Dispositif générateur de vibrations, notamment de vibrations sonores et ultrasonores L'invention concerne un dispositif générateur de vibrations, notamment de vibrations sonores et ultra sonores.
On sait que le domaine d'application des vibra tions sonores. ou ultrasonores dans l'industrie, s'étend chaque jour davantage, et cela tout particulièrement pour les vibrations à fréquences supérieures à une dizaine de milliers de cycles/seconde. Dès qu'une telle application quitte la phase d'utilisation au labo ratoire, pour celle de l'usage à l'échelle industrielle, il devient nécessaire de disposer de générateurs de vibrations assez puissants. La possibilité de produire de telles vibrations avec une puissance suffisante aux fréquences élevées s'avère souvent difficile avec les moyens actuellement connus, surtout si l'on veut dépasser une centaine de kilocycles.
Les moyens piézo-électriques ou de magnéto striction, qui offrent l'avantage de produire des vi brations de fréquences parfaitement connues et pou vant atteindre des valeurs très élevées, de l'ordre du mégacycle, n'offrent actuellement pas la possibilité de production de puissances un peu importantes.
Les moyens mécaniques, par contre, sont capa bles de produire des vibrations puissantes, notam ment ceux qui sont constitués par des dispositifs du genre des sirènes, dans lesquels deux organes animés d'un mouvement relatif de rotation, sont pourvus, sur des parois en regard, de parties qui sont ouver tes à un courant fluide et qui sont séparées les unes des autres par des parties pleines ou fermées à ce courant fluide. Si celui-ci est contraint de traverser un tel dispositif (qu'on nommera ci-après sirène ) il ne peut le faire que pendant les périodes durant lesquelles les parties ouvertes des, deux organes sont mutuellement en regard ou en correspondance.
Ledit courant sort donc de la sirène dans un état vibra toire, et la fréquence de cette vibration est celle des correspondances ou coïncidences mutuelles des par ties ouvertes des deux organes susdits de la sirène. Pour que, avec des dispositifs connus, cette fréquence soit élevée, il faut souvent envisager de faire tourner la sirène à des vitesses considérables, qui peuvent être peu compatibles avec les possibilités de résis tance des matériaux ; cela limite les possibilités d'ob tenir couramment des fréquences très élevées, supé rieures par exemple à 100 kilocycles/seconde.
L'invention a surtout pour but de conduire à des dispositifs générateurs de vibrations sonores ou ultrasonores, qui fournissent, par des moyens méca niques rotatifs, de telles vibrations de fréquences éle vées et de puissance relativement importante, moyen nant une vitesse de rotation desdits moyens mécani ques, qui reste cependant relativement faible.
L'invention concerne un dispositif générateur de vibrations, notamment de vibrations sonores et ultra sonores, à l'aide d'au moins un courant de fluide, ce courant de fluide étant périodiquement interrompu par la rotation d'un organe tournant comportant des orifices pour le passage dudit courant de fluide, ledit organe tournant coopérant avec un deuxième organe comportant aussi des orifices pour le passage dudit courant de fluide,
de façon que ce dernier passe périodiquement à travers au moins un orifice de l'organe tournant et un orifice dudit deuxième organe.
Selon l'invention, un tel dispositif est caractérisé en ce que le nombre des orifices de l'organe tournant et le nombre des orifices dudit deuxième organe sont entre eux dans un rapport qui, après simplifi- cation, est un rapport de deux nombres entiers autres que le nombre 1.
Le dessin représente, schématiquement et à titre d'exemple non limitatif, quelques formes d'exécution du dispositif objet de l'invention.
La fig. 1 est un schéma élémentaire simplifié de ce dispositif.
Les fig. 2 à 5 sont des vues schématiques en coupe longitudinale (c'est-à-dire suivant l'axe de rotation de l'organe tournant) de diverses formes d'exécution.
La fig. 6 est une vue schématique, en coupe longitudinale, d'une autre forme d'exécution, avec joints d'étanchéité entre les orifices de l'organe tour nant et du deuxième organe.
