Dispositif de retordage-câblage Un des débouchés les plus importants pour les textiles, notamment pour les textiles artificiels et synthétiques, est dans, les câblés pour le renforce ment de pneumatiques, de courroies et d'autres arti cles en caoutchouc. Les câblés sont obtenus par un procédé identique à celui utilisé depuis longtemps pour le coton. On donne une première torsion aux fils, on forme un. toron avec plusieurs de ces fils, en donnant une torsion inverse et, éventuellement, on assemble plusieurs torons, avec détorsion des torons.
Dans le cas de textiles artificiels et synthétiques, on met le plus souvent en aeuvre de gros fils de 840, de 1650, ou même de 2200 d, et alors la fabrica tion des câblés ne comporte que des premières pha ses de torsion.
Pendant longtemps, ces phases de torsion se réa lisaient successivement, c'est-à-dire que dans. une première opération on donnait la torsion aux fils, par exemple sur des, moulins, sur des continus à re tordre, etc., et les bouts étaient ensuite câblés sur d'autres, machines du même type. Il est également connu d'utiliser, tant pour le retordage que pour le câblage, des dispositifs à double torsion, donnant deux torsions au moins par tour de broche, et on connaît des dispositifs à double torsion où celle-ci est donnée au dévidage de la bobine d'alimentation, de même que des dispositifs opérant au renvidage.
On a aussi conçu des dispositifs combinés, avec des broches du type usuel, ou avec des broches dou ble torsion, où un nombre approprié de fils reçoit une première torsion au dévidage, et où les bouts re tordus sont câblés au renvidage.
Parmi les broches à double torsion, on connaît celles où l'on donne une torsion temporaire à un bout d'âme qu'on enveloppe d'un bout retordu à double torsion. Ce type de broches ne se prête qu'au câblage à deux bouts, alors que les dispositifs com binés mentionnés à l'alinéa précédent permettent de câbler plusieurs bouts.
L'objet de l'invention est un dispositif de retor- dage-câblage pour la fabrication directe de câblés, à au moins deux bouts, ce dispositif étant caractérisé par un bâti léger (A) portant un moteur par groupe de plusieurs broches de dévidage à double torsion, par des moyens individuels de compensation de la tension des bouts, par des organes de guidage esca motables et de position réglables pour les ballons extérieurs de chaque broche de dévidage par un organe délivreur collectif pour les différents bouts, par un organe de guidage escamotable de position réglable pour le ballon extérieur d'une broche de renvidage à double torsion.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du dispositif faisant l'objet de l'invention. La fig. 1 en est un schéma en élévation de face. La fig. 2 est une coupe en élévation d'une broche de dévidage (B) que comprend ce dispositif.
La fig. 3 est une coupe transversale selon a-a de la fig. 2.
La fig. 4 est une coupe transversale suivant b-b de la fig. 2.
La fig. 5 est une élévation de face d'une bro che de dévidage (B).
La fig. 6 illustre le montage de guides (C) et (E) que comprend ce dispositif.
La fig. 7 est une vue de face d'un élément débi teur (D). La fig. 8 est une vue de côté de cet élément débi teur (D).
La fig. 9 est une vue de dos de cet élément débi teur (D).
La fig. 10 est une coupe en élévation d'une bro che de renvidage (F) du dispositif.
La fig. 11 est une vue de face de cette bro che (F).
Les fig. 12a et 12b montrent des chaînes ciné matiques de la commande de certains éléments de la broche de renvidage (F).
Le dispositif de retordage-câblage représenté sur la fig. 1 comporte trois broches de dévidage et une broche de renvidage et est donc destiné à la fabri cation de câblés à trois bouts. Il convient d'indiquer qu'il est d'usage de donner au câblage une torsion inverse de celle des bouts retordus, avec pour effet le détordage des bouts au câblage. Le dispositif per met de réaliser toute combinaison de torsions,
soit avec une torsion de câblage qui peut être égale, au inférieure, ou supérieure, à la torsion donnée aux bouts. La torsion des bouts individuels pourrait d7ail- leurs être égale ou différente ; elle est égale normale ment. Dans. l'exemple, on part d'un fil 16.50 d à 70 tours S par mètre, et on donne au retordage 400 tours supplémentaires; au câblage, on donne une torsion Z de 470 tours. par mètre. Ceci donne un câblé dit compensé.
Le dispositif représenté en fig. 1 comprend un bâti A construit entièrement en tubes métalliques, dont les tubes 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 sont visibles. Ces tubes sont assemblés par des doubles brides, telles que celles visibles en bas, à gauche du dessin. Le tube oblique 8 est un élément destiné à augmenter la rigidité ; un autre, non visible, croisé de 900, est présent à l'arrière du bâti. Les montants 4, 5, 6, 7 (etc.), sont montés sur de petits socles pouvant com prendre des semelles élastiques.
