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La présente invention est relative à des fils perfectionnés et plus particulièrement à des fils constitués en partie par une matière for- mée de filaments continus et en partie par une matière faite de fibres de la longueur d'une mèche, ainsi qu'à de nouveaux procédés et appareils de production de ces fils.
Les fils en usage actuellement peuvent être divisés commodément en deux types dont chacun a ses avantages et ses applications. L'un des types de fil utilisés jusqu'à présent a été obtenu par filage de matiè- res fibreuses comprenant des fibres animales, des fibres végétales et des fibres synthétiques en mèches. Les tissus obtenus à partir de ces fils ont l'avantage d'un bon pouvoir isolant, d'un corps avantageux et, lorsque c'est désirable, celui de l'absence de transparence. Les fils filés ont l'inconvénient d'une résistance relativement faible et en outre des incon- vénients particuliers au type spécial de fibre ou de fibres utilisées dans leur constitution.
C'est ainsi par exemple que les fils obtenus par fi- lage de fibres animales, comme la laine, sont peu aptes au lavage, tan- dis que les fils obtenus à partir de fibres végétales, qui contrairement à la laine se lavent bien, manquent de corps, de pouvoir isolant et de la richesse de la laine, et sont caractérisés par un faible pouvoir de conservation des plis, par une faible résistance à l'ondulation, et par une forte absorption de l'humidité.
Les fils obtenus par filage de fi- bre synthétique qui, souvent, ont un bon pouvoir de conservation des plis, une bonne résistance à l'ondulation, un faible pouvoir d'absorption de l'eau et qui sont parfaitement lavables, ont un ou plusieurs des inconvé- nients constitués par un toucher froid, une faible résistance à la trac- tion, une tendance à la constitution et conservation de charges électri- ques statiques ou l'inconvénient de tendre à s'enrouler gravement lors- qu'il en a été fait des tissus.
Les fils formés de filaments continus sont très utilisés dans les cas où il n'y a pas d'inconvénient à la transparence du tissu ou bien lorsque cette transparence est désirée. Alors que les fils à filaments continus ont l'avantage d'une plus grande résistance, ils ont l'inconvé- nient de donner des tissus d'un faible pouvoir isolant au point de vue calorifique, l'inconvénient, souvent, de recueillir des charges électri- ques statiques, et celui de ne pas convenir à la confection de tissus ayant l'opacité et le corps souhaitables pour des étoffes destinées aux vêtements et pour les matières analogues.
Il a été fait au moins une tentative de confection d'un fil ayant les avantages à la fois des fils formés de filaments continus et des fils obtenus à partir de mèches, par utilisation d'un toron formé d'un fil composé de filaments continus servant dtâme, et entouré d'une hélice d'un fil filé. Les fils de ce genre n'ont eu toutefois aucun succès com- mercial parce que, lorsqu'on essaie de tisser le fil, l'hélice de fil filé se défait jusqu'à former un noeud et jusqu'à rompre par ce moyen le toron de fil filé et jusqu'à lui permettre de glisser le long de l'âme formée de filaments continus, laissant ainsi lâme nue exposée sur une certaine longueur jusqu'à ce que cet état soit reconnu par l'ouvrier et que la ma- chine utilisant le fil soit arrêtée.
Selon la présente invention, on prévoit des fils composés en partie de filaments continus et en partie de matières fibreuses obtenues à partir de mèches, qui surmontent les difficultés observées avec les fils à âme ci-dessus décrits et qui permettent d'obtenir les avantages à la fois des fils filés et ceux des fils à filaments continus, avec un petit nombre des inconvénients reconnus et même aucun de ces inconvé- nients. Les fils selon la présente invention comprennent une pluralité'de
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filaments continus réunis de manière à constituer un toron avec des fi- bres de la longueur d'une mèche détordues parmi les filaments continus individuels.
La matière fibreuse peut être distribuée d'une manière égale le long du toron de fils continus, auquel cas on dispose d'un fil qui convient dans les cas où l'on utilise d'une manière générale des fils fi- lés, ou bien la matière fibreuse peut être espacée le long du toron de fils continus sous la forme dtassemblages distincts de fibres, et dans ce cas on obtient un fil fantaisie avec des grosseurs ou noeuds,qui pré- sente de nombreux avantages sur les fils noueux précédemment connus et qui convient pour les cas où l'on utilise d'une manière générale les fils à filaments continus.
Dans la mesure où les fils dans lesquels la matiè- re fibreuse est répartie d'une manière égale le long du toron de fila- ments continus et les fils dont la matière fibreuse est ramassée en as- semblage distincts de fibres sont complètement différents d'aspects et par leur utilité, les deux types de fils de même que les appareils ser- vant à leur fabrication vont être décrits de façon indépendante dans les paragraphes qui vont suivre.
En ce qui concerne les fils dans lesquels la matière fibreuse est distribuée d'une manière égale le long du toron de filaments continus, les nouveaux fils suivant la présente invention ont de nombreux avan- tages surprenants sur les fils habituels. On peut estimer que les possi- bilités des nouveaux fils ressortiront au mieux d'une comparaison entre un fil selon la présente invention comprenant des torons continus de fi- laments de polyester avec des fibres de laine retordues parmi ces torons, et un fil filé habituel composé d'un mélange de fibres de laine et de po- lyester.
Les mélanges de fibres de laine et de fibres de polyester ont été accueillis avec enthousiasme par le public, ces dernières années, par- ce que les tissus faits de ces fibres conservent les plis de façon par- faite, ainsi que leur forme, même quand ils ont été mouillés, et parce qu'ils ont une excellente résistance au froissement et une résistance mé- canique supérieure à celle des tissus pure laine. Toutefois, les tissus obtenus à partir des fils de ce genre tendent gravement, en raison de la présence de fibres de polyester, à s'enrouler et à recueillir des charges électriques statiques.
Les fils préparés selon l'invention à partir de filaments continus de polyester et de fibres de laine, lorsqutils ont été tissés, ne s'enroulent pas parce que la matière en polyester est pré- sente simplement sous la forme de filaments immergés, plutôt que sous la forme de fibres dont la surface est exposée, et ils ne recueillent pas non plus l'électricité statique an même degré que les tissus obtenus à partir de mélanges de fibres de polyester, étant donné que lorsqu'on met un tissu, obtenu à partir des nouveaux fils selon la présente invention, en contacts avec une autre surface ou avec eux-mêmes, le contact est li- mité presque uniquement à des fibres de laine qui s'étendent à partir des filaments continus de polyester immergés.
De plus, les tissus obtenus à partir de fils selon l'invention manifestent sensiblement le même pouvoir de conservation des plis et de résistance au froissement que les tissus obtenus à partir des mélanges traditionnels, et ils ont une plus grande stabilité de dimensions, parce que les fibres de laine sont bloquées dans leur position par les filaments de polyester et ne peuvent se déplacer.