La fig. 7 est une coupe partielle selon VII-VII de la fig. 6.
La fig. 8 est une vue schématique, encore en coupe longitudinale, d'une forme d'exécution cons tituant un générateur à courant primaire liquide en circuit fermé.
La fig. 9 est une coupe schématique longitudinale d'une forme d'exécution plus perfectionnée.
Sur la fig. 1, on a schématisé en F la source d'un courant de fluide. Cette source est placée au foyer d'un réflecteur parabolique R, d'axe A -A. Le fluide qui frappe le réflecteur R est donc renvoyé parallèlement à l'axe A-A. Sur son trajet se trouve interposé 1' organe tournant , qui est représenté sous la forme d'un disque ou écran circulaire P. Celui-ci est percé d'orifices.
Ces orifices constituent dans ledit écran des par ties ouvertes qui laissent passer le fluide. Ils sont d'ailleurs disposés sur une circonférence concentri que à l'axe de rotation de cet écran. Cette rotation s'effectue autour de l'axe A-A sous l'effet d'un mo teur schématisé en m.
A proximité de l'organe tournant constitué par l'écran P, se trouve placé le deuxième organe , constitué par un écran P', de forme semblable à celle de l'organe tournant, et également percé d'ori fices disposés sur un cercle de même rayon. Selon la forme d'exécution de cette fi-. 1, l'écran P' peut d'ailleurs lui-même tourner, sous l'effet d'un moteur m , mais en sens inverse de l'écran P.
Et les nom bres de trous de chacun des deux écrans, c'est-à-dire de l'organe tournant et du deuxième organe, sont dans un rapport qui, après simplification, est un rap port de deux nombres entiers différents du nombre 1.
Au-delà de l'écran P' se trouve un deuxième réflecteur parabolique R'. Chaque fois qu'un orifice de l'écran P se trouve en coïncidence avec un orifice de l'écran P', ledit réflecteur R' reçoit le fluide qui a traversé le dispositif, et il le renvoie vers le foyer F. On désignera - par N le nombre de tours par seconde, effectués par l'organe tournant (écran P) ; et par L le nombre d'orifices qu'il comporte ; - par N' le nombre de tours par seconde effectués en sens inverse par le deuxième organe (écran P') ; par L' le nombre d'orifices qu'il comporte.
La fréquence des coïncidences d'un orifice de l'écran P avec un orifice de l'écran P' est alors de F=k(N+N')L X L' , k étant un facteur inférieur ou égal à l'unité, et dépendant du nombre d'orifices de l'écran P qui, à un moment donné, se trouvent simultanément en regard de (ou en correspondance avec) des orifices de l'écran P'.
Le fluide reçu en F' est donc un fluide qui vibre à cette fréquence.
Il en résulte que, si L et/ou L' sont suffisam ment grands, on peut obtenir des fréquences très élevées, même en donnant à N et N' des valeurs très modérés, étant d'ailleurs entendu que les di mensions des orifices percés dans les écrans P et P', et la distance existant entre les orifices consé- cutifs d'un même écran, sont telles que, lorsqu'un orifice de l'écran P est en regard de (ou en corres pondance avec) un orifice de l'écran P', la majorité des autres orifices de l'écran P n'est en regard d'au cun des orifices ou d'aucune fraction d'orifices de l'écran P'.
De telles conditions sont facilement réa lisables par tout homme de l'art en faisant com porter respectivement aux écrans P et P', par exem ple: quatre et cinq orifices (comme sur la fig. 1), ou bien dix-sept et dix-huit; ou bien dix-sept et vingt-deux ; ou bien huit et dix, ou bien quatre- vingts ou quatre-vingt-dix, ou bien quatre ou soixan te-sept, etc., ces divers groupes de deux nombres répondant, parmi une multitude d'autres groupes de nombres, à la condition que, après simplification, leur rapport soit celui de deux nombres entiers autres que le nombre 1.
