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Dispositif de fixation à l'intérieur l'un de l'autre de deux éléments et procédé de fabrication de ce dispositif Le dispositif défini par la revendication I concerne la fixation à l'intérieur l'un de l'autre de deux éléments, dont l'un forme un support de l'autre. Il peut servir à fixer facilement et de façon amovible un coussinet de palier, tel qu'un élément percé, un élément de butée axiale ou un chaton, une bague ou un corps portant de tels coussinets à un support; qui peut être, selon les cas, un chaton, une bague, un corps de palier ou même un élément de bâti de la pièce équipée dudit palier.
Les possibilités d'apphca- tion dudit dispositif dans la construction des paliers sont nombreuses. Ce dispositif s'applique même à d'autres éléments que des éléments de paliers. Partout où il s'agit de fixer un élément de petites dimen- sions à un support, le dispositif défini par la revendication I remplace avantageusement le chassage.
L'un des éléments de ce dispositif présente des faces latérales qui sont réparties autour d'un axe et forment chacune une portion d'une surface de révolution engendrée à partir dudit axe. D'autre part, l'autre élément présente des portions de surface latérale qui correspondent auxdites faces latérales.
Ces éléments peuvent être engagés librement, au moins en partie, l'un dans l'autre. Lesdites faces latérales peuvent être amenées simultanément en coïncidence avec lesdites portions de surface latérale, lesdites faces et lesdites portions de surface correspondantes étant les unes intérieures et les autres extérieures et étant ajustées les unes aux autres pour fixer les deux éléments l'un à l'autre par serrage fort, lorsque lesdites faces latérales sont amenées en coïncidence avec lesdites portions de surface.
Quant à la revendication II, elle définit un procédé de fabrication de ce dispositif, plus particuliè- renient d'un, élément d'une forme d'exécution spéciale dudit dispositif.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, dix formes d'exécution du dispositif défini par la revendication I, tout en illustrant un exemple de mise en #uvre du procédé défini par la revendication II. La fig. 1 est une coupe axiale, et la fig. 2 une vue en plan, de dessus, de la première forme d'exécution.
La fig. 3 est une coupe axiale, et la fig. 4 une vue en plan, de dessus., de la deuxième forme d'exécution.
Les fig. 5 et 6 sont des coupes axiales partielles respectivement de la troisième et de la quatrième forme d'exécution.
Les fig. 7 et 8 sont respectivement une coupe axiale et une vue en plan de dessus de la cinquième forme d'exécution.
Les fig. 9 à 12 sont des coupes axiales respectivement de la sixième, de la septième, de la huitième et de la neuvième forme d'exécution.
. La fig. 13 est une vue en plan depuis dessous de la fig. 12.
La fig. 13n une vue analogue à celle de la fig. 13 d'une variante de la neuvième forme d'exécution. La fig. 14 une vue en plan, de dessus de la dixiè- me forme d'exécution, et les fig. 15 et 16 illustrent ledit exemple de mise en aeuvre du procédé.
Les fig. 1 et 2 représentent un corps de palier 1, ayant la forme générale d'un corps de révolution, dans lequel sont montés un élément de guidage 2 et un élément de butée axiale 3. Ce dernier est monté de façon amovible dans le corps de palier, qui pré- sente à cet effet un logement 5 de forme cylindrique,
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limité par une paroi circulaire mince 6 et par un fond épais 7. Dans ce fond épais est pratiquée une ouverture 4, coaxiale au corps de palier, dans laquelle est chassé l'élément 2.
Celui-ci pourrait être par exemple, une pierre percée. Il présente, dans sa partie centrale, une ouverture 2a destinée à guider axialement un des pivots de l'arbre d'un mobile (non représenté).
Le corps de palier 1 est métallique, comme les corps de paliers usuels. Dans une variante, il pourrait aussi être en matière synthétique ou formé d'une pièce métallique recouverte intérieurement d'une couche de matière synthétique.