Les tissus obtenus à partir des nouveaux fils sont également caractérisés par une grande résistance, parce que les éléments de polyester entrant dans la composition du fil sont présents sous la forme de filaments con- tinus plutôt que sous la forme d'une fibre obtenue à partir de mèches.
Dans la comparaison ci-dessus, on voit que les éléments cons- titutifs des nouveaux fils selo, l'invention peuvent être choisis de ma- nière à fournir des tissas ayant les avantages souhaités dans une appli-
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cation particulière. C'est ainsi par exemple qu'on peut fabriquer des tis- sus ayant l'apparence du coton et sensiblement la résistance du "NYLON" en utilisant des fils selon la présente invention qui sont composés de filaments continus de "NYLON" et de fibres de coton. De plus, le tissu aura un moindre pouvoir d'absorption de l'eau, un meilleur pouvoir de conservation des plis et une plus grande stabilité des dimensions.
Les nouveaux fils selon l'invention fournissent des tissus qui donnent davan- tage satisfaction, même lorsque les fibres et les filaments ont la même composition chimique que les tissus obtenus à partir de fils contenant uniquement des fibres obtenues à partir de mèches. C'est ainsi par exem- ple qu'un tissu obtenu avec une matière composée à 100 de polyester selon l'invention manifeste en général une tendance moindre à s'enrouler et est caractérisé en plus par une plus grande résistance mécanique, à cause de la présence des torons de filaments continus.
Les fils selon la présente invention dans lesquels la matière fibreuse est rassemblée en assemblages distincts pour fournir un fil con- tenant les filaments continus et des grosseurs ont de nombreux avanta- ges sur les fils noueux précédemment connus, ils se fabriquent plus aisé- ment que les fils à filaments continus et à grosseurs précédemment connus et se fabriquent aussi rapidement que les fils obtenus à partir de mèches et comportant des grosseurs, tels qu'on les connaissait précédemment.
Les fils à grosseurs obtenus à partir de mèches peuvent être fabriqués par modification momentanée et rapide du taux d'étirage sur un métier à fi- ler modifié de telle sorte que certains segments du ruban terminé soient moins étirés que certaines sections du ruban sur chacun des côtés des segments précités, mais un procédé de ce genre ne peut pas être utilisé à la fabrication de fils à filaments continus et à grosseurs. Jusqu'à pré- sent, il a été nécessaire d'une manière générale pour produire un fil à filaments continus et à grosseurs qui donne satisfaction, de recourir à la variation du denier des filaments individuels dans le procécé initial de filage à la presse, et les limites et inconvénients d'un tel procédé sont évidents.
Néanmoins, il a été fabriqué par ce procédé des quantités limitées de fils à filaments continus et à grosseurs, étant donné que les fils filés àgrosseurs ne peuvent pas être utilisés au tissage ou tricota- ge de tissus fins et que les fils à filaments continus sont d'une résis- tance mécanique considérablement supérieurs à celle des fils filés.
Les nouveaux fils à grosseur selon l'invention ont de nombreux avantages sur les fils à grosseurs et à filaments continus précédemment connus de même que sur les fils à grosseurs obtenus à partir de mèches précédemment connus. Par compression avec les fils à filaments continus précédemment connus, les nouveaux fils peuvent être obtenus souvent d'une manière plus économique, et ils peuvent être fabriqués par l'utilisateur du fil de façon à répondre à son propre goût et à ses besoins, alors que précédemment ce dernier était obligé de passer sa commande longtemps à l'avance pour les fils filés à la presse spécialement. Un autre avanta- ge consiste en ce que les nouveaux fils selon l'invention peuvent être ob- tenus dans une gamme très étendue de deniers avec des grosseurs ou noeuds de types et dimensions nombreux et différents.
Par comparaison avec les fils à grosseurs obtenus à partir de mèches précédemment connus, les nou- veaux fils selon l'invention ont l'avantage d'une plus grande résistance mécanique, de même que celui de convenir à l'utilisation pour le tissage de tissus @ fins. Un autre avantage des nouveaux fils à grosseurs selon l'invention sur les fils à grosseurs obtenus à partir de mèches et préoé-. demment connus, de même que par rapport aux fils à grosseurs à filaments continus précédemment connus consiste en ce que les filaments continus du toron et les fibres de la grosseur ou du noeud peuvent avoir des compo-
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sitions qui fassent qu'ils conviennent pour l'utilisation dans les pro- cédés de teinture croisée ou sélective.
Par un choix approprié des matiè- res, il est possible de produire des fils dans lesquels les filaments peuvent être teintés sans que le soient les grosseurs, ou bien les gros- seurs pouvant être teintées sans que le soient les filaments ou bien que les filaments et les grosseurs pouvant être teints dans un seul bain mais dans des couleurs ou nuances différentes. Ceci augmente considérablement l'utilité du fil dans-la confection''des tissus de nouveauté.
Un nouveau procédé de préparation de nouveaux fils de n'importe lequel des types ci-dessus décrits a été découvert et ce procédé doit éga- lement faire partie de la présente invention. Selon ce nouveau procédé, un toron contenant une pluralité de filaments continus subit l'application d'une charge électrique, de préférence par mise en contact intime avec une matière d'une nature différente, de façon que les filaments soient séparés les uns des autres par répulsion mutuelle. On met alors une sec- tion du toron dans lequel les filaments sont séparés les uns des autres en contact avec un dispositif d'alimentation intermittente ou continue en matière fibreuse et on soumet ensuite le toron à un retordage pour détordre ou démêler les fibres qui s'y trouvent.
L'une des caractéristiques dù nouveau procédé consiste en ce qu'on peut l'utiliser avec des fils à filaments continus multiples pratiquement de n'importe quel type ou n'importe quelle composition. Il est évident que, comme il est nécessaire qu'une charge électrique soit appliquée aux filaments, il sera nécessaire que la surface des filaments ait une condue- tibilité telle qu'une charge puisse être conservée pendant la fraction de seconde nécessaire à la séparation des filaments les uns des autres et à la mise en contact de la matière fibreuse avec les filaments séparés.
Les fils capables de conserver une charge superficielle dans des conditions favorables pour une'.'durée de 'une seconde environ-où davantàge sont satisfai- sants et seront désignés -ci-après sous le nom"de fils essentiellement non con- ducteurs .
Tous les fils à filaments continus non métalliques tombent pratiquement dans cette catégorie, à moins, bien entendu, que leur surfa- ce soit revêtue d'une matière qui les rende conducteurs et des exemples de fils à filaments continus qui peuvent être utilisés dans le nouveau procédé selon la présente invention sont les fils en "NYLON", les fils en polyester comme ceux qui sont vendus dans le commerce sous les noms d'or- lon et d'acrylon, les fils en rayonne viscose, les fils en acétate de cel- lulose, les fils de soie, les fils de verre et les fils de protéine syn- thétique.