Le bâti porte un moteur 11,à poulie 12, puis trois broches de dévidage B et une broche de renvi- dage F. Les trois broches de dévidage B portent cha cune une poulie 13, la broche dé renvidage porte une poulie 14. Le moteur 11 commande les trois broches B et la broche F par une seule courroie s'en gageant d'un trait sinueux sur les poulies 13 et 14. Un décalage horizontal approprié des axes des trois broches B et de la broche F permet de se dispenser de galopins de renvoi. Les trois broches B étant identiques, une seule sera décrite en détail ci-après.
Ainsi qu'il est connu pour les broches de dévi dage à double torsion, le fil est dévidé d'abord d'un enroulement sur une bobine centrée sur l'arbre. Cette bobine est immobilisée par poids. Le fil dégagé ren tre ensuite dans le creux de l'arbre, ressort radiale ment et forme un ballon extérieur en se rendant vers un guide axial. Le guide (C associé à chaque bro che (B) est monté sur un support escamotable. Le montage du guide (E) associé à la broche (F) est identique.
Les bouts retordus par les trois broches (B), ayant passé les guides (C, passent ensuite sur des roulettes de renvoi 15 associées chacune à une joue 16, convergent vers un guide 17 à trois roulet tes 18 (dont deux visibles), sont renvoyés vers un élément débiteur (D), convergent vers le guide de ballon (E), analogue au guide (C), et sont câblés au renvidage sur la bobine portée par la broche (F).
Dans cette description très schématique du dis positif d'ensemble et de son fonctionnement, tout détail a été omis., et la description de la commande électrique avec tous ses accessoires a été omise éga lement, n'étant pas essentielle pour la bonne com préhension de l'invention.
Comme on le voit en fig. 2, chacune des trois broches de dévidage (B) comporte: un arbre 19 portant en bout la poulie de commande 13, pour l'entraînement en rotation. Cette poulie est alésée coniquement et est emmanchée à serrage sur le bout tronconique de l'arbre 19 par une vis 20, dont la tête s'appuie sur une rondelle 21. L'arbre est main tenu dans un. palier fixe 22, par l'intermédiaire de deux roulements à billes 23 et 24. Ces roulements sont maintenus en place par des éléments de calage 25, 26, 27, 28, 29 contre un épaulement 30 de l'ar bre 19.
La partie de cet arbre émergente du palier 22 est alésée axialement en 34 et présente extérieure ment tout d'abord une partie tronconique 31 puis une partie cylindrique de diamètre plus faible, ces deux parties se raccordant par un épaulement 32. Sur la partie tronconique est emmanché un plateau circulaire profilé 33.
L'alésage axial 34 débouche dans un alésage transversal traversant la partie 31 de part en part. Un trou 35 percé obliquement dans l'axe débou che au droit d'un orifice 36 du moyeu du plateau 35. Celui-ci est maintenu en place par serrage sur la partie tronconique 31 à l'aide de vis 37 vissées dans une emphase 38 s'appuyant sur l'épaulement 32. La position relative du plateau 33 sur l'arbre 19 est assurée par un pion 39. De cette façon, le plateau 33 est solidaire de l'arbre 19. La jante du plateau 33 comporte une gorge 40 pour le logement d'une couronne de petits diabolos 41 montés, sur de petits axes 42.
Sur le pourtour, cette jante est protégée par une virole sertie 43 à surface lisse et glissante.
Sur la partie cylindrique extérieure, en prolonge ment de la partie tronconique 31, l'arbre 19 porte u n -bd hier 44 par l'intermédiaire de deux roulements 45 et 46 tenus à écartement par une douille interca laire 47. Le boîtier 44 est solidaire d'une platine circulaire 48 fixée sur le boîtier par des vis 49.
La platine 48 sert de support à une cage axiale formée de six barreaux parallèles 50. En aval, ces barreaux sont réunis. L'arrière de la platine 48 sert de cen trage et d'appui à un carter 51 de forme tronconi que prenant assise, par ailleurs, sur le boîtier 44.
L'immobilité de la platine 48 et des éléments solidaires, est assurée, lorsque l'arbre 19 est en rota tion, par un contrepoids 52 maintenu en place con- tre la platine par des vis 53. Le plateau circulaire 33 présente avec le carter 51, un chicanage et un inter- valle libre réduit évitant l'introduction de fils ou de déchets de fils entre eux.
