Machine à affûter les fraises La présente invention concerne une machine à affûter les fraises, du genre général décrit dans le brevet suisse NO 372944, intitulé Machine à affûter les fraises .
L'objet de la présente invention est une machine d'un agencement plus simple et plus compact, capable cependant de remplir les principales fonctions de la machine décrite dans le brevet ci-dessus.
La machine conforme à l'invention comprend un bâti, un chariot à déplacement alternatif par rapport au bâti, et portant une meule à surface conique qui se déplace dans le plan d'affûtage avec le chariot, une console sur le bâti sur laquelle une tête porte-outil à affûter peut se déplacer angulairement autour d'un axe sensiblement parallèle à la direction du mouvement alternatif du chariot, un boîtier gradué dans lequel est tourillonnée une broche porte-outil à affûter, dont l'axe coupe perpendiculairement l'axe de réglage angu laire, ce boîtier gradué étant réglable sur la tête porte- outil à affûter, dans la direction de l'axe de la broche,
la console étant mobile par rapport au bâti autour d'un axe qui est perpendiculaire à la fois au plan d'affûtage et à l'axe de réglage angulaire et qui est suffisamment écarté de l'axe de la broche dans la direction du mou vement alternatif du chariot pour que, par le mouve ment de la console autour de l'axe de pivotement, une fraise sur la broche puisse être avancée et reculée dans le plan d'affûtage, sensiblement dans une direc tion perpendiculaire à la course de la meule, dans le parcours de cette dernière, et hors de ce parcours, cette console étant réglable par rapport au bâti le long de son axe de pivotement.
Une forme de réalisation préférée de l'invention est représentée, à titre d'exemple, par les dessins annexés, dans lesquels: Les fig. 1 et 2 sont respectivement des vues de côté et de face de la machine, avec des arrachements dans chacune de ces vues, pour montrer l'agencement intérieur; - la fig. 3 est une vue de détail du mécanisme pour animer le chariot d'un mouvement alternatif, cette vue étant une coupe, en principe par la ligne 4-4 de la fig. 1; - la fig. 4 est une vue de détail observée perpendi culairement au plan de la fig. 3, et montre le méca nisme d'avance du chariot;
- la fig. 5 est une vue en place partielle, avec coupe par la ligne 5-5 de la fig. 1; - la fig. 6 est une coupe verticale, pour la ligne 6-6 de la fig. 2; - la fig. 7 est une vue de côté, en coupe verticale partielle, d'un mécanisme à butée variable pour chan ger la position verticale de<B>là</B> fraise à affûter, pendant l'affûtage; - la fig. 8 est une vue de détail avec coupe par la ligne 8-8 de la fig. 7; - et la fig. 9 est une vue de face, avec coupe par tielle, du chariot porte-meule et des pièces associées.
En se reportant tout d'abord aux fig. 1 et 2, on voit que la machine comprend un bâti 10 supportant à ses extrémités deux tiges horizontales 11 sur lesquelles peut coulisser un traînard 12 qui supporte un cha riot 13. Ce chariot porte la meule d'affûtage W et il est mobile dans les deux sens sur le traînard le long de l'axe 14 parallèle aux tiges 11, pour déplacer la meule d'affûtage en travers des lames d'une fraise C à affûter. L'affûtage a lieu dans ufi plan vertical P tangent à la surface active conique de la meule W.
Le chariot est en outre mobile angulairement autour de l'axe 14 pour 1e mouvement d'avance de la meule, et il est supporté pour subir les deux genres de mouve ment précités, par les tourillons 15 et 16 fixés sur lui et montés pour tourner et coulisser dans des portées 17 du traînard 12. A l'intérieur de ce dernier sont disposés un mécanisme 18 pour imprimer des déplacements rectilignes alternatifs au chariot et un mécanisme 19 pour produire les mouvements d'avance et de retrait de la meule W par rapport au plan d'affûtage P. Ces mécanismes sont représentés en détail aux fig. 3 et 4 respectivement.
La course du mouvement rectiligne alternatif du chariot n'est pas réglable, mais par le réglage du traînard 12 le long des tiges 11, à l'aide d'une vis de réglage 21, la course de la meule peut être mise en position pour une fraise à droite ou à gauche, et pour tout diamètre dans les limites de pos sibilités de la machine. Pour affûter une fraise à droite, la meule W est placée approximativement comme repré senté en traits pleins à la fig. 1, tandis que, pour affûter une fraise à gauche, elle est amenée approximativement dans la position représentée en traits pointillés, en W'. La vis de réglage 21 peut tourner dans l'alésage axial d'une des tiges 11 et elle se visse dans un écrou monté dans une fenêtre 22 de la tige et accouplé au traînard 12.
