Appareil pour la fabrication d'un fil mixte Le brevet principal a pour objet un appareil pour la fabrication d'un fil mixte contenant des filaments continus et des fibres en brins, et comprenant un moyen pour fournir un ruban étiré de matière à fibres en brins, un moyen pour amener ledit ruban au contact d'un fil formé de plusieurs filaments con tinus, un moyen pour tordre ensemble ledit fil et ledit ruban, cet appareil étant caractérisé par un moyen pour séparer spatialement les filaments indi viduels dudit fil,
de manière que ses filaments soient séparés spatialement les uns des autres au moment où ils sont amenés au contact de la matière à fibres en brins.
La présente invention a pour objet un appareil pour la fabrication d'un fil mixte contenant des fila ments continus et des fibres en brins, comprenant un moyen pour fournir une matière à fibres en brins, un moyen pour amener ladite matière au contact d'un fil formé de plusieurs filaments continus, un moyen pour tordre ensemble ledit fil et ladite matière, et un moyen pour séparer spatialement les filaments individuels dudit fil, de manière que ses filaments soient séparés spatialement les uns des autres au moment où ils sont amenés au contact de la matière à fibres à brins.
Cet appareil est caractérisé en ce que ledit moyen de séparation est un dispositif d'ou verture du fil comprenant au moins deux organes dont au moins l'un est apte à effectuer un mouvement alternatif par rapport à l'autre organe et transversa lement à la direction de mouvement dudit fil, celui-ci se déplaçant au moins temporairement au contact desdits organes.
On décrit ci-après, à titre d'exemple et en réfé rence au dessin annexé, plusieurs formes d'exécution de l'appareil faisant l'objet de l'invention. La fig. 1 est une vue schématique en perspective d'une première forme d'exécution.
Les fig. 2 à 4 sont des vues en plan du dispositif d'ouverture du fil de l'appareil de la fig. 1, montrant différentes positions relatives d'un organe mobile par rapport à des organes fixes.
La fig. 5 est une vue schématique en perspective d'une deuxième forme d'exécution.
Les fig. 6 à 8 sont des vues en plan semblables aux fig. 2 à 4, du dispositif d'ouverture du fil de l'appareil de la fig. 5.
La fig. 9 représente, en coupe partielle, une variante du dispositif des fig. 6 à 8.
La fig. 10 est une vue partielle, schématique et en perspective, d'une troisième forme d'exécution de l'appareil.
La fig. 11 est une coupe, prise le long du trajet du fil, du dispositif d'ouverture du fil de l'appareil de la fig. 10.
La fig. 12 est une vue schématique en perspec tive du dispositif d'ouverture du fil d'une quatrième forme d'exécution.
Les fig. 13 à 15 sont des vues en plan semblables aux fig. 2 à 4, du dispositif de la fig. 12.
La fig. 16 est une vue schématique en perspective montrant une variante de la forme d'exécution de la fig. 5.
L'appareil représenté en fig. 1 comprend une source d'alimentation d'un fil 12 constitué par des filaments continus<B>;</B> cette source consiste en une bobine 14, supportée à une certaine distance d'un dispositif désigné dans son ensemble par 18 et destiné à effectuer une ouverture du fil, c'est-à-dire une séparation des filaments constituant celui-ci.
Le fil sort du bobinage d'alimentation 14, monte et passe à travers un oéilleton de guidage 15, puis à travers un dispositif de tension constitué par deux disques de tension 16 ; le fil passe ensuite à travers un oéilleton de guidage 17 et descend vers le dispositif 18 d'ouverture du fil. En sortant de ce dispositif 18, le fil ouvert progresse vers une zone de jonction, où les filaments continus et ouverts se combinent avec un ruban 20 de fibres en brins.
Le ruban est fourni par une bobine 22 ; on le fait avancer à travers un dispositif d'étirage 24, de manière à former un courant continu de fibres d'une densité désirée en rapport avec la vitesse de progres sion des filaments continus et séparés. Le dispositif d'étirage comprend deux rouleaux arrière 26, un dispositif intermédiaire 27 à tabliers et deux rouleaux avant ou rouleaux de livraison 28 ; ces rouleaux 28 forment entre eux la zone de jonction des filaments séparés continus 12 avec les fibres 20.