Afin, de permettre la fixation de l'élément de butée axiale 3, qui pourrait être, par exemple, une pierre de contre-pivot, la paroi 6 présente trois saillies 8 réparties à égale distance les unes des autres sur la face intérieure 9 de la paroi 6. Chacune de ces saillies occupe toute la hauteur de ladite paroi. Ces saillies présentent d'autre part trois faces verticales, soit une face intérieure 10 et deux faces latérales 11.
Les trois faces intérieures 10 des trois saillies 8 sont des portions d'une même surface cylindrique coaxiale au corps de palier. Les faces latérales 11 sont approximativement radiales..
Les saillies 8 sont situées à égale distance les unes des autres, et chacune couvre une partie telle de la paroi cylindrique 6 que les parties de cette paroi comprises entre les saillies 8 sont plus longues que les parties couvertes par lesdites saillies.. L'angle au centre du corps 1 défini par les deux faces 11 qui limitent une saillie 8 est donc inférieur à 60o.
Comme chaque saillie s'étend de plus sur toute la hauteur de la paroi 6, chaque face 10 est limitée vers le bas par la face supérieure du fond 7. En revanche, à sa partie supérieure, chaque saillie 8 présente un rebord 12 surplombant la face 10.
L'élément 3 est fixé de façon amovible dans le logement 5. Il présente une face supérieure et une face inférieure qui sont planes. Dans une variante, l'une de ces faces pourrait également être bombée. Vu en plan, cet élément 3 affecte la forme d'un triangle équilatéral dont les sommets sont arrondis. Sa surface latérale est donc constituée par trois faces 13 planes, perpendiculaires aux faces supérieure et inférieure, faisant entre elles un angle de 600,
et par trois faces arrondies 14 qui définissent une surface cylindrique coaxiale au palier. Ces faces 14 sont également perpendiculaires aux faces supérieure et inférieure de l'élément 3 et elles s'étendent sur toute sa hauteur, laquelle est légèrement inférieure à la hauteur des faces 10. Les dimensions des. différentes parties de cet élément sont telles que la longueur de chacune des faces 14 est approximativement égale à celle des faces 10.
D'autre part, le diamètre de la surface cylindrique définie par les faces 14 est légèrement plus grand que celui de la surface définie par les faces 10, la différence entre ces deux diamètres étant de l'ordre de un centième de millimètre. Dans le cas où les saillies 8 seraient en matière synthétique, ou recouvertes intérieurement de matière synthétique, la différence entre lesdits diamètres pourrait être plus grande, le serrage obtenu pourrait ainsi être contrôlé plus facilement.
Pour mettre en place l'élément 3, on l'introduit tout d'abord dans le logement 5 de façon que les faces cylindriques 14 s'engagent entre les saillies 8. L'élément 3 peut ainsi être amené dans son logement de façon qu'il repose sur le fond 7. Au moyen d'un outil, il suffit alors de lui faire effectuer un mouvement de rotation autour de son axe. Ses faces 14 viennent alors en coïncidence avec les faces 10 des saillies 8 du corps de palier 1. Ce mouvement provoque un serrage des faces correspondantes (10, 14) les unes contre les autres, serrage dont la valeur est exactement déterminée par les dimensions que l'on a données à l'élément 3 et aux saillies 8.
Il correspond, au serrage que l'on prévoit habituellement lors du chassage.
On sait que lorsqu'une pièce telle, par exemple, qu'une pierre de forme circulaire doit être chassée dans un support tel, par exemple, qu'un chaton, on pratique habituellement dans le support une ouverture de même forme que ladite pierre, mais ayant un diamètre légèrement plus faible que le diamètre de la pierre. Pour obtenir un serrage fort, le diamètre de la pièce intérieure est choisi environ un centième de millimètre plus grand que celui de l'ouverture du support.
Comme tout le pourtour de la pièce intérieure appuie alors contre l'ouverture du support, il peut se produire, lors du chassage, ou bien une déformation surtout de celle des deux faces en présence qui est la plus tendre, déformation qui, avec des pièces de petites dimensions telles que des pierres de montre, dépasse le plus souvent la limite d'élasticité, ou alors un découpage produit par la pièce la plus dure, agissant comme un poinçon ou une matrice dans la pièce la plus tendre. Dans les deux cas, le résultat est le même, c'est-à-dire que le serrage fort que l'on attendait est illusoire et qu'en réalité la tension de serrage est beaucoup plus faible que celle qu'on prévoyait.
