électrode fixe.
La fig. 7 est une vue en plan de cette électrode.
La fig. 8 est une vue en perspective d'une deuxième presse.
La fig. 9 est une vue en perspective d'un dispositif assurant les déplacements alternatifs longitudinaux d'une pince de traction.
La fig. 10 est un schéma des canalisations pneumatiques et hydrauliques d'alimentation des différents vérins de la machine et des circuits électriques de commande des électro-vannes de contrôle de cette alimentation.
La fig. 11 est un diagramme des temps correspondant à un cycle de fonctionnement de la machine.
On se référera d'abord à la fig. 1 qui montre, à différents stades de sa réalisation, l'ouvrage fabriqué dans la machine représentée. Il s'agit, comme on l'a précisé plus haut, de la fabrication de doses, sous forme de petits sachets méplats Pl, P2... obtenus à l'aide de deux bandes Q et R en matière plastique telle que chlorure de vinyle ou de polyvinyle, polythène, superpolyamide, etc. Eventuellement, ces bandes peuvent tre de nature composite. Elles peuvent tre indépendantes ou former les deux moitiés d'une bande plus large.
On réunit d'abord les bandes Q et R par deux soudures longitudinales S et T et on coule le produit liquide pateux ou pulvérulent de remplissage entre les portions réunies de ces bandes, l'espace annulaire formé par ces soudures S, T se trouvant fermé à sa base par le dernier sachet formé.
Chaque sachet est, en effet, obturé transversalement par deux soudures transversales U, chaque soudure, effectuée après remplissage, étant commune à deux sachets. Ceux-ci sont finalement séparés les uns des autres par sectionnement suivant des lignes
V-V situées, chacune, dans l'axe d'une soudure transversale U.
La machine qui va tre décrite permet d'effectuer les diverses opérations ci-dessus, l'ouvrage progressant verticalement de haut en bas, dans le sens de la flèche fi (fig. 1 et 2).
Pour simplifier, on a supposé ci-dessus que les soudures longitudinales S et T étaient rectilignes et ménagées sur les bords des bandes Q et R, mais, éventuellement, elles pourront avoir, chacune, vues de face, toute autre forme, fonction de celle désirée pour les sachets, ces soudures en tout état de cause ménageant un canal central que fermeront les soudures transversales U.
I
Description de la macline représentée (fig. 2)
Considérée dans ses grandes lignes, cette machine comporte un bâti A, à la partie supérieure duquel est fixé un dispositif d'alimentation B, destiné à délivrer les deux bandes Q et R vers le bas et de part et d'autre d'un tube C d'alimentation en produit à conditionner.
Sous le dispositif d'alimentation B se trouve une première presse D à deux électrodes alimentées en courant à haute fréquence et destinée à réunir longitudinalement les deux bandes Q et R en formant les deux soudures longitudinales S et T.
Une seconde presse E, également à deux électrodes, est disposée à la partie inférieure du bati A pour réaliser les soudures transversales U.
Entre les deux presses, une pince F est supportée par un dispositif oléo-pneumatique G qui assure ses déplacements alternatifs verticaux ; cette pince est destinée à faire avancer vers le bas l'ouvrage, d'une longueur égale à celle de l'un des articles à réaliser.
L'ensemble est complété par des dispositifs électromagnétiques de commande et d'alimentation H.
Le fonctionnement d'ensemble est le suivant :
Les bandes Q et R, fournies par le dispositif d'alimentation B, sont soudées longitudinalement en
S et T (fig. 1) par la presse D qui ménage un canal central dans lequel le tube C laisse écouler (ou injecte sous pression) le produit à conditionner.
La pince F est déplacée de haut en bas pendant le temps d'ouverture des deux presses D et-E d'une longueur égale à la longueur d'un récipient ou sachet.
Elle remonte, ouverte, pendant le temps de soudage.
La presse inférieure E, synchronisée de la presse D, assure l'obturation par soudage (soudures transversales U) et prépare la séparation des sachets en créant des lignes transversales de moindre résistance suivant les lignes V-V (fig. 1).