Il convient de relever que les filaments 12, une fois séparés, ont tendance à rester dans cet état à l'entrée des rouleaux 28, grâce au pincement exercé sur eux par ces rou leaux ; on obtient ainsi une combinaison très effective du ruban et des filaments.
Les filaments continus et les fibres ainsi com binés sortent de la zone de jonction, du côté livraison des rouleaux 28 ; ils sont ensuite tordus et enroulés sur une bobine 32 au moyen d'un dispositif ordinaire de torsion 30.
Le dispositif 18 d'ouverture du fil comprend deux chevilles 42 et 44, mobiles l'une par rapport à l'autre et disposées transversalement par rapport au trajet du fil. Ces chevilles pourraient être rem placées, par exemple, par deux aeilletons de guidage mobiles l'un par rapport à l'autre, ou encore par un oéilleton de guidage et une cheville. Le dispositif 18 comprend encore un #illeton de guidage d'entrée 40.
En plus de son rôle de guidage du fil 12 vers l'inter valle entre les chevilles 42 et 44, l'oeilleton de guidage 40 joue un double rôle par sa position relative aux chevilles 42 et 44 ; il sert à augmenter l'excès d'avance du fil 12 produit par une longueur donnée de la course transversale de la cheville 42 par rapport au fil, et aussi à augmenter l'angle d'enroulement du fil autour de la cheville 42, de manière à produire sur le fil 12 une plus grande charge statique par course aller et retour de la cheville 42.
La cheville 44 et l'#illeton de guidage 40 sont montés de part et d'autre de la cheville 42 sur un élément fixe commun, c'est-à-dire sur les ailes verti cales 46, 48 d'une barre 50 à section transversale en U. Cette barre 50 sert de support et de guide à une barre 52, qui peut effectuer un mouvement alter natif transversal au fil et sur laquelle la cheville 42 est montée.
On comprend que le mouvement alternatif et relatif entre la cheville 44 et l'oeilleton de guidage 40 d'une part, et la cheville 42 d'autre part, pourrait être produit soit en déplaçant la cheville 42, soit en déplaçant la cheville 44 et l'oeilleton de guidage 40, soit en les déplaçant les uns et les autres. Cependant, dans la forme d'exécution représentée, le mouvement relatif désiré est obtenu en maintenant fixes la che ville 44 et l'oeilleton 40, et en animant d'un mouve ment alternatif la cheville 42.
A cet effet, la tige 52 est entraînée d'un mouvement alternatif au moyen d'un moteur M, d'une plaque échancrée et d'un excentrique, dont l'ensemble est désigné par 56, de manière à convertir le mouvement rotatif du moteur en un. mouvement rectiligne alternatif de la tige 52.
Pour réduire à un minimum l'usure des rouleaux d'étirage 26, 28 et l'ensemble 27, l'appareil comporte un dispositif 60 assurant le guidage et un déplace ment alternatif (de préférence très lent). Ce dispositif porte deux guides, l'un consistant en une trompette 62 pour le ruban, et l'autre en un oéilleton 64 pour le fil 12. Ce dispositif 60 est supporté et entraîné en mouvement alternatif par une barre transversale 66, elle-même en mouvement alternatif. Comme on l'a indiqué ci-dessus, on déplace de préférence le dispo sitif 60 très lentement, de manière à ne pas déranger la coïncidence du fil 12 avec le ruban 20 à leur point de jonction.
On voit aussi que le dispositif 60, étant aligné verticalement avec les trajets convergents du fil 12 et du ruban 20, sert à maintenir le fil 12 et le ruban 20 alignés de manière qu'ils coïncident au point de jonction, dans la zone des rouleaux 28.
Pendant le fonctionnement de l'appareil, le fil 12, tiré à partir de la bobine 14, passe à travers l'ensemble de guidage et de tension 15, 16, 17, à travers l'#illeton de guidage 40, entre les chevilles 42, 44, puis à travers l'oeilleton de guidage 64, et entre les rouleaux de livraison 28, où il se combine avec les fibres du ruban 20 ; il se dirige ensuite vers le tordoir 30 et s'enroule sur la bobine de recueil 32.