Sur la partie cylindrique, en aval du boîtier 44, l'arbre 19 porte un fourreau profilé 54 par l'intermédiaire de deux roulements 55 et 56, pour le. montage d'un tube 57 portant un en roulement 58 de fil à dévider et à retordre. Des élé ments 59, 60, 62 et 63 sont destinés au calage des roulements 55, 56, maintenus axialement sur l'arbre 19 par un écrou 61.
Le fourreau profilé 54 se termine à l'arrière par une jante 64 servant de tambour de frein. Sur cette jante 64 est fixée, par des vis 66, une rondelle d'ap pui 65 pour le tube 57. Les vis de fixation 66 sont à tête noyée.
Par ailleurs, le fourreau profilé 54 présente ex térieurement une gorge à fond cannelé 67 dans la quelle est logé un anneau élastique 68 à section cir culaire. Lorsque le tube 57 portant l'enroulement de fil est engagé sur le fourreau 54, il aplatit très légè rement l'anneau 68 et l'oblige à tourner sur lui-même du fait des cannelures, pour suivre ce déplacement. Les positions relatives sont telles que l'anneau 68 exerce une poussée sur le tube 57 pour le maintenir en appui lorsque celui-ci est arrivé en butée sur la rondelle 65.
Le fourreau 54 présente à l'avant une partie décolletée 69 qui sert d'emmanchement pour une douille de prolongement 70 présentant trois fenê tres 71 à 120 et renfermant une douille intérieure 72 décolletée dans la partie médiane. Trois ressorts à lame 73 sont engagés dans les fenêtres 71 et pren nent appui sur la partie décolletée de la douille 72.
Celle-ci est maintenue par la bride 74 d'un en tonnoir 75 qui est lui-même maintenu par un jonc métallique fendu encastré à l'intérieur d'une rainure ménagée à cet effet dans la douille 70.
Pour éviter que l'introduction de fils ou de dé chets de fils. ne vienne contrarier le dispositif de freinage qui agit sur la jante de la bride 64, celle-ci est protégée par un carter 76 qui est porté par des colonnettes 77 vissées dans la platine 48. Sur un des barreaux 50 est fixé un petit support 78 portant une roulette folle 79,à peu près aux deux tiers de la longueur en partant de la platine 48 ; puis. plus à l'avant, un autre support pour une autre roulette de renvoi folle 80.
Par ailleurs, la couronne avant 86 de la cage à barreaux porte une traverse escamota ble sur laquelle est monté un petit support portant lui-même une troisième roulette de renvoi folle 81. On reviendra sur le but de ce montage dans la des cription de la fig. 5.
Il a été indiqué ci-dessus que l'alésage axial 34 de l'arbre 19 communiquait avec un trou oblique 35, tous deux débouchant dans un même alésage trans versal. La fig. 3, qui représente à plus grande échelle une coupe transversale selon a-a de la fig. 2, explique le but de cet alésage transversal 82 qui perce de part en part l'arbre 19 au droit de la partie tronconique 31.
Cet alésage 82, du fait du positionnement du plateau 33 par rapport à l'arbre 19, est coaxial avec un alésage transversal réalisé dans le moyeu du pla teau 33 et dont les deux extrémités sont filetées en 83 et 84.
Dans l'alésage 82 est montée une cartouche cylin drique constituée par une roulette centrale 91 avec gorge 92 maintenue par l'intermédiaire de deux rou lements 94 et 95 sur un axe 93. Les deux roule ments sont maintenus en place de part et d'autre de la partie centrale épaulée de l'axe 93 par deux bou chons évidés. 96 et 97 fixés par des écrous 98, 99 vissés sur les, extrémités filetées de l'axe 93. L'en semble de l'élément ainsi décrit, emmanché dans une douille<B>100</B> présentant dans la partie médiane une fenêtre ainsi qu'un petit volet, constitue la cartouche démontable.
Le volet obstrue, sans frottement, la gorge 92 dans la partie où ne passe pas le fil. Une cheville transversale 101 empêche la rotation de la cartouche ainsi constituée et sert également de bu tée de positionnement axial de telle sorte que la gorge 92 de la roulette 91 se trouve située dans le plan diamétral de la broche. Cette cartouche est maintenue en place axialement par des bouchons 87, 88, vissés dans les parties 83, 84. L'alésage 82 est réalisé de telle sorte que l'axe de l'arbre 19 soit tan gent au fond de la gorge 92 de la roulette 91.
Le but de cette cartouche est de constituer un renvoi aisément accessible en vue de nettoyage, pour le fil passant du canal axial 34 de l'arbre 19 vers le passage oblique 35 de sortie.
