Procédé de lavage mécanique d'éléments constitutifs d'instruments médicaux,
notamment de seringues hypodermiques
et dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé
Le présent brevet a pour objet un procédé de lavage mécanique d'éléments constitutifs d'instruments médicaux, notamment de seringues hypodermiques, et un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé.
Le problème du lavage de certains instruments médicaux, tels par exemple que les seringues hypodermiques, présente une très grande importance dans les hôpitaux et les cliniques où le nombre d'instruments qu'il y a lieu de laver chaque jour, peut tre considérable.
Le nettoyage des éléments des seringues doit tre extrment minutieux pour que les conditions de propreté nécessaires soient réalisées. Lorsqu'il est effectué à la main, il prend beaucoup de temps. On a déjà construit des machines à laver au moyen desquelles il est possible de nettoyer un très grand nombre de seringues simultanément; toutefois, ces machines sont de construction spéciale; elles sont coûteuses et encombrantes. Pour obtenir un nettoyage suffisant, il est nécessaire de faire fonctionner ces machines dans des conditions strictement déterminées et notamment avec une très grande vitesse de rotation.
Les machines qui ont été proposées pour le lavage de seringues comprennent un tambour d'axe vertical entraîné en rotation à grande vitesse, à l'intérieur duquel on peut monter des dispositifs contenant certains éléments de seringues. La machine est pourvue en outre d'un dispositif central d'injection de liquide de lavage qui projette des jets radiaux de ce liquide pendant que le tambour tourne.
Jusqu'à maintenant, seule l'utilisation de machines de ce type permettait un lavage suffisamment complet, répondant aux exigences imposées pour ces instruments médicaux et effectué par des moyens plus rationnels que le lavage à la main. Toutefois, le grand encombrement et le coût de ces machines, de mme que les difficultés que présente leur utilisation, excluaient leur emploi dans un grand nombre de cas.
On connaît également, d'autre part, des machines à laver qui comprennent un tambour rotatif d'axe horizontal, plongeant partiellement ou totalement dans une cuve remplie d'eau, ce tambour présentant des moyens de fixation de certains objets, tels que des bocaux, des flacons ou des éprouvettes. Ce tambour est entraîné en rotation à une vitesse constante de l'ordre de trois tours par minute et les récipients fixés au tambour se remplissent d'eau pendant qu'ils sont immergés dans la cuve, et se vident avant d'y plonger à nouveau.
Enfin, on connaît des machines à laver le linge à commande automatique qui permettent de laver toutes sortes de pièces d'étoffe, telles que des vtements, d'une façon mécanique et rationnelle. Ces machines comprennent également un tambour d'axe horizontal tournant dans une cuve partiellement remplie d'eau et destiné à recevoir le linge en vrac, mais la construction du tambour et son régime de fonctionnement sont très différents. Le tambour est fixé par sa face arrière sur un tourillon pivoté horizontalement sur le bâti de la machine. Un hublot situé dans la paroi frontale de la machine donne accès au tambour. Le tambour est entraîné à deux régimes différents, un régime lent, alternatif, dans lequel la vitesse peut atteindre quelques dizaines de tours par minute, et un régime continu beaucoup plus rapide.
Ces machines sont équipées de moyens pour remplir et pour vider la cuve, pour chauffer l'eau contenue dans la cuve et pour introduire des produits de nettoyage par exemple, sous forme de poudre. Ces machines, fonctionnant automatiquement, peuvent suivre un programme donné comportant plusieurs opérations différentes qui se suivent à des intervalles de temps bien déterminés. Les dimensions et les caractéristiques de fonctionnement de ces machines sont choisies de telle façon qu'au cours d'une période de fonctionnement complète, une certaine quantité de linge soit entièrement lavé. En général, ces machines à laver le linge usuelles peuvent tre adaptées à plusieurs programmes différents. Le choix du programme peut s'effectuer au moyen de cartes perforées.
Le but du présent brevet est de créer un procédé et un dispositif qui évitent les inconvénients et les difficultés rencontrées jusqu'ici dans les hôpitaux, lorsque l'on cherchait à laver d'une façon rationnelle et rapide un très grand nombre d'instruments, notamment de seringues en mme temps.
Le procédé, objet du brevet, est caractérisé en ce qu'on place les éléments d'instruments médicaux à laver, notamment de seringues, dans le tambour d'une machine à laver le linge à tambour rotatif d'axe horizontal et à commande automatique, en les maintenant chacun dans une position relative déterminée, par rapport au tambour.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution d'un dispositif pour une mise en oeuvre du procédé, objet du brevet.