On comprend d'ailleurs qu'avec des écrans tournant à des vitesses déterminées, les vibrations obtenues. ont la même fréquence si les nombres d'orifices sont, par exemple, respectivement quatre et cinq, ou bien huit et dix, ou bien quarante et cinquante. Par contre, la puissance des vibrations est approximativement dix fois plus grande, dans le cas où les nombres d'orifices sont respectivement quarante et cinquante (circonstance dans laquelle k = 1/1o), que dans le cas où ils sont respectivement quatre et cinq (circonstance dans laquelle k = 1).
Il en résulte que, pour l'exécution du dispositif, on détermine le nombre des orifices pour le courant fluide, dans l'organe tournant, et celui des orifices analogues dans le deuxième organe, d'une part en fonction des fréquences que l'on désire obtenir, et d'autre part en fonction de la puissance des vibra- tions que l'on désire pour ces fréquences.
Il con vient d'observer d'ailleurs - en premier lieu, que le deuxième organe peut être non rotatif, ce qui simplifie en soi l'exécu tion de la partie correspondante du dispositif ; - et en deuxième lieu, que, pour des valeurs N et N' données, la fréquence est d'autant plus grande que k est une fraction plus proche de l'unité, et que le produit L X L' est plus grand. Dans ce qui suit, on désigne, avec adjonction d'un indice a ou b ou c, etc.
- par le repère 1 le moteur d'entraînement de l'or gane tournant du dispositif ; - par le repère 2 l'organe tournant lui-même ; - par le repère 3 la transmission ou liaison méca nique entre le moteur 1 et l'organe tournant 2 ; - par le repère 4 le deuxième organe du dis positif ; - par des flèches F le courant de fluide destiné à engendrer les vibrations ; - par le repère 5 un réflecteur éventuel changeant la direction des vibrations en vue de leur émis sion à distance.
Dans la forme d'exécution de la fig. 2, l'organe tournant 2a est seul rotatif. Il est en forme de disque d'une certaine épaisseur, perpendiculaire à l'arbre 3n. Le deuxième organe 4a est fixe, et constitué par une paroi d'une enceinte annulaire 6, concentrique à l'arbre 3a. Le courant de fluide sous pression arrive dans cette enceinte par une canalisation distribu trice 7. On voit en 8a-8b deux des orifices de l'or gane tournant 2a. Comme dans la plupart des cas des diverses autres formes d'exécution représentées, ces orifices 8a-8b-9 sont situés à l'extrémité de bu ses. Leur axe est d'ailleurs sensiblement parallèle à celui de l'arbre 3a, de sorte que les vibrations émises à distance par le dispositif, sont émises parallèlement à cet arbre.
Des éléments 10 de joint empêchent des fuites importantes du fluide par un passage qui serait autre qu'un passage direct, lorsque l'un des orifices 8a, 8b, etc., est en regard de l'un des ori fices 9.
Dans le cas de la forme d'exécution de la fig. 3, le deuxième organe 4b est rotatif sous l'effet d'un moteur 11 qui l'entraine en sens inverse de l'organe tournant 2b. Celui-ci est d'ailleurs constitué par la paroi latérale d'une chambre de révolution 12 qui est cylindrique. Le courant de fluide sous pression, des tiné à créer les vibrations, y pénètre en traversant l'axe creux 3b, lequel est relié par un joint rotatif étanche 13 à la canalisation de distribution 7b. Le deuxième organe 4b, lui, est constitué par la paroi latérale d'un cylindre creux épousant la forme de l'organe tournant 2b. On voit en 14a-14b deux des orifices de ce deuxième organe 4b, et en 15 l'un des orifices de l'organe tournant 2b.
Ces orifices, comme dans le cas de la fig. 1, sont situés à l'extrémité de buses. Leurs axes sont d'ailleurs sensiblement per pendiculaires à l'arbre 3b, de sorte que le fluide en vibration émis à distance par le dispositif, est émis dans un plan perpendiculaire, ou sensiblement, à l'axe des arbres de rotation 3b de l'organe tournant et 16 du deuxième organe.