Avec les dispositifs décrits, l'ajustage de la pièce intérieure à la pièce extérieure est également agencé de façon à produire un serrage fort, qui correspond à celui que l'on cherche à obtenir par exemple en chassant une pierre d'horlogerie de la façon usuelle dans son support. Toutefois, comme l'élément intérieur est engagé en place non pas par déplacement axial, mais par rotation, l'effort qu'il faut exercer pour le mettre en place est beaucoup plus faible que lors d'un chassage usuel. D'autre part, l'engagement est plus progressif.
Enfin, le fait que seules certaines portions de la face interne de l'élément extérieur sont en contact avec l'élément intérieur entraîne une conséquence importante: une grande partie de la face interne de l'élément extérieur est libre et elle peut se déformer vers l'intérieur. Lors de l'engagement de l'élément intérieur, cette face interne peut donc se
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déformer légèrement et cette déformation, analogue à une flexion, est une déformation élastique et non une déformation permanente.
Ainsi, lorsqu'on engage les faces 14 de l'élément 3 contre les faces internes 10 des saillies 8, les parties de la paroi circulaire mince 6 situées en regard des faces planes 13 de l'élément 3, qui sont libres, peuvent se redresser légèrement dans la mesure où les saillies 8 s'écartent de leur position initiale. La paroi mince 6 est donc soumise à un effort de flexion, qui provoque une déformation élastique de cette paroi. Il en résulte que, même après avoir enlevé et remis l'élément 3 en place plusieurs fois, l'effort de serrage provoqué par l'engagement des faces 10 et 14 reste le même et assure toujours une fixation convenable de l'élément 3.
De plus, comme le diamètre extérieur du fond 7 est plus grand que celui de la paroi 6, on peut fixer le corps de palier 1 par engagement à force dans une ouverture par exemple d'un pont ou d'une platine, sans que la paroi 6 ne soit pressée contre ladite ouverture. Cette paroi est donc libre de fléchir, non seulement vers l'intérieur, aux endroits situés en regard des, faces 13, mais aussi vers l'extérieur, en regard des saillies 8.
Il résulte des explications qui précèdent que les rebords 12 ne remplissent pas de fonction indispensable à la fixation de l'élément 3. En effet, ils constituent uniquement une sécurité. Ils pourraient être supprimés.
On pourrait également pratiquer à la base de chaque saillie 8 une fente horizontale traversant toute l'épaisseur de la paroi 6 et s'étendant dans cette paroi de chaque côté des saillies jusqu'à une distance un peu inférieure à la moitié de celle qui sépare deux saillies adjacentes, de façon que ces fentes, ne laissent plus subsister que trois piliers reliant la paroi 6 au fond 7, ces piliers étant ainsi situés à égale distance des saillies.
Dans la forme d'exécution représentée aux fig. 1 et 2, les faces 14 de l'élément 3 sont raccordées aux faces 13 par des arrondis qui assurent un engagement progressif des faces 14 contre les, faces 10, lors de la mise en place de l'élément 3. Dans une variante, les faces 13 et 14 de l'élément 3 pourraient également être séparées par une arête vive. Dans ce cas, les faces. 10 des saillies 8 seraient alors avantageusement raccordées à la face 9 par des parties biseautées qui assureraient l'engagement progressif mentionné ci-dessus. .
D'autre part, bien que, dans cette forme d'exécution, les trois faces extérieures 10 de l'élément inté- rieur soient situées sur une même surface de révolution, chacune de ces, faces pourrait, dans une autre forme d'exécution, définir une surface de révolution différente de celles qui sont définies par les autres faces, ces surfaces n'ayant en commun que leur axe. C'est ainsi que l'une ou l'autre des faces 10 pourrait être située à une distance de l'axe différente des autres et définir ainsi une surface cylindrique de rayon différent.
Les faces 14 correspondantes auraient de même des rayons différents. Ainsi l'élément intérieur ne pourrait être fixé que dans une orientation déterminée.