Ceci posé, on va reprendre ci-après en détail les diverses parties de cette machine.
a) Bâti A (fig. 2).-Il comporte un socle 1, quatre montants verticaux parallèles 2, réunis par des traverses 3 assurant la rigidité de l'ensemble.
b) Dispositif B d'alimentation (fig. 2, 3). ¯
A la partie supérieure du bâti A est fixé un support 4 portant des paliers 5 dans lesquels reposent les arbres 6 de deux bobines d'alimentation 7 et 8.
Ces paliers sont ouverts pour permettre un déplacement rapide des bobines vers le haut, en vue de leur chargement.
Chaque bobine 7 ou 8 est centrée sur son arbre amovible 6 (fig. 3) par un jeu de deux cônes 9. Le déplacement latéral des cônes sur l'arbre et de l'arbre dans les paliers 5 est limité par des bagues 10, bloquées par des vis 11.
Le déroulement des bandes Q et R est freiné par deux freins constitués, chacun, par une tige 12 recourbée, articulée sur un pivot 13 solidaire du support 4. Un manchon 14 est serré sur chacune des tiges de freinage et appuie, par gravité, sur la bobine correspondante.
c) Tube C d'alimentation.-Ce tube en matière plastique rigide est bloqué en hauteur par un mandrin 15, rapporté par une ferrure 15a sur le bâti A.
Une électro-vanne 16, commandée par un électro 16a, est placée sur le tube C. En outre, ce tube porte deux conducteurs 17 (fig. 4 et 10), terminés par deux fils de platine 17a. Une gaine en matière plastique 18 recouvre le tube C et les deux conducteurs 17, ne laissant découvertes que les extrémités du tube et des fils de platine 17a (fig. 4) qui sont légèrement en retrait vers le haut par à l'extrémité inférieure du tube C.
d) Presse supérieure D (fig. 2 et 5 à 7).
Elle comporte deux supports avant et arrière 19 et 20, fixés au bâti A et réunis par quatre. guides cylindriques 21 sur lesquels coulisse une plaque mobile 22, commandée par un vérin pneumatique à double effet 23.
Sur la plaque mobile 22 est fixée une électrode dite de préformage 24 par l'intermédiaire de quatre isolateurs 25.
Sur le support arrière 20 est disposée la contreélectrode. Celle-ci est formée (fig. 5,6) d'un corps 26 pourvu, en son milieu, d'une rainure longitudinale 27 dans laquelle est logée une portion du tube C et de deux guides 28 et 29 fixés, chacun, sur le corps 26 au moyen de deux pattes 30 et de vis moletées 31, ces guides assurant le guidage latéral des bandes plastiques Q et R.
L'alimentation en courant haute fréquence des électrodes 24 et 26 est assurée, à partir d'un générateur classique I (fig. 2), connecté par un câble coaxial J aboutissant à un boîtier de couplage usuel
K, relié par un conducteur 32 à un plot 33 (fig. 5) supporté par un isolateur 34 et au contact duquel vient, en fin de fermeture de la presse D, une lan- guette de cuivre 35, fixée sur l'électrode mobile 24, la fermeture du circuit haute fréquence se refermant alors par l'autre électrode 26 qui est à la masse.
La presse D est complétée par deux rupteurs 36 et 37 portés, respectivement, par les supports 19 et 20 et coopérant avec des vis 38 et 39, portées par la partie mobile 22 de la presse, de manière telle que le rupteur 36 est fermé lorsque la presse est ouverte, tandis que le rupteur 37 est à son tour fermé lorsque la presse est fermée.
e) Presse inférieure E (fig. 2 et 8).-Cette presse comporte deux supports 40 et 41, fixés au bâti A dans une position réglable en hauteur grâce à des vis 42 passant dans les boutonnières 43 des montants du bâti. Ces deux supports sont réunis par deux guides cylindriques 44.
Chacun de ces guides est fileté dans sa portion située juste en avant du support 41, en vue du réglage, sur ce guide, d'un manchon 45 de butée, à l'aide d'un écrou 46 et d'un contre-écrou 47, vissés sur ce guide.