Il peut d'ailleurs être concentré dans une autre direction à l'aide d'un réflecteur. Ici encore, des éléments 17, formant joints, s'opposent à des fuites importantes de fluide par un passage autre qu'un passage direct, lorsque l'un des orifices 14a-14b est en regard de l'un des orifices tels que 15.
La forme d'exécution de la fig. 4, elle, s'appa rente à celle de la fig. 2, le deuxième organe 4c restant fixe, tandis que l'organe tournant est entraîné par un moteur 1c, auquel il est relié par l'arbre 3c. Mais le deuxième organe 4c a ici la forme d'un cylindre creux, à parois épaisses, dont les orifices sont pratiqués sur la face interne et sensiblement per pendiculairement à l'axe de rotation de l'arbre 3c. Une chambre annulaire 6c est pratiquée à l'intérieur dudit deuxième organe 4c, et le fluide sous pression y arrive par l'intermédiaire du canal d'alimentation 7c.
L'organe tournant 2c présente, lui aussi, l'aspect d'un cylindre creux à paroi épaisse ; les orifices 19 sont percés dans la paroi perpendiculairement à l'arbre de rotation 3c. Dans ces conditions, le fluide vibrant émis se réfléchit sur la partie 20 de l'organe tournant 2c, partie qui est taillée en forme de demi- tore à génératrices paraboliques. L'émission du fluide vibrant se produit alors en définitive, parallèlement à l'axe de l'arbre 3c.
Pour simplifier la figure, les joints d'étanchéité destinés à éviter les fuites du fluide par passage autre que passage direct, lorsque l'un des orifices se trouve en repard d'un orifice 19, n'ont pas été représentés, mais ils existent au même titre que dans les fig. 2 et 3.
La forme d'exécution de la fig. 5 s'apparente à celle de la fig. 3. Le deuxième organe 4d, relié au moteur 1d par l'arbre creux 3d, a la forme d'un cylindre creux à parois épaisses. Il présente à l'inté rieur une chambre annulaire 6d, alimentée en cou rant de fluide sous pression par .l'intermédiaire de l'arbre creux 3d, relié au tube d'alimentation 7d par le joint rotatif étanche 13d.
L'organe tournant 2d est lui-même monté rotatif autour de l'arbre 3d. A cet effet, sa partie extérieure 24 affecte la forme d'une poulie entraînée par cour roie au moyen d'un moteur auxiliaire non repré senté. Cet organe tournant 2d épouse par deux parois cylindriques épaisses 23 et 25, tant à l'inté rieur qu'à l'extérieur, l'extrémité cylindrique du deuxième organe 4d, sur les deux faces duquel sont percés des orifices 21a-21b. L'organe tournant<I>2d</I> présente lui-même, dans ces deux parois annulaires 23 et 25, des orifices 22a-22b-22c-22d. L'axe de ces différents orifices 21a-21b-22a-22b, etc., est di rigé perpendiculairement,
ou sensiblement, à celui de l'arbre 3d. Le fluide vibrant émis tout d'abord par le dispositif perpendiculairement, ou sensiblement, à l'axe de l'arbre 3d, est ensuite réfléchi sur un réflec teur à deux nappes 26-27, en forme de tore para bolique, et est ainsi émis en définitive parallèlement à l'axe de l'arbre 3d. Un roulement à billes 29 faci lite la rotation des deux organes, l'un par rapport à l'autre.
Enfin, comme pour la forme d'exécution de la fig. 4 et pour les mêmes raisons, les joints d'étan chéité destinés à éviter des fuites du fluide par pas sage autre que passage direct, lorsque l'un des ori fices 21a-21b se trouve en regard d'un orifice 22a- 22b-22c ..., n'ont pas été représentés, mais ils exis tent au même titre que ceux figurés dans les fig. 2 et 3.