Dans la seconde forme d'exécution (fig. 3 et 4), l'élément extérieur est également constitué par un corps de palier 15 (fig. 3) comprenant un fond. annulaire 16 massif, dans lequel est chassé un élément de guidage 17. En revanche, ce support ne porte à sa partie supérieure que deux portions de paroi cylindrique 18, formant deux pattes diamétralement opposées et délimitées par un fraisage 20. Ces portions de paroi présentent chacune une face cylindrique 19 s'étendant sur toute la hauteur de ces portions de paroi.
Un évidement annulaire 21 est pratiqué dans le fond 16 du corps de palier, dans l'angle formé par la paroi 18 et la face supérieure 22 du fond 16.
Un élément de butée axiale 23, par exemple une pierre de contre-pivot, est monté dans le corps. de palier 15 ; il a en plan la forme d'un rectangle dont les petits côtés sont arrondis. La surface latérale de cet élément présente donc quatre faces dont deux 24, sont arrondies et définissent une surface cylindrique coaxiale audit corps de palier et deux autres, 25, sont planes. La mise en place de cet élément s'effectue, comme dans la première forme d'exécution, en engageant librement l'élément 23 dans, son logement, sa face inférieure reposant contre la face 22, et les faces arrondies 24 étant orientées de façon à s'intercaler entre les portions de paroi 18.
Par un mouvement de rotation, on amène alors les faces 24 en coïncidence avec les faces 19. Ces faces. 19 et 24 sont ajustés de façon à provoquer entre l'élément 23 et le corps de palier un serrage calculé de la même façon que dans la première forme d'exécution. Grâce à l'évidement 21, les portions de paroi mince 18 se prolongent en dessous du niveau de la face inférieure de l'élément de butée axiale, de sorte que leur élasticité est augmentée. L'engagement des faces 24 contre les faces 19 provoque par conséquent une déformation élastique des, parois 18.
Au lieu d'un élément de butée axiale, on pourrait monter dans le corps de palier représenté aux fig. 3 et 4, par exemple un couvercle cache-poussière qui serait fixé au corps de palier 15 de la même façon que l'élément 23. A cet effet, ce couvercle présenterait la même forme et les mêmes dimensions que l'élément 23. En particulier, ses d'eux faces cylindriques auraient le même diamètre et la même longueur que celles de l'élément 23. Il serait cependant situé à une distance telle de l'élément de guidage 17 que l'extrémité d'un pivot introduite dans l'ouverture die cet élément n'atteindrait pas, la face inférieure dudit couvercle. L'élément de guidage assurerait en effet la fonction de butée axiale.
Sa face convexe serait tournée vers le bas et le tigeron de l'arbre dont le pivot est guidé par cet élément présenterait un épaulement perpendiculaire à l'axe dudit arbre, épaulement qui s'appuierait contre la face convexe de l'élément de guidage 17. Le couvercle cache-pous- sière pourrait être constitué par une plaque métal-
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lique d'aluminium, oxydé anodiquement ou non, ou d'acier inoxydable ou encore d'un autre métal. Il pourrait également être en matière synthétique, par exemple en Plexiglas (marque déposée).
Un tel couvercle aurait ainsi l'avantage dé protéger, à un prix relativement bas, l'huile de l'élément de guidage, en évitant que des poussières ne s'y mélangent.
Au lieu que les faces desdits éléments, destinées à assujettir ceux-ci l'un dans l'autre par serrage, forment des portions. d'une ou de plusieurs surfaces cylindriques, elles peuvent également, dans, d'autres formes d'exécution, former des portions d'autres surfaces de révolution telles par exemple que des troncs de cône (fig. 5 et 6).
Ainsi, dans la troisième forme d'exécution (fig. 5), le corps. de palier 26 présente à sa partie supérieure une paroi cylindrique mince 27, dans laquelle sont formées des saillies internes 28. Les, faces intérieures 29 de ces saillies sont tronconiques et elles s'étendent vers l'intérieur du corps 26, jusqu'au fond d'un logement 30, dans lequel est introduit un élément 31.