Sur les deux guides est mobile une plaque 48 sous l'action d'un vérin 49 dont le cylindre est porté par le support 40. La course de la plaque mobile 48 vers le support arrière 41 est limitée par deux manchons 50, solidaires de cette plaque et venant buter contre les manchons réglables 45.
Cette plaque 48 porte, par l'intermédiaire d'isolateurs 51, l'électrode mobile désignée dans son ensemble par 52.
Cette électrode comporte deux plaques 53,54, réunies de manière réglable par des entretoises 55.
Sur sa face arrière, la plaque 54 porte, entre deux bandes de caoutchouc 56, deux plaques de cuivre 57 par rapport auxquelles fait légèrement saillie une petite lame 58.
En face de cette électrode mobile 52 est disposée une contre-électrode fixe, désignée dans son ensemble par 59. Cette contre-électrode, fixée au support 41, comporte deux blocs de caoutchouc 60, séparés par une lame 61 de cuivre.
On rappelle que les électrodes 52 et 59 sont destinées à effectuer les soudures transversales U (fig. 1) dans l'ouvrage. Ces soudures sont obtenues par le serrage des deux bandes Q et R entre les parties métalliques 57 de l'électrode 52 et 61 de la contre-électrode 59, cependant que la lame 58 contribue à la soudure mais doit, en outre, donner la ligne de moindre résistance, suivant laquelle les doses obtenues seront séparées sur les lignes V-V.
Dans ce but, cette lame 58 doit se rapprocher davantage de la lame 61 de la contre-électrode que ne le font les pièces 57 et c'est la raison pour laquelle elle est en saillie par rapport auxdites pièces. Le réglage de l'avance extrme de la lame 58 est assuré par le réglage des manchons 45.
L'alimentation en courant haute fréquence de la presse inférieure E est analogue à celle de la presse supérieure. Il est prévu un générateur L (fig. 2) relié par un câble M à une boîte (fig. 8) à un plot 63 porté par le support 41 par l'intermédiaire d'un isolateur 64. Avec ce plot vient en contact, en position de fermeture de la pince, une languette 65 solidaire de l'électrode mobile 52.
Pince F (fig. 2).-Elle est constituée par une carcasse métallique 66 sur laquelle sont articulées, autour de deux axes 67 et 68, deux mâchoires 69 et 70, solidaires de ces axes. Ces mâchoires sont munies de garnitures de caoutchouc 71,72.
Un vérin pneumatique 73 commande la mâchoire 69 par l'intermédiaire d'une chape 74, d'une biellette 75 et d'un bras 76 claveté sur l'axe 67.
Le mouvement de la mâchoire 69 est transmis à la mâchoire 70 par deux secteurs dentés 77 et 78.
Une vis réglable 79, fixée sur la mâchoire 69, actionne un contacteur-inverseur 80 à deux interrupteurs 80a, 80b (fig. 10), l'interrupteur 80a 6tant fermé quand la pince est fermée et l'interrupteur 80b quand, au contraire, cette pince est ouverte.
g) Dispositif oleo-pneumatique G (fig. 2 et 9).
-Ce dispositif, destiné à déplacer longitudinalement et d'un mouvement alternatif la pince F, comporte un vérin pneumatique 81 à simple effet dont le cylindre est fixé par des embases 82,83 à l'extrémité d'un tube 84 dont l'autre extrémité est fixée au cylindre d'un vérin hydraulique 85 par d'autres embases 86 et 87.
A l'intérieur du tube 84 coulisse une pièce libre 88 de forme cylindrique et portant un méplat 89 en regard d'une lumière 90 ménagée dans le tube, sur une longueur égale à la course maximum de la pince F, augmentée de la longueur de la pièce mobile 88.
Les tiges 91 et 92 des vérins pneumatique 81 et hydraulique 85 viennent porter dans deux évi- dements semi-sphériques, ménagés sur les faces supérieure et inférieure de ladite pièce mobile 88.
Quatre brides 93, serrées par des vis 94, fixent l'ensemble ci-dessus sur deux tiges 95 de guidage elles-mmes fixées au bâti A par deux pièces bou- lonnées sur ce bâti.