La fig. 1 est une vue frontale schématique, à petite échelle du tambour d'une machine à laver le linge usuelle;
la fig. 2 en est une vue latérale, partiellement coupée et à la mme échelle;
la fig. 3 une vue en coupe partielle à grande échelle d'un détail d'un panier destiné à tre logé dans ledit tambour;
la fig. 4 une vue en perspective dudit panier et d'un support destiné à recevoir des seringues hypodermiques en pièces détachées, le couvercle et ledit support étant soulevés;
la fig. 5 une vue en coupe d'une partie dudit support, à plus grande échelle, et
la fig. 6 une vue en plan, de dessus, d'une partie dudit support.
Dans un exemple de mise en oeuvre du procédé, on utilise une machine à laver le linge usuelle comprenant un tambour rotatif 1 (fiv. 1 et 2). Ce tambour est formé par une tôle de forme cylindrique présentant des perforations 2 et des nervures 3 qui s'étendent radialement vers l'intérieur. Le tambour 1 est fixé à un tourillon 4 par la face frontale arrière. La face frontale avant du tambour 1 présente une ouverture centrale 5 de diamètre inférieur à celui du tambour 1. Ce tambour peut tre entraîné en rotation à différents régimes par des moyens non représentés.
Les différents régimes d'entraînement du tambour 1 comprennent un régime lent, alternatif, dans lequel ce tambour effectue alternativement quelques rotations dans un sens, puis quelques rotations dans l'autre sens et un régime rapide, dans lequel le tambour tourne toujours dans le mme sens à une vitesse beaucoup plus élevée. Dans ce tambour sont fixés des paniers 6 qui seront décrits plus loin en détail. Ces paniers ont la forme de parallélépipèdes rectangles. Ils sont disposés contre la face latérale interne un tambour 1, de telle façon que leurs faces longitudinales soient parallèles à l'axe du tambour.
Dans leurs faces frontales, ils portent chacun deux tenons opposés 7 et 8 qui sont engagés dans des plots 9 et 10 soudés eux-mmes dans les faces frontales internes du tambour 1 et qui présentent des logements 11 et 12 dirigés vers l'intérieur du tambour et destinés à recevoir les extrémités des tenons 7 et 8.
Le tenon 8, fixé à la face frontale arrière du panier 6, présente une extrémité arrondie, en forme de rotule, qui peut tourner à l'intérieur du logement 12 et permet de faire pivoter le panier 6 autour de cette rotule. Quant au tenon 7, monté sur la face frontale avant du panier 6, il est rétractile. Il est formé d'une pièce cylindrique qui est librement engagée dans une pièce de fixation 14, (fig. 3) présentant à cet effet une ouverture cylindrique 13. La pièce 14 est soudée à ladite face frontale avant du panier 6. Le tenon rétractile 7 présente deux gorges annulaires 15 et 16, profil approximativement semi-circulaire, qui sont destinées à coopérer avec une bille de blocage 17.
Cette dernière est engagée dans une ouverture latérale 18 de la pièce 14 et est sollicitée en direction de l'axe de l'ouverture 13 par un ressort 19 appuyant contre une vis 20 qui ferme l'extrémité extérieure de l'ouverture 18. Lorsque le tenon 7 est en position active, il est bloqué par l'engagement de la bille 17 dans la gorge 16, tandis que l'engagement de cette bille dans la gorge 15 le bloque en position escamotée. Pour passer d'une position à l'autre, il suffit d'actionner un levier 21 pivoté en 22 sur le panier 6 et dont une des branches porte un bouton de manoeuvre 23 et l'autre un téton 24 entraînant le tenon 7. Le panier 6 peut tre mis en place dans la machine à laver très facilement.
Il suffit de l'engager obliquement dans le tambour 1 de cette machine par l'ouverture 5, d'engager le tenon 8 dans le logement 12, puis de faire pivoter ce panier autour de la rotule du tenon 8, de façon à amener le tenon 7, préalablement mis en position escamotée, en regard du logement 11. Dans cette position, les artes longitudinales inférieures de ce panier, qui sont garnies de bandes de caoutchouc 25, appuient contre la face interne du tambour 1. On actionne alors le levier 21 pour engager le tenon 7 dans le logement 11. Ce panier est alors fixé au tambour 1.