Dans sa partie supérieure, cet élément 31 présente des faces tronconiques correspondantes 32, ajustées aux faces 29 de façon que l'engagement par rotation des faces 32 contre les faces 29 provoque un serrage fort, capable de maintenir l'élément intérieur en place.
Dans la quatrième forme d'exécution. (fig. 6), les faces tronconiques 33 des saillies 34 sont limitées vers le bas par un évidement annulaire 35. Comme ces saillies 34 sont ainsi formées dans la partie supérieure d'une paroi mince 36, celle-ci peut se déformer élastiquement, lorsque les faces tronconiques 33a de l'élément intérieur sont engagées contre les faces 33.
Le dispositif de fixation décrit ne s'applique pas seulement à la fixation amovible d'un coussinet dans un corps de palier. Il représente au contraire un mode de fixation général, qui peut être appliqué par exemple à d'autres éléments de palier exactement de la même façon que dans les exemples décrits ci-dessus.
Ainsi, dans la cinquième forme d'exécution, un chaton métallique 37 (fig. 7 et 8), dans lequel sont chassés un élément de butée axiale 38 et un élément percé 39, est monté directement dans un élément 40 d'un bâti qui peut être un pont ou une platine. A cet effet, l'élément 40 est percé d'une ouverture 41 dont la paroi interne 42 est cylindrique. Pour permettre la fixation du chaton 37, des saillies 44 à faces internes 43 cylindriques, qui sont analogues aux saillies 8 de la première forme d'exécution (fig. 1) s'étendent sur toute la hauteur de la paroi 42.
Pour former ces saillies, on peut percer l'élément 40 à un diamètre égal à celui de la surface définie par les faces 43, puis passer dans le trou obtenu un outil cannelé de diamètre extérieur plus grand que celui de ce trou.
Quant au chaton 37, il affecte en plan la forme d'un triangle équilatéral dont les sommets sont arrondis, de sorte que le pourtour de ce chaton présente trois faces planes 45 et trois faces arrondies 46 définissant une surface cylindrique coaxiale au palier. Dans cette forme d'exécution, la mise en place du chaton 37 s'effectue au moyen d'un outil spécial permettant de régler l'ébat axial du mobile pivoté dans ce chaton.
Cet outil est capable de saisir le chaton, de l'introduire dans l'ouverture 41 de façon que les faces 46 s'engagent entre les saillies 44, et cela jusqu'à ce que l'extrémité du pivot dudit mobile bute contre la face inférieure de l'élément de butée axiale 38. Puis ledit outil ramène le chaton 37 en arrière, sur une hauteur correspondant à l'ébat axial désiré, après, quoi il lui fait subir une rotation amenant les faces. 46 en coïncidence avec les faces 43.
Au lieu que ce chaton soit monté directement dans un élément de bâti (pont ou platine), comme dans l'exemple des fig. 7 et 8, ce qui nécessite un usinage spécial de l'ouverture pratiquée dans cet élément pour le palier, on peut aussi le monter dans un corps intermédiaire, comme on le voit dans la sixième forme d'exécution, dans laquelle un chaton 47 (fig. 9) est monté dans un corps de palier 48, lui-même chassé dans une ouverture 49 d'un élément de bâti. Ce corps de palier 48 peut présenter les mêmes éléments que l'un ou l'autre des corps de palier représentés aux fig. 1 à 6.
Quant au chaton 47, il présente aussi des éléments correspondants et en particulier des faces 47a capables de s'engager contre des faces intérieures 48a du corps de palier, par rotation dudit chaton autour de son axe.
Le dispositif décrit peut évidemment aussi être utilisé pour ne fixer qu'un élément percé dans un corps de palier, comme on le voit dans la septième forme d'exécution (fig. 10). Dans ce cas, cet élément percé 50 présente des faces latérales 51 définissant une surface de révolution coaxiale au palier. Les parties 52 dudit élément, comprises entre les faces 51 sont situées plus près de l'axe que ces faces 51. Quant au corps de palier 53, il comprend, comme le corps de palier 1 de la fia. 1, des saillies 54, dont les faces intérieures 55 sont engagées contre les faces 51 de l'élément 50.