La pince F est fixée par son support 66 et par des vis 97 (fig. 2) sur une pièce intermédiaire 98, elle-mme fixée sur le méplat 89 par deux vis 99 (fig. 9). Cette pièce intermédiaire 98, dont la largeur est égale à la largeur de la lumière 90, assure éga- lement le guidage latéral de la pince F.
A la partie inférieure du vérin hydraulique 85 est fixée une électro-vanne 100 par laquelle l'huile du vérin est en communication avec un réservoir d'huile 101. Une poche d'air est maintenue sous pression à la partie supérieure du réservoir d'huile 101 par une valve de retenue 102, reliée à une source d'air comprimé par un mano-détendeur 103.
Sur l'une des tiges 95 supportant 1'ensemble, un contacteur double 104 (à deux interrupteurs 104a et 104b) est fixé à une hauteur réglable par une bride 105 enserrant la tige. Un ergot 106, disposé sur la pince F, commande le contacteur 104 dans le sens de la fermeture des deux interrupteurs 104a et 104b lorsque cette pince atteint son point mort bas.
h) Dispositif H d'alimentation des verins et de contrôle automatique de cette alimentation (fig. 2 et 10).-A l'arrière de la machine est fixé sur le bâti A un caisson 107 contenant la majeure partie de ce dispositif, une petite partie étant logée dans un boîtier 108.
On se référera maintenant au schéma de la fig. 10 sur lequel son représentés en :
23 le vérin pneumatique de fermeture de la
presse supérieure D ;
49 le vérin pneumatique de fermeture de la
presse inférieure E ;
73 le vérin pneumatique d'ouverture et de fer
meture des mâchoires de la pince F ;
81 le vérin pneumatique faisant partie du dis
positif G de commande de la pince F, ce
vérin étant plus particulièrement destiné à
assurer la descente de cette pince ;
85 le vérin hydraulique de montée de la pince
et de maintien de celle-ci en position de
point mort bas.
Ceci posé, on va préciser successivement les circuits d'alimentation de chacun de ces vérins, puis leur contrôle électromécanique.
Les divers vérins pneumatiques 23,49,73 et 81 sont alimentés à partir d'une source d'air comprimé 109, à travers un mano-détendeur 110, respectivement :
les vérins 23 et 49 à double effet des presses D et E, à travers une électro-vanne commune 111 qui permet de mettre alternativement sous pression l'une ou l'autre des extrémités du vérin, l'autre étant à la décharge, des robinets de réglage du débit d'air, 112, 113,114,115 étant disposés entre l'électro-vanne et ces vérins ;
le vérin à simple effet de fermeture des mâchoires à travers une électro-vanne 116 qui permet de relier ce vérin à la source 109 ou de la mettre à la décharge ;
et, enfin, le vérin à simple effet 81 de descente de la pince F à travers une électro-vanne 117 qui permet de le relier à la source 109 ou de le mettre à la décharge.
Quant au vérin hydraulique 85 à simple effet, il est, comme déjà précisé, alimenté à travers l'électrovanne 100 qui reçoit l'huile sous pression d'un réservoir 101 à poche d'air alimenté à partir de la source 109 à travers le mano-détendeur 103 et la valve 102 de retenue qui ne s'ouvre que dans le sens source 109-poche du réservoir 101.
On va décrire maintenant successivement les commandes électromécaniques desdites vannes, après avoir précisé que sur le schéma de la fig. 10 on a désigné, en différents points de ce schéma, par les points X, Y les deux bornes du secteur d'alimentation.
a) Electro-vanne 111 des vérins 23 et 49.
La bobine 118 est reliée aux bornes X, Y par l'inter- médiaire d'un circuit 119 branché sur les bornes de sortie 120 d'un relais temporisé 121, d'un type connu dit à impulsion , agencé de telle sorte que la fermeture momentanée d'un circuit de commande 122 décrit ci-après et branché sur deux bornes d'entrée 123 se traduit par une impulsion interne provoquant la fermeture à l'intérieur de l'appareil du circuit 119, branché en 120 et ce pendant un temps (tl)
réglable et compté à partir de la cessation de l'im- pulsion. Le circuit 122 de commande doit, pour donner l'impulsion, tre fermé sur lui-mme à l'exté- rieur du relais 121. La fermeture est assurée par deux interrupteurs en série 37a et 104a.