La fraise C est montée de la manière habituelle sur une broche 23 qui est tourillonnée pour tourner autour de l'axe 24 dans un boîtier gradué 25. Dans ce dernier, est disposé un mécanisme diviseur approprié compre nant une plaque dentée sur la broche, un cliquet de retenue de cette plaque porté par le boîtier et un dis positif pour soulever le cliquet et imprimer des dépla cements angulaires à la plaque et à la broche, afin d'amener successivement les dents de la fraise en posi tion d'affûtage. Ce mécanisme peut être du type géné ral décrit dans le brevet cité plus haut. La partie infé rieure cylindrique 26 du boîtier 25 est supportée dans une tête porte-pièce 27 pour y être réglée longitudinale ment et angulairement par rapport à l'axe 24.
Le réglage le long de l'axe 24 peut être effectué par une vis 28 (fig. 1), tandis que le réglage angulaire autour du même axe peut être effectué à l'aide d'une crémaillère 29 qui engrène avec un secteur denté 31 sur la partie cylin drique 26 (fig. 2), la crémaillère étant mobile dans la tête porte-outil à affûter au moyen d'une vis 32. La tête porte-outil 27 est supportée pour pouvoir être réglée angulairement autour de l'axe 33, sur un sup port 34 qui présente à cet effet une portée pour recevoir un tourillon 30 sur le support et qui comprend lui- même un tourillon 35 supporté dans un palier du sup port.
Un secteur denté 36 est fixé au tourillon 35 et il engrène avec une crémaillère 37 mobile dans le sup port à l'aide d'une vis de réglage 38. Par le réglage angulaire autour de l'axe 24, la fraise C peut tourner par rapport au plan d'affûtage P pour déterminer l'épaisseur de matière à enlever et, par le réglage le long de ce même axe, le plan de la pointe des dents de la fraise peut être amené à une distance fixe de l'axe 33, cette distance étant déterminée par un calibre appro prié, non représenté. Par le réglage angulaire autour de l'axe 33, l'angle d'attaque des dents de la fraise peut être modifié.
Le support 34 est réglable le long et autour d'un axe 39 perpendiculaire au plan d'affûtage P; à cet effet, il est monté coulissant sur la tige 41 supportée par le bâti 10 dans lequel elle peut coulisser et tourner d'une façon qui sera décrite plus loin à propos de la fig. 5. L'axe 39 est écarté horizontalement de l'axe 24 d'une distance telle que le premier effet du déplace ment du support 34 autour de cet axe est de soulever ou abaisser la fraise à affûter, c'est-à-dire de la déplacer dans le plan d'affûtage en principe dans une direction perpendiculaire au mouvement de la course de la meule.
Ce mouvement de soulèvement ou d'abaisse ment est effectué par un mécanisme 42 conçu pour (a) soulever la fraise jusqu'à la position d'affûtage, (b) la ramener dans une position en retrait écartée de la meule W pour lui permettre d'être tournée de l'angle voulu, (c) la ramener encore plus loin en retrait dans une position dans laquelle on puisse la retirer et la remplacer par une autre fraise et (d) régler le plan des pointes des dents de la fraise à des hauteurs diverses au-dessus du plan traversé par la tranche de la meule W, afin d'adapter la machine à l'affûtage de dents de fraise de différentes hauteurs et angles de la ou des faces d'affûtage de la dent.
Le mécanisme 42 comprend un galet 43 sur lequel repose la surface inférieure plane 44 du support 34, cette surface étant suffisam- ment large pour garder le contact avec le galet dans toute position de réglage du support le long de l'axe 39. Ce réglage du support 34 le long de l'axe 39 est employé pour faire varier le déportement de l'axe de la fraise par rapport au plan d'affûtage P, et ainsi faire varier l'angle de dépouille auquel sont affûtées les dents de la fraise.
En se reportant aux fig. 3 et 4, on voit que le méca nisme 18 comprend un moteur d'entraînement 40 dont une poulie 45 entraîne une poulie 47 par une cour roie 46. La poulie 47 est fixée à un arbre 48 monté dans un roulement 49 du traînard 12 supportant le chariot. L'arbre 40 porte, montés excentrés sur lui, deux galets coaxiaux 51 et 52 montés sur roulements qui peuvent venir respectivement au contact de sur faces planes transversales 53 et 55. La surface 53 est prévue sur un bras 50 fixé à une tige de piston 54 rigide ment accouplée au tourillon 16 et coaxiale à ce touril lon. La surface 55 est aménagée sur une bride 56 d'un piston 57 dans lequel coulisse la tige de piston 54, tandis que le piston 57 peut coulisser dans un alésage cylindrique axial du tourillon 16.
