Procédé de lavage d'aiguilles de seringues hypodermiques et panier de lavage pour la mise en oeuvre de ce procédé
Le présent brevet a pour objets un procédé de lavage d'aiguilles de seringues hypodermiques ainsi qu'un panier de lavage pour la mise en oeuvre de ce procédé.
Les procédés de lavage d'aiguilles de seringues connus ont manifestement été conçus en prévision de l'essorage censé suivre le lavage. D'après ces procédés, les aiguilles sont en effet disposées en éventail autour d'un axe et tout le long de celui-ci. Le support des aiguilles peut alors tre animé d'un mouvement de rotation rapide qui assure l'essorage. Le lavage lui-mme des aiguilles, qui est l'opération principale, s'effectue cependant dans des conditions défavorables. Pour que le liquide de lavage s'écoule le long du canal des aiguilles, il faut l'amener selon l'axe de la machine et de là l'envoyer dans l'orifice des aiguilles tourné vers cet axe. L'amenée de ce liquide est donc nécessairement relativement lente et une bonne partie de celui-ci passe à côté des aiguilles, de sorte que le lavage prend un temps relativement long.
Un but du présent brevet est de créer un procédé qui permet de laver les aiguilles de seringues facilement, rapidement et de façon satisfaisante.
D'après le procédé selon ce brevet on ne gicle plus les aiguilles à l'aide de jets de liquide, mais on les plonge dans un bain de lavage, puis les en retire successivement à plusieurs reprises, en les déplaçant longitudinalement, au moins quand elles sont dans le bain de lavage.
Pour effectuer les mouvements voulus facilement, on monte avantageusement les aiguilles tangentiellement sur un support rotatif d'axe horizontal et on fait tourner ce support en partie dans le bain de lavage. De préférence, on dispose les aiguilles dans des paniers et on fixe ceux-ci dans le tambour rotatif d'une machine à laver le linge usuelle, à commande automatique et dont le tambour tourne autour d'un axe horizontal.
Un autre but du brevet est de créer un panier de lavage permettant une mise en ceuvre aisée du mode d'exécution préféré du procédé selon ce brevet.
Afin de permettre un montage rapide et simple des aiguilles en vue de leur lavage, le panier selon ce brevet comprend des barres porte-aiguilles destinées à tenir chacune une série d'aiguilles de façon que ces aiguilles soient parallèles entre elles, un support de barres présentant des réceptacles destinés à recevoir une série de barres et à les tenir dans des positions respectives telles que toutes les aiguilles portées par ces barres soient parallèles entre elles, et des moyens pour fixer le support de barres dans le tambour de la machine à laver dans une position telle que toutes les aiguilles portées par les barres de ce support soient disposées tangentiellement dans le tambour de la machine à laver.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du panier selon le présent brevet et il illustre un mode de réalisation du procédé selon ce brevet.
La fig. 1 est une vue en élévation frontale partiellement coupée du tambour d'une machine à laver pourvue dudit panier;
la fig. 2 une vue en élévation latérale, partiellement coupée dudit tambour, et
la fig. 3 une vue en perspective, à plus grande échelle, du panier des fig. 1 et 2, les différentes pièces de ce panier étant représentées séparées les unes des autres.
Un tambour rotatif 1 en tôle, d'axe horizontal, comprenant une paroi latérale cylindrique 2 percée d'orifices 3 et deux parois frontales 4 et 5, dont l'une est pleine et l'autre est percée d'une ouverture axiale 6, forme la partie active d'une machine à laver le linge usuelle à commande automatique. Ce tambour est logé dans un bâti (non représenté) et peut tre entraîné en rotation à différentes allures, selon un programme préétabli, qui peut tre modifié à volonté. Cette machine comprend, comme les machines usuelles de ce type, des moyens pour remplir d'eau la partie du bâti dans laquelle le tambour tourne et pour chauffer cette eau, ces moyens étant aussi commandés automatiquement. Le tambour 1 présente des nervures 7 faisant saillie à l'intérieur de sa face latérale interne, ces nervures étant parallèles à l'axe du tambour.
Entre les nervures 7 sont montés des paniers 8, amovibles, dont l'un est représenté, démonté, à la fig. 3. Ce panier est destiné à porter des aiguilles de seringues 9. Il comprend un cadre
10, un support 11, un couvercle 12 et des barres 13.
Chacune des barres 13 est constituée par deux profilés en U fixés à un plot rectangulaire 14 sur lequel ils sont engagés en regard l'un de l'autre. Les aiguilles 9 peuvent tre engagées l'une après l'autre entre les deux profilés d'une barre 13, dans une position perpendiculaire à cette dernière. Elles sont retenues par leur tte, logée entre les profilés et serrées les unes contre les autres au moyen d'un organe
de serrage 15, en caoutchouc, susceptible d'tre engagé à force entre les profilés et présentant pour cela un tenon latéral 16. Chaque plot 14 présente un logement axial qui permet d'engager la barre 13 sur un tenon cylindrique 17 porté par le support 11.