Il est bien connu que l'homme de l'art que nombre de fils à fila- nents continus multiples, lorsqu'ils viennent du fabricant, sont revêtus d'un agent antistatique qui sert à rendre la surface conductrice et à évi- ter que les fils conservent une charge électrique importante. Dans quel- ques cas, ces agents antistatiques sont d'une efficacité telle qu'ils don- nent lieu à des difficultés dans le nouveau procédé selon l'invention, bien qu'on puisse souvent supprimer ces difficultés en opérant dans une atmosphère à très faible teneur en humidité.
La plupart des agents antis- tatiques ordinairement utilisés ont une conductibilité qui dépend au moins en partie de leur nature hygroscopique, en sorte que,si l'on opère dans une atmosphère à très faible degré d'humidité, l'efficacité de l'agent antistatique est temporairement anéantie. Une telle manière de procéder, si elle donne des résultats satisfaisants, est généralement préférable à l'enlèvement de l'agent antistatique, étant donné qu'après achèvement de l'opération, l'agent antistatique redevient efficace et qu'on évite la nécessité d'une seconde application.
Il est évident que si l'on se heur- te à une difficulté quand on opère en atmosphère sèche, il est généralement
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avantageux d'enlever complètement l'agent antistatique par une opération de lavage ou d'autres techniques connues.
Comme il est nécessaire que les filaments individuels du toron formé de filaments continus soient séparés pour permettre l'insertion de la matière formée de fibres de la longueur d'une mèche, il convient d'u- tiliser autant que possible un toron ayant un faible degré de retordage.
Quand on prépare des fils selon la présente invention, dans lesquels une matière fibreuse de la longueur d'une mèche est distribuée d'une manière égale le long du fil, on obtient les résultats les meilleurs en utilisant un fil composé de filaments continus dont le degré de retordage est nul, étant donné qu'un degré même faible de retordage aura généralement pour résultat qu'il y aura des portions du fil dans lesquelles il n'aura pas été inséré de fibres. Quand on produit des fils à grosseurs selon la pré- sente invention, il est simplement nécessaire d'utiliser un toron formé de filaments continus ayant un degré de retordage suffisamment faible pour permettre une séparation des filaments sur une longueur excédant considérablement celle des grosseurs.
Autrement dit, si l'on désire que les grosseurs aient une longueur de 25 mm, le toron formé de filaments continus ne doit pas être retordu à un degré tel que le retordage ne puis- se pas être facilement défait le long du fil sur une distance suffisante pour permettre à ces filaments continus individuels d'être séparés sur cette longueur sans application d'une force appréciable. On a observé qu'il est avantageux d'utiliser des torons formés de filaments continus n'ayant pas plus d'un tour environ de retordage sur 25 mm de longueur et de pré- férence pas plus d'un demi-tour environ sur 25 mm de longueur, et quand on produit des fils ou torons à grosseurs dont le retordage est plus pro- noncé il peut être avantageux de les détordre de telle sorte que les gros- seurs puissent être insérées plus aisément.
La matière formée de fibres obtenues dans la longueur d'une mè- che est fournie d'une manière particulièrement commode sous la forme d'un ruban ou sous une forme analogue qui permet de l'étirer aisément de façon à l'étaler et à séparer les fibres pour l'introduction dans le toron com- posé de filaments continus. Quand on prépare des fils à grosseurs selon l'invention, les fibres de la longueur d'une mèche peuvent être rompues au dépens d'un toron continu à filaments de longueur indéfinie, à l'instant de l'insertion, mais ceci a pour résultat que toutes les fibres ont sen- siblement la même longueur et sont alignées suivant la même ligne, de sorte que les grosseurs résultantes ne se mélangent pas d'une manière con- nus au fil.
Il est par conséquent avantageux en général, même quand on prépare des fils à grosseurs, d'utiliser une matière qui a été précédem- ment découpée à la longueur de mèches ou qui se présente naturellement dans cette forme.
Le nouveau procédé est efficace indépendamment des caractéristi- ques électriques de la matière fibreuse et ce sont les propriétés élec- triques de la matière formée de filaments continus qui sont d'une impor- tance primordiale. La matière fibreuse peut avoir une surface conductrice ou non conductrice, et, si les fibres sont non conductrices, elles peu- vent être voisines de la matière formée de filaments continus, dans la série triboélectrique, ou indentiques à cette matière, ou très éloignée d'elle dans cette échelle. Cela provient de ce que les fibres sont mises en pla- ce par détordage parmi les filaments continus du toron, et le succès du nouveau procédé ne dépend pas de l'attraction électrostatique entre les fibres et filaments continus du toron.
La matière de la fibre obtenue à partir de mèches peut, d'une ma- nière appropriée, être sensiblement de n'importe quelle composition chi-
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mique et être constituée de matériaux tels que le verre, le bronze ou d'autres métaux, des matières à base de protéine comme la laine, des ma- tières cellulosiques comme le coton, le chanvre, la rayonne viscose ou la rayonne à l'acétate, des matières synthétiques polymérisées comme le "NYLON", des fibres de polyester, des fibres acryliques ou d'autres fi- bres vinyliques.
Des fibres de coton détordues dans des filaments de té- réphtalate de glycol, de polyester ou de rayonne viscose, des fibres de laine dans du "NYLON", des filaments de polyester ou acryliques et des fibres de soie naturelle de la longueur d'une mèche dans des filaments de polyester de glycol et de téréphtalate sont des exemples de combinai- sons qui fournissent des fils avantageux.
Si la charge électrique doit être communiquée par les moyens pré- férés qui consistent à mettre le toron composé de filaments continus en contact avec une matière différente, cette matière différente peut être pra- tiquement n'importe quel objet qui présente une surface solide et non adhé- rente qui ne soit pas usée d'une manière excessive par le contact, et le terme solide dont il a été fait usage ci-dessus doit s'entendre dans un sens large comprenant des matières telles que le verre, et certaines ré- sines qu'on dénomme quelquefois des liquides sur-refroidis.
Des exem- ples précis de matières appropriées comprennent l'ambre, l'ébonite et d'autres matières résineuses dérivées en totalité ou en partie de sour- ces naturelles, des matières résineuses formées de phénol et de formal- déhyde, de polystyrène, de "NYLON" ou d'autres matières résineuses syn- thétiques, des matières céramiques ou vitreuses comme l'argile cuite et verre, le bois ou d'autres matières fibreuses, et l'acier, le bronze ou d'autres métaux. Alors que la charge peut être créas par simple mise en contact intime l'une avec l'autre des deux matières dissemblables, on ob- tient d'une manière générale de meilleurs résultats s'il y a un mouve- ment de friction entre les deux matières dissemblables.