Un bras d'avance 58 est fixé au tourillon 16 et, dans la position limite du mouvement de ce tourillon vers la droite de la fig. 3 (vers la gauche à la fig. 4), il bute contre une douille 59 fixée au traînard 12. Cette douille constitue la bague ou chemin de roulement extérieur d'un roulement à billes à manchon 17. La bride 56 du piston 57, dans sa posi tion limite de gauche, à la fig. 3, bute contre l'extrémité voisine du tourillon. Un manchon 61, coulissant dans le piston 57 est fixé à la tige de piston 54 dont il cons titue une partie.
Pendant le fonctionnement de la machine, la pou lie 45 tourne en permanence et le mouvement alterna tif du chariot est commandé par l'application d'une pression hydraulique sur le piston 57 et la tige de piston 54, au moyen d'un robinet de commande, non représenté. L'application de la pression dans la chambre 62, par un passage dans le manchon 61, indiqué schématiquement en 63, déplace le piston 57 vers la gauche de la fig. 3, jusqu'à ce que sa bride 56 bute contre une bague 64 fixée à la console 12, et l'en semble comprenant le manchon 61, la tige 54 et le tourillon 16, se déplace vers la droite jusqu'à ce que le bras 58 bute contre le manchon 59.
Dans cette posi tion, représentée à la fig. 3, les galets excentrés 51, 52 sont écartés des surfaces 53 et 55, de sorte qu'ils tour nent librement avec l'arbre 48, et le chariot porte- meule 13 est maintenu dans sa position extrême de gauche (à la fig. 1). C'est la position dans laquelle la meule W est retaillée et dans laquelle on peut mettre une fraise C en place ou la retirer.
En relâchant la pression dans la chambre 62 et en l'appliquant dans la chambre 65, par le passage 66, le piston 57 est déplacé vers la droite à la fig. 3 jusqu'à ce que la surface 55 bute contre le galet excentré 52, et la tige de piston 54 et le tourillon 16 sont déplacés vers la gauche jusqu'à ce que la surface 53 bute contre le galet excentré 51. En conséquence, tant que les conditions de pression sont maintenues, le chariot de meule est animé d'un mouvement alternatif par les excentriques.
Pendant que le chariot de meule est animé d'un mouvement alternatif par les excentriques 51 et 52, le mécanisme 19 déplace le chariot autour de l'axe 14 pour amener la meule W dans le plan d'affûtage P et pour la ramener. A la fig. 4, on voit que ce méca nisme 19 comprend une came d'avance oscillante 67 montée dans le traînard 12 et commandée pour fonc tionner en synchronisme avec le dispositif de robinet qui commande l'application de la pression dans les chambres 62 et 65. La came 67 attaque un galet 68 porté par un levier 69 articulé sur le traînard 12 par un axe 71. Un second galet 72, porté par le levier 69, roule sur une surface plane 73 du bras d'avance 58, cette surface étant plus longue dans le sens longitudinal que la course axiale du tourillon 16 et de la meule W.
Un ressort 74 sert à maintenir les galets 68 et 72 respec tivement en contact avec la came et le bras d'avance: Le ressort agit entre le traînard 12 et un levier 75 qui porte un galet 76 qui roule sur une surface 77 du bras 58 qui a la même longueur longitudinale que la surface 73. Le levier 75 est pivoté sur le traînard 12 par un axe 78. Dans la position d'avance extrême de la meule W, quand celle-ci est tangente au plan P, la came 67 maintient les leviers 69, 75 et le bras 58 dans une position dans laquelle un bouton d'arrêt 79, sur le levier 75, est pressé contre le traînard 12. Pendant le retaillage de la meule W, cette position est mainte nue par un piston 81, actionné hydrauliquement, dis posé dans un cylindre 82 dans le traînard 12.
La pres sion est appliquée au piston pour le faire agir sur le levier 69 uniquement quand la meule est retaillée.
Le réglage manuel du support 34 de la tête porte- outil à affûter, le long de l'axe 39 de la tige 41 est effectué (fig. 5) par une vis 83 accouplée angulairement par une clavette 84 à un arbre 85 qui peut tourner dans le bâti 10 et porte un cadran gradué 86, tandis que la vis 83 est vissée dans un écrou 87 accouplé angulaire- ment par une clavette 88à une pièce 89 fixée au bâti. En conséquence, en faisant tourner à la main l'arbre 85, on déplace axialement la vis 83 par rapport à l'écrou.
