Dispositif pour commander le débit d'un fluide alimentant un brûleur Les dispositifs de commande thermostatique des brûleurs à gaz comportent généralement une paire d'obturateurs. Le premier obturateur peut être .réglé de manière à déterminer le débit maximum pouvant passer à travers cet obturateur, déterminant ainsi la grandeur de la flamme du brûleur. Un élément répondant à la température, disposé au voisinage du brûleur,
est appelé à commander le fonctionne- ment du second obturateur, maintenant ainsi une flamme intermittente au brûleur, de façon à main tenir la température d'un ustensile de cuisine, dis posé sur ce brûleur, à la valeur choisie par d'usager.
Par conséquent, le premier obturateur doit être actionné rapidement, afin de fixer la grandeur de la flamme avant que l'élément détecteur de tempé rature ne s'échauffe suffisamment pour déterminer l'intervention du second obturateur.
On voit que, avec une telle disposition, il est impossible de régler convenablement la grandeur de la flamme lorsque l'élément détecteur est encore chaud à la suite d'une opération de cuisson précédente.
Les dispositifs de commande thermostatiques courants pour brûleurs à gaz sont généralement pourvus de moyens pour étalonner le dispositif.
Toutefois, jusqu'à présent, de tels dispositifs règlent uniquement une température prise dans une gamme disponible.
Il arrivait fréquemment que le réglage pour une température d'une gamme de températures modifiait le réglage précédent pour une autre tem pérature précédente, de sorte que le dispositif n'était jamais convenablement étalonné.
La présente invention a pour but d'éviter ces inconvénients et de fournir un dispositif dont les dimensions et le prix sont réduits.
Le dispositif selon l'invention est caractérisé en ce qu'il comprend un carter comportant des orifices d'entrée et de sortie, un premier organe obturateur disposé dans ce carter au voisinage dudit orifice d'entrée et pouvant être déplacé entre deux posi tions,
pour régler la section d'un passage par lequel le fluide venant dudit orifice d'entrée pénètre dans ledit .carter, un second organe obturateur disposé dans ledit carter et susceptible d'être déplacé par un mécanisme de commande de manière à occuper-dif- férentes positions,
ce mécanisme de commande étant asservi à la .température d'un objet chauffé par ledit brûleur et étant agencé de manière à régler .le débit du fluide sortant du carter par ledit orifice de sortie en fonction de cette température, un seul organe de manoeuvre relié audit premier organe obturateur et audit mécanisme de commande du second organe obturateur, et une liaison à mouve ment perdu disposé entre,
d'une part, l'organe de manoeuvre susdit et, d'autre part, le premier organe obturateur précité, cette liaison comprenant un élé ment de butée solidaire dudit premier organe obtu- rateur et des surfaces de butées espacées, solidaires de d'organe de man#uvre susdit et destinées à entrer en contact avec ledit élément de butée,
le tout étant agencé de telle sorte que ledit organe de manaeuvre permet de mettre en position ledit pre mier organe obturateur et ledit mécanisme de com mande du second organe obturateur indépendam ment l'un de l'autre, en vue d'ajuster sélectivement d'une part, la hauteur maximum de la flamme du brûleur qui est déterminée par le premier organe obturateur et, d'autre part,
la température dudit objet qui est déterminée par le mécanisme de commande du second organe obturateur.
Une forme d'exécution du dispositif selon l'inven- tion est représentée, à titre d'exemple, dans les des sins annexés, dans lesquels La fig. 1 est une vue en élévation frontale d'un dispositif de commande du débit d'un fluide alimen- tant un grûleur, le couvercle étant représenté en traits mixtes.
La fig. 2 est une vue en plan de dessus du dis positif représenté dans la fig. 1, le couvercle étant enlevé.
La fig. 3 est une vue en coupe transversale, prise suivant la ligne 3-3 de la fig. 1, l'.obturateur, soit le robinet, ayant été tourné jusqu'à la position d'ou verture.
La fig. 4 est une vue en élévation d'un détail du dispositif représenté dans la fig. 3.
La fig. 5 est une vue en perspective éclatée d'une partie du dispositif représenté dans la fig. 3.
La fi.-. 6 est une vue en perspective éclatée d'une autre partie du dispositif représenté dans la fi-, 3. Les fig. 7a, 8a et 9a sont des vues \en élévation frontale montrant le cadran de commande dans dif- férentes positions.
Les fig. <I>7b, 8b,</I> 9b sont des vues partielles, un élément étant représenté en coupe, ces vues mon trant un mécanisme à came, ainsi qu'une plaque- secteur et un goujon, dans différentes positions.
Les fig. 7c,<I>8c, 9c</I> sont des vues en coupe prises le long de la ligne C-C de la fig. 2 et montrant la carotte de robinet dans différentes positions.
