Dispositif permettant de transformer un véhicule commercial
en véhicule de secours apte au transport de blessés
Lors de catastrophes frappant une région tout entière, il arrive qu'il soit nécessaire de faire appel pour l'évacuation massive de blessés ou malades à des véhicules civils réquisitionnés.
La présente invention a pour objet un dispositif permettant de transformer rapidement un véhicule de série du type commercial en véhicule de secours apte au transport de blessés indifféremment assis ou couchés sur des brancards, et qui lorsqu'il est inutilisé, peut être replié de façon à être stocké avec un encombrement minimum.
A cet effet, le dispositif selon l'invention comprend un ensemble de cadres articulé sur les côtés d'un soubassement rectangulaire de façon à pouvoir occuper soit une position repliée lorsque lesdits cadres ont été successivement rabattus vers l'intérieur, soit une position verticale perpendiculaire au soubassement dans laquelle ils forment un bâti ayant sensiblement la forme d'un parallélipipède droit, des moyens permettant de solidariser dans cette position les cadres entre eux de façon que l'ensemble soit rigide.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue de face de ladite forme d'exécution du dispositif, celui-ci étant déplié.
La fig. 2 est une coupe par II-II de la fig. 1.
La fig. 3 représente en détail la fixation de rails de glissement sur un soubassement que comprend le dispositif.
La fig. 4 représente en détail une fixation d'articulation à charnière sur le soubassement.
La fig. 5 représente une articulation à charnière.
La fig. 6 représente en détail un mode de fixation de bras de brancard à un montant vertical.
La fig. 7 représente un collier de serrage.
La forme d'exécution du dispositif représentée comporte un soubassement 1 sur lequel sont articulés des cadres formés d'arceaux avant et arrière 2 et 3 et de côtés 4.
En se référant aux fig. 1 et 2, le soubassement 1 consiste en un cadre rectangulaire comportant des fers en U, 6 et 7, formant les petits côtés du rectangle et reliés par des fers en U, 8, soudés sur eux.
Les extrémités des côtés 6 et 7 sont reliées par deux cornières 10.
Deux jeux de rails de glissement 12 montés sur ressorts sont disposés le long du soubassement pour servir de chemin de glissement ou de roulement aux pieds ou roulettes de brancards inférieurs. Des oreilles 13 sont disposées en quinconce aux extrémités de ces rails pour le passage de sangles d'arrimage des brancards inférieurs. On a représenté plus en détail à la fig. 3 le mode de fixation des rails 12 aux côtés 6 et 7. Un tube 14 soudé au fer 6 sert de logement à un ressort 15 s'appuyant d'une part sur le fond du tube 14 et d'autre part sur la base du rail 12. Une entretoise 16 soudée au rail 12 a une extrémité filetée qui pénètre à l'intérieur du fer 6. Une rondelle retenue par un écrou limite la course vers le haut du rail 12 en venant buter contre la face interne du fer 6.
Sur les fers longitudinaux 8 sont soudées les parties fixes d'articulations à charnières 17 des côtés 4 et 5. De même sur les fers transversaux 6 et 7 sont soudées les parties fixes d'articulations à charnières 18 et 19 des arceaux avant 2 et arrière 3, respectivement. Ces éléments sont représentés plus en détail à la fig. 4. On remarquera que la cote des articulations 18 de l'arceau avant est inférieure à la cote des articulations 19 de l'arceau arrière pour permettre au bâti-support d'avoir un encombrement minimum en épaisseur dans la position repliée comme cela sera expliqué ci-dessous.
Les arceaux 2 et 3 constitués par des tubes soudés peuvent pivoter autour des charnières 18 et 19 de façon à être, soit rabattus vers l'intérieur, comme cela est schématisé par les flèches f (fig. 2), soit perpendiculaire au soubassement sans pouvoir dépasser cette position grâce à la forme appropriée de la partie mobile des charnières qui comprend une portion circulaire permettant la rotation de l'arceau vers l'intérieur, et une portion plate formant talon empêchant de dépasser la position verticale. La fig.
5 montre en détail le mode de fonctionnement d'une telle articulation à charnière, de type bien connu.
Les arceaux 2 et 3 portent sur leurs montants verticaux des colliers 20 et 21 montés sur ressort destinés à recevoir des brancards supérieurs. Les colliers 20 situés sur le côté gauche du bâti-support sont à un niveau inférieur à celui des colliers 21 situés du côté droit. Cette disposition permet un décalage en hauteur des brancards supérieurs facilitant leur manutention. La fig. 6 représente en détail le mode de fixation sur l'arceau 2 par exemple d'un collier de suspension 20. Le collier 20 destiné à recevoir un bras de brancard que l'on immobilise au moyen d'un pièce filetée 22 garnie de cuir et ma oeuvrée par un bouton de commande est fixé sur un manchon 23 qui peut coulisser sur l'arceau 2.