Sur la fig. 6, on a détaillé un joint d'étanchéité d'une forme d'exécution. La liaison entre l'organe tournant 2e et le deuxième organe 4e est ici réalisée, d'une part à l'aide de deux roulements à billes 28 et 29, d'autre part à l'aide d'une butée à billes 30, dont le réglage permet d'ajuster les positions respec tives des couronnes d'orifices, de l'organe tournant 2e et du deuxième organe 4e. Les orifices 31a, 31b du deuxième organe sont pratiqués dans un anneau de glissement 33, lié à la paroi de l'organe 4e. Cet anneau, qui peut être soit en métal, soit en matière plastique, facilite le glissement des masselottes per forées 34, qui constituent simultanément les orifices de l'organe tournant 2e et les organes d'étanchéité.
Ces masselottes sont ajustées pour coulisser à frotte ment doux dans des alvéoles 35 ménagés dans l'or gane 2e. Elles peuvent être munies de segments d'étanchéité 36. Perforées en forme de buse, sui vant une forme d'exécution préférée, elles mettent en relation la chambre 6e avec l'extérieur, chaque fois qu'elles se trouvent en coïncidence avec un orifice tel que 31a ou 31b.
La forme de leur tête arrondie 37, appliquée par la force centrifuge contre l'anneau 33, assure l'étanchéité et empêche le fluide de se répan dre de façon notable dans l'espace 38 compris entre l'organe tournant et le deuxième organe.
A la fig. 7, on a représenté la coupe de cette forme d'exécution par le plan VII-VII de la fig. 6. On y voit le deuxième organe 4f, les orifices 31a, 31c, les masselottes 34a, 34c, les alvéoles 35a et 35c, et l'organe tournant 2f, qui présente une chambre centrale cylindrique 6f, reliée aux différentes masse- lottes 34a par des canaux radiaux 39.
Dans certaines formes d'exécution, le fluide vi brant finalement émis est d'une nature distincte de celle du courant de fluide qui traverse les orifices correspondants de l'organe tournant et du deuxième organe. Autrement dit, le courant de fluide constitue un fluide vibrant primaire qui communique son mou vement vibratoire à un fluide secondaire, dont la nature physique est éventuellement différente, par l'intermédiaire d'un organe transmetteur de vibra tions.
Dans certaines formes d'exécution réalisables de la sorte, le fluide primaire est de nature gazeuse, dans lequel cas il peut être notamment, soit de l'air comprimé, soit des gaz de combustion ou d'échappe- ment d'un moteur à explosion, ou d'une chaudière, ou de brûleurs. Dans certaines autres exécutions, le fluide primaire est de nature liquide.
Lorsqu'il en est ainsi, il est préférable que le liquide correspon dant ne soit pas émis en dehors du dispositif généra teur ; ce pourquoi l'on fait circuler ce liquide en circuit fermé dans le générateur, et l'on provoque, à partir du fluide vibrant primaire constitué par ledit liquide, l'excitation d'un fluide vibrant secondaire qui, lui, est alors émis à distance du dispositif géné rateur. Une telle excitation est avantageusement réa lisée à l'aide d'une membrane ou d'une cloison vi brante.
Sur la fig. 8, on a représenté le schéma d'une forme d'exécution convenant spécialement à l'appli cation à la lutte antibrouillard, cette forme d'exécu tion utilisant un fluide primaire liquide, tandis que le fluide secondaire est émis par l'intermédiaire d'une membrane. En lh est représenté le moteur, relié par un accouplement élastique 53 à l'arbre 54 d'une pompe ou d'un compresseur, dans lequel circule le courant fluide utilisé à produire le fluide primaire.
L'axe 54 est lui-même relié à son autre extrémité, par un autre accouplement élastique 56, à l'axe 3h commandant directement l'organe tournant 2h. Celui- ci est d'un type analogue à celui représenté à la fig. 3, avec réflecteur 62 en forme de demi-tore à génératrices paraboliques.