Du fait de la construction décrite précédemment, on remarque qu'indépendamment de la rotation de l'arbre 19 et du plateau 33 qui lui est lié, l'ensemble du fourreau 54, du tube 57 et de son enroulement 58 peut également tourner. Cette rotation relative permet le dévidage à la déroulée de l'enroulement. On remarque également que la platine 48 reste immobile du fait de sa retenue pendulaire. Pour obtenir une tension sur le fil dévidé, il est nécessaire de freiner la rotation du fourreau 54.
La description de la fig. 4 est destinée à expli quer le dispositif s'y rapportant. Cette figure est une coupe transversale selon b-b de la fig. 2, donc suivant deux plans parallèles ainsi que la flèche l'in dique.
Sur cette fig. 4 on remarquera les six barreaux 50 constituant la cage et dont un porte le support 78 du premier galet de renvoi 79, puis le carter 76. On peut voir également la coupe de la jante 64, du boitier 44 et de l'arbre 19. Le cercle en traits inter rompus figure l'enroulement 58. On voit aussi en 52 le contrepoids d'immobilisation de la platine 48. Le fil se dégage en 102 de la surface de l'enroulement dévidé à la déroulée, et passe sur trois barreaux 50.
Le premier de ces barreaux 50 rencontré par le fil est monté fou pour éviter les variations de tension qui se produiraient entre début et fin d'enroulement sur un barreau fixe, par suite des variations de l'arc de contact. Entre le deuxième et le troisième bar reau rencontré par le fil, celui-ci vient toucher le bras d'un palpeur 103. Celui-ci fait partie d'un le- vier coudé, basculant sur un pivot 104. L'autre bras 105 du levier coudé présente des trous 106 pour l'accrochage d'une extrémité d'un ressort 107. Il y a trois trous pour trois gammes de tensions diffé rentes du ressort.
Le ressort 107 est attaché d'une part à un écrou 108 s'appuyant sur la platine 48 et ne pouvant pas tourner. Cet écrou est monté sur une tige filetée tra versant un pivot 111 par sa partie cylindrique 110 et s'appuyant sur le pivot par sa tête hexagonale 112.
En tournant cette tête 112, on provoque le déplace ment de l'écrou 108 et par cela même, on agit sur la tension du ressort et c'est le moyen de réglage de la force d'appui sur le fil du palpeur 103 faisant partie du levier coudé 105, mais par ailleurs, ce le vier coudé 105 est solidaire d'une oreille 113, à la quelle est fixée, par un collier de serrage 114, une extrémité d'une sangle de freinage 115, dont l'autre extrémité est rattachée à un ergot fixe 117, en pas sant sur la jante 64.
Lorsque la tension du fil aug mente, le palpeur 103 pivotera vers la droite et le freinage de la jante 64 sera réduit, donc l'enroule ment sera moins freiné dans sa rotation et la ten sion du fil se trouvera ramenée à la valeur recher chée. Là, sangle 115 n'étant pas extensible et ris quant de ce fait de provoquer des variations impor tantes de freinage pour de faibles déplacements du palpeur, une partie élastique 116 a été prévue pour régulariser les. connexions de freinage.
La fig. 5, qui montre une vue de face d'une bro che de dévidage B, fait voir la couronne avant 86 qui réunit les six barreaux 50, dont les écrous de fixation sont visibles. La seconde roulette de renvoi 80 se trouve située derrière la couronne 86 et est in diquée en trait pointillé. La troisième roulette de renvoi 81 par contre, est visible. Celle-ci est montée sur un support <B>118,</B> solidaire d'une traverse 119 qui est escamotable pour le remplacement des tubes 57. A cet effet, la traverse 119 peut tourner sur un pi vot 120. La traverse 119 est figurée en 119' (traits interrompus) en position escamotée.
Elle peut com porter une encoche 121 qui vient s'engager, dans cette dernière position, sur un ergot de butée 122. Par ailleurs, la traverse 119 comporte un bec de ver rouillage 123 qui embrasse une cheville-bouton en position active de la roulette 81.
Le fonctionnement d'une broche de dévidage B est le suivant: le fil est déroulé de l'enroulement dont la rotation est freinée en fonction de la tension du fil ; le fil tiré de l'enroulement passe à l'extérieur de la cage des barreaux 50 sur plusieurs barreaux (et sur le palpeur du système de freinage), puis sur la première roulette de renvoi 79, sur la seconde roulette de renvoi 80 (fig. 2) puis traverse le creux de la couronne 86 (fig. 5) vers la troisième roulette de renvoi 81, d'où il entre dans l'entonnoir 75 et ensuite axialement dans l'alésage 34 de l'arbre 19.