En se reportant plus particulièrement aux des sins, on voit que le dispositif de commande, désigné de façon générale par 10, comprend un carter ou boîtier 12 pourvu d'un couvercle 14 et muni d'une tubulure d'entrée 16 et d'une -tubulure. de sortie 18.
Le dispositif de commande 10 peut être monté- sur un collecteur de cuisinière (non représenté) à l'aide d'un raccord à bride 20 qui présente intérieurement un passage 21 communiquant avec le raccord d'en trée 16.
Le raccord, 20 est vissé dans le collecteur et ensuite fixé au boîtier 12 au moyen de deux vis 22 qui traversent des orifices 24 prévus dans le boîtier 12, ainsi que des orifices correspondants pratiqués dans la bride du raccord 20.
Un chapeau 26 est vissé sur le boîtier 12, par-dessus de la tubulure de sortie 18, ce chapeau étant ,destiné à fournir du combus tible au brûleur principal de la cuisinière à gaz (non représentée).
Le boîtier 12 est muni d'un bossage 28 qui se dirige vers le haut en partant d'un point central situé sur la paroi de fond de ce boîtier. Le bossage 28 pré sente un passage 30 de section circulaire qui le tra verse et qui communique avec la tubulure d'entrée 16.
Un orifice tronconique est formé dans le boî tier 12 ; il traverse le bossage 28 perpendiculaire ment au passage 30, de manière à former un siège 32 pour une carotte. Cette carotte de robinet tron conique 34 est pourvue d'un passage 36 orienté per- pendiiulairement à l'axe longitudinal de cette ca rotte et est insérée dans le siège 32.
La carotte de robinet 34 peut être tournée de manière à faire coïncider complètement ou partiellement le passage 36, la tubulure d'entrée 16 et le passage 30.
Il est évident que la position de la carotte de robinet 34 détermine la section de passage du fluide, donc le débit allant vers le boîtier 12, réglant ainsi la gran deur de la flamme du brûleur principal.
I1. est prévu un dispositif de transmission de mou vement pour assurer la rotation de la carotte de robinet 34. Plus particulièrement l'extrémité de la carotte de robinet 34, qui s'avance vers l'extérieur, est munie d'une cavité axiale 38 destinée à recevoir l'extrémité de moindre diamètre 40 d'une tige de manaeuvre cylindrique 42.
La tige cylindrique 42 présente, sur un de ses côtés, une surface plane (fig. 6) et, sur le côté opposé, une rainure longitudi- nale 44.
Un orifice 46, en forme dé D, est prévu dans une extrémité 48 d'un moyeu 50, une languette 52 étant formée sur l'extrémité 48 et s'avançant en saillie transversale dans l'intérieur du gabarit de cet orifice. L'orifice 46 coopère avec la tige aplatie 42, de telle manière que, lorsque la tige de com mande de robinet 42 se voit imprimer une rotation, le moyeu 50 tourne également.
Le moyeu 50 affecte la forme d'un godet et est muni d'une bride périphé rique 54 qui présente une surface 55 formant came. Le but et les particularités de la surface de came 55 seront décrits de façon plus détaillée dans la suite. Le moyeu 50 est maintenu dans la position voulue par rapport au boîtier 12 à l'aide d'un palier-guide 56, placé par-dessus le moyeu 50.
Le palier-guide 56 est muni d'oreilles 58 dans lesquelles sont prévus des trous 60 dans lesquels pénètrent des goujons de gui dage 62 prévus sur le carter 12, dans le but de caler exactement le palier-guide, lequel est ensuite fixé rigidement au boîtier 12 à l'aide d'une paire de vis 64. Les vis 64 passent à travers les oreilles 5.8 et s'en foncent dans le boîtier 12.
Un bouton 66 (fig. 7a-9a), sur lequel figure une graduation 68, est fixé à l'ex trémité de la tige de commande 42, ce bouton pou vant être actionné à la main de manière à produire la rotation de cette tige. La rotation du cadran 66 est limitée à moins de 3600 par le fait qu'une patte 70, formée sur la bride 54 du moyeu 50, entre en contact avec une paire de butées 72, 74 formées sur la face avant du carter 12.
Des moyens sont prévus pour empêcher la sépa ration de la tige de commande 42 de la carotte de robinet 34 avec le moyeu 50. Plus particulièrement, une pince élastique 76 (montrée de façon particu lièrement claire dans la fi-. 6) est disposée dans une dépouille pratiquée dans la tige de commande de robinet 42. La pince élastique 76 s'avance légèrement en saillie hors de la dépouille et, d'autre part, che vauche la rainure 44, de manière à venir buter contre l'extrémité 48 du moyeu 50 et la languette 52.