L'interrupteur 37a est ouvert par la fermeture du rupteur 37, actionné par la fermeture de la presse D (voir plus haut) ; ce rupteur 37 contrôle l'alimentation d'un relais auxiliaire 124 qui commande, notamment, l'interrrupteur 37a.
L'interrupteur 104a constitue l'une des deux parties du contacteur 104 et est fermé par la pince F à la fin de la course vers le bas.
En bref, on voit que l'électro-vanne 111 est mise sous tension par l'arrivée au point mort bas de la pince F car, à ce moment, comme on le verra plus loin, la presse D est ouverte et, par conséquent, l'in- terrupteur 37a fermé. Cette mise sous tension assure la mise sous pression de l'extrémité de gauche des vérins 23 et 49 et leur mise à l'échappement des extrémités de droite, assurant ainsi la fermeture des presses D et E.
b) Electro-vanne 116 de contrôle de la fermeture de la pince F par l'alimentation du vérin 73.-
La bobine 125 est reliée à la source XY par un circuit 126 à travers un interrupteur 37b, commandé par le relais précité 124, de manière qu'il soit fermé lorsque le relais est excité, et un relais temporisé 127.
Ce relais est également d'un type connu dit de maintien , tel que l'ouverture maintenue d'un circuit de contrôle 128, grâce à un interrupteur 37c, détermine la coupure à l'intérieur de l'appareil du circuit 126 après un temps (t2) réglable et compté à partir du moment d'ouverture du circuit de commande 128.
L'interrupteur 37c est commandé par le relais 124, de manière à tre ouvert lorsque ce relais est excité.
L'électro-vanne 116 est adaptée pour mettre le vérin 73 à la décharge lorsque la bobine 125 est excitée, comme précisé ci-dessus.
c) Electro-vanne 117 du vérin pneumatique 81 de descente de la pince.-La bobine 129 est reliée à la source XY par un circuit 130 comportant en série un interrupteur 131 et le rupteur 36.
L'interrupteur 131 est le seul interrupteur manuel de la machine. C'est lui qui, par sa fermeture, est chargé de déclencher la mise en marche de celle-ci.
Quant au rupteur 36, on rappelle qu'il est fermé par le vérin 23 lorsque la presse supérieure D est ouverte ; il en résulte que ce rupteur 36 ne permet la descente de la pince F qu'autant que la presse D est ouverte, car l'électro-vanne est adaptée de telle sorte que le vérin 81 est mis sous pression quand la bobine 129 est excitée.
d) Electro-vanne 100 du vérin hydraulique 85.
-Sa bobine 132 est reliée à la source XY par un circuit 133 qui comprend en série l'interrupteur 104b du contacteur double 104 et l'interrupteur 80a du contacteur double 80.
On rappelle que l'interrupteur 104b est fermé, au mme titre que l'interrupteur 104d, lorsque la pince F atteint son point mort bas.
Quant à l'interrupteur 80a du contacteur 80, on rappelle qu'il est fermé lorsque la pince F est fer mée.
En conséquence, la bobine 132 est sous tension lorsque la pince F est à son point mort bas et est fermée et la vanne 100 est adaptée de telle sorte qu'elle est alors fermée, cette vanne s'ouvrant automatiquement lorsque la bobine 132 cesse d'tre excitée.
e) Electro-vanne 16 contrôlant le tube d'alimentation C.-Sa bobine 16 est reliée à la source
XY par un circuit 134 comportant un interrupteur 135 commandé, dans le sens de son ouverture, par l'excitation d'un relais dont la bobine 136 est reliée aux pôles d'une source électrique 137 par un poten tiomètre 138 et les fils de platine 17a, le circuit étant fermé quand le produit à conditionner forme pont entre ces deux fils.
L'électro-vanne 16 est adaptée de telle sorte qu'elle est ouverte lorsque sa bobine est sous tension, c'est-à-dire lorsque le relais n'est pas excité, le produit à distribuer n'atteignant pas les tiges 17a.
f) L'ensemble électromécanique est complété par un relais 139 destiné à appliquer la haute tension sur les générateurs I et L (fig. 2). Le circuit 140 de cette bobine étant fermé sur la source XY par l'intermédiaire de l'interrupteur 80b du contacteur 80 et ce de manière telle que les générateurs soient sous tension lorsque l'interrupteur 80b est fermé, ce qui correspond à la pince F ouverte.
