Rotor en porte à faux pour turbine ou compresseur La présente invention a pour objet un rotor en porte à faux pour turbine ou compresseur, c'est-à- dire un rotor ne comportant des paliers que d'un côté seulement. Il est habituel, dans ces cas, d'uti liser un palier principal disposé à proximité du rotor et un palier auxiliaire à distance du rotor.
Quand un mouvement est transmis à partir du rotor (dans le cas d'une turbine) ou vers le rotor (dans le cas d'un compresseur) par l'intermédiaire d'engrenages, il est avantageux de monter une roue dentée soli daire du rotor sur l'arbre de ce dernier, en un point situé entre le palier principal et le palier auxiliaire. Cette disposition présente cependant certains dés avantages. L'un de ceux-ci est que s'il se produit une vibration de torsion ou de fouettement dans l'arbre du rotor, elle se transmet à cette roue qui peut pro duire un cliquetis dans le train d'engrenages.
En ou tre, par suite de la raideur de l'arbre due aux effets gyroscopiques du rotor et des paliers, la roue dentée n'a pratiquement aucune liberté de mouvement en direction radiale. Une telle liberté est parfois dési rable, par exemple si la roue dentée constitue la roue planétaire d'un train d'engrenages épicycloïdal. En fin, l'arbre du rotor doit supporter non seulement les forces de flexion dues à sa fonction de support du rotor, mais aussi des forces de torsion dues à la transmission de l'effort.
Le rotor en porte à faux faisant l'objet de la pré sente invention, pour turbine ou compresseur, monté sur un arbre supporté par un palier principal et un palier auxiliaire, est caractérisé par un évidement annulaire ménagé dans l'arbre du rotor et espacé in térieurement de la bague interne du palier principal, et par un arbre creux portant une roue dentée entre lesdits paliers et entourant l'arbre du rotor avec un léger jeu, ledit arbre creux entrant dans ledit évide ment et étant connecté à l'arbre du rotor par une connexion d'entraînement dans la zone du palier principal.
Comme la partie de l'arbre du rotor dans la zone du palier principal est la partie la mieux soutenue de l'arbre et ne présente pratiquement pas de fouette ment, en réalisant la connexion d'entraînement à cette roue dentée ou depuis celle-ci dans cette zone, tout fouettement qui pourrait se produire dans d'au tres parties de l'arbre du rotor ne se transmet pas à ladite roue dentée. En outre, comme la roue den tée est montée sur un arbre creux séparé de l'arbre du rotor, l'arbre creux peut être supporté de ma nière à présenter une liberté de mouvement radial suffisante pour répondre aux exigences du train d'en grenages particulier.
Finalement, la longueur de l'ar bre du rotor entre le palier principal et le palier auxi liaire est complètement exempte de forces de torsion dues à la transmission du mouvement vers la roue dentée ou depuis cette roue dentée.
La figure unique du dessin représente, à titre d'exemple, partiellement et en coupe longitudinale, une forme d'exécution du rotor selon l'invention.
Le rotor de turbine 10 représenté partiellement est du type à disque à un étage et est monté en porte à faux sur une bâche rigide 11. Un manchon cylindrique 12 s'étend axialement depuis l'arrière du corps du rotor, d'une pièce avec ce dernier. Il cons titue une partie de l'arbre du rotor. Ce manchon porte des joints 13 et 14 pour le gaz et l'huile, ainsi que la bague interne 15 d'un palier principal à billes, dont la bague externe 16 est logée dans ladite bâche 11. Un arbre 17 est fixé à l'une de ses extrémités au rotor et s'étend dans l'intérieur du manchon 12.
Cet arbre interne constitue l'autre partie de l'arbre du rotor et présente une surface cylindrique externe 18 qui s'assemble avec une surface cylindrique interne 19 correspondante du manchon 12 de manière à empêcher tout mouvement relatif des deux parties de l'arbre du rotor.
Ces surfaces cylindriques 18 et 19 se terminent à proximité de la zone du palier principal et un évidement annulaire 20 sépare le manchon 12 et l'arbre interne 17,à distance vers l'intérieur de la bague interne 15 du palier principal et s'étendant vers l'extrémité arrière du manchon 12.
L'extrémité arrière de l'arbre 1-7 est supportée dans un palier auxiliaire 21 qui est supporté lui- même dans une cage satellite 22 rotative d'un train d'engrenages épicycloïdal au moyen duquel l'énergie de la turbine est transmise. La cage 22 est supportée elle-même par un palier 23 monté dans la bâche rigide 11.
Un arbre creux 25 entoure l'arbre interne 17 avec un léger jeu radial, l'extrémité arrière de l'ar bre creux 25 étant supportée par un palier 26 dans la cage satellite, ce palier étant monté de manière à lui permettre un mouvement radial limité dans la cage. L'extrémité frontale de l'arbre creux 25 pénè tre dans l'évidement 20 entre le manchon 12 et l'ar bre interne 17 et comprend des nervures externes 27 qui engagent des nervures internes 28 correspon dantes portées par le manchon dans la zone du palier principal, de sorte que le mouvement peut se trans mettre du manchon 12 à l'arbre creux 25.
Ce dernier porte des dents d'engrenage 29 qui constituent la roue planétaire du train d'engrenages épicycloïdal.
Un anneau denté 31 du train d'engrenages épi- cycloïdal est monté dans la bâche 11. Des roues sa- tellites 33 sont en engrènement avec la roue plané taire 29 et l'anneau denté 31 et sont supportées dans des paliers 34 sur des arbres creux 35 fixés à la cage 22. Le mouvement de la turbine se transmet par la cage 22 à l'aide d'une connexion à languettes et rainures 36.