La carotte de robinet 34 est sollicitée dans le sens tel qu'elle forme un joint étanche avec le siège de carotte 32 au moyen d'un ressort à boudin 78, disposé autour de la tige de carotte 42. La poussée du ressort à boudin 78 est -transmise à l'extrémité de la carotte de robinet 34 par l'entremise d'une rondelle 80 et d'une plaque 82 en forme de secteur.
La plaque- secteur 82 est munie d'un orifice 84 en forme de D, qui correspond à l'extrémité de moindre dia mètre 40 de la tige de carotte 42 et est enfoncée sur cette extrémité, de façon à :tourner avec la tige de carotte 42 lors d'un actionnement manuel du cadran 66.
Une .paire de surfaces de butée 86, 88 sont prévus sur la plaque@secteur 82 et sont appelées à venir en contact avec un goujon 90 qui se dirige vers l'extérieur et qui est situé sur l'extrémité de la carotte de robinet 34 à une cer taine distance de l'axe .de celle-ci, de manière à pro duire la rotation de cette carotte. Les surfaces de butée 86, 88 formées sur la plaque-secteur 82 sont décalées de 2100 environ l'une par rapport à l'autre,
de sorte que le cadran 66 peut tourner à peu près de cet angle sans provoquer la rotation de la carotte de robinet 34. Le but de cette liaison à mouvement perdu ressortira clairement ci-après.
Un second siège 92 pour une soupape est cons titué dans le boitier 12 par la partie terminale coni que du bossage 28 orientée vers le haut. Une cavité 94 est formée dans le carter 12, autour du siège de soupape 92, dans le but de recevoir un mécanisme de commande de cette soupape. Ce mécanisme (re présenté de façon particulièrement claire dans la fig. 5) comprend un cadre 96 en forme de U,
muni de trous 98 percés chacun dans une extrémité d'un des côtés opposés 100 de ce cadre. .Un pivot 102 est monté dans les trous percés 98, ce pivot étant muni d'un levier porte-soupape 104, monté sur ce pivot entre les :côtés opposés du cadre 96.
Le levier porte soupape 104 comprend d'une part, deux branches opposées <B>106</B> dont chacune présente une extrémité montée à pivotement sur le pivot 102, et, d'autre part, une plaque 108 faisant corps avec les autres extrémités desdites branches et réunissant celles-ci l'une à l'autre. Un disque circulaire 110 formant soupape est pourvu d'une bille 111 (fig. 4) soudée en son centre et est réuni à la plaque de liaison 108 par une attache élastique 112 en forme de U.
La branche supérieure de l'attache élastique 112 en forme de U repose sur la face supérieure de la plaque 108, tandis que la branche inférieure de bette attache est découpée de manière à former des dents qui reçoivent entre elles la bille 111 et maintiennent celle-ci contre un orifice 114 formé dans la partie centrale de la plaque 108, de sorte que .le disque 110 vient s'appliquer automatiquement contre le siège 92.
Deux éléments 116 profilés en U sont formés sur les branches opposées 106 du levier d'actionnement de soupape 104, entre la plaque de liaison 108 et le pivot 102, ces éléments présentant des parties évidées 118 qui constituent des paliers dans lesquels est monté un pivot 120. Le pivot 120 est fixé à une extrémité d'un levier bimétallique 122.
L'extrémité libre du levier bimétallique 122 porte contre une saillie sphérique 124 prévue sur l'extrémité d'un levier de dépassement de course 126. L'autre extré- mité du levier de dépassement de course 126 est munie d'oreilles 128 orientées vers le haut, qui reçoivent un pivot 130. Le pivot 130 est monté dans des .trous 134, percés dans les côtés opposés 100 du cadre 96, à l'extrémité opposée à celle où se trouve le pivot 102.
Une paire de pattes 136, munies d'encoches 138 pour l'ancrage d'une paire de ressorts de dépassement de course 140, sont prévues de cha que côté de la saillie 124. Les autres extrémités des ressorts de dépassement de course 140 sont accro chées dans des encoches 142 formées dans un levier d'étalonnage 144.-Le levier d'étalonnage 144 est muni d'oreilles 146 dans lesquelles sont percés des trous 148, ce levier étant monté, à l'aide de ces trous,
sur le pivot 130 qui est monté dans, lie cadre 96 et qui est porté par le levier de dépassement de course 126. De cette façon, les ressorts de dépassement de course 140 sollicitent le levier 126 dans le sens d'une rotation inverse des aiguilles d'une montre, autour du pivot<B>130.</B> Cette rotation est limitée par une vis 150, vissée dans le levier d'étalonnage 144.
Les res sorts de dépassement de course 140 maintiennent le .levier 126 appliqué, à l'état de sollicitation, con tre la vis 150 du levier 144, l'ajustement de cette vis déterminant la position angulaire relative des deux leviers.