Le ruban 20 est tiré de la bobine d'ali mentation 22 par les rouleaux arrière 26 du dispositif d'étirage ; il passe d'abord sur une barre de guidage 19, puis à travers la trompette 62, entre les rouleaux arrière 26, à travers l'ensemble 27 à tabliers, et entre les rouleaux de livraison 28, où il conflue en coïnci dence avec les filaments continus et séparés du fil 12 ; il sort des rouleaux de livraison avec le fil 12, puis il est tordu avec les filaments continus de ce fil par le tordoir 30, de manière à former un fil mixte et tordu 31, qui s'enroule sur la bobine 32.
En se référant d'une manière générale à la fig. 1, et plus particulièrement aux fig. 2 à 4, on va consi dérer plus en détail la réalisation de l'ouverture du fil 12 à filaments continus.
La fig. 2 montre le dispositif 18 au moment où la cheville 42 se trouve près du début de sa course d'avance, qui correspond à la partie de tension du cycle, tandis que la fig. 3 représente ce dispositif à bout de course d'aller et au maximum de déviation du fil 12. La fig. 4 montre le dispositif 18 et le fil 12 en position de relaxation maxima ; dans cette position, la cheville 42 se trouve à l'extrémité de sa course transversale de relaxation, vers la droite sur le dessin.
Le fonctionnement apparaît presque d'une manière évidente sur les figures schématiques 2, 3 et 4 ; cependant, pour faire comprendre complètement le fonctionnement du dispositif 18, on décrira main tenant le cycle complet de déplacement, de charge électrique et de relaxation du fil.
Pendant la première partie du cycle, le fil 12 est engagé par la cheville 42, qui le déplace transver salement en dehors de son trajet linéaire compris entre l'oeilleton de guidage 40 et la cheville 44, de manière à former une demi-boucle tendue dans le fil se déplaçant longitudinalement. Pendant ce déplace ment transversal et la formation de cette demi-boucle, le fil frotte contre les surfaces de l'oeilleton 40 et des chevilles 42, 44, sous l'influence des forces laté rales qui lui sont appliquées, par suite de sa tension longitudinale et de sa déformation latérale pendant son passage à travers le dispositif 18.
Il faut remar quer qu'on donne au fil une tension adéquate, assu rant un bon contact de friction entre lui et les che villes, grâce aux disques de tension 16 disposés avant le passage du fil à travers le dispositif 18. Quand la cheville 42 a atteint la fin de sa course d'aller, elle commence sa course de retour ou de relaxation, qui se termine comme on le voit sur la fig. 4.
Pour réaliser la meilleure séparation des filaments du fil 12, il est nécessaire que la vitesse de la cheville 42, pendant au moins une partie de sa course de retour, soit plus grande que la vitesse du mouvement latéral de retour du fil résultant de l'avance longitudinale de celui-ci à travers les rouleaux de livraison 28, de manière à permettre la relaxation indispensable pour obtenir la séparation sous l'action des forces électro statiques (fig. 4).
Ce stade du fonctionnement, auquel le fil est relâché et complètement ouvert, est représenté aussi sur la fig. 1. On voit sur les fig. 1 et 4 que le fil relâché est ouvert, c'est-à-dire que ses filaments sont séparés, sous l'influence des forces électrostatiques répulsives appliquées aux filaments. Cet état s'étend normalement depuis le dispositif 18 jusqu'à la zone de serrage entre les rouleaux 28, pendant chaque période de relaxation.
Le fil est maintenu ouvert au voisinage de l'intervalle entre les rouleaux 28, même pendant la période de tension et de déviation puis que, quand le fil a été ouvert et passe dans cet état à travers les rouleaux 28, ceux-ci ont tendance à le maintenir dans cet état, du côté de leur entrée et entre eux, à condition que la fréquence du mou vement alternatif de la cheville 42 ne soit pas trop faible. En général, on peut dire que le fil 12 ne doit pas avancer longitudinalement, sous l'action des rou leaux 28, avec une vitesse telle qu'une longueur de ce fil, sensiblement égale ou supérieure à la distance entre les rouleaux 28 et le dispositif 18, franchisse les rouleaux pendant les intervalles de temps compris entre les périodes de relaxation.