On obtient éga- lement de meilleurs résultats si la matière avec laquelle le toron com- posé de filaments continus doit être mis en contact ou contre laquelle il doit être frotté est aussi éloignée que possible du toron dans la série triboélectrique, et comme la polarité de la charge communiquée au toron n'est pas essentielle, en ce qui concerne la réalisation du procédé, la substance avec laquelle il faut mettre le toron en contact pour produire la charge électrique peut se trouver d'un côté ou de l'autre du toron dans la série triboélectrique. Des exemples précis de combinaisons avan- tageuses sont constitués par une surface formée d'ébonite ou d'une rési- ne de phénol et de formaldéhyde pour des mèches de "NYLON", de verre,de soie naturelle ou de rayonne viscose,
et une surface de verre pour des mèches de rayonne à l'acétate ou des filaments acryliques comme ceux qui sont vendus dans le commerce sous le nom d'Orlon.
Alors qu'il est simplement nécessaire que les nouveaux fils se- lon la présente invention contiennent une pluralité de filaments continus entre lesquels la matière fibreuse obtenue à partir de mèches est détor- due, le toron contenant des filaments continus à partir duquel on prépa- re les fils de préférence contenir au moins dix filaments continus envi- ron, étant donné que, si le nombre de ces filaments est inférieur à ce chiffre, la matière obtenue à partir de mèches ne peut pas être fixée con- venablement en place. Un autre avantage de l'utilisation de torons for- més de filaments continus et contenant au moins dix filaments environ consiste en ce qu'ils sont plus aisément disponibles et généralement moins coûteux que les torons composés d'un nombre moindre de filaments conti- nus.
Il n'y a pas de limite supérieure en ce qui concerne le nombre des filaments que le toron formé de filaments continus peut contenir, excepté la limite qui est imposée par la possibilité de trouver à se fournir.en
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ces torons. Dans quelques cas, on peut réunir deux torons d'un denier moin- dre que celui qu'on désire, mais aisément disponibles, pour fournir un toron unique et augmenter par ce moyen le nombre total de filaments, et il est un fait que cette manière de procéder offre l'avantage supplémentai- re, dans la fabrication de fils avec des mèches courtes également espacées et espacées d'une manière aussi continue que possible tout le long du fil,
que quelques tours provenant d'un retordage accidentel existant initiale- ment dans l'un des torons de faible denier ou un retordage résultant de ce dernier se trouvant dans le toron retiré du paquet, ne donne lieu à aucune coïncidence avec le retordage accidentel dans le second toron de faible denier, en sorte que le fil terminé est plus uniforme.
Le rapport entre la matière fibreuse et la matière formée de fi- laments continus peut varier entre des limites étendues et dépend dans une certaine mesure de l'utilisation envisagée pour le fil. Si on n'est pas intéressé à la production de fils ayant l'apparence générale de fils filés et si on est intéressé seulement à l'obtention d'un nouvel aspect comme celui qu'on peut obtenir avec des fils à grosseurs, le pourcenta- ge de matière fibreuse peut être aussi bas qu'une fraction d'un pour cent, mais si on désire que le fil ait l'apparence générale d'un fil filé, on obtient les résultats les meilleurs généralement à partir de combinai- sons dans lesquelles les fibres de'la longueur d'une mèche représentent 30 à 80 % environ, en poids, du fil.
L'appareil du fil selon l'invention dans lequel la matière fibreuse de la longueur d'une mèche est distribuée d'une manière égale et où le toron représente 40 % environ ou davanta- ge du poids total, est presque identique à celle d'un fil filé, excepté qu'en général il est plus uniforme et que la saillie ou dispersion des fibres longues est généralement un peu moindre. Dans la plupart des cas, il n'est pas avantageux d'utiliser la matière formée de mèches dans des pourcentages supérieurs à 80 % environ, étant donné que cela demande l'in- sertion d'une plus grande proportion de retordage et que les fils commen- cent à perdre une partie de leurs caractéristiques avantageuses communiquées par les torons formés de filaments continus.
Toutefois, il y a des excep- tions, et un cas où il peut être souhaitable de dépasser ce chiffre est celui de la fabrication de fils pour des tissus d'été légers dans lesquels la matière formée de filaments continus, bien qu'elle soit présente dans des proportions très faibles, peut servir à accroître de façon appréciable la résistance minimum à la rupture. Cela rend possible la fabrication de' tissus extrêmement légers, et c'est ainsi par exemple qu'on peut tisser un tissu qui est voisin par son aspect et sa résistance à un bon tissu de laine des pays chauds, mais qui ne pèse que la moitié de ce dernier.
Le degré de retordage supplémentaire qui doit être introduit dans le toron formé de filaments continus à la suite de son contact avec une source appropriée de fibres formées de mèches, en vue de fixer d'une ma- nière plus appropriée la matière fibreuse à sa place, doit être d'au moins cinq tours environ sur une longueur de 25 mm, et de préférence d'au moins dix tours sur cette longueur. Ce retordage supplémentaire rassemble les filaments continus de la mèche, bien qu'ils soient en mesure de retenir les restes de la charge statique précédemment communiquée, et cela fixe ainsi les fibres solidement à leur place en sorte qu'elles ne sont pas fa- cilement délogées.
Il n'y a pas de limite supérieure au degré de retorda- ge qu'on peut introduire, en ce qui concerne la réalisation possible du nouveau procédé, étant donné que plus le retordage est prononcé, plus les fibres sont solidement fixées à leur place. Toutefois, un retordage exces- sif dans les nouveaux fils selon la présente invention aura, comme dans n'importe quel fil, pour effet de produire des caractéristiques qui en ren- dent la manipulation malaisée,
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Alors que le nouveau procédé peut être mis en oeuvre à la main, un nouvel appareil a été inventé pour mettre ce procédé en oeuvre plus efficacement, et cet appareil doit être considéré comme faisant partie de la présente invention.
Ce nouvel appareil comprend un moyen de commu- nication d'une charge électrique au toron formé de filaments continus, et est réalisé de préférence sous la forme d'un organe rotatif agencé de façon à tourner au contact du toron, des moyens pour amener le toron, avec ses filaments largement séparés les uns des autres, en contact avec une source fournissant des fibres, et des moyens pour retordre ensuite le to- ron, de telle sorte que les fibres soient détordues parmi les filaments individuels de ce dernier.