Une branche 152 est formée sur l'extrémité de droite du levier d'étalonnage 144, si l'on considère la fig. 5, cette branche s'étendant vers le bas, à travers une partie évidée 154 du levier de dépassement de course 126. Le but de la branche 152 sera exposé de façon plus détaillée dans la suite.
Il apparaît désormais que le cadre 96, le ,levier porte-soupape 104, le levier en bimétal 122, le levier de dépassement de course 126 et le levier d'étalon nage 144 constituent un mécanisme formant un tout. Ce mécanisme est monté dans la cavité 94 du bottier 12.
A cette fin, un trou borgne (non repré senté) est formé dans la paroi latérale 156 du boî tier 12 au voisinage de l'extrémité arrière de ce der nier, tandis qu'un trou taraudé 158 est formé dans la paroi latérale 160 à ,l'opposé de ce trou borgne. Le pivot 102 est inséré dans le trou taraudé 158 et dans le trou borgne prévu dans la paroi latérale 156.
Une vis de retenue 162 est munie d'une fente d'en traînement 164 à une de ses extrémités, tandis que son .extrémité opposée présente une cavité interne 166 recevant le pivot 102.
La vis de retenue 162 se visse dans l'orifice 158 jusqu'à ce que le pivot 102 soit maintenu ferme ment entre la paroi latérale 156 et la vis de rete nue, comme indiqué dans la fig. 2. Ainsi une extré mité du mécanisme est fixée à l'intérieur du bot tier 12.
Une languette 168 s'étend vers l'extérieur à partir d'une portion médiane de la branche trans- veisale située à l'extrémité libre du cadre 96 en forme de U et repose sur une cheville de came 194 disposée dans un guide de cheville de came 170 de manière à supporter l'extrémité libre du cadre 96. Le guide de cheville de came 170 s'étend dans une position verticale à partir du boîtier 12, au voisinage de la face frontale de ce dernier.
Lorsque le méca- nisme se trouve dans cette position, le disque de soupape 110 porté par le levier 104 .repose -sur le siège de soupape 92 formé en bout du bossage 28. Toutefois, un ressort de torsion 172 est enroulé autour du pivot 102, une extrémité de ce ressort étant maintenue par l'élément 116 profilé en U, tan dis que son autre extrémité prend appui sur la face supérieure du levier bimétallique 122.
Ainsi, le res- sort de torsion 172 maintient le pivot 120 du levier bimétallique 122 dans les parties évidées 118 des éléments 116 profilé en forme de U et, simultané ment, sollicite le levier porte-soupape 104 vers une position d'ouverture de soupape, de façon à agir comme un ressort de rappel de soupape.
Des moyens sont agencés pour commander le levier porte-soupape 104 en réponse à da tempéra ture d'un ustensile placé sur le brûleur principal de la cuisinière à gaz. Plus particulièrement, le couvercle 14 du boîtier 12, sur lequel est monté un dispositif thermostatique, est fixé rigidement au boitier 12 à l'aide de quatre vis 173 (dont deux seulement sont représentées dans la fig. 1)
qui tra versent des orifices prévus dans le couvercle 14 et qui se vissent dans des orifices 174 pratiqués dans le boitier 12. Une garniture d'étanchéité 176 est interposée entre le couvercle 14 et le carter 12, de façon à assurer un joint étanche au fluide. Le dispositif thermostatique comprend un goujon fileté 178, bloqué dans sa position, sur le couvercle 14, par un écrou 182.
Un élément à membrane exten sible 180 est fixé au goujon 178, sur la face inté rieure du couvercle 14, tandis qu'un tube capil laire 184 est fixé au goujon 178 sur la face exté rieure du couvercle 14.
Une tête de détection 186, portée par le tube capillaire 184, est montée sur le brûleur principal de la cuisinière à gaz et est appelée à entrer en contact avec un ustensile de cuisson disposé sur ce brûleur,
afin. de détecter la température da cet ustensile. Ce dispositif est rempli d'un liquide qui se dilate ou se contracte en r6pon- se aux variations de température, de façon à dépla cer la membrane de l'élément 180.
Cette poussée est transmise, par une cheville extérieure 190, soli daire de la membrane 180,à une saillie sphérique 192, ménagée sur le levier bimétallique 122. Les ressorts de dépassement de course 140 sont relati vement puissants, de sorte que, lorsque le levier en Bimétal 122 se voit appliquer une poussée par la cheville extérieure 190, ce levier pivote autour de la saillie 124 prévue sur le levier de dépassement de course 126.
Ceci a pour effet de transmettre la pous sée au levier porte-soupape 104, par la cheville 120 du levier en Bimétal 122, ce qui fait pivoter le levier porte-soupape 104 autour de la cheville 102, à l'en contre de la poussée du ressort de torsion 172, de façon à déplacer le disque de soupape 110, pour l'appliquer contre le siège de soupape 92.
