Soupape pour fluide sous pression destinée à la mise sous pression d'un article L'invention a pour objet une soupape pour fluide sous pression, notamment une soupape pour le gon flement par air de pneumatiques, de balles de jeu, d'articles de tapisserie susceptibles d'être gonflés et d'autres articles dilatables. Cette soupape peut éga lement s'appliquer à des articles destinés à être mis sous pression interne sous l'action d'un fluide, mais dont les parois ne sont pas sujettes à se gonfler réellement ni à se dilater sous l'influence de cette pression interne.
L'invention a pour but d'obtenir une telle sou pape d'une fabrication économique et d'un fonc tionnement efficace.
La soupape pour fluide sous pression faisant l'objet de la présente invention, destinée à la mise sous pression d'un article, est caractérisée en ce qu'elle comprend une pièce tubulaire agencée pour être fixée audit article de manière étanche au fluide et présentant un passage longitudinal agencé pour communiquer avec l'intérieur de l'article, une cham bre dans ledit passage, et une pièce de fermeture disposée dans ladite chambre et susceptible de se déplacer librement dans cette dernière, dans un sens pour permettre l'écoulement du fluide sous pression dans l'article, et en sens opposé pour empêcher l'écoulement du fluide depuis ledit article.
Dans une forme d'exécution particulière de la soupape, la chambre est cylindrique et d'un dia mètre supérieur à celui du passage. L'épaulement ainsi formé entre le passage et la chambre est incliné pour former un siège de soupape, la pièce de fermeture, qui est constituée par un bloc cylin drique d'une matière élastique, est agencée pour s'appuyer sur ledit siège et y rester normalement sous l'effet de la pression interne dans l'article mis sous pression. La chambre est formée d'une pièce avec la soupape et présente des trous s'étendant radialement à travers sa paroi et communiquant avec l'article à mettre sous pression.
Toujours dans une forme d'exécution particulière, la soupape comprend une tige tubulaire dont une extrémité est agencée pour être fixée à l'article à mettre sous pression, une pièce tubulaire fixée de manière amovible et étanche au fluide dans ladite tige tubulaire, une chambre cylindrique dans ladite pièce tubulaire, le diamètre de la chambre étant plus grand que celui du passage dans la pièce tubu laire, un épaulement annulaire formé à la jonction de la chambre et du passage, cet épaulement com prenant un siège pour une pièce de fermeture cons tituée par un bloc d'une matière élastique susceptible de glisser librement dans la chambre,
dans un sens pour permettre l'écoulement du fluide sous pres sion depuis ledit passage vers l'intérieur de l'article, et dans l'autre sens pour empêcher l'écoulement du fluide depuis ledit article.
Le dessin représente, à titre d'exemple, deux formes d'exécution de la soupape selon l'invention. Les fig. 1 et 2 sont des coupes longitudinales, respectivement de la première et de la deuxième forme d'exécution.
La soupape représentée à la fig. 1 est particu lièrement agencée pour le gonflement des chambres à air de cycles. Elle comprend une pièce tubulaire 1 qui est partiellement montée, de manière amovible, dans une tige de soupape 2 de la manière ordinaire, c'est-à-dire que la pièce 1 présente des pattes dia métrales 3 en saillie qui s'engagent dans des fentes 4 ménagées dans l'extrémité de la tige 2 et qui sont maintenues en place par un écrou de retenue 5 vissé sur la tige. Un joint élastique 6 entoure la pièce de soupape 1 et assure un contact étanche à l'air avec un épaulement annulaire intérieur 7 de la tige 2 quand l'écrou de retenue 5 est vissé.
Un passage 8 s'étend axialement à travers la pièce 1 et s'ouvre dans un passage 9 de plus grand diamètre à l'extrémité extérieure de la soupape, c'est-à-dire à l'extrémité de la pièce 1 se projetant à l'extérieur de la tige 2 quand elle est montée sur elle. La périphérie extérieure de cette extrémité de la soupape est filetée en 10 et un capuchon 11 est engagé sur cette partie. Le capuchon 11 présente intérieurement une rondelle élastique 12 qui assure un contact étanche à l'air avec l'extrémité de la pièce 1.
L'autre extrémité du passage 8 s'ouvre dans une chambre 13 pratiquement cylindrique, d'un diamètre supérieur à celui du passage 8, un épaulement 14 formé entre le passage 8 et la chambre 13 s'évasant dans ladite chambre 13 en un tronc de cône. Des trous 15 sont ménagés radialement à travers la paroi de la chambre 13 et communiquent avec l'intérieur 16 de la tige de soupape 2 et, par là, avec la chambre à air (non représentée) d'un cycle.
Un bloc cylin drique 17 d'une matière élastique, constituant la pièce de fermeture de la soupape, est susceptible de glisser axialement dans la chambre 13 entre l'épau lement tronconique 14, formant un siège de soupape, et l'autre extrémité 18 de la chambre qui a été matée après insertion du bloc 17.
La disposition est telle que, lorsque le bloc 17 bute contre l'épau lement 14, la pression dans la chambre à air ne peut s'échapper, et quand le bloc 17 bute contre la partie 18 de la chambre 13, la pression provenant d'une source quelconque peut passer à travers le passage 8 de la pièce 1, à travers les trous 15 de la chambre 13 et dans la chambre à air. La chambre à air est gonflée de la manière ordi naire. Le capuchon 11 est retiré et un raccord de pompe est vissé à l'extrémité de la pièce 1 sur la partie filetée 10.