Le deuxième organe 4h de cette fi-. 8 comprend deux réservoirs cylindriques annulaires concentriques 57 et 58. Le réservoir 58, relié à la pompe par un clapet de refoulement 71, contient le fluide à pression élevée ; il communique par des tubes plon- P or ants 72a -72b avec une chambre annulaire 6h,
sur le pourtour intérieur de laquelle sont disposés les orifices 60a-60b du deuxième organe 4h, munis de leurs dispositifs d'étanchéité schématisés en 59a-59b. L'organe tournant 2h porte lui-même plusieurs ori fices ou buses 61a-61b. Lorsqu'un orifice 60 se trouve en regard d'un orifice 61, une partie du cou rant de fluide sous pression passe de l'un à l'autre.
se réfléchit sur le réflecteur 62, et communique son énergie à la membrane vibrante 63. Le fluide gagne ensuite le réservoir 57, en passant par les tubes 64a- 64b, terminés par des clapets. de non-refoulement 65a-65b ; il est ensuite remis dans le circuit de la pompe 55, par l'intermédiaire du clapet d'aspiration 66.
On a représenté sur la figure, dans les réser voirs 57 et 58, des lignes de séparation entre l'air comprimé situé à la partie supérieure 69 et 70, et le liquide à la partie inférieure 67 et 68 ; cet air com primé assure notamment, par son élasticité, une régu larisation des écoulements de fluide.
La forme d'exécution de la fig. 9 comporte plu sieurs dispositions de détail spécialement intéressan tes. En effet, dans cette forme d'exécution, lorsque le courant fluide passe à un certain moment à travers d'eux orifices respectifs de l'organe tournant et du deuxième organe, il ne passe à ce moment, au total, qu'une faible quantité du courant de fluide généra- teur des vibrations ; cette quantité est normalement, soit seulement celle qui passe à travers les deux ori fices susdits, soit un multiple assez faible (le plus souvent inférieur à dix, le nombre de dix étant ap proximativement atteint dans la circonstance où k = 1/10) de cette quantité.
La forme d'exécution de la fig. 9 comporte pré cisément des dispositions particulières qui augmentent l'énergie des vibrations produites. Selon cette forme d'exécution, l'organe tournant 2j est constitué par un disque, percé d'orifices ou trous qui sont répartis sur une circonférence concentrique à l'axe de rota tion. Ce disque 2j, qui est éventuellement amovible, est fixé à l'arbre de rotation 3 j au moyen de deux larges bagues 81 et 82 assurant la planéité. Une poulie étagée 83, fixée à l'autre extrémité de l'arbre de rotation 3j, permet son entraînement à vitesse variable, par un moteur auxiliaire non représenté. Des roulements à billes 84 et 85 sont interposés entre l'arbre 3j et le deuxième organe.
Celui-ci se com pose de deux flasques massifs<I>86 et</I> 87, réunis entre eux par un moyen non figuré. Un anneau 88 de centrage permet d'assurer un centrage très précis des deux flasques l'un par rapport à l'autre, et aussi par rapport au disque 2j; il permet aussi d'ajuster l'épaisseur d'entrefer ménagée pour la rotation de ce disque.
Le flasque 86 du deuxième organe est le flasque d'alimentation en fluide primaire. Il comporte ; un ajutage 89 d'arrivée du fluide sous pression ; un canal annulaire intérieur 90 ; et des canaux secon daires 91a-91b alimentant des injecteurs 92a-92b en forme de buse. Ceux-ci sont répartis régulière ment autour de l'axe de rotation 3j, de façon que leurs becs 98 débouchent très près du disque 2j, et à une distance radiale de l'axe de celui-ci, qui correspond à la circonférence portant les orifices percés dans celui-ci.
Le nombre des injecteurs 92a-92b est d'ailleurs choisi, par rapport au nombre d'orifices du disque 2j, de façon que ces nombres soient entre eux dans un rapport qui, après simplification, est un rapport de deux nombres entiers autres que le nombre 1. Quant au profil des buses, dans le plan de la figure, il est établi de façon à donner une grande vitesse au fluide qui s'échappe de chacune d'elles, lorsqu'elle est en regard de l'un des orifices du disque 2j ; cela contribue à donner de la puissance au dispo sitif ainsi exécuté.