Dans une variante, la pièce 14 pourrait aussi présenter une rainure hélicoïdale et le levier de commande tre monté directement sur elle, de façon à pouvoir tourner coaxialement au tenon 7 et coulisser le long de la pièce 14. Ce levier porterait alors un téton passant à travers la rainure hélicoïdale de la pièce 14 et pénétrant dans une gorge annulaire du tenon 7 pour déplacer ce dernier axialement lorsqu'on actionne le levier. Le dispositif de blocage (17, 19, 20) pourrait alors tre agencé de façon à agir sur le levier de commande et non sur le tenon 7.
Comme on le voit à la fig. 1, le tambour 1 peut contenir six paniers 6 régulièrement répartis autour de son axe.
Chacun de ces paniers est constitué, comme on le voit à la fig. 4, de deux cadres rectangulaires 26 et 27, de mmes dimensions, réunis entre eux par des montants 288. Le cadre supérieur 27 porte deux barres 29 fixées chacune à l'intérieur de l'un de ses petits côtés et pourvues d'encoches rectangulaires 30 régulièrement espacées. Ces dernières sont destinées à recevoir les extrémités de longerons 31, qui seront décrits plus loin.
Enfin un couvercle 32, amovible et grillagé, peut tre fixé au cadre 27. Pour cela, on engage ce couvercle obliquement dans le cadre 27 et on le fait reposer sur les barres 29. Le cadre 27 présente des pattes 33 qui s'étendent vers l'intérieur au-dessus de l'une des barres 29 et sous lesquelles l'une des extrémités du couvercle 32 est engagée. L'autre extrémité de ce couvercle présente une ouverture 34 destinée à recevoir l'extrémité d'une tige 35 solidaire d'un bouton de manoeuvre, cette tige 35 étant montée sur la face frontale avant du cadre 27 et étant mobile axialement contre l'action d'un ressort (non représenté), destiné à la maintenir normalement en position de verrouillage.
Dans une autre variante, le cadre supérieur 27 pourrait aussi porter un tenon vertical à chacune de ses extrémités au lieu de la tige 35 et des pattes 33. Le couvercle 32 serait alors pourvu de manchons correspondants capables de s'engager axialement sur ces tenons et susceptibles d'tre bloqués par des goupilles.
Les paniers 6 représentés à la fig. 1 sont disposés avec leur couvercle tourné du côté de l'axe du tambour 1. Une disposition inverse de ces paniers serait également possible. Ainsi, dans une autre forme d'exécution les tenons 7 et 8 pourraient tre montés au voisinage du cadre 26, de façon que les paniers 6 puissent tre placés dans le tambour 1 avec le couvercle 32 regardant la face interne du tambour 1. Dans ce cas, le cadre 26, qui serait tourné vers l'axe du tambour 1, pourrait comprendre une barre transversale supplémentaire permettant de saisir le panier par le fond pour le mettre en place. On a remarqué que dans certains cas les opérations de lavage donnaient de meilleurs résultats si les paniers étaient placés dans le tambour avec leur couvercle dirigé vers la paroi latérale de ce dernier.
Par ailleurs, il n'est pas indispensable que les côtés longitudinaux du couvercle soient garnis de bandes de caoutchouc. En effet, il est aussi possible de monter les paniers 6 avec un certain jeu de l'axe des tenons 7 et 8, afin qu'ils puissent osciller légèrement autour de cet axe pendant la rotation du tambour.
Chaque panier 6 peut contenir un certain nombre de supports de seringues qui sont constitués chacun par deux longerons 31 et 36, de profil rectangulaire. Le longeron supérieur 31 est plus long que le longeron inférieur 36 et peut s'engager par ses extrémités dans deux encoches 30 opposées. Les longerons 31 et 36 sont réunis par des fils ressorts 37 et 38 (fig. 5), qui forment des organes de suspension pour des parties de seringues 39, 40 et 41. Les parties 39 sont constituées chacune par un piston avec sa tige attenante, sur laquelle est engagé un couvercle de seringue. Les parties 40 sont des corps de seringues, de forme tubulaire, tandis que les parties 41 sont des embouts.
Chaque organe 37 forme une boucle fermée 42 située au voisinage du longeron 36 et une boucle ouverte 43 correspondante, située plus haut que le longeron 31, de façon à pouvoir s'engager sous le bouton de commande de la tige de la partie 39, lorsque le piston de cette partie est engagé dans la boucle inférieure correspondante. Chacun de ces organes 37 porte en outre un segment de fil 44 soudé entre les boucles 42 et 43 et formant lui-mme une troisième boucle ouverte, comme la boucle 43, et coaxiale à cette dernière, qui permet de monter indifféremment des pistons de seringues de différentes longueurs et de différents diamètres sur un mme organe 37. La distance entre les boucles 42 et 43 est supérieure à la longueur du corps d'un piston de grandes dimensions destiné à tre monté sur l'organe 37, de façon à permettre le passage de ce corps de piston entre ces boucles.