Le manchon 23 repose sur un ressort à boudin 24 qui repose lui-même sur un collier faisant butée 25.
Des pièces d'attache 26 placées au milieu des parties horizontales des arceaux 2 et 3 sont destinées à recevoir des crochets solidaires de sangles pour la suspension des brancards supérieurs. Les parties horizontales des arceaux 2 et 3 sont d'une hauteur convenable pour permettre l'introduction du brancard situé au plus haut niveau.
Les côtés latéraux 4 et 5 du bâti-support sont identiques; ils peuvent pivoter autour des articulations à charnières 17 de façon à être soit rabattus vers l'intérieur comme l'indiquent les flèches fl (fig.
1), soit perpendiculaires au soubassement sans pouvoir dépasser cette position. Un côté comprend les tubes verticaux 27 reliés entre eux par des cornières horizontales 28 et 29. Aux extrémités de la cornière 28, comme cela est représenté en détail à la fig. 7, sont fixés des demi-colliers 30 garnis de cuir et portés par une tige filetée commandée par des boutons de commande 31. Le serrage de ces demicolliers contre les montants verticaux des arceaux 2 et 3 permet en position dépliée du bâti-support de solidariser entre eux les arceaux avec les côtés.
Les côtés 4 et 5 peuvent être renforcés par un haubanage approprié constitué de cornières soudées 32.
Des tubes verticaux 33 sont soudés aux cornières 28 et 29. Des manchons 34 mobiles autour de ces tubes portent des éléments télescopiques 35 (fig. 1) terminés par des cales élastiques 36. Ces cales disposées sur les côtés du bâti-support permettent d'immobiliser celui-ci par rapport au véhicule dans lequel il est installé en réglant convenablement la longueur des éléments 35, et en les immobilisant alors au moyen de différentes vis de serrage prévues sur les éléments télescopiques euxmêmes et sur les manchons 34 les supportant.
Deux banquettes escamotables 37, constituées par exemple par l'assemblage de lattes de bois, sont disposées le long du bâti-support. Les banquettes 37 sont reliées à des béquilles 38 articulées sur les cornières 10. D'autre part, des crochets 39 sont disposés à l'arrière des banquettes, et en position de service de celles-ci viennent s'accrocher à la cornière 29.
Le mode d'utilisation du dispositif que l'on vient de décrire est le suivant:
Lorsque le dispositif est stocké, les brancards ayant été retirés, les banquettes 37 sont situées dans le plan du soubassement comme représenté à gauche de la fig. 1. Les éléments télescopiques 35 sont ramenés dans les plans des côtés 4 et 5. Ceux-ci sont rabattus l'un vers l'autre à l'intérieur de façon à se trouver également dans le plan du soubassement.
Enfin l'arceau 2 puis l'arceau 3 dont les articulations à charnière sont à une cote supérieure, sont rabattus vers l'intérieur. L'ensemble ainsi plié a un encombrement minimum.
Lors de la mise en service du dispositif, on redresse l'arceau 3, l'arceau 2, puis les côtés 4 et 5.
Au moyen des poignées de commande 31 on solidarise entre eux ces éléments grâce aux demi-colliers de serrage 30 portés par les côtés et venant s'appuyer contre les arceaux. L'ensemble est introduit à l'intérieur du véhicule commercial à transformer en véhicule de secours, et calé au moyen des éléments télescopiques 35 et des cales élastiques 36.
S'il s'agit de transporter des personnes assises, on met en service les banquettes 37 en accrochant les
crochets 39 aux cornières 29. S'il s'agit de transporter quatre personnes allongées, les banquettes sont
alors laissées dans le plan du soubassement. On met
en place les brancards supérieurs droit puis gauche,
dont les bras sont supportés et immobilisés par les
colliers de suspension 21 et 20 et par des sangles de longueurs appropriées accrochées aux pièces d'attache 26. Les brancards inférieurs sont ensuite
introduits par glissement dans les rails 12 et immobilisés par des sangles reliant les bras de ces bran
cards aux oreilles 13 disposées sur les rails de glis
sement 12. On peut encore ne placer des brancards
que d'un côté, et mettre en service la banquette du
côté opposé.