Comme on le voit au dessin, ce dernier comprend un fer plat plié en U dont la partie centrale porte une rangée de tenons 17, régulièrement espacés.
L'écartement entre deux tenons 17 voisins est tel que deux barres 13 engagées sur ces tenons sont adjacentes et ne peuvent tourner l'une par rapport à l'autre. D'autre part, la partie centrale du support 11 porte une barre de guidage 18 placée à une distance telle des tenons 17 que les barres 13 ne puissent tre engagées sur ces tenons que dans une position telle où les aiguilles 9 s'étendent perpendiculairement à la partie centrale du support 11, dans une direction déterminée. Les deux montants latéraux du support 11 portent des plots 19 fixés à l'extrémité supérieure de ces montants et présentant des tenons 20 sur lesquels peuvent s'engager des oeillets correspondants 21 fixés aux deux extrémités du couvercle 12.
Des organes de blocage 22, montés sur les oeillets 21, mobiles et capables de s'engager dans des ouvertures 23 des tenons 20 permettent de fixer le couvercle 12 au support 1 1 dans une position telle qu'il appuie sur les extrémités supérieures des barres 13 et les empche ainsi de se dégager des tenons cylindriques 17. Une poignée 24 fixée au couvercle 12 permet de porter le panier.
Le cadre 10 est de forme rectangulaire. Ses deux petits côtés portent des montants latéraux 25 constitués par des tôles de forme triangulaire, qui sont soudées au cadre 10. L'un de ces montants porte un tenon 26 terminé par une rotule 27, tandis que l'autre porte un manchon 28 dans lequel est monté un tenon 29 mobile axialement et terminé par une rotule 37. Le manchon 28 et le tenon 26 sont coaxiaux et s'étendent de part et d'autre des montants 25, vers l'extérieur. Ils sont destinés, d'une part, à permettre la fixation du support 1 1 au cadre 10, et, d'autre part, à permettre la fixation de ce dernier dans le tambour 1. Les côtés latéraux du support 1 1 portent des bras 30 dont les extrémités présentent des ouvertures coaxiales 31 et 32.
L'ouverture 31 est dimensionnée de façon à pouvoir tre engagée sur le tenon 26, tandis que l'ouverture 32 peut s'engager sur une portion du manchon 28, qui fait saillie à l'intérieur du montant 25 qui le porte. Un organe de blocage 33 porté par le bras 30, mobile axialement et dont une extrémité débouche dans l'ouverture 32 et peut s'engager de l'extérieur, dans une ouverture radiale 34 du manchon 28, permet d'assujettir le support 1 1 au cadre 10.
Pour cela, il suffit de placer le support 1 i dans une position oblique par rapport au cadre 10 et d'engager les ouvertures 31 et 32 respectivement sur le tenon 26 et sur la partie intérieure du manchon 28, en déplaçant ce support axialement. Puis, par un mouvement de rotation, on amène l'organe de blocage 33 en regard de l'ouverture 34 du manchon 28 et on introduit cet organe dans ladite ouverture. Un ressort (non représenté) maintient cet organe de blocage engagé dans ladite ouverture, de sorte que le support 1 1 est maintenu fixe par rapport au cadre 10 et ne peut se dégager fortuitement. La partie centrale du support 11 se trouve alors au niveau du cadre 10, les barres 13 étant perpendiculaires au plan de ce cadre (fig. 1).
Une fois que le panier 8 a été assemblé comme décrit ci-dessus, on le fixe au tambour 1. Les deux parois frontales 4 et 5 de ce tambour présentent des paliers 35 et 36 qui sont constitués par des douilles fermées, fixées par soudage en regard les unes des autres dans ces parois. Pour mettre un panier 8 en place, il suffit d'engager tout d'abord la rotule 27 du tenon 26 dans une des douilles 35 puis d'amener la roture 37 en regard de la douille 36 correspondante, le tenon 29 étant engagé à fond dans le manchon 28, et d'extraire partiellement ce tenon du manchon 28, de façon à engager la rotule 37 dans la douille 36.
Un organe de commande rotatif 38 monté sur le manchon 28 et engagé dans une fente hélicoïdale (non représentée) de ce manchon, permet de déplacer le tenon 29 axialement et de le bloquer au moyen d'une tige mobile 39, qui s'engage dans une ouverture du manchon 28 sous l'action d'un ressort, lorsque la rotule 37 est à bout de course.
La position des douilles 35 et 36 est déterminée de telle façon que lorsque le panier 8 est en place dans le tambour, les côtés longitudinaux du cadre 10 soient en contact avec la paroi latérale 2. Il en résulte que ces paniers sont maintenus dans une position fixe à l'intérieur du tambour, les barres 13 étant radiales et, par conséquent, les aiguilles 9 tangentielles, par rapport au mouvement de rotation du tambour.