A la suite d'un dépassement de course normal, ou lorsque la tête détective 186 est brusquement soumise à une température extrêmement élevée, l'excès de l'effort de poussée engendré est transmis au levier de dépas sement de course 126, lequel pivote alors autour du pivot 130, à l'encontre de la tension des ressorts de dépassement de course 140, de manière à empêcher une contrainte excessive sur les organès de com mande.
Des moyens sont agencés pour la mise au point d'une température à laquelle le levier porte-sou- pape 104 sera déplacé de manière à entrer en con tact avec le siège de soupape 92.
Plus particuliè rement la cheville de came 194 est disposée dans le guide de cheville de came 170 et peut être actionnée de manière que la languette 168 sait ame née à faire tourner le cadre 96 et le levier d'étalonnage 144, ainsi que le levier de dépasse ment de course 126 et .le levier en Bimétal 122,
qui sont entraînés avec ce cadre. Ce mouvement de pivotement du cadre 96 fait varier la position de la saillie 192 prévue sur le levier bimétallique 126, par rapport à la cheville extérieure 190 solidaire de l'élément 180à membrane extensible.
On con çoit que lorsque la position de la saillie 192 est modifiée, la mise en contact de la cheville exté rieure 190 avec la saillie 192, de façon à faire pivo ter le levier porte-soupape 104 jusqu'à son entrée en contact avec le siège de soupape 92, ne pourra être opérée que par une température détectée diffé- rente de la précédente.
La cheville de came 194 et le guide de cheville de came 170 font .partie d'un dispositif palpeur situé dans un alésage 196 prévu dans le boitier 12 au voisinage de la face antérieure de celui-ci et disposé au-dessus de la bride 54 du moyeu 50.
L'alésage 196 présente, au voisinage de son extrémité infé rieure, une partie de moindre diamètre 198, dans laquelle est monté à coulissement un bouton de came 200.
Le bouton de cane 200 est pourvu d'une partie évidée par usinage, appelée à recevoir une pince à ressort 202 destinée à retenir la partie de diamètre réduit 198 dans le boitier 12 et à empê cher l'extraction du bouton de came.
La partie infé rieure du guide de cheville de came 170 est fixée à l'intérieur de la partie supérieure de l'alésage 196, tandis que la cheville de came 194 traverse un orifice 204 situé au centre du guide de cheville de came. L'autre extrémité de la cheville de came 194 est logée dans une cavité 206 formée dans le bou ton de came 200. Un ressort à boudin 208, une ron delle 210 et une garniture d'étanchéité 212 sont dis posés autour de la cheville de came 194, et le ressort 208 est comprimé entre le bouton de came 200 et la rondelle 210.
Ce ressort com- prime la garniture d'étanchéité 212, disposée entre la rondelle 210 et le guide de cheville de came 170, de manière à former une liaison à coulisse- ment, exempte de fuites, avec la cheville de came 194 ;
d'autre part, ce ressort sollicite le bouton de came 200 dans le sens de son contact avec la sur face de came 55 formée sur le périmètre de la bride 54 du moyeu.
La surface formant came de la bride 54 du moyeu circulaire présente un bas niveau 214, un niveau intermédiaire 216 et un haut niveau 218, dis posés dans cet ordre, dans le sens des aiguilles d'une montre, autour de la bride 54 et raccordés entre eux par des gradins obliques 220, 222.
Le haut niveau 218 va en s'abaissant progressivement dans le sens des aiguilles d'une montre, jusqu'à ce qu'il atteigne approximativement le bas niveau en un point voisin de la patte 70.
Comme indiqué dans les fig. <I>7a</I> et<I>7b,</I> lorsque la position fermé de l'échel le 68 du cadran 66 se trouve au voisinage d'un point de repère 223, qui peut être disposé sur le boîtier 12, ou d'un index en biseau (non représen té) inséré dans le guide de support 56, le bouton de came 200 est en contact avec le bas niveau 214 de la surface :de .came 55.
Ainsi, la cheville de came 194 se trouve dans sa position inférieure et ne s'avance que légèrement hors du guide de che ville .de came 170, la languette 168 se trouvant ainsi dans sa position la plus basse. Dans cette position, la saillie 192, formée sur le levier bimétallique 122, est hors de contact avec la cheville extérieure 190.
Lorsque le cadran 66 est tourné à la main en sens inverse des aiguilles d'une montre, en regard d'une portion de réglage de flamme 224 de l'échelle 68, le bouton de came 200 est soulevé par le gra din 220 et glisse sur le niveau intermédiaire 216. A mesure que la cheville de came 194 se soulève, elle soulève à son tour la languette 168, de façon à faire pivoter le cadre 96, dans le sens des aiguil les d'une montre, autour du pivot 102, en déplaçant ainsi la saillie 192 en direction de la cheville exté rieure 190.