Le flasque 87 d'éjection est centré sur le flasque 86 et comporte, en face de chaque injecteur 92a- 92b du flasque d'injection 86 (ou en correspon dance avec ces injecteurs), un éjecteur tel que 93a ou 93b, de forme analogue à celle des injecteurs. Lesdits éjecteurs sont reliés, par des canaux radiaux 94a-94b, à une chambre collectrice, elle-même située à la base d'un pavillon 101 de rayonnement. Le groupe convergent-divergent d'un injecteur 92a et d'un éjecteur 94a, constitue un orifice du deuxième organe ainsi exécuté.
Le courant fluide entrant sous pression par l'aju- tage d'admission 89 est distribué aux injecteurs par l'intermédiaire du canal annulaire commun 90, et des canaux auxiliaires 91a-91b. Chaque fois qu'un orifice de l'organe tournant 2j se présente entre un injecteur et un éjecteur, une impulsion de fluide pénètre dans l'éjecteur, et est transmise, par les ca naux radiaux 94a-94b, dans la chambre collectrice 95, puis dans le pavillon 101. Les parois des divers canaux 91a-91b-94a-94b peuvent d'ailleurs présen ter une certaine élasticité.
Ladite chambre collectrice 95 et ledit pavillon 101 constituent des organes réalisant une concentra tion et addition physique des ondes vibratoires qui y parviennent successivement en provenance des divers éjecteurs ; ils contribuent donc aussi de façon importante à l'augmentation de puissance et/ou de rendement du dispositif.
D'autre part, des parois mobiles, constituées par des pistons 96a-96b pour les injecteurs, 97a-97b pour les éjecteurs, permettent, par leur réglage, de réaliser une chambre de résonance, et de faire coïn cider le bec 98 de l'injecteur avec un ventre de vibra tion de la chambre d'injection<B>;</B> et le bec 99 de l'éjecteur, avec un noeud de vibration de la chambre de l'éjecteur. C'est là encore un autre élément no table d'augmentation de puissance du dispositif.
Des joints d'étanchéité 100 sont disposés entre, d'une part les becs des injecteurs et ceux des éjec teurs, et d'autre part le disque 2j du corps tournant. Ces joints d'étanchéité forment donc, dans leur en semble, une sorte de couronne, et ils frottent à frot tement doux sur le disque 2j. Il convient qu'ils aient un faible coefficient de frottement, et une bonne résistance à la chaleur, raisons pour lesquelles ils sont avantageusement réalisés en matière plastique, par exemple en polytétrafluoréthylène.
En outre, pour permettre de remédier à d'éven tuelles déformations, ou défaut de planéité, de l'or gane tournant, les éjecteurs et injecteurs sont de préférence portés dans les flasques à l'aide de moyens élastiques. Selon la représentation schématique de la fig. 9, ces moyens élastiques sont intercalés en 102 entre deux épaulements 103 et 104, portés respecti vement par un flasque et par l'éjecteur ou injecteur considéré.
Pour obtenir différentes fréquences de vibrations; on peut d'ailleurs non seulement faire varier la vitesse du disque 2j, mais substituer à ce disque un autre disque analogue, comportant un nombre d'ou vertures différent.
Finalement, cette forme d'exécution de la fig. 9 conduit à une importante augmentation de la puis sance des vibrations. Des. puissances plus importantes peuvent d'ailleurs être obtenues en combinant sur un même axe de rotation, plusieurs de ces dispositifs, chacun d'eux ayant une même fréquence résultante, et les diverses fréquences étant soit en phase, soit convenablement déphasées.
Le dispositif générateur présente de réels avan tages, notamment en ce qu'il permet d'obtenir des fréquences élevées (dépassant 10 000 cycles/seconde) ou même très élevées (dépassant 100 kilocycles/se conde ou même 1 mégacycle/seconde), à l'aide d'or ganes mécaniques tournant à des vitesses qui peu vent rester relativement faibles, et qui produisent cependant des puissances très supérieures à celles qui peuvent être engendrées par les dispositfs piézo électriques connus. En outre, ces organes mécani ques sont d'une fabrication relativement simple, et d'une grande robustesse d'usage.