Pour obtenir le meil leur fonctionnement, la fréquence du mouvement alternatif et relatif des chevilles 42, 44 doit être sensiblement plus rapide, par rapport à la vitesse d'avance longitudinale du fil, de manière à maintenir dans la zone de jonction la meilleure largeur d'ouver ture. Cet état d'ouverture plus ou moins complète ne se présente que pendant un bref instant<B>;</B> avec une grande vitesse de fonctionnement, le fil ne peut jamais atteindre un degré d'ouverture maximum ; cependant, avec un fonctionnement approprié, comme on l'a indiqué ci-dessus, le fil est suffisamment ouvert pour s'incorporer efficacement et à peu près totale ment dans le ruban 20 au lieu d'être simplement câblé avec celui-ci.
Dans la deuxième forme d'exécution représentée sur les fi-. 5 à 8, le dispositif 118 d'ouverture du fil comprend deux organes mobiles l'un par rapport à l'autre et comportant des surfaces planes en regard l'une de l'autre, ces organes se présentant sous la forme de deux disques de tension 134, 135 ; l'un au moins de ces disques est en une matière différant de façon telle de la matière du fil 112 qu'elle con fère à celui-ci, par frottement, une charge électro statique.
Le disque 134 est monté coulissant sur une tige 138 animée d'un mouvement alternatif ; il est maintenu de manière à ne pas dépasser un certain point de cette tige en s'éloignant du disque 135 ; cette limitation du coulissement du disque 134 est réalisée par une bague de poussée 136 réglable par coulissement sur la tige 138 et comportant une vis de fixation 137. L'autre disque<B>135</B> peut coulisser librement sur la tige 138, en face du disque 134. Le disque 135 porte un manchon 139 pris dans la masse ou rapporté, qui peut aussi se déplacer libre ment avec ce disque sur la tige 138.
Le disque 135 est sollicité élastiquement vers le disque 134 par un ressort de compression 142, qui s'appuie à une extré mité sur une bague fixe et réglable 144 montée sur la tige 138, et à son autre extrémité sur le manchon 139 solidaire du disque 135. Le manchon 139 se déplace dans un support en équerre 146, échancré, qui est fixé sur le bâti, près d'un oéilleton de guidage d'entrée 140, à travers lequel le fil 112 passe avant d'arriver aux disques 134, 135.
Un rebord ou épau lement de butée 150 est fixé sur le manchon 139 ou pris dans sa masse, à une certaine distance du disque 135, et empêche celui-ci de se déplacer vers la droite (en regardant la fig. 5) au-delà d'un point fixe déter miné par l'écartement entre l'épaulement 150 et le disque 135 et par la position du support 146 sur le bâti.
On peut donner un mouvement alternatif à la tige 138 au moyen d'un excentrique rotatif 152 entraîné par un moteur et engagé dans une' échan crure d'une plaque 154, fixée à une extrémité de la tige 138. Comme on le voit sur les fig. 6 à 8, la course de la tige 138 est telle que les disques 134, 135 s'écartent à une extrémité de cette course (fig. 6) et se rapprochent à l'extrémité opposée (fig. 8), les positions de l'écartement (pendant le mouvement vers la droite) et du rapprochement (pendant le mou vement vers la gauche) des disques étant réglables,
de manière qu'on puisse réaliser l'écartement et le rapprochement en un point intermédiaire désiré quelconque du déplacement de la tige. Dans le dis positif représenté, le disque 134 et la bague 136 sont mis en place sur la tige 138, au moyen de la vis 137, en un point tel que l'écartement et le rappro chement des disques 134, 135 se produisent approxi mativement au tiers de la course ; ainsi, les disques restent dans les positions écartée et rapprochée pen dant des périodes de temps respectives, dont le rap port approximatif est égal à 2 ; on a trouvé que ce rapport était satisfaisant.
Cependant, on verra, en expliquant le rôle de ce dispositif, qu'on peut utiliser un rapport plus ou moins grand entre le temps de rapprochement et le temps d'écartement si on le désire, afin d'obtenir une tension et une électrisation plus ou moins grande, et de disposer respectivement d'un temps moins grand ou plus grand par cycle pour l'ouverture du fil.