Les moyens cités en dernier lieu peuvent pren- dre la forme d'une broche traditionnelle de filature avec anneau et cur- seur, tandis que les moyens pour amener le toron en contact avec l'assem- blage de filaments de préférence la forme d'un banc d'étirage agencé de façon que la matière formée des filaments ne passe à travers ce dispositif qu'en traversant la dernière paire d'éléments.
Deux formes de réalisation préférée de l'appareil de fabrication des nouveaux fils selon l'invention vont être décrites ci-après en regard des dessins annexés, dans lesquels ; - la figure 1 est une vue schématique en perspective, avec les organes principaux en place, d'un dispositif convenant pour la fabrication de fils dans lesquels une matière fibreuse de la longueur d'une mèche est distribuée d'une manière égale sur toute leur longueur; - la figure 2 est une coupe en travers sensiblement suivant la ligne 2-2 de la figure 1;
- la figure 3 est une vue schématique en perspective, avec la partie principale à sa place, d'une forme modifiée de l'appareil représen- tée dans la figure 1 et convenant pour l'utilisation à la fabrication de fils à grosseurs ou de fils dans lesquels une matière fibreuse obtenue sous la forme de longueurs égales à celle d'une mèche est distribuée d'une manière égale le long du fil; - la figure 4 est une coupe en travers sensiblement le long de la ligne 4-4 de la figure 3.
Sur les dessins joints, et plus spécialement dans les figures 1 et 2, 10 désigne un paquet d'alimentation en fil se présentant par exem- ple sous la forme d'un cône, d'un écheveau, d'une canette ou sous une for- me analogue d'un fil à filaments multiples d'un type capable de recevoir l'application d'une charge statique. Un guide en queue de cochon désigné par 12 est placé au-dessus du paquet 10 de telle sorte qu'on puisse faci- lement retirer du paquet, sans former de brèches, l'extrémité d'un fil ou le toron 13.
Immédiatement en-dessous du guide 12 en queue de cochon se trouve un dispositif de tension désigné par 14 qui comprend une paire de dispositifs de tension à disques entre lesquels on fait passer le fil de telle sorte qu'il puisse être mis sous tension dans la portion de chemin suivie par le fil immédiatement ensuite.
Il est désigné d'une manière générale par 16 un dispositif d'élec- trification pour communiquer une charge statique à l'extrémité du fil 13.
L'ensemble 16 comprend un arbre 18 supporté, de manière à pouvoir tour- ner, à chacune de ses extrémités par des coussinets anti-friction désignée 20 et 22, cet arbre étant agencé de façon à pouvoir être entraîné dans un mouvement de rotation rapide par un moteur électrique 24 agissant par l'in- termédiaire d'un arbre d'entraînement 26. Dans des rainures diamétralement opposées et s'étendant dans le sens de la longueur dans l'arbre 18 sont logés une paire d'organes 28 et 30 (voir figure 2) semblables à une lame
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agencée de façon à venir au contact avec frottement contre l'extrémité de fil 13 et de façon à communiquer à cette extrémité de fil une charge sta- tique lorsqu'on fait tourner l'arbre 18 par le moteur 24.
Les lames sail- lantes 28 et 30 peuvent être en n'importe quelle matière différente de celle du toron 13, mais, ainsi que cela a été exposé ci-dessus, elles sont de préférence en une matière qui est très éloignée de la composition du toron 13, dans la série triboélectrique.
A l'arrière de l'ensemble 16 se trouve un banc d'étirage à trois éléments, désigné d'une manière générale par 32 et comportant une paire de galets arrière 34, une paire intermédiaire d'élémënts 36 et une paire de délivrance 38. Le banc d'étirage 32 peut être et est de préférence du type qu'on rencontre d'une manière générale dans un métier à tisser tradi- tionnel et bien que les éléments intermédiaires aient été représentés par commodité comme ne comprenant qu'une paire de galets il va de soi qu'on peut utiliser d'une manière appropriée un banc d'étirage long dans lequel les éléments intermédiaires comprennent une paire de courroies de trac- tion ov d'organes analogues.
Dans cette réalisation de l'invention, le banc d'étirage est entraîné d'une manière traditionnelle, de telle sorte que les trois éléments sont réunis les uns aux autres cinématiquement et que les éléments intermédiaires et les galets de délivrance sont ac- tionnés de façon à avoir une vitesse superficielle plus grande que les éléments arrière du banc.
A l'avant du banc d'étirage 32 se trouve un guide 40 en queue de cochon qui est agencé de façon à recevoir un ruban de fil à partir du banc d'étirage et à guider ce dernier vers un dispositif traditionnel de filature ou de retordage désigné par 42. Le dispositif 42 comprend une bobine 44 qui peut tourner d'une manière connus et recueillir une cer- taine provision de fil indiquée par 46. Ce dispositif comprend également un anneau habituel de filature 48 qui porte un curseur 50 pouvant tour- ner autour de la bobine 44 d'une manière traditionnelle lorsque le fil subit le retordage et est enroulé sur la bobine.
A l'arrière du banc d'étirage 42 se trouve une réserve 52 de ma- tière fibreuse obtenue à partir de mèches, réserve qui peut, d'une manière appropriée, avoir la forme d'une bobine, d'une canette ou d'un dispositif analogue. La matière fibreuse de la longueur d'une mèche qui se présente de préférence sous la forme d'un ruban de corde passe de la réserve 52 aux galets arrière du banc d'étirage 32, d'une manière traditionnelle.
Il ressort de ce qui a été exposé ci-dessus qu'un appareil comme celui qui a été décrit ci-dessus peut aisément être dérivé d'un métier à tisser traditionnel par simple addition de l'ensemble 16 et du moteur 24 pour sa commande. L'appareil tel qu'il vient d'être décrit peut être dérivé d'une manière semblable d'un banc de retordage habituel, excepté que, dans ce cas, il est nécessaire de munir le banc de galets d'étira- ge.
En fonctionnement, on tire à travers le guide 12 et le disposi- tif de tension 14 un toron provenant de-la réserve 10, et on le fait passer ensuite autour du dispositif 16 d'électrification. On fait ensuite passer le toron vers le bas entre une paire de galets de délivrance et les élé- ments intermédiaires du banc d'étirage 32 pour revenir entre les galets de la paire de délivrance au guide 40 en queue de cochon et au dispositif à broche 42. Une extrémité du ruban ou de l'élément analogue passe de la réserve 52 aux éléments arrière du banc d'étirage 32 où elle passe à tra- vers le banc d'étirage de la manière habituelle.
On met ensuite en mar- che le moteur 24 pour produire un contact de frottement entre les lames 28 et 30 et l'extrémité 13 du fil, puis on met en marche le dispositif
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de filature 42 et le banc d'étirage 32.
Lorsque le toron 13 passe à travers le dispositif d'électrifica- tion 16, il est alternativement mis sous tension et relâché en raison de la rotation de l'arbre 18 et de la saillie excentrique des lames 28 et 30.