Le fil renvoyé par la roulette centrale 91 de la car touche (fig. 3) reçoit sa première torsion entre les roulettes 81 et 91. De cette dernière, il traverse le trou oblique 35 et sort radialement par l'orifice 36 du moyeu du plateau 33 ; il vient passer sur une partie de la couronne de diabolos 41, avant de dé vier axialement en passant sur la virole lisse 43 d'où il forme un ballon et reçoit sa seconde torsion en se rendant vers le guide arrêt de ballon C correspon dant qui va être décrit maintenant.
Les guides (C) et le guide (E) de la fig. 1 se composent chacun d'un bras de support éclipsable susceptible de prendre deux positions fixes avec changement de position par pivotement. Chaque guide porte en aval un oeillet 15A qui est le guide d'arrêt de ballon proprement dit, étant orienté, en position active, selon l'axe de la broche (B) corres pondante. Au petit #illet 15A fait suite une roulette 15, flanquée d'un disque arrière 16, servant à la mise en place facile du fil.
La fig. 6 se rapporte au système de blocage en deux positions d'un guide (C).
Le but des deux positions fixes du bras éclipsa blé est de le maintenir, soit en position active, l'oeillet 15A en prolongement de l'axe de broche (B) pen dant le dévidage de l'enroulement 58, soit en posi tion de retrait pour la relève des tubes (enroule ments épuisés ou ayant cassé).
La fig. 6 montre l'assise d'un élément (C) et le fonctionnement. Cette figure fait voir l'assise et l'amont du bras éclipsable en traits pleins (position active), et également en traits interrompus, l'amont du bras éclipsable en position de retrait.
L'élément (C) comporte un berceau fixe 125 fixé sur un des tubes horizontaux du bâti A à l'aide d'un chapeau 126 par l'intermédiaire de boulons. Le berceau 125 en forme de pièce en U porte sur chacune de ses. ailes latérales, une pièce polaire en U. Ces deux pièces polaires parallèles 128A (en fer doux lamellaire) et dont une est visible, sont prises en fonderie dans, le berceau<B>125.</B> A la partie supé rieure, un aimant 128B forme le pont entre ces piè ces polaires, réalisant ainsi l'ensemble magnétique. Le bras 129 est monté dans un embout 127 qui est articulé en 130 sur le berceau 125 qui présente deux oreilles, à cet effet. Sur l'embout 127, une plaquette en fer doux 129A est fixée par des boulons.
Dans la position active, la plaquette 129A repose par sa face inférieure sur les lèvres inférieures des deux pièces polaires 128A. Elle y est maintenue magnéti- quement. Dans la position de retrait, l'embout 127 ayant pivoté autour de l'axe 130, la plaquette 129A repose par sa face supérieure sur les lèvres supérieu res. des pièces polaires 128A et y est maintenue ma- gnétiquement.
Il convient de noter qu'il est aisé, par simple desserrage du collier 126, de déplacer l'assise du bras sur le tube du bâti, et par là même, d'éloigner ou de rapprocher ainsi de la broche, l'oeillet 15A, donc de faire varier l'amplitude du ballon. Ceci est important pour ajuster la tension en fonction des caractéristiques mécaniques des fils utilisés. On est, par ailleurs, maître de la vitesse de chaque broche de dévidage (B) et on peut notamment, pour des câ- blés mixtes, donner à chaque bout la torsion et la tension désirées.
Les trois bouts de fil (cas d'un câblé à trois fils) sortant des guides (C) convergent vers l'organe débiteur (D) illustré par les trois fig. 7, 8, 9, dont le rôle essentiel est de présenter au câblage des re tors de même longueur sous une même tension. L'or gane débiteur se compose d'une plaque support 130 fixée à un endroit propice du bâti (A). Cette plaque porte sur les deux faces des éléments de guidage et de réglage.
En amont de l'organe débiteur (D) est dispo sé un élément de convergence (sur la barre inclinée 8 de la fig. 1), se composant d'un support fixe 17 et de trois roulettes 18 (dont deux visibles, une troi sième étant masquée par une autre dans la fig. 1). Un des bouts devant passer près de l'organe débiteur (D) est guidé par une roulette supplémentaire 131 en haut de la plaque support 130. Les trois bouts se dirigent vers un rouleau 132 et un galet de renvoi associé 133 légèrement incliné. Les trois fils vien nent chacun envelopper cet ensemble d'une ou plu sieurs spires complètes.
Le rouleau 132 est calé sur un arbre monté sur roulements (non figurés) qui se prolonge par un tambour de frein 134.