On peut au besoin modifier la position axiale de la tige 138 en desserrant les vis 156 de la plaque 154, ces vis servant à fixer la tige 138 dans une cavité complémentaire 155 de la plaque 154. On peut aussi régler la tension et l'électrisation du fil en déplaçant la bague 144 de retenue du ressort sur la tige<B>138,</B> de manière à diminuer ou augmenter la force exercée par le ressort 142 sur les disques pen dant que ceux-ci sont engagés avec le fil, et par con séquent à diminuer ou augmenter la friction et la charge électrostatique du fil passant entre les disques en position rapprochée.
Il faut remarquer que, grâce à l'action régula trice, au point de vue tension et tirage, du dispositif d'ouverture de fil 118 du type à disques, le dispositif de tension à disques de l'entrée, tel que le dispositif 15, 16, 17 de la première forme d'exécution, est supprimé, et on peut même dire que ce dispositif est réellement indésirable dans la plupart des cas car il nuit à l'obtention d'un excès périodique d'avance du fil, réalisé grâce à l'élasticité du fil.
Pendant le fonctionnement, le fil 112 est tiré de la bobine 114, passe sur une barre de guidage 115, à travers l'oeilleton de guidage 140, entre les disques de tension 134, 135, à travers l'oeilleton de guidage 164, entre les rouleaux de livraison 128, où il se combine avec les fibres du ruban 120, et de là se dirige vers le tordoir 130 pour arriver sur la bobine 132.
Le ruban 120, tiré de la bobine 122 par les rouleaux arrière 126 du dispositif d'étirage, passe d'abord sur la barre de guidage 119, puis à travers la trompette 162 de l'organe 160 à déplacement transversal, entre les rouleaux arrière 126, à travers le dispositif 127 à tabliers, et entre les rouleaux de livraison 128, où il conflue avec les filaments conti nus du fil 112 ; le ruban est combiné avec le fil 112 quand il sort de ces rouleaux ; il est alors tordu avec les filaments par le tordoir 130, pour former un fil composite 131, qui s'enroule sur la bobine 132.
Si on se réfère particulièrement aux fig. 6 à 8, on voit que le fil 112 est d'abord saisi (fig. 7) par les surfaces en regard des disques 134, 135, pendant la course de tension (fig. 7 et 8), c'est-à-dire pendant que la tige 138 se déplace vers la gauche. Pendant cette période, le fil 112 est tiré sous tension et se trouve en contact de friction avec les disques 134, 135. Ce contact fait apparaître une charge électro statique sur les filaments du fil 112. A la fin de cette partie du cycle à mouvement alternatif, les disques se séparent suffisamment pour que le fil puisse glis ser entre eux en rencontrant une résistance négli geable.
La séparation des disques 134, 135 permet au fil tendu 112 de se contracter et de se relâcher. Pendant ce mouvement de contraction, le fil se com porte à la manière d'un corps élastique tendu et tire un excès de longueur de fil de la bobine d'alimenta tion 114. Cet excès de fil permet aux filaments indi viduels de s'étaler latéralement, pendant que le fil traverse le dispositif d'ouverture 118, et progresse au-delà jusque dans la zone de jonction, c'est-à-dire jusqu'au rouleaux 128, comme on le voit sur les fi-. 5 et 6. Il est clair que l'ouverture latérale du fil se produit dans le cas présent comme dans la pre mière forme d'exécution, sous l'influence des forces répulsives appliquées aux filaments individuels et résultant des charges électriques de ceux-ci.
Dans la variante du dispositif d'ouverture de fil du type à disques, représentée à la fig. 9, la sépa ration des disques est réalisée au moyen d'un électro aimant. Deux disques de tension 234 et 235 sont montés sur un axe 240, fixé sur une équerre 244, au moyen d'une vis 242 et d'un écrou 243. L'équerre 244 est elle-même fixée sur le bâti de l'appareil, dans une position correspondant à celle du dispositif d'ou verture 118 de la fig. 5.