Alors que dans les exemples décrits ci-dessus l'élément formant support était l'élément extérieur, la huitième forme d'exécution représentée à la fig. 11 s'applique à un cas où l'élément support est l'élément intérieur du dispositif. Cette figure représente en effet un tube 69, qui peut être fixé à la platine d'un mouvement de montre et à l'intérieur duquel est guidé un axe 70 portant par exemple une aiguille des secondes 71. Un élément de guidage 72, constitué par une pierre percée, est supporté par ledit tube. A cet effet, cet élément 72 est monté dans un chaton 73 de forme annulaire, dont la hauteur est supérieure à celle dudit élément. Ce chaton 73 présente, dans sa paroi intérieure 74, des saillies s'étendant sur toute la hauteur de ladite paroi.
L'élément 72, de forme cylindrique, présente des méplats 76 délimitant sur son pourtour des portions de paroi cylindrique 77, qui, lors de l'engagement de l'élément
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72 dans le chaton 73, sont amenées en côincidence avec la partie supérieure des faces intérieures desdites saillies. Le chaton 73 est alors monté sur le tube 69, dont la partie supérieure présente, en plan, la même forme que celle de l'élément 72. La partie inférieure des faces intérieures des saillies 75 sont donc amenées en coïncidence avec les faces 77n du tube 69.
La même forme d'exécution du dispositif pourrait aussi être utilisée, par exemple, pour fixer à l'extrémité d'un tube formant le moyeu d'une masse oscillante, dans une montre à remontage automatique, un élément de guidage percé, destiné à guider ledit moyeu sur son axe monté rigidement sur un pont de ladite montre.
Comme on l'a déjà mentionné plus haut, le dispositif décrit est d'un caractère général. Il s'applique non seulement à la fixation d'éléments de paliers, mais également à la fixation d'autres éléments de petites dimensions.
Ainsi la neuvième forme d'exécution, (fig. 12, 13 et 13a) illustre. un exemple de fixation à un support d'un élément cylindrique, dans le but de réaliser un canon de moulage tel que ceux qui sont utilisés pour couler du germanium ou de l'indium liquides, destinés à la fabrication de cristaux semi-conducteurs entrant dans la construction des transistors.
A l'extrémité d'un support cylindrique 78, percé sur toute sa longueur d'un canal 79, est fixée une pierre synthétique 80 en corindon, elle-même percée axialement d'un trou 81, situé dans le prolongement du canal 79. Le support 78 est généralement en acier inoxydable. Porté à la température de coulée du germanium ou. de l'indium, il se dilate d'une façon telle qu'une pierre faite en corindon (ou en une autre matière synthétique) chassée n'est plus du tout assujettie dans son logement. Pour éviter cet inconvénient la pierre 80 est introduite dans un logement cylindrique 83 pratiqué à l'extrémité du support 78. Ce logement est délimité par une paroi cylindrique mince 84, pourvue de saillies 85 analogues aux saillies 8 de la fig. 1.
Pour augmenter l'élasticité de la paroi 84, des fentes 86 sont pratiquées à la base des, saillies 85. Ces fentes percent la paroi 84 de part en part et ne laissent subsister que trois piliers 87 reliant cette paroi à la partie massive du support, ces piliers 87 étant intercalés entre les saillies 85. Comme la pierre 80 a, en plan, exactement la même forme que l'élément 3 de la fig. 1, elle peut être introduite dans son logement 83 en engageant d'abord ses faces cylindriques entre les saillies 85. Par un mouvement de rotation, elle peut ensuite être assujettie à force au support 78.
Dans une variante de cette forme d'exécution (fig. 13a), la pierre 80, au lieu de présenter trois faces latérales planes, n'en présente qu'une seule, 93. Le reste de sa surface latérale est cylindrique. Comme on le voit à la fig. 13a, cette pierre 80 peut être engagée librement entre les saillies 85. Par rotation autour de son axe, des portions de sa surface laté- rale cylindrique peuvent être amenées en cQincidence avec les faces intérieures des saillies 85 pour fixer la pierre 80 au support 78 par serrage fort.