Le niveau 216 est constant de sorte que, au cours de cette mise en prise, la cheville de came n'est pas soulevée ; ainsi, la saillie 192 est encore suffisamment éloignée de la cheville exté rieure 190 pour que la mise en contact de cette saillie et de cette cheville, en vue<B>de</B> Pactionnement du levier de fermeture de soupape 104,
nécessite une température de 232C environ ou toute autre température présélectée. Une nouvelle rotation du cadran 66 en sens inverse des aiguilles d'une mon tre a pour effet que le bouton de came 200 remonte le long du gradin 222, jusqu'au niveau éle vé 218 de la surface de came 55.
Ceci entraîne une nouvelle rotation du cadre 96 autour du pivot 102 et un déplacement de la saillie 192 en direction de la cheville extérieure 190. Lorsque, dans cette position, la tête détectrice indique une température de 37,8 C environ, il en résulte une intervention du levier porte-soupape 104 dans le sens de la fer meture de la soupape. Lorsqu'on continue à tour ner le cadran 66 à l'encontre des aiguilles d'une montre, en passant par les divers réglages de tem pérature,
la cheville de came 194 descend graduel- lement, jusqu'à ce qu'elle atteigne un niveau à peu près égal au niveau intermédiaire 216, à la suite de quoi la patte 70 entre en contact avec la butée 74 de la face du boîtier 12, comme indiqué dans la fig 8a.
Ainsi, lorsque la surface de came 55 présente une forme telle qu'elle amène la saillie 192 à se déplacer d'une distance exactement égale au d6pla- ceanent de la cheville extérieure 190, cela pour toute la gamme des températures indiquées sur le cadran 66,
on .peut en conclure que le mécanisme de commande est convenablement étalonné et qu'il est en ordre pour l'expédition. Toutefois,. étant don né les tolérances de fabrication relatives à la sur face de came 55, ainsi que le fait que les organes de détection varient souvent dans leurs -déplacements par degré de changement de température, il est improbable que les mouvements en question se cor- respondent exactement.
Pour remédier à cet inconvénient, il est prévu un dispositif pour faire correspondre les indications du cadran, d'une part, et la température détectée, d'autre part, de telle façon que la cheville exté rieure 190 détermine la fermeture du levier porte- soupape 104 exactement à la température indiquée par le cadran 66,
ceci pour n'importe quelle tem pérature sélect6e dans l'ensemble de la gamme. A cette fin, la branche 152 du levier d'étalonnage 144 est munie d'un segment courbe 226. Le seg ment courbe 226 vient en contact avec une vis de réglage 228 qui traverse une .plaque de serrage 230 et la face frontale du boîtier 12.
La .plaque de ser rage 230, qui est disposée extérieurement par rap port au boîtier 12, agit de manière à maintenir là vis de réglage 228 dans sa position de taise au point et est munie d'une échelle 232, placée sur cette pla que. La fente d'entraînement 234 de la vis de réglage 228 coopère avec l'échelle 232, de manière à indiquer la position rotative de la vis de réglage par rapport à cette échelle.
Lorsque le cadre 96 pivote autour du pivot 102, à la suite de la rotation du cadran 66, le secteur courbe 226 rencontre à un certain moment l'extré mité de la vis de réglage 228. Si l'extrémité de la vis 228 maintient le segment courbe 226 dans une position telle que le centre de courbure de ce seg ment coïncide avec le pivot 102, le déplacement du cadre 96 ne produit pas un mouvement de rota- don du levier d'étalonnage 144 autour du pivot 130 et, par conséquent,
aucun mouvement ,supplémen taire de la saillie 192. Si la vis de réglage 228 occu pe une position telle que le segment courbe 226 se trouve; par rapport au pivot 102, à une dis- tance plus grande ou plus petite que le rayon de courbure du segment 226, le centre de courbure de ce segment ne coïncide pas avec le pivot 102 et, lorsque le cadre 96 se relève ou s'abaisse,
le levier d'étalonnage 144 est amené à se déplacer angulai- rement autour du pivot 130. Si le segment courbe 226 est éloigné du pivot 102 d'une distance plus grande que le rayon de courbure de ce segment, le déplacement de la sail lie 192 prévue sur le levier en Bimétal 122 - dépla cement causé par la rotation du levier d'étalon nage 144 et du levier de dépassement de course 126 autour du pivot 130 - s'ajoute à celui causé par la rotation du cadre 96 autour du pivot 102,
ce qui imprime un plus grand déplacement à la saillie 192 que celui exécuté par cette dernière lors que le segment courbe 226 était séparé du pivot 102 par une distance égale au rayon de cour bure de ce segment.