En même temps, les filaments continus contenus dans le toron 13 s'élec- trifient par le contact de frottement avec les lames 28 et 30, et cela a pour effet qu'ils se repoussent mutuellement. Au cours des périodes pen- dant lesquelles le toron 13 est relâché, les filaments continus se sépa- rent par suite de leur répulsion mutuelle et pénètrent entre les galets de délivrance 38 à l'état espacé les uns des autres.
L'extrémité du ruban 53 pénètre donc entre les galets de la paire de délivrance 38 à l'état étalé et en forme de ruban, du fait qu'il est étiré entre les galets de la paire arrière et les éléments intermédiaires du banc d'étirage 32, et, lorsque la bande ouverte de fibres vient au contact des filaments continus et séparés du toron 13, les fibres tendent à être repoussées partielle- ment entre les filaments par la pression de la paire 38 de galets de dé- livrance. Lorsqu'il quitte la paire de galets de délivrance 38, le toron formé de filaments continus est immédiatement retordu de façon à détordre la matière formée de mèches courtes entre les filaments continus et à les bloquer de cette manière de leur position.
Dans les figures 3 et 4, 60 désigne une réserve de fil sous la forme d'un cône, d'un écheveau ou sous une forme analogue de fil formé de filaments multiples d'un type capable de recevoir une charge statique.
Un guide en forme de queue de cochon désigné par 62 est disposé au-dessus de la réserve 60 de fil, de telle sorte qu'une extrémité de fil ou mèche 63 peut facilement être détordue, et immédiatement en dessous du guide 62 se trouve un dispositif de tension 64 comprenant une paire de disposi- tifs de tension à disques entre lesquels le toron 63 peut passer de fa- çon à pouvoir être soumis à une tension dans la section du chemin que le fil parcourt immédiatement ensuite.
Dans la mesure où le présent procédé demande qu'une charge sta- tique soit communiquée au fil formé de filaments continus multiples, et comme ces fils ont davantage tendance à recueillir une charge statique quand ils sont à l'état sec, cette forme de réalisation de l'invention est représentée comme comportant des moyens pour faire sécher le fil. L'ap- pareil qui sert à accomplir cette opération comprend un ventilateur 66 refoulant de l'air à travers un conduit 68 et ensuite à travers un certain nombre de tubes courts dont l'un est désigné par 70 et est représenté comme mis en place sur le chemin de l'extrémité de fil 63.
Le ventilateur est entraîné par n'importe quel moyen approprié, comme un moteur électrique 72 relié par des conducteurs électriques appropriés 74 à une source d'é- nergie électrique, Pour que l'air distribué par le conduit 68 se trouve à une température supérieure à la température de la pièce et soit ainsi capable d'exercer un plus grand effet de séchage, une section 76 du con- duit reliant le ventilateur 66 au conduit 68 est munie de préférence d'é- léments chauffants tels que des éléments à résistance désignés par 78.
Les éléments à résistance 78 sont reliés à une source appropriée d'éner- gie par des conducteurs électriques 80. Un interrupteur unique 82 peut être utilisé pour faire fonctionner à la fois le moteur électrique 72 et les éléments chauffants 78.
Le tube 70 est représenté comme placé sur le chemin du fil immé- diatement en dessous et en avant du dispositif 64 de mise sous tension, et il est agencé de façon à recevoir une extrémité de fil 63 à travers un orifice 84 ménagé dans le conduit 68. Pour éviter l'utilisation d'un outil d'enfilage, le tube 70 et le conduit 68 peuvent être munis d'une
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fente étroite désignée par 86, de telle sorte que l'extrémité du fil puis- se simplement être tirée suivant son chemin correct de circulation.
88 désigne d'une manière générale un dispositif d'électrifica- tion servant à communiquer une charge statique au fil à filaments conti- nus multiples. L'ensemble 88 comprend un arbre 90 agencé de façon à être entraîné dans un mouvement rapide de rotation par n'importe quels moyens appropriés, comme par exemple un moteur électrique 92. Dans une rainure appropriée ménagée dans l'arbre 90 et s'étendant sur une partie de la lon- gueur de ce dernier est engagée une pièce de frottement ou lame 94 agen- eée de manière à entrer en contact de frottement avec l'extrémité de fil
63 et de façon à lui communiquer une charge statique.
Ainsi que cela a été exposé ci-dessus, la lame 94 est exécutée de préférence en une matiè- re très éloignée de la matière du toron 63 dans la série triboélectrique,
Pour que le fil 63 à filaments continus multiples ne soit tou- ché par la lame 94 que lorsqu'on le désire, on prévoit de préférence un écran courbe mobile désigné par 96. L'écran courbe 96 pivote autour de l'axe de l'arbre 90 de façon à pouvoir passer dans une position dans la- quelle il maintient l'extrémité de fil 63 hors du contact de la lame 94 ou dans une position dans laquelle il est complètement séparé du contact d'avec cette extrémité de fil, comme on le voit clairement dans la fi- gure 2.
A l'arrière du dispositif 88 est disposé un banc d'étirage à trois éléments, désigné dans son ensemble par 98 et comportant une paire 100 de galets arrière, une paire 102 de galets intermédiaires et une paire 104 de galets de délivrance. Le banc d'étirage 98 peut être et est de préfé- rence du type qu'on rencontre généralement dans un métier de filature ha- bituel, excepté que, dans cette forme de réalisation de l'invention, la paire de galets de délivrance est entraînée indépendamment des autres or- ganes du banc d'étirage. Dans la figure 3, les organes qui assurent l'en- traînement de la paire 104 de galets de délivrance comprennent un arbre 106 et un moteur électrique 108.
Le moteur électrique est représenté comme entraînant directement l'arbre 106, mais on conçoit que la figure 3 est simplement schématique et qu'on peut prévoir un dispositif approprié de réduction de la vitesse de rotation des galets de délivrance 104 à une valeur convenable. Les moteurs électriques 108 et 92 peuvent être branchés en parallèle par des conducteurs électriques 110 et 112 et commandés au moyen d'un interrupteur unique 114, étant donné qu'il est souhaitable que les deux moteurs soient toujours en fonctionnement en même temps toutes les fois qu'on utilise l'appareil.
Les paires arrière et intermédiaire 100 et 102 de galets du banc d'étirage 98 sont agencées de façon à être utilisées soit pour l'intro- duction d'un bouton floche de fibres dans le toron 63 à filaments continus multiples, soit pour assurer l'alimentation continue en une matière fibreu- se pour le toron 63 lorsqu'il est conduit du dispositif 88, par l'inter- médiaire du galet supérieur de la paire 104 et en retour, entre les deux galets. La matière fibreuse est fournie de préférence sous la forme d'un ruban de carde en une fibre obtenue à partir de mèches, dont une alimen- tation convenable ou appropriée est désignée par 116 et représentée sous la forme d'une bobine, d'une canette ou d'une masse analogue.