Le tambour 1 présente trois douilles 35 et trois
douilles 36 réparties autour de son axe dans ses parois frontales. Il est ainsi possible d'y fixer trois paniers 8. On a constaté que des paniers 8 ayant des dimensions telles que trois de ces paniers peuvent tre placés dans le tambour d'une machine à laver le linge usuelle, à commande automatique et à tambour rotatif horizontal peuvent comprendre des barres 13 capables de recevoir vingt aiguilles 9 chacune et des supports 1 1 capables de porter dix-huit barres 13 chacun. Un tambour équipé de trois paniers de ce type contient donc 1080 aiguilles de seringues.
Toutefois, il est évident que le tambour 1, au lieu d'tre pourvu de trois paniers 8, pourrait aussi contenir, par exemple un panier de ce type et deux paniers contenant d'autres parties de seringues.
Le panier décrit présente de nombreux avantages.
Les pièces soudées les unes aux autres ne présentent pas d'interstices entre lesquels la saleté peut s'accumuler. Il peut tre construit, par exemple, en acier inoxydable et, de ce fait, ne subir aucune altération sous l'action de l'eau et des produits de nettoyage.
En outre, son démontage et son remontage sont très faciles et la mise en place des aiguilles est rapide et simple. Elle ne nécessite aucun outil, toutes les pièces amovibles étant fixées par des tenons soumis à l'action de moyens élastiques.
Enfin, le fait que les aiguilles sont disposées tangentiellement par rapport aux mouvements de rotation du tambour assure un lavage correct de ces dernières. Comme le nombre des aiguilles de seringues utilisées journellement dans les cliniques et les hôpitaux est en général bien supérieur à celui des corps et des pistons de seringues, car on utilise fréquemment une mme seringue pour plusieurs injections en ne changeant que l'aiguille, il est essentiel de disposer de moyens de lavage efficaces, sûrs et rationnels, non seulement pour les corps de seringues et les pistons, mais encore pour les aiguilles.
Dans les machines à laver le linge du type mentionné, I'eau n'est mise en mouvement que par la rotation du tambour. Elle remplit partiellement un bâti dans lequel le tambour est placé et son niveau s'étend normalement un peu plus bas que l'axe du tambour. Les mouvement relatifs de l'eau et des pièces à laver sont donc provoqués par les déplacements de ces pièces, fixées au tambour. Si les aiguilles 9, au lieu d'tre disposées tangentiellement étaient par exemple radiales, l'eau ne pénétrerait que très imparfaitement à l'intérieur du conduit de l'aiguille.
Cette dernière serait lavée extérieurement, mais non intérieurement. Le lavage serait donc insuffisant. En revanche, comme le panier décrit ci-dessus peut tre placé dans le tambour 1 de telle façon que les aiguilles 9 sont disposées tangentiellement, ces dernières plongent dans l'eau à chaque alternance du tambour, en se déplaçant dans une direction parallèle à leur axe. I1 s'établit donc une circulation d'eau à l'intérieur du conduit de l'aiguille et cette circulation, dont le sens change à chaque alternance du tambour, assure un lavage correct du conduit de l'aiguille.
En outre, la barre de guidage 18 et la partie centrale du support 1 1 forment une petite cuvette qui entraîne un peu d'eau lorsque le tambour tourne dans le sens de la flèche a (fig. 1). Cette eau retombe et asperge l'orifice supérieur des aiguilles, dès que ladite cuvette se trouve au-dessus de l'axe du tambour; elle complète ainsi le lavage des conduits des aiguilles.
Bien que les aiguilles soient entièrement accessibles à l'eau, elles restent fixes par rapport au panier, quelle que soit l'allure du tambour. On peut donc faire subir au tambour une période d'essorage, pendant laquelle il est entraîné en rotation rapide. L'eau est alors évacuée du bâti par la force centrifuge et les aiguilles se sèchent dans une large mesure.
Les aiguilles montées dans le panier décrit ci-dessus sont toutes identiques ; toutefois, l'écartement entre les profilés qui forment les barres 13 est tel que des aiguilles de différents diamètres peuvent tre montées sur ces barres.
Dans une autre forme d'exécution, le support 1 1 pourrait aussi comprendre des barres dont les profilés en U présentent des ailes moins larges que celles des barres 13 et permettent l'introduction d'aiguilles de diamètre plus grand que celui des aiguilles 9.
Dans une autre forme d'exécution encore, la partie du manchon 28 qui fait saillie vers l'intérieur pourrait présenter une seconde ouverture radiale, analogue à l'ouverture 34, mais orientée à 90O de cette dernière, vers le haut. Une telle ouverture permettrait de fixer le support 1 1 au cadre 10 dans une position telle que les aiguilles 9 soient disposées radialement par rapport au tambour. Cette disposition permettrait d'amener les aiguilles en position radiale lors de l'essorage, afin de faciliter la vidange des conduits des aiguilles et d'éviter que ces dernières ne risquent de se courber sous l'effet de la force centrifuge.