Par contre, si la vis de réglage 228 est vissée dans le boîtier 12 d'une quantité suf fisamment grande pour que le segment courbe 226 se situe, par rapport au pivot 102, à une distance inférieure au rayon de courbure de ce segment, le mouvement de la saillie 192, dû à la rotation du levier d'étalonnage 144 et du levier de dépasse ment de course 126, viendra en déduction du mou vement de la saillie 192, dû à la rotation du cadre 96 autour du pivot 102,
de sorte que la saillie 192 se déplacera d'une distance moindre que ce n'était le cas lorsque le segment courbe 226 était situé, par rapport au pivot 102,à une distance égale au rayon de courbure de ce segment. Par conséquent, en ajustant convenablement la vis 228, on obtient que le déplacement de la saillie 192, pour n'importe quelle rotation du cadran et de la came, concorde avec le mouvement de la cheville extérieure 190, entre les températures indiquées sur le cadran 66.
Il va de soi que, lorsque ces mouvements sont mis en concordance, la saillie 192 peut être mise hors de contact avec la cheville extérieure 190.
Afin de déplacer la saillie 192, de façon à la mettre en contact avec la cheville extérieure 190, on peut ajuster la vis 150, prévue sur le levier d'étalonna ge 144, de façon à modifier les positions angulaires relatives du levier d'étalonnage 144 et du levier de dépassement de course 126, en faisant ainsi pivoter le levier bimétallique 122 jusqu'à ce qu'il entre en contact avec la cheville extérieure 190,
sans que les mouvements d'ajustement soient affec tés dans une mesure appréciable.
Dans la pratique, et après un étalonnage ini tial, à l'usine, du mécanisme de commande, en uti lisant à cette fin la vis de réglage 228 et la vis 150, de la manière qui vient d'être décrite, on mon te le dispositif de commande sur un collecteur d'une cuisinière- au moyen du raccord à bride 20, la tête détectrice 186 étant montée au voisinage du brû leur principal,
de façon à être en contact avec n'im porte quel ustensile de cuisson placé sur- ce brû leur. On opère en outre un réglage de petite impor tance sur les lieux d'utilisation, nécessité par les caractéristiques de l'installation, également au moyen de la vis d'ajustement 228.
Cette dernière vis est utilisée, lors de l'étalonnage à l'usine, comme un dispositif de réglage de gamme ; toutefois, comme son effet sur l'emplacement de la saillie 192 est important, comparativement à son effet sur le mouvement de la saillie 192, en vue de la rotation totale du cadran 66, étant donné la mise en position du segment courbe 226,
cette vis peut être utilisée comme organe d'étalonnage de la température sur les lieux d'utilisation, sans affec ter de façon appréciable la gamme de commande.
Initialement, le cadran 66 est dans la position fermé , les divers organes occupant alors les posi tions représentées dans les fig. <I>7a, 7b</I> et 7c, tandis que la carotte de robinet 34 occupe à ce moment une position dans laquelle elle arrête le passage du fluide à travers le bolitier 12.
On tourne alors le cadran 66 dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre, jusqu'à la position marquée max , comme indiqué dans la fig. 8a, de sorte que la patte 70 rencontre la butée 74.
La plaque à secteur 82 tourne avec le cadran 66, tandis que la surface de butée 86 prévue sur cette plaque tourne d'un angle de 2100 environ avant de rencontrer le goujon 90, de façon à faire tourner la carotte de robinet 34 jusqu'à la position représentée dans la fig. 8c, afin de permettre le passage du fluide à travers le boî tier 12.
Le fluide circule désormais à travers le raccord d'entrée 16 et le passage 36 pratiqué dans la carotte de robinet, vers un passage de veilleuse 236, formé dans le boitier 12.
Le passage de veilleuse 236 communique avec un orifice de sortie de veilleuse 238 situé sur le côté du carter 12. Un dispositif approprié (non représenté) est raccordé à l'orifice de sortie de veil- leuse 238, pour fournir du fluide au brûleur de veilleuse, qui est généralement disposé, par rapport au brûleur principal,
à une distance permettant l'allumage. Une vis 240 est vissée dans la face fron tale du boitier de distribution 12, cette vis pénétrant dans le passage de veilleuse 236 et étant réglable de façon à permettre de régler sélectivement l'écou- lement du fluide à travem ce passage.
Le levier porte-soupape 104 est alors sollicité par le ressort de torsion 172, de façon à s'écarter du siège de soupape 92, ce qui permet également un écoule- ment du fluide à travers le raccord de sortie 18, vers le brûleur principal.
Après l'allumage du brûleur principal, on fait tourner le cadran 66 dans le sens des aiguilles d'une montre, jusqu'à la position de réglage de tempé rature voulue indiquée sur l'échelle 68. Il convient de noter que, pendant le mouvement de réglage de température, la position de la carotte de robi net 34 n'est pas affectée, étant donné la liaison à mouvement perdu qui existe entre le goujon 90 et les surfaces de butée 86, 88 de la plaque à sec teur 82.