Le disque 235 est monté fixe sur l'axe 240, par un ajustage à frottement dur<B>;</B> il est séparé de l'équerre 244 par une bague d'écartement 246. Le disque 234 est ajusté avec jeu sur l'axe 240 et il est sollicité élastiquement à s'engager face à face contre le disque 235 par un ressort hélicoïdal de compres sion 248, qui entoure l'axe 240 et la partie filetée de la vis 242.
L'extrémité extérieure du ressort 248 est conique de manière à s'engager contre la face de l'un de deux écrous de réglage 250, 252, que l'on peut déplacer et verrouiller dans la position désirée pour régler la tension du ressort 248, et par consé quent le degré de frottement effectif imposé au fil par les disques, ainsi que la tension du fil, etc.
Une bobine d'électro-aimant 262, constituée par un fil métallique enroulé sur un noyau cylindrique et creux 264, est renfermée à l'intérieur d'un carter de protection cylindrique 260. Le noyau 264 et le carter 260 sont maintenus ensemble. Ce dernier est fixé sur l'extrémité libre de la vis 242 par deux écrous 265, 266. Les conducteurs électriques d'ali- mentation 270, 272 sortent du carter 260 à travers une ouverture ménagée dans l'extrémité de celui-ci.
Afin de rétablir et supprimer alternativement l'excitation de la bobine 262, de manière à déplacer alternativement le disque libre 234 en l'éloignant et en le rapprochant du disque 235, le dispositif com porte un circuit de commande d'interruption pério dique, dans lequel les conducteurs 270, 272 sont en série avec une batterie d'accumulateurs 274 et un bras d'interrupteur 276 actionné par came, avec son contact associé 278.
Le bras d'interrupteur 276 est normalement appliqué élastiquement contre le con tact 278 par un ressort de tension 280 ; l'action d'in terruption périodique de ce bras d'interrupteur 276 est commandée par une came 282 entraînée par un moteur 284. En donnant à la came 282 une forme appropriée, on peut obtenir un rapport désiré entre la durée de fermeture et la durée d'ouverture, autre ment dit entre la durée de relâchement et la durée de tension du fil.
Dans la forme d'exécution représentée sur la fig. 10, le dispositif d'ouverture de fil 318 comprend deux barres 334 et 335 mobiles l'une par rapport à l'autre ; ces barres comportent respectivement des surfaces dentelées 336, 337 d'engagement du fil. Les surfaces 336, 337 ont une largeur relativement faible, de manière à réaliser un meilleur engagement du fil dans les dents ; comme on le voit en fig. 10 et 11, ces surfaces- sont formées par le bord dentelé de chaque barre mobile.
Les barres 334, 335 sont montées de manière à effectuer un mouvement relatif transversal par rap port à la direction normale du mouvement du fil 312. La barre 335 est fixée sur un support fixe 339, avec son bord dentelé 337 tourné vers le haut, c'est- à-dire vers le fil, de manière à intercepter le trajet de celui-ci.
La barre 334 est fixée sur une tige-poussoir transversale 338, qui est entraînée d'un mouvement alternatif par un moyen approprié quelconque, par exemple comme dans les formes d'exécution précé dentes ; le bord dentelé 336 de cette barre 334 est tourné vers le bas, de manière à intercepter complè tement le trajet du fil ; il est disposé entre la barre 335 et un oéilleton de guidage fixe d'entrée 340.
Les surfaces dentelées 336, 337 chevauchent mutuelle ment dans une certaine mesure, comme on le voit schématiquement sur la fig. 11, afin d'assurer un contact adéquat avec le fil ; ainsi, le fil est obligé de suivre un parcours tortueux entre les oeilletons de guidage 340, 364, grâce à ce chevauchement des surfaces 336, 337. Pour réaliser l'engagement du fil avec les surfaces 336, 337, il est normalement dési rable de prévoir un dispositif de tension d'entrée, qui est constitué par un dispositif de tension ordinaire 316 à disques, avec des oeilletons associés de guidage 315, 317, comme dans la forme d'exécution de la fig. 1.