Au sortir de l'ensemble 132, 133, les trois bouts passent sur un galet 135 avec un angle embrassé im portant, puis sur une roulette 136 à trois gorges pour les trois bouts. De là, ils viennent passer séparément sur trois doigts tâteurs d'un casse-fil électrique 137 de type bien connu, passent également sur une deu xième roulette de renvoi à trois gorges 136A et convergent ensuite vers le guide (E) pour la forma tion du ballon extérieur sur la broche de renvidage (F). Le galet 135 est monté à l'extrémité d'un bras 138 pivotant en 139. Ce bras est, par ailleurs, ap pelé par un ressort 140 attaché d'une part à ce bras et, d'autre part, à un écrou 141.
Cet écrou s'appuie sur la plaque support 130 et ne peut pas tourner. Il est monté sur une tige filetée 142 traversant et s'appuyant sur un pivot 143. Ce système 141, 142, 143, permet de régler l'appel du ressort.
Le pivot 139 est solidaire, sur l'autre face de la plaque 130 (voir fig. 9), d'un second bras 138A, auquel est attachée en bout une sangle de freinage inextensible 144 qui embrasse le tambour 134, et dont l'autre extrémité est constituée par une partie élastique 145 attachée en un point fixe 146. Des dispositions antérieures, il est à remarquer que la tension des fils dans le ballon de la renvideuse (F) équilibre la somme des tensions sur les bouts à l'en trée au tambour du débiteur plus celle donnée par le freinage de celui-ci.
Lorsque la tension augmente dans le ballon de la broche renvideuse (F), le galet 135 est sollicité vers le haut dans la fig. 7, et le bras 138 pivote en sens inverse des, aiguilles d'une montre.
De ce fait, le bras 138A pivote également, dans le sens des ai guilles d'une montre dans la fig. 9, et le freinage du tambour 134 est réduit, la rotation du rouleau 132 devient plus libre et la tension résultante sur les trois fils diminue. Inversement, en cas de diminu- tion de la tension dans le ballon de la renvideuse (F), la rotation du rouleau 132 devient moins libre par freinage accentué.
Le fonctionnement du casse-fil électrique 137 ne demande pas de commentaires car il est du type usuel. En cas de casse d'un fil, il fonctionne et pro voque l'arrêt du moteur d'entraînement des broches (B) et de la broche (F).
Après avoir passé le guide de ballon collectif (E), le faisceau des trois bouts se dirige vers la bro che de renvidage (F) qui va être décrite maintenant à l'aide des fig. 10, 11 et 12.
Cette broche de renvidage est conçue selon le même principe que les broches de dévidage (B), mais avec un parcours inverse du fil. Cependant, ce par cours inverse et l'obligation d'enrouler positivement le câblé, impliquent la présence d'un certain nombre d'organes complémentaires dont le caractère et le fonctionnement feront l'objet de ce qui suit, en mentionnant d'une manière générale les principales différences entre la broche (F) et les broches (B) qui sont 1.
La rotation de la bobine de réception doit être assurée par engrenages à partir de l'arbre de broche.
2. Le mouvement de va-et-vient du câblé combiné avec celui de l'enroulement, nécessaire pour gar nir la bobine, est obtenu par un coulisseau ac tionné par une vis à filets croisés dont la rota tion est dérivée de celle de la bobine. Cette vis remplace un des barreaux de la cage.
3. L'immobilité de la platine portant la cage à barreaux est obtenue pour la majeure partie par le poids. des engrenages judicieusement placés, ce qui réduit à peu la masse du contrepoids.
4. Un délivreur est disposé sur la traverse escamo table de la couronne avant de la cage à barreaux et est commandé positivement par engrenages à partir de l'arbre de broche.
5. La platine de la cage à barreaux porte les boî tiers des arbres sur lesquels sont montés les engrenages. I1 convient de remarquer que la broche (F) est de dimensions plus: grandes que les broches (B), sa bobine de réception devant accepter la somme des enroulements de celles-ci.
La commande mécanique de rotation de l'arbre de broche est identique et la description ne sera pas reprise. La partie émergente de l'arbre, en dehors du palier, de même que le plateau 33 sont égale ment de même forme générale que pour les broches (B). Le boîtier 44 est monté sur l'arbre par l'inter médiaire de deux roulements 150-151 (fig. 10). Ce boîtier 44 porte la platine 48 servant de base à la cage à barreaux 50 et au carter 51. Ainsi que signalé plus haut, la platine 48 porte une série d'engrenages sur ses deux faces, en partie dans le carter arrière 51, en partie sur l'autre face dans le carter 76.