Toutefois, lorsqu'un ustensile de cuisine de petit diamètre est placé sur le brûleur et que l'on désire une flamme d'une hauteur moindre que celle qui correspond à la pleine alimentation, on tourne le cadran 66,à partir de la position marquée max dans le sens des aiguilles d'une montre, jusqu'à la portion de réglage de flamme 224 de l'échelle 68.
Ceci a pour effet de déplacer la surface de butée 88 de la plaque à secteur 82 d'un angle de 210o environ, jusqu'à ce que cette surface entre en con tact avec le goujon 90. L'usager règle ensuite la hauteur de la flamme par observation visuelle ou d'après les graduations qui figurent sur l'échelle 224, jusqu'à ce qu'il obtienne une flamme de la hauteur voulue.
La réduction de hauteur de la flamme est obtenue par la rotation de la carotte de robinet 34 jusqu'à une position qui limite le passage du fluide vers le boîtier, comme indiqué dans la fig. 9c. Une encoche 242 est prévue sur la carotte de robinet 34, afin d'assurer un écoulement suffisant vers la veilleuse.
Après avoir opéré l'ajustement de la hauteur de la flamme, on fait tourner le cadran 66 en sens inverse des aiguilles d'une montre, jusqu'à 1a_ posi tion de réglage désirée de la température. Il con vient de noter que ce déplacement vers la position de réglage de la température n'affecte pas la posi tion de la carotte de robinet 34,
étant donné que la surface de butée 88 s'écarte simplement du gou jon 90 et que l'amplitude de la rotation n'est pas suffisante pour amener la surface de butée 86 en contact avec ce goujon.
Le déplacement du cadran 66 vers la position de réglage désirée de la tem- pérature détermine la rotation de la surface de came 55, de façon à fixer la hauteur- de la che ville de came 194, ce qui a pour effet d'ajuster les positions relatives de la saillie 192 et de la cheville extérieure 190.
Par conséquent, lorsque l'ustensile de cuisine atteint la température sélec- tée, par exemple 1490C, comme indiqué dans la fig. 9a, la cheville extérieure 190 se déplace jus qu'à ce qu'elle rencontre la saillie 192, et le levier de bimétal 122 pivote autour de la saillie 124 pré vue sur le levier de dépassement de course <B>126,
</B> en déterminant ainsi un mouvement de pivotement du levier porte@soupape 104 autour du pivot 102, ce qui amène le disque de soupape 110 en contact avec le siège de soupape 92, comme indiqué dans la fig. 9c, arrêtant ainsi l'écoulement du fluide vers le brûleur principal.
Lorsque la température de l'ustensile, détectée par la tête 186, descend au-dessous de 1490C, la cheville extérieure 190 s'écarte de la saillie 192 et le disque de soupape 110 s'écarte du siège de sou pape 92,
de façon à permettre au fluide de s'écou- ler vers le brûleur principal. Le fluide qui se diri- ge vers le brûleur principal s'allume à la veilleuse et l'ustensile de cuisine est à nouveau chauffé jus qu'à ce que sa température atteigne 149 C.
Il est évident que l'on aura au brûleur une flamme inter- mittente, de façon à maintenir la température de l'ustensile de cuisine à la valeur mise au point sur le cadran 66.
Dans le cas où la température ambiante agis sant sur la tête détectrice s'élèverait par suite de l'utilisation de brûleurs voisins, le fluide du dispo sitif thermostatique serait de ce fait soumis à une dilatation. Toutefois,
le levier de bimétal 122 est également chauffé dans ce cas et se déforme de manière à compenser le déplacement de la che- ville 190. Par conséquent, les changements dans la température ambiante n'ont pas un effet apprécia ble sur la commande assurée grâce à une mise au point donnée du cadran.
Lorsque l'opération de cuisson est terminée et que l'on désire employer, pour une seconde opéra tion de cuisson, un ustensile de dimensions diffé- rentes, cela alors que la tête détectrice est encore chaude, il suffit d'exécuter à nouveau l'opération décrite ci-dessus.
Il convient de noter que, lorsque le cadran 66 est tourné pour être amené dans la portion de réglage de flamme, le niveau, qui inter- vient à ce moment, de la surface de came 55 est tel que le dispositif thermostatique est maintenu à un réglage correspondant à une température éle vée.
Ce réglage à température élevée, maintenu lors de la ,sélection de la hauteur de la flamme, constitue un avantage, étant "donné qu'il rend la sélection passible sans une entrave de la part de la soupape thermostatique. D'autre part,
cette dis position élimine la nécessité d'accélérer l'opération de sélection de la hauteur de la flamme, étant donné qu'un intervalle de temps appréciable s'écou le avant que la tête détectrice 186 atteigne des tem- pératures aussi élevées.