Les dentelures des barres 334, 335 ont de pré férence une profondeur effective comprise entre la moitié et une fois et demie le diamètre des filaments individuels du fil 312 ; cependant, on peut trouver en pratique des cas où il est nécessaire de donner aux dentelures une plus grande profondeur. On peut constituer l'une des barres 334, 335, ou bien ces deux barres, ou simplement leurs surfaces 336, 337 en une matière différant de façon telle de la matière du fil 312 qu'elle confère à celui-ci par frottement, une charge électrostatique. La séparation des fila ments est alors facilitée par la charge électrique qu'ils reçoivent en passant sur les surfaces dentelées.
Pour ne pas comprimer de nouveau exagérément les filaments étalés et écartés du fil 312, pendant que celui-ci passe de la barre fixe 335 aux rouleaux de livraison 328, il est désirable que l'aeilleton de gui dage 364 ait une forme allongée dans le sens trans versal, comme on le voit en fig. 10, en particulier quand on n'utilise qu'une action de charge électrique faible ou nulle pour faciliter l'ouverture du fil.
La longueur de la course du mouvement alternatif de la barre 334 peut varier considérablement ; cepen dant, dans la plupart des cas, il suffit en pratique de maintenir cette course entre environ 6 mm et 25 mm.
On voit que les dentelures servent individuelle ment à saisir et à retenir un ou plusieurs filaments individuels du fil ; le nombre des filaments retenus et la tendance des dentelures à les retenir dépendent de la profondeur et de la forme du contour des dents. Ainsi, quand le mouvement relatif se produit entre les deux barres 334, 335, leurs surfaces dentelées respectives 336, 337 agissent l'une par rapport à l'autre pour déplacer le fil et constituent un moyen de séparation des filaments.
Dans ces conditions pra tiques de fonctionnement, les filaments ne sont pas tous séparés latéralement quand ils passent sur les surfaces dentelées 336, 337 ; cependant, on obtient et on maintient par ce dispositif un degré d'ouver ture du fil considérable, qui convient pour l'utilisa tion pratique.
Le dispositif d'ouverture du fil de la forme d'exé cution représentée sur la fig. 12 comporte deux che villes 442, 443, écartées l'une de l'autre et montées sur une tige 452, qui est entraînée d'un mouvement alternatif par un dispositif approprié quelconque, comme on l'a expliqué précédemment en considérant les autres formes d'exécution. Le fil 412 passe entre les deux chevilles 442, 443 et à travers deux #ille- tons de guidage 440, 444, qui sont montés fixes de part et d'autre de la tige 452.
Les chevilles 442, 443 sont disposées de manière à présenter au fil, dans la position médiane de la course du mouvement alternatif de la tige 452, un trajet ouvert entre les oeilletons alignés de guidage 440, 444, comme on le voit sur la fig. 14. De chaque côté de la position médiane, à une petite distance de celle-ci, et jusqu'à chaque extrémité deda course, le fil est engagé, déplacé et frotté par les chevilles 442, 443, ainsi que par les côtés des deux guides 440,.444, comme on le voit sur les fig. 13 et 15.
Ainsi, en constituant quelques-unes ou la totalité des surfaces des chevilles 442, 443 et des guides 440, 444, qui viennent en contact avec le fil, en une ma tière différant de façon telle de la matière du fil différente au point de vue triboélectrique de la ma tière du fil 412 qu'elle confère à celui-ci, par frotte ment, une charge électrostatique. On peut évidem ment réaliser une action d'ouverture du fil analogue à celle réalisée avec la première forme d'exécution.
Dans la position médiane de la tige 452 et des chevilles 442, 443, les filaments du fil, qui ont été chargés d'électricité statique par frottement, se re poussent mutuellement et s'étalent, c'est-à-dire se séparent, du fait qu'ils sont à l'état de relaxation et qu'ils présentent. un certain excès d'avance longitu dinale.
Cette relaxation et cet excès d'avance se pro duisent pendant un temps court, deux fois pendant chaque cycle du mouvement alternatif, de même que le déplacement et la charge électrostatique par frotte ment du fil, contrairement à la forme d'exécution de la fig. 1, dans laquelle le déplacement, la charge et l'ouverture du fil ne se produisent qu'une seule fois par cycle du mouvement alternatif.
Il en résulte que la charge et l'action d'ouverture du fil ont tendance à être deux fois plus grandes par cycle du mouve ment alternatif dans la présente forme d'exécution, ce qui permet d'utiliser des fréquences plus faibles du mouvement alternatif pour un degré équivalent d'ouverture du fil, en conservant les autres avan tages mentionnés en référence à la première forme d'exécution.