II
Fonctionnement d'ensemble de la machine
On se référera notamment à la charte des temps de la fig. 11 dans laquelle sur l'axe OT sont portés les temps a, b, c... h des différents instants où se produit un changement dans un cycle complet de fonctionnement de la machine.
Les différentes lignes I à VIII correspondent respectivement :
la ligne I à la position d'ouverture (parties hautes de la ligne) des presses D et E et à leur fermeture (parties basses) ;
la ligne II représente la position longitudinale de la pince F ;
la ligne III représente l'ouverture (parties hautes) et la fermeture (parties basses) de cette pince F ;
la ligne IV représente, par les portions pleines, les temps pendant lesquels les générateurs I et L sont alimentés (temps de soudage) ;
la ligne V représente, par ses portions pleines, les temps pendant lesquels les vérins de fermeture des presses sont alimentés dans le sens de la fermeture des presses ;
la ligne VI représente, dans ses portions pleines, les temps pendant lesquels le vérin pneumatique 81 est alimenté ;
la ligne VII représente, dans ses portions pleines, les temps pendant lesquels le vérin 73 cesse d'tre alimenté (ouverture des mâchoires de la pince F) ;
la ligne VIII représente, dans ses portions pleines, les temps pendant lesquels la circulation d'huile est interrompue entre le vérin hydraulique 85 et le réservoir 101.
Ceci posé, juste avant le début d'un cycle (au temps 0, fig. 11), l'interrupteur manuel 131 est ouvert. La bobine 129 de la vanne 117 n'est pas sous tension. Le vérin 81 est à la décharge et ne tend pas à repousser vers le bas la pince F qui est maintenue en position haute (ligne II) par le vérin 85, car la vanne 100 est ouverte et 1'huile du vérin 85 est soumise à la pression de la poche d'air du réser- voir 101.
En outre, cette pince F est fermée (ligne III), car la bobine 125 de l'électro-vanne 116 n'est pas excitée, son circuit d'alimentation étant coupé en 3. 711.
Les presses D et E sont ouvertes (ligne I), car la bobine 118 est désexcitée par coupure de son circuit à l'intérieur du relais temporisé 121.
Le niveau du produit à conditionner est au plus haut dans l'ouvrage, c'est-à-dire qu'il établit le contact entre les deux fils de platine 17a, ce qui ferme le circuit d'alimentation du relais 136. L'élec- tro-vanne (16-16d) n'étant pas sous tension, l'écou- lement du produit est arrté.
Pour démarrer la machine, on ferme l'interrupteur manuel 131. La fermeture de cet interrupteur provoque la mise sous tension de l'électro-vanne (117-129) à travers le rupteur 36 qui est fermé (ligne VI). L'air est admis à la partie supérieure du vérin 81 qui pousse la pièce F vers le bas.
L'huile du vérin hydraulique 85 est refoulée dans le réservoir 101 à travers la vanne 100. La pression de la poche d'air du réservoir 101 croît grâce à la présence de la valve 102 qui évite le refoulement de l'air dans la canalisation d'alimentation. Cette pression croissante a pour effet de limiter l'accélération communiquée à la pince F dans son mouvement de descente.
La pince F-descend (ligne III) en entraînant avec elle l'ouvrage et ce jusqu'au moment où au temps a elle agit sur le contacteur 104 pour fermer ses deux interrupteurs 104a et 104b.
On notera que par le choix de la position du contacteur 104 sur la tige 95, on peut régler l'ins- tant a qui correspond à l'arrivée de la pince F au point mort bas, c'est-à-dire le déplacement de l'ouvrage en fonction de la longueur des sachets P à fabriquer. En effet, la fermeture de l'interrupteur 104b assure l'excitation de la bobine 132 de la vanne 100 puisque l'interrupteur 80d est ferme (pince fermée). La circulation d'huile du vérin 85 vers le réservoir 101 est arrtée et le mouvement vers le bas de la pince F cesse.