Lors du fonctionnement de la pompe, celle-ci envoie de l'air à travers le passage 8, au-delà de l'épaulement 14 et dans la chambre à air, jusqu'à ce que cette dernière soit gonflée. Lors qu'on arrête le fonctionnement de la pompe ou, dans le cas d'une pompe à mouvement alternatif, quand on retire le piston entre les courses actives de la pompe, la pression en retour dans la chambre à air force le bloc 17 contre l'épaulement 14 et le main tient dans cette position, ce qui évite pratiquement toute fuite d'air sous pression.
Toute légère fuite au-delà du bloc 17 peut être neutralisée par la ron delle 12 à l'extrémité du capuchon 11 qui doit être replacé sur la pièce 1 à la fin du gonflement.
La soupape peut servir à gonfler des balles de jeu, des coussins d'air et d'autres articles dilatables, mais elle n'est pas limitée à cet usage et peut être facilement et efficacement utilisée pour la pressu risation de récipients pratiquement rigides, par exem ple des lampes à pression, des réservoirs d'air et autres récipients présentant des parois rigides ou pratiquement rigides, dans lesquels une augmenta tion de la pression n'est pas accompagnée d'une aug mentation appréciable du volume réel du récipient.
L'emploi de la soupape décrite n'est pas limité à la pressurisation par de l'air ou un gaz, mais aussi par des liquides, les caractères chimiques et phy siques du bloc élastique 17 étant, dans de tels cas, déterminés par le type de liquide avec lequel la soupape doit être utilisée, afin d'éviter une perte d'efficacité des moyens d'étanchéité par suite de réactions chimiques.
La soupape représentée à la fig. 2 est particu lièrement destinée au gonflement des vessies de bal lons de football, des balles et ballons de jeu, des coussins et d'autres articles à gonfler pour lesquels la présence permanente d'une soupape rigide ne convient pas. Ces articles présentent, en général, une embouchure tubulaire élastique dont la partie extrême est montée sur la soupape pour le gonfle ment. L'embouchure tubulaire est alors attachée, pincée, bouchée ou fermée de toute autre manière, de façon que la soupape de gonflement puisse être retirée si on le désire.
Une pièce tubulaire 21 est montée. dans une embouchure tubulaire 22 de l'article à gonfler ou à pressuriser, les dimensions relatives étant telles, qu'un joint étanche au fluide est assuré entre les parois de l'embouchure 22 et des indentations an nulaires 23 formées dans la pièce tubulaire 21. Une partie filetée 24 est formée à l'extrémité de la sou pape pour permettre de fixer un raccord de pompe. L'article peut aussi être gonflé par le souffle de l'opérateur, le fonctionnement de la soupape n'exi geant pas de hautes pressions pour être efficace. Cette soupape fonctionne comme celle décrite pré cédemment.
Quand l'article est suffisamment gonflé, l'em bouchure 22 peut être pincée avec les doigts tandis que la soupape est retirée, et peut être scellée en l'attachant, en la bouchant ou de toute autre ma nière habituelle. Si l'embouchure 22 est assez longue pour que les trous 15 ne puissent entrer à l'intérieur de l'article à gonfler, la coopération de l'embou chure 22 avec les indentations 23 assure une étan chéité suffisante pour que le fluide sous pression fasse son propre passage entre l'embouchure 22 et la pièce tubulaire 21, vers l'intérieur de l'article. L'embouchure 22 peut être entourée et pincée par les doigts de l'opérateur sur la pièce 21, si néces saire.
Quand il n'est pas nécessaire de retirer la sou pape après gonflement de l'article, l'extérieur de la soupape peut être fixé par un adhésif aux bords de l'orifice de gonflement. Un dégonflage ou une dépressurisation peut être facilement réalisé en passant un clou, une allumette ou un objet semblable dans le passage 8, pour pous ser le bloc 17 à distance de l'épaulement 14. De même, si l'on veut utiliser un manomètre pour dé terminer la pression intérieure à travers la soupape, on peut utiliser un raccord agencé pour pénétrer dans le passage 8 et appuyer contre le bloc 17 pour l'éloi gner de son siège au moment où le manomètre est appliqué à l'extrémtié externe du passage. SOUS-REVENDICATIONS 1.
Soupape selon la revendication, caractérisée en ce que ladite chambre est cylindrique et présente un diamètre supérieur à celui dudit passage, la pièce de fermeture étant constituée par un bloc cylindrique élastique d'un diamètre inférieur à celui de la cham bre et susceptible d'être forcé contre un siège annu laire formé à la jonction de la chambre et du pas sage, sous l'influence de la pression du fluide dans l'article. La position de la chambre 13 à l'extrémité axiale interne du passage 8 n'est pas essentielle et la cham bre peut s'étendre, en pratique, aussi loin que le passage 8, vers l'extrémité axiale externe de la soupape.
Ainsi, quand la soupape doit se prêter à des mesures manométriques, la chambre 13 peut être disposée près de l'extrémité externe du pas sage 8, de manière que la simple application du manomètre oblige le bloc 17 à quitter suffisamment son siège pour permettre la lecture de la pression. Il s'ensuit que le bloc 17 doit faire un long trajet entre l'épaulement 14 et l'extrémité resserrée 18, mais ceci ne réduit en rien l'efficacité de la soupape.