On pourrait également et de la même façon fixer une pierre à l'extrémité de la tige d'un comparateur, de façon à former un palpeur.
Enfin, dans la dixième forme d'exécution (fig. 14), un élément intérieur 88, de forme rectangulaire, présente deux faces latérales 89 et 90 qui sont coniques. Cet élément peut être fixé à un support présentant, à l'une de ses extrémités, une paroi 91 dont la surface extérieure est cylindrique et dont la surface intérieure est conique et est ajustée aux faces 89 et 90 de façon que ces dernières puissent s'appuyer contre la paroi 91 en assujettissant l'élément 88 au support par serrage fort.
Pour permettre la mise en place de l'élément 88, une encoche 92 est découpée dans la paroi 91. Elle occupe une portion telle de cette paroi que la face 89 de l'élément 88 peut être engagée librement dans cette encoche sans que la face 90 ne vienne en contact avec la paroi 91. Pour fixer l'élément 88 à sort support, il suffit alors de le faire pivoter d'un quart de tour autour de son axe, ce qui engage la face 89 contre la face conique de la paroi 91.
Le procédé de fabrication illustré aux fig. 15 et 16 s'applique notamment à la fabrication d'un corps de palier analogue à ceux des fig. 1, 5, 6, 9 et 10. Pour fabriquer un corps de palier d'après ce procédé, on part d'une barre à usiner cylindrique 56, dans l'extrémité de laquelle on perce tout d'abord un trou axial 57 dont le fond présente une partie annulaire plane 57a. Ce perçage ne laisse subsister de la barre 56 qu'une paroi cylindrique 60 sur une hauteur égale à la profondeur du trou.
On introduit ensuite axiale- ment à l'intérieur de ce trou un poinçon 58 présen- tant trois ailes 59, dont les faces extérieures. sont situées sur une surface cylindrique de diamètre plus grand que celui du trou 57.
Lorsqu'on introduit ce poinçon dans ledit trou, les ailes 59 forment trois rainures dans la paroi 60 et repoussent vers le bas le matériel enlevé par l'outil pour former ces rainures. Lorsque l'extrémité du poinçon 58 est arrivée à une distance de la face 57a du fond du trou 57 légèrement supérieure à la hauteur finale de la paroi mince du corps die palier, la partie de la paroi 60 située dans le prolongement desdites rainures présente des bourrelets.
61 formés par du métal écroui. On retire alors le poinçon 58 et l'on sectionne la partie de la barre 56 présentant lesdites rainures.
On peut ensuite usiner dans la barre 56 un corps de palier 62 (fig. 15) présentant une paroi mince 63 dont le diamètre intérieur est égal à celui du trou 57, et usiner les. bourrelets 61 de façon à former des saillies 64 présentant une face intérieure cylindrique 65 limitée vers le haut par un rebord 66 et vers le bas par un fond 67, dans lequel est aménagée une ouverture 68 pour l'élément percé. Il est évident que vu la forme de la face intérieure dé la paroi 63, les seuls procédés connus pour former cette paroi
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consistent en des opérations de fraisage ou des opérations de matriçage.
En utilisant ce procédé connu de matriçage, on enlèverait la matière de la paroi 63 située entre les saillies, 64. Or, si le fraisage présente l'inconvénient d'être long et de nécessiter des outils spéciaux, le matriçage a celui d'accumuler la matière enlevée dans le fond du logement du corps de palier et de déformer ainsi ses parois. C'est pour éviter ces inconvénients que le procédé décrit ci-dessus a été créé.
Par ailleurs, le poinçon 58 peut être monté sur une broche, de sorte que tout l'usinage du corps de palier peut s'effectuer sur un tour automatique à poupée mobile, du type dit décolleteuse, ce qui représente un avantage supplémentaire de ce procédé.
On remarque enfin, qu'après que le poinçon 58 a été enfoncé de la façon décrite ci-dessus, les bourrelets 61 peuvent être tournés non seulement de la façon représentée à la fig. 15, mais aussi de façon à former les saillies des corps de palier représentés par exemple aux fig. 5, 6, 9 et 10.