On a trouvé désirable et commode, dans certains cas, d'ajouter, entre le dispositif d'ouverture du fil et la zone de jonction, un dispositif destiné à faciliter le maintien des filaments en état d'ouverture après qu'ils ont quitté le dispositif d'ouverture. Un tel dis positif se trouve dans la variante, représentée à la fig. 16, de la forme d'exécution de la fi-. 5 ; cepen dant, ce dispositif peut être utilisé avec d'autres for mes d'exécution, telles que celles des fig. 1 ou 12.
Les mêmes nombres de référence sont utilisés pour toutes les parties non modifiées, et on a désigné par des nombres de référence commençant par un 5, les parties ajoutées ou modifiées.
Le dispositif destiné à faciliter le maintien des filaments à l'état ouvert comprend une barre 570 comportant une surface marginale 572, tournée vers le bas et munie de dentelures sensiblement parallèles, ou une autre surface d'engagement de fil, qui soit suffisamment rugueuse pour tendre à maintenir les filaments contre tout mouvement latéral quand ils sont pressés contre elle, mais qui soit cependant de préférence assez lisse pour ne pas user gravement le fil pendant que celui-ci passe contre ladite surface.
La barre 570 peut être avantageusement analogue aux barres dentelées déjà décrites 334, 335 ; cette barre 570 intercepte le trajet du fil et fait dévier légèrement celui-ci dans son parcours entre l'oeilleton de guidage 164 et les rouleaux de livraison 128. Cette barre 570 est fixée sur un organe de guidage 560,à mouvement transversal lent, au moyen d'un bras pendant 574 relié à cet organe. Le dispositif tout entier 560 est fixé sur une barre transversale 166, qui est entraînée, comme dans la forme d7exé- cution de la fïg. 5, d'un mouvement lent transversal et alternatif.
Dans cette variante, le fil 112 tombe légèrement en dessous de la surface dentelée 572 pendant chaque période de relaxation, et les filaments, soumis à des forces répulsives mutuelles, tendent à s'ouvrir sur la plus grande largeur compatible avec le degré de liberté de la relaxation. Quand le fil est tendu de nouveau, par suite de la fermeture des disques 134, 135, et quand il progresse vers l'avant sous l'action des rouleaux 128, après avoir été ouvert précédemment, il est tiré au contact de la surface dentelée 572 de la barre 570. Une longueur donnée de fil avance évidemment sous l'action des rouleaux 128 pendant la période de tension et de contact de friction du fil avec les disques 134, 135 et la barre 570.
Cepen dant, du fait que les filaments sont tirés latéralement pour venir au contact de la surface dentelée 572, au début de chaque partie de tension du cycle, ils sont maintenus sensiblement séparés pendant leur progression longitudinale vers les rouleaux<B>128,</B> grâce à la résistance opposée par la surface dentelée 572 à une nouvelle convergence des filaments.
En d'au tres termes, pendant la partie de tension du cycle, les filaments étalés, c'est-à-dire séparés, ont tendance chacun à se déplacer dans une position relative cons tante contre la surface 572, et puisqu'ils sont étalés contre cette surface au début de la période de ten sion du cycle, ils restent dans cet état jusqu'à la prochaine période de relaxation, pendant laquelle ils auront encore tendance à s'étaler sous l'effet de leurs actions répulsives mutuelles.
Pour réaliser une charge électrostatique du fil, on peut constituer la barre 570 en une matière diffé- rant de façon telle de la matière de fil 112 qu'elle confère à celui-ci, par frottement, une charge électro statique. Ainsi, le fil se charge électriquement en passant contre la surface dentelée 572.
Il est normalement désirable d'utiliser les diffé rentes formes d'exécution sous une forme multiple sur chaque bâti, comme on le voit en particulier sur les fig. 1 et 5, afin de réaliser une production mas sive et efficace. On voit facilement sur les fig. 1 et 5, ainsi que sur les autres figures, que les différentes formes d'exécution se prêtent à la disposition côte à côte de plusieurs appareils unitaires sur un seul bâti.