Simultanément, la fermeture de l'interrupteur 104a provoque la fermeture du circuit 122 du relais temporisé 121 à travers le contact 37a qui est fermé.
Le circuit 119 se trouve fermé (à l'intérieur de l'ap- pareil) et la bobine 118 de la vanne 111 est mise sous tension sans retard (début de la ligne V au temps a).
La vanne 111 inverse l'admission d'air aux vérins 23 et 49 et commence la fermeture des presses D et E qui sera terminée au temps b.
Cependant, dès que la presse D commence à se fermer au temps a, l'alimentation de la bobine 129 de la vanne 117 est coupée par le rupteur 36 et l'air cesse d'tre admis sur le vérin 81 qui se trouve mis en position d'échappement (fin de la première portion de la ligne IV). La pince F reste, cependant, au point mort bas car la vanne 100 est toujours fermée. L'arrivée des presses D et E en position fermée (au temps b) établit la fermeture du circuit d'alimentation de la bobine du relais 124, provoquant la fermeture de l'interrupteur 37b et l'ouverture des interrupteurs 37a et 37c.
L'ouverture de l'interrupteur 37a met fin à la durée de l'impulsion de commande du relais temporisé 121. Le circuit de sortie 119 reste fermé, à l'intérieur de l'appareil, pendant une durée tel (allant de b à g). Pendant cette durée tu :
les presses D et E restent fermées ;
la fermeture de 37b met la bobine 125 de la vanne 116 sous tension à travers le circuit de sortie 126 du relais temporisé 127 ; simultanément, le circuit de commande 128 de ce relais est ouvert, extérieurement, par l'ouverture de l'interrupteur 37c ;
le circuit 126 va rester fermé, à l'intérieur de l'appa- reil, pendant une durée t., comptée à partir de l'ouverture de l'interrupteur 37c, c'est-à-dire de l'instant b, et s'étendant jusqu'au temps e ; la mise sous tension de la bobine 125 supprime l'admission d'air au vérin 73 qui maintenait fermées les mâchoires de la pince F ;
celles-ci s'ouvrent du temps b au temps c (ligne III) et actionnent l'inverseur 80 ;
l'interrupteur 80a s'ouvre, coupant l'alimentation de la bobine 132 de la vanne 100 qui laisse à nouveau circuler l'huile du réservoir 101 vers le vérin 85 qui pousse la pince F ouverte vers le haut où elle reprend sa position initiale, du temps c au temps d (ligne II) ;
cependant, l'interrupteur 80b se ferme, provoquant la mise sous tension de la bobine 139 qui enclenche la haute tension des générateurs I et L (temps c, ligne IV) ;
la durée ts de soudage (de d à e) est donc commandée par l'ouverture des mâchoires de la pince puisque cette ouverture conditionne la fermeture de l'interrupteur 80b ;
la durée tJ écoulée, au temps e, les mâchoires de la pince F se ferment (ligne III), entre les temps e et f ; le soudage cesse (ligne IV), la matière soudée restant pressée pendant la durée e-g lui permettant de se solidifier.
A la fin de la durée tl, au temps g, le circuit 119 s'ouvre, à l'intérieur du relais 121, et l'électro-vanne 111 inverse à nouveau l'admission de l'air sur les vérins 23 et 49, provoquant l'ouverture des presses D et E entre les temps g et h. En h, le cycle est terminé.
Un nouveau cycle recommence par l'arrivée de la presse D, en position ouverte, qui ferme le courant 36, mettant à nouveau la bobine 129 de la vanne 117 sous tension.
On reviendra maintenant sur le niveau du produit à conditionner. Ce niveau varie suivant le rapport de la vitesse de descente de la pince F à l'importance du débit du tube C.
Pour l'obtention de doses gonflées , c'est-à- dire telles que les parois du sachet soient tendues par le produit, il est nécessaire que les mâchoires de la pince F se ferment sur ce produit, donc que son niveau soit supérieur au niveau des mâchoires au point mort haut de la pince. En effet, le seul poids du produit n'est pas suffisant pour provoquer cette tension.