Une extré- mité 118 provenant de l'alimentation 116 est représentée sur les dessins comme étant avancée entre les galets de la paire arrière 100 du banc d'é- tirage 98, et, à partir de ce point, elle se transporte vers la paire de galets intermédiaires 102 d'une manière traditionnelle.
Il faut prévoir un dispositif séparé pour entraîner les paires arrière à deux galets du banc d'étirage 98, étant donné que, dans la pro-
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duction de fils à grosseurs, le fonctionnement de ces éléments doit être intermittent, et, dans la figure 3, les organes d'entraînement sont repré- sentés comme comprenant un arbre tournant 120 qui s'étend de la paire ar- rière 100 de galets à un moteur électrique 122. Il est de nouveau évident que, bien que la liaison ait été représentée comme directe dans la figure 3 des dessins joints, il convient de prévoir des réducteurs appropriés, de façon que la paire de galets 100 soit entraînée à une vitesse conve- nable. La paire de galets 102 est entraînée à partir de l'arbre 120 par la roue dentée 124, la roue dentée folle 126, la roue dentée 128 et l'ar- bre 130.
Comme dans le fonctionnement habituel, la paire de galets 102 doit être entraînée à une vitesse supérieure à celle de la paire de ga- lets 100, de telle sorte qu'il y ait un étirage du toron 118 entre les deux paires de galets.
A l'avant du banc d'étirage 98 se trouve un guide 132 en queue de cochon qui est agencé de façon à recevoir l'extrémité de fil 63 à la sui- te de son départ de la paire de galets 104. Immédiatement en dessous du guide 132 se trouve un dispositif traditionnel de filature ou à broche de retordage, désigné d'une manière générale par 134, et comprenant une bro- che 136 sur laquelle a été placée une bobine 138 agencée de façon à re- cueillir un approvisionnement de fil 140. Un anneau traditionnel de fila- ture 142 avec un curseur tournant 144 constitue également une partie du dispositif 134.
La broche 136 est entraînée d'une manière habituelle par le contact avec une section à poulie 146 comprenant une courroie 147 qui passe autour d'une poulie 148 entraînée, sur le dessin, par le moteur 108 par l'intermédiaire d'une roue dentée 149 montée sur l'arbre 106, des roues dentées 150 et 151 sur l'arbre 152, des roues dentées 153 et 154 sur l'arbre 155 et de la roue dentée 156 sur un arbre 157 portant la pou- lie 148. Toutefois, il va de soi que le dessin ne représente pas l'agence- ment effectivement nécessaire à l'entraînement du dispositif 134 de com- mande de la broche, et qu'il est simplement nécessaire que la paire 104 de galets avant du banc d'étirage 98 et le dispositif de filature 134 puissent et soient entraînés de préférence par une source commune d'éner- gie.
158 désigne une source d'impulsions électriques, d'une fréquence de préférence quelconque, et constituée d'une manière appropriée par un dispositif du type décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique n 2.622.282 du 23 décembre 1952 ou par n'importe quel autre dispositif servant à fournir des impulsions d'énergie électrique d'une durée contrô- lée. Les impulsions fournies par la source 158 sont transmises dans l'un des cas par des conducteurs 160 à un solénoïde 162 muni d'un noyau 164 d'un agencement et d'une construction traditionnels. Le noyau 164 est relié par un conducteur flexible 166 à un organe élastique 168 dont l'une des extrémités est fixée à un support approprié.
Le conducteur flexible 166 entre le noyau 164 et le ressort 168 est enroulé à raison d'un ou davantage de tours autour d'un organe cylindrique 170 placé sur le pro- longement de l'axe de rotation de l'arbre 90 et relié par un bras 172 à l'écran 96 de manière à assurer une manoeuvre. Le conducteur 166 est d'u- ne longueur telle que des organes élastiques 168 retiennent normalement le noyau 164 en partie retiré du solénoïde 162 lorsque ce dernier n'est pas excité, et la position réciproque de l'organe 170 par rapport au con- ducteur 166 est telle que, lorsque le solénoïde 162 n'est pas excité, l'écran 96 est dans une position telle qu'il n'y ait pas contact entre le toron 63 et la lame 94.
Lorsque le solénoïde est excité, le noyau 164 se déplace en sens contraire de l'action du ressort 168 en faisant ainsi tourner l'écran 96 de façon à permettre le contact du toron 63 avec la lame 94.
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Les impulsions électriques venant de la source 158 sont également transmises par un conducteur 174 à un dispositif électrique de temporisa- tion 176. On trouve auprès de différentes sources du commerce des disposi- tifs électriques de temporisation convenant à l'utilisation dans l'appa- reil selon la présente invention, aussi l'agencement exact de cet élément ne constitue-t-il pas un élément de la présente invention. On a obtenu d'excellents résultats avec un relais de temporisation électronique cons- truit par la Société dite : Général Electric Company.
Le dispositif est agencé de façon à être activé par l'impulsion reçue à travers les conduc- teurs 174 et pour transmettre à un instant ultérieur dont le retard est sélectionné et suffisant pour permettre qu'un point du toron 63 passe du dispositif 88 à la paire 104 de galets de délivrance du dispositif d'éti- rage 98, une impulsion électrique par les conducteurs 178 au moteur 122.
Le dispositif électronique de temporisation est réglé de préférence de façon que l'impulsion transmise avec un certain retard au moment 122 s'a- chève en même temps que l'impulsion transmise au solénoïde 162 par les conducteurs 160.
Il ressort de ce qui a été exposé ci-dessus qu'un appareil selon cette forme de réalisation de la présente invention peut également être dérivé d'un métier ordinaire de filature par simple addition du disposi- tif 88, du dispositif de séchage du toron comprenant le ventilateur 66 et le conduit 68, et le dispositif de tension 64. Le métier de filature n'a besoin d'être modifié que par débranchement des paires arrière de ga- lets du banc d'étirage, dont le métier à tisser est muni, d'avec leurs organes traditionnels d'entraînement, et par continuation de l'entraîne- ment de la manière traditionnelle, au moyen du moteur qui commande la broche de filature, de la paire avant de galets.
Un moteur séparé action- né par une source d'impulsions électriques et par un dispositif électro- nique à retardement est alors prévu pour commander les éléments arrière du banc d'étirage. L'appareil selon cette forme de réalisation de la pré- sente invention peut être construit d'après un banc traditionnel de re- tordage, excepté que, dans ce cas, il est nécessaire de munir le banc de galets d'étirage.