Dans la fig. 10, ces engrenages ne sont pas tous visibles et leur disposition ressort mieux des chai nés cinématiques des fig. 12A et 12B. La douille intercalaire 154 des deux roulements 150 et 151 est clavetée sur l'arbre et est agencée en couronne dentée en 155. Le boitier 44 comporte un évidement non visible, en regard d'un large segment de cette cou ronne.
Celle-ci entramée par l'arbre à vitesse élevée (par exemple 6000 tours par minute), commande se lon la fig. 12A des pignons successifs de réduction <I>155a, 155b,</I> 155c, 155d, 155e, 155f, ce dernier étant solidaire d'un arbre commandant à l'autre extrémité un élément délivreur qui sera détaillé dans la des cription de la fig. 11. Sur le même arbre que le pignon 155e est monté de l'autre côté de la platine 48 un autre pignon 157 entraîné par une friction 156 dont l'effet peut être ajusté en changeant le ressort.
Des traits, interrompus indiquent l'engrènement de ce pignon 157 avec la couronne dentée 160 fixée sur le fourreau profilé 54 tournant sur des roule ments 161-162. Ce fourreau est donc entraîné semi- positivement par la rotation de l'arbre de la broche (F). La couronne 160 commande par ailleurs des engrenages réducteurs successifs 160a, 160b, 160c, 160d, 160e, 160f, 160g, ce dernier étant calé sur l'arbre de la vis à filets croisés 153 de va-et-vient. Le nombre de va-et-vient est donc en rapport rigou reusement constant avec le nombre de tours de la bobine<B>152.</B>
Une douille 167 de diamètre très légèrement in férieur à l'alésage du fût de la bobine est montée positionnée sur le fourreau profilé 54. Elle présente extérieurement une gorge 168 à fond cannelé (sem blable à la gorge 67 de la broche (B), dans laquelle est logé un anneau élastique de retenue et de cen trage à l'arrière du fût de la bobine 152. Un autre dispositif de centrage de la bobine est prévu à l'avant. Le fourreau profilé 54 se prolonge par une pièce cylindrique creuse 169 de même diamètre extérieur que la douille 167 et fixée sur la tête du fourreau profilé 54 par une douille vissée intermédiaire 170 solidaire de la pièce creuse 169.
Cette pièce 169 présente à l'arrière une cloison transversale 171 avec une partie tubulaire centrale 172 dont l'axe est aligné avec celui de l'alésage de l'arbre de la broche (F). Dans la pièce 169 est engagé à glissement un mandrin profilé comportant une par tie tronconique 173 comprise entre deux parties cy lindriques de guidage. Dans la pièce creuse 169 sont ménagées trois fenêtres. 175 et dans chacune d'elles est monté un sabot 176 de forme cylindrique à l'ex térieur et tronconique à l'intérieur, où il s'appuie sur la partie 173 du mandrin coulissant.
Les positions relatives des deux pièces sont telles que les trois: sabots 176 débordent légèrement de la pièce creuse 169. Deux gorges annulaires 177, 178 sont ménagées dans la pièce 169 au droit des fe nêtres et ces gorges se prolongent par des rainures de même profil dans les sabots. Deux bagues élasti- ques <B>179,</B> 180 maintiennent de la sorte les sabots en appui sur le mandrin coulissant. Celui-ci est muni à l'avant d'une couronne de préhension 181 fixée par des vis<B>182.</B>
Par ailleurs, sur la tubulure 172 est monté un ressort à boudin 184 s'appuyant d'une part sur le fond 174 du mandrin coulissant et, d'autre part, sur une bague butée 183 solidaire de la tubulure 172. De la sorte, ce mandrin se trouve engagé à fond dans la pièce creuse 169 et les sabots 176 débordent au maximum.
Lorsqu'on tire vers l'avant le mandrin 173 à l'aide de la couronne 181, les sabots 176 s'escamo tent à l'intérieur des fenêtres sous l'action des bagues élastiques 179, 180. En faisant tourner la couronne 181 sur elle-même après l'avoir dégagée de la pièce 169, on peut la mettre au repos sur celle-ci. Il suffit alors. d'engager la bobine qui entre librement. Une fois qu'elle est en place sous l'action de l'anneau élastique arrière, on tourne la couronne<B>181</B> de façon à l'engager dans la pièce 169.
Sous l'action du res sort à boudin 184, le mandrin s'enfonce et les sa bots. viennent au contact du fût de la bobine assu rant son parfait centrage.
La vis à filets croisés 153 qui remplace un des barreaux 50 est placée au bas de la cage à barreaux comme dans la fig. 10. Elle porte un coulisseau soli daire d'un support pour une roulette 185 de va-et- vient.