L'organe 38 fixé sur l'autre face longitudinale des longerons 31 et 36 forme deux enroulements coaxiaux 45 et46 disposés l'un dans l'autre, l'enroulement interne 46 comprenant deux parties adjacentes de diamètres différents. Les dimensions de ces enroulements sont choisies de telle façon que des corps de seringues de grand diamètre puissent tre engagés dans l'enroulement 45 et reposer contre l'extrémité inférieure du fil 38 qui s'étend diamétralement par rapport à cet enroulement, tandis que des corps de seringues de dimensions plus petites peuvent tre engagés sur la partie de petit diamètre de l'enroulement 46, leur extrémité inférieure reposant contre l'extrémité supérieure de la portion de grand diamètre de cet enroulement,
de telle sorte que l'extrémité supérieure de ces corps de seringue s'étende au mme niveau que celle d'un corps de seringue de grandes dimensions engagé dans l'enroulement 45.
Le fil ressort qui forme l'organe de suspension 38 se termine à sa partie supérieure par un segment rectiligne 47 sur lequel on peut engager un embout 41. Cet embout 41 se trouvera ainsi au mme niveau que le corps de seringue et le bouton de commande de la tige de piston. Ce niveau correspond à celui de la face inférieure du grillage du couvercle 32, de sorte que, quels que soient le nombre et la position des supports de seringues logés dans le panier 6, les parties des Seringues fixées à ces supports sont maintenues dans une position déterminée par le couvercle 32. Les segments 47 sont de dimensions telles que les embouts 41 engagés sur eux ont un certain jeu. Ils peuvent ainsi tourner sur euxmmes ou se déplacer légèrement dans le sens axial pendant le lavage, ce qui assure une bonne circulation de l'eau le long de la surface de ces pièces.
Tous les organes 37 et 38 montés sur deux longerons 31 et 36 donnés sont identiques. Comme ces organes peuvent porter des seringues de différentes dimensions, un nombre minimum de types d'organes de suspension permet de traiter un grand nombre de types de serin gues différents. Ainsi, par exemple, un premier type d'organes de suspension (37, 38) peut etre dimensionné pour recevoir indifféremment des seringues d'un, de deux ou de cinq cc, tandis qu'un second type pourra recevoir des seringues de trois, de dix ou de vingt cc.
Avec deux types d'organes de suspension, il est ainsi possible de traiter six dimensions de seringues. Chaque panier 6 peut contenir, par exemple trois rangées d'organes de suspension du premier type ou deux rangées d'organes du second type. Dans le premier cas, si chaque paire de longerons (31, 36) porte quinze groupes d'organes de suspension, on pourra placer quarante-cinq seringues d'un, de deux ou cinq cc dans chaque panier.
Grâce aux paniers décrits ci-dessus, il est possible de réaliser une installation de lavage de seringues adaptée aux besoins d'un hôpital ou d'une clinique, avec des moyens extrmement simples et peu coûteux. Il suffit en effet de réserver à cette installation une machine à laver le linge d'un modèle standard, au tambour de laquelle on a fixé les plots 9 et 10.
Comme ces machines sont produites couramment et en grande série, leur prix est avantageux. Les modifications à apporter au tambour sont d'un coût minime.
En outre, lorsque la machine à laver utilisée possède un dispositif de commande automatique qui peut tre ajusté à volonté, par exemple au moyen de cartes perforées, de façon à suivre un programme choisi à volonté, il est extrmement facile de faire fonctionner cette machine selon un programme adapté aux nécessités du lavage des seringues. Dans une telle machine, il est clair qu'on peut utiliser des produits de nettoyage et, cas échéant, des produits antiseptiques appropriés au lavage des seringues.
Au lieu des éléments de suspension 37 et 38, les longerons 31 et 36 pourraient aussi tre garnis d'éléments de suspension destinés à recevoir d'autres parties ou ensembles d'instruments médicaux à laver.
REVENDICATIONS
I. Procédé de lavage mécanique d'éléments constitutifs d'instruments médicaux, notamment de seringues hypodermiques, caractérisé en ce qu'on place ces éléments dans le tambour d'une machine à laver le linge à tambour rotatif horizontal et à commande automatique, en les maintenant chacun dans une position relative par rapport au tambour.