Pour la production de fils à grosseurs, on fait passer depuis le paquet 60 un toron à travers le guide 62, le dispositif de tension 64, et on le tire ensuite par la fente 86 dans le tube 20. L'extrémité du fil est ensuite passée autour du dispositif 88, par dessus et entre la paire 104 de galets de délivrance du banc d'étirage 98, et ensuite à travers le guide 136 jus qu'au dispositif à broche 134. Un second toron obtenu de préférence à partir de matières fibreuses de la longueur d'une mèche est conduit depuis le paquet 116 entre la paire 100 de galets arrière et la paire centrale 102 de galets du banc d'étirage 98. L'appareil est alors prêt à fonctionner, et on peut former l'interrupteur 82 pour mettre en mar- che le ventilateur 66 et faire chauffer les éléments 78 à résistance.
Après quelques instants, qui doivent permettre aux éléments à résistance de s'échauffer et à la portion de toron 63 qui se trouve dans le tube 70 d'avoir séché complètement, on peut fermer l'interrupteur 74 pour met- tre en marche les moteurs 108 et 92 et on peut exciter la source d'impul- sions électriques 158 pour fournir d'une manière intermittente du cou- rant au moteur 122 et au solénoïde 162.
Lorsque la source 158 produit une impulsion électrique, celle-ci est transmise simultanément au solénoïde 162 et au dispositif électro- nique temporisé 176. Immédiatement, le noyau 164 est tiré vers le bas de telle sorte que l'organe 170 tourne pour retirer l'écran 96 jusque dans une position inactive, de telle sorte que le toron 63 soit touché par la lame 94 qui tourne rapidement. Le contact entre la lame 94 et le toron
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63 a pour effet que les filaments continus du toron 63 acquièrent chaque fois une même charge, de telle sorte qu'ils exercent une répulsion mutuelle les uns sur les autres et tendent à être séparés les uns des autres lo plus , - La lame 94 et l'arbre 90 contribuent également au bon fonction- nement du nouvel appareil à divers autres points de vue.
En premier lieu, comme la lame tourne en sens contraire du mouvement d'avancement du toron 63, elle tend à retenir le retordage et également à exercer un effet de formation d'un ruban, de telle sorte que les filaments continus du toron 63 sont incités à s'engager dans l'intervalle de pincement des galets de délivrance 104 à l'état espacés les uns par rapport aux autres et paral- lèlement les uns aux autres. De plus, la saillie excentrique de la lame 94 par rapport à la lame 90 a pour effet de tendre et de relâcher alter- nativement l'extrémité 63. Les périodes de relaxation permettent aux fi- laments continus du toron 63 de se séparer au maximum et à un degré qui n'est pas possible lorsque le toron est soumis à une tension continue, tandis que les périodes de tension rendent possible un contact approprié à frottement du toron 63 avec la lame 94.
Après l'écoulement d'un intervalle de temps dont la durée a été sélectionnée au préalable, l'impulsion produite par la source 158 atteint le dispositif 176 à manoeuvre différée ou de retardement, l'impulsion est transmise au moteur 122 qui met en marche les deux éléments arrière du dispositif d'étirage 98. La rotation de ces galets a pour effet de faire avancer le ruban 118 jusque l'intervalle de pincement de la paire de ga- lets 104 où il est comprimé et mis en contact avec les filaments continus séparés du toron 63 et où il se détord parmi les filaments continus du toron lorsqu'il quitte les galets de délivrance 104, à la suite de quoi il est retordu par le dispositif à broche 134.
Etant donné que les galets de la paire 102 tournent plus vite que ceux de la paire 100, on voit que le ruban 118 est étiré de telle sorte que les fibres qui s'y trouvent sont étalées et transformées en un ruban, d'une manière traditionnelle.
Si on le désire, on peut actionner la paire de galets 104 à une vitesse supérieure à celle de n'importe lequel des éléments arrière du banc d'é- tirage, de telle sorte qu'on obtient un étirage supplémentaire et une transformation en ruban entre la paire 102 et la paire 104 de galets. L'é- tirage du ruban de carde 118 et sa transformation en un ruban étiré au cours de son passage à travers le banc d'étirage 98 présentent de l'im- portance, étant donné que cela permet un malaxage plus doux des fibres dans le toron 63 et que cela permet aux fibres d'être plus complètement saisies entre les filaments individuels et continus du toron 63 lorsqu' il sort des galets de délivrance 104 et qu'il est retordu par le dispo- sitif à broche 134.
Après un intervalle de temps d'une durée convenablement sélec- tionnée au préalable, l'impulsion électrique fournie par la source 158 s'achève. L'un des résultats de l'achèvement de l'impulsion provenant de la source 158 consiste en ce que le noyau 164 est tiré vers le haut par le solénoïde 162 par l'élasticité du ressort 168, ce qui a pour résul- tat, à son tour, de faire tourner l'organe 170 et de mettre l'écran 96 en place de façon que le toron 63 ne soit pas davantage au contact de la lame 94. Cela permet au retordage qui s'est accumulé au-dessus du dis- positif 88 de passer et ensuite d'être distribué d'une manière égale dans le toron 63 au cours de son transport vers le dispositif de retordage 134.
L'achèvement de l'impulsion provenant de la source 158 a également pour résultat la désexcitation du moteur 122 et l'arrêt de la commande de la paire de galets 100 et de la paire de galets 102. Comme la paire de galets 104 continue de fonctionner, le ruban 118 est rompu entre'la paire de galets 104 et la paire de galets 102, et l'extrémité arrière est
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liée dans le toron 63. Ceci achève le cycle, et l'appareil continue de fonctionner simplement en banc de retordage, jusqu'à ce qu'à un moment ul- térieur quelconque une nouvelle impulsion électrique soit fournie par la source 158.
Pour la production de fils dans lesquels des fibres de la longueur d'une mèche sont également réparties le long du toron à filaments conti- nus, on fait fonctionner l'appareil représenté dans les figures 3 et 4 exac- tement comme cela a été décrit ci-dessus, excepté que la source d'impulsion électrique 158 et le dispositif de retardement électronique 176 sont mon- tés ou shuntés de manière à assurer une fourniture contenue d'énergie au solénoïde 162 et au moteur 122.
Le fonctionnement continu du moteur 122 a pour effet que les éléments arrière du banc d'étorage 98 fournissent une alimentation égale et continue en fibres de la longueur d'une mèche qui doivent être détordues dans le toron 63, tandis que l'excitation continue du solénoïde 162a pour résultat que l'écran 96 est constamment retenu dans une position où il n'est pas en action de telle sorte que le toron 63 est électrifié d'une manière uniforme lorsqu'il est avancé vers les galets de délivrance 104 du banc d'étirage 98.