Si, au contraire, les mâchoires de la pince sont situées au-dessous du niveau du liquide, ces mâchoires, lorsqu'elles sont serrées, obturent momentanément l'ouvrage au-dessus des électrodes de la presse inférieure E et le volume du produit chassé par les électrodes de la presse E au moment de la fermeture de cette presse crée la pression nécessaire à la mise sous tension de la pellicule puisque tout l'espace situé au-dessous de la pince est plein et que le produit ne peut refluer vers le haut, la pince étant fermée. Le volume excédentaire refoulé par les électrodes peut d'ailleurs tre réglé par le choix de l'épaisseur des garnitures 56 et 60 (fig. 2) qui protègent, en outre, la partie en cours de soudage contre tout effort mécanique pouvant provoquer une rupture des bandes.
Le maintien du niveau du liquide au-dessus du point mort de la pince F est assuré par la combinaison d'un débit surabondant par le tube C et par une limitation du niveau par des arrts de l'alimen- tation.
Ces arrts sont assurés par la fermeture de la vanne 16, lorsque le niveau atteint les fils de platine 17a. Il suffit donc que ces fils soient situés à un niveau supérieur au point mort haut de la pince F, et leur position est réglable par coulissement du tube C dans le mandrin 15.
Le potentiomètre 138 permet de régler le seuil de sensibilité du dispositif de coupure de l'alimentation suivant la résistivité du produit, afin d'éviter la fermeture de la vanne 16 prématurément, sous l'ac- tion d'un contact dû à de la mousse ou à une mince pellicule de produit restant sur le tube C.
Pour l'obtention de doses molles sans pression interne, il est facile de régler le débit du tube C de telle sorte que le niveau du produit demeure inférieur au niveau des électrodes de la presse inférieure d'obturation E.
On notera qu'il est également possible de confectionner des doses sans pression interne et en laissant fonctionner le dispositif de réglage automatique de niveau, en pratiquant, dans les garnitures 71,72 des mâchoires de la pince F, des évidements permettant au volume du produit chassé par les électrodes de la presse de fermeture E de remonter dans l'ouvrage.
De préférence, l'ouvrage obtenu sous forme d'un chapelet de charges sort horizontalement de la machine en Z (fig. 2) en passant sur une poulie de renvoi 141.
Naturellement, la machine pourrait tre prévue pour former simultanément plusieurs alvéoles, cette machine pouvant :
comporter côte à côte plusieurs ensembles analogues à celui décrit et permettant de traiter simul tanément, soit plusieurs paires de bandes autonomes, soit une seule paire de bandes plus larges capables o de tous les ensembles ; dans ce dernier cas, ces ensembles devront tre suffisamment écartés pour que les aplatissements dus aux presses inférieures de fermeture ne se gnent pas mutuellement du fait de l'allongement transversal de l'ouvrage qui résulte de la soudure ;
et/ou comporter dans le ou chaque ensemble une presse supérieure capable dans le sens de la hauteur de plusieurs alvéoles et une presse inférieure à plusieurs jeux d'électrodes ou autres pièces de soudage ;
dans ce cas, il pourra tre avantageux que ces paires de pièces ne viennent prendre appui sur les bandes que successivement, par exemple à partir du jeu médian pour assurer une égalisation des pressions ; ce résultat pourra tre obtenu en montant les diverses paires de pièces avec une possibilité de course morte sur leurs supports analogues aux supports 54 et 59 de la presse E (fig. 5).
Naturellement, le soudage au lieu d'tre effectué par le moyen de courant électrique à haute fréquence pourra tre assuré par tout autre moyen de chauffage local des bandes, par exemple par un chauffage des pièces d'appui à l'aide de résistances électriques lo gées dans ces pièces, ou encore par un chauffage à impulsion utilisant un élément chauffant à faible inertie thermique, interposé entre les bandes et les pièces d'appui.
Eventuellement, l'une des bandes pourra comporter des inscriptions qui se trouveront sur les divers sachets et le déroulement de cette bande pourra tre contrôlé, comme connu en soi, par une cellule photoélectrique qui assurera le centrage de l'impression.