La fig. 11 montre la broche de renvidage de face, avec des organes de guidage du câblé et également un organe délivreur qui a une grande importance. Sur cette face est disposée une traverse escamotable 186 pouvant pivoter en 187. Cette traverse présente à l'extrémité un bec 188 pour l'accrochage sur une cheville-bouton 189. Un ressort (non visible) rap pelle le bouton et assure le verrouillage. En traits interrompus, à gauche en bas de la fig. 11 on a fait figurer le bras en position éclipsée pour la relève de la bobine. La traverse 186 porte en son milieu un support 190 d'une roulette 191.
Cette traverse porte d'autre part un organe délivreur se composant d'un cylindre 192 associé à un galet à gorges 193. Ce cylindre 192 est centré sur et solidaire d'une roue dentée 194 engrenant avec le pignon 159 calé à l'ex trémité de l'arbre de transmission, commandé à l'au tre extrémité par le pignon 155 (voir la fig. 12A). La couronne 86 présente un trou 195 près duquel se trouve une roulette de renvoi 197 montée sur un support 196. Une autre roulette de renvoi 198, figu rée en traits interrompus parce que située derrière la couronne 86, est fixée sur un support monté sur un barreau 50.
Le faisceau des trois fils retors venant du guide (E) fait un ballon extérieur et reçoit une première torsion en se rendant vers le trou oblique 35, est ren voyé par la roulette centrale 91 dans le canal axial 34 (voir fig. 2) où il reçoit une seconde torsion, res sort de la broche par la tubulure 172 et est renvoyé par la roulette 191 vers l'organe délivreur, où il dé- crit plusieurs spires complètes sur le cylindre 192 et le galet cannelé<B>193</B> avec séparation des spires par les cannelures parallèles.
Cet organe délivreur dont la vitesse est liée posi tivement à celle de la broche, assure la vitesse d'ap pel rigoureusement nécessaire pour obtenir la tor sion de câblage recherchée. Aucun glissement ne se produit. En quittant le délivreur, le câblé passe sur la roulette de renvoi 197, traverse le trou 195 de la couronne 86 et est renvoyé tangentiellement à la cage à barreaux par la roulette 198. Le câblé passe sur plusieurs barreaux 50 successivement pour arri ver sur la roulette 185 du coulisseau de va-et-vient. Cette roulette assure l'enroulement sur la bobine 152 avec va-et-vient donné par la vis à filets croisés 153.
La bobine a une vitesse de renvidage légèrement supérieure à la vitesse du câblé débité par l'organe délivreur. De ce fait, sous l'effet de la friction en traînant la bobine, le câblé est mis sous légère ten sion entre l'organe délivreur et la bobine. Il est né cessaire en effet que le. levier de sortie du moufle que constitue l'organe délivreur soit toujours tendu pour éviter les, glissements. Cette tension peut être ajustée par la friction 156 ainsi que cela a été ex posé précédemment. L'enroulement sur la bobine est aussi réalisé avec une tension minimum.
Cela pré sente un gros intérêt dans le cas des câblés de texti les synthétiques pour lesquels des tensions. même élevées appliquées momentanément ne sont pas pré judiciables alors qu'elles sont nuisibles si elles sont maintenues très, longtemps comme c'est le cas à l'in térieur d'enroulements.
Le dispositif représenté et décrit permet d'obte nir des câblés de haute qualité, à deux ou davantage de bouts, avec tous textiles ou combinaisons de tex tiles. Le dispositif peut être alimenté aussi bien avec des fils sans prétorsion qu'avec des fils prétordus ;
la production est pratiquement la même dans les deux cas, puisque les broches dévideuses peuvent tourner plus vite que la broche renvideuse. Les dif férents compensateurs de tension et organes de gui dage, de délivrance et de débit, assurent une régula rité parfaite des câblés, et une marche impeccable du matériel se traduisant par l'absence quasi complète de casses, donc un rendement maximum du matériel et un minimum de réparations.
La présence d'éléments mécaniques rotatifs sim ples, pouvant être équilibrés sans difficultés, assure une marche continue régulière, avec une consomma tion minimum de force motrice.
Enfin, il convient d'indiquer que le bruit peut être réduit par la confection d'une partie des pignons en matière plastique armée. Les pignons 155b et <B>155e</B> (voir fig. 12A) ont été placés à l'avant de la platine 48 de façon à être facilement accessibles et remplaçables, permettant ainsi d'obtenir, à l'aide de la broche renvideuse, une fourchette importante de torsions. La friction 156 est de même accessible pour le changement éventuel du ressort.
Le dispositif peut en outre être muni d'un aspi rateur pour faciliter et réduire la main-d'oeuvre de passage des fils dans les broches et les oeillets de convergence.