Le support 34 est déplacé axialement le long de la tige 41, avec la vis 83, un collier 91 étant fixé à cet effet à la vis et agissant, par l'intermédiaire de roulements à billes 92, comme butée axiale pour les bagues 93 qui peuvent tourner sur la vis. Ces bagues portent axialement sur des butées à billes 94 qui por tent elles-mêmes sur des bagues 95 fixées au support 34. Par suite du grand diamètre intérieur des bagues 95, les roulements 94 permettent le mouvement angulaire- limité du support 34 autour de l'axe 39, effectué par le mécanisme 42.
L'écrou 87 est mobile axialement entre deux posi tions extrêmes: une première position représentée à la fig. 5, dans laquelle il bute contre l'épaulement 96 sur le bâti 10, et une seconde position dans laquelle il bute, par son extrémité opposée, contre un écrou 97. Ce dernier est réglable axialement dans la pièce 89 et il est empêché de tourner par la clavette 88. Le réglage est effectué à l'aide d'une vis 98 qui est filetée au pas de l'écrou 97 coaxial à l'arbre 85 et immobilisée dans le sens axial dans le bâti. La vis 98 peut être tournée en faisant tourner à la main le cadran gradué 99 (fig. 1) auquel elle est accouplée par un engrenage.
Le déplace ment de l'écrou 87, pour son réglage entre ses première et deuxième positions, peut être effectué hydraulique- ment, par application d'une pression sur l'une ou l'autre face d'un piston 101 accouplé à l'arbre 41 et pouvant se déplacer, dans un sens et dans l'autre, dans un cylindre 102 fixé au bâti. Le mouvement du piston 101 est transmis par l'arbre 41 et le joug 103 à la vis 83 et, par cette dernière, à l'écrou 87.A cet effet, l'arbre 41 est supporté dans le bâti par des paliers à manchons à billes 104, et il est accouplé au joug 103 par un collier 105 et deux butées axiales à billes 106, et la vis 83 est vissée dans un écrou 107 fixé au joug 103.
Comme les taraudages des écrous 87 et 107 ont le même pas, la rotation de la vis 83 pour ajuster le support 34 le long de l'arbre 41 n'affecte pas les posi tions relatives du piston<B>101</B> et de l'écrou 87.
Le déplacement du support 34 à l'aide du piston 101 change l'angle de dépouille auquel sont affûtées les dents de la fraise C, et il peut être employé dans le cas de l'affûtage à deux angles exposé dans le brevet antérieur précité. Ce déplacement peut être accom pagné par des déplacements simultanés de la fraise C autour de l'axe 24 par un piston hydraulique associé à-la crémaillère 29 (fig. 1) et de la tête porte-outil à affûter autour de l'axe 33, par un autre piston hydrau lique associé à la vis 38. Le mécanisme pour effectuer ces déplacements simultanés peut être en principe analogue à ceux conçus aux mêmes fins et décrits dans le brevet précité.
En plus de ces déplacements il est possible d'effectuer un déplacement de la fraise dans le sens vertical, par des moyens représentés aux fig. 6, 7 et 8. Dans le cas où aucun déplacement par le pis ton 101 n'est nécessaire, la pression peut être appli quée de façon continue sur la face de gauche de ce piston (fig. 5), ou bien l'écrou 97 peut être ajusté à sa position limite vers la droite dans laquelle il maintient l'écrou 87 contre l'épaulement 96.
Le mécanisme 42 pour soulever ou abaisser le sup port 34 et la tête porte-outil à affûter 27, comprend un cylindre 108 (fig. 6) fixé au bâti 10 et pourvu de fonds supérieur 109 et inférieur 111. Un piston prin cipal 113 coulisse dans le cylindre 112 et il est pourvu d'une tige supérieure 114 traversant le fond 109 et d'une tige inférieure 115 traversant le fond 111. Un piston auxiliaire 116 coulisse sur la tige 115 et dans l'alésage 117 du cylindre. Un coulisseau 118, qui porte le galet 43, est monté de façon appropriée sur le cylin dre 108 de façon à pouvoir être réglé en hauteur par déplacement vertical sur ce cylindre. Ce coulisseau porte, montée pour tourner par rapport à lui, une vis de réglage 119 engagée dans un écrou 121 fixé à la tige 114.
Un pignon d'angle 122 calé sur la vis 119 engrène avec un pignon 123 dont l'axe peut tourner dans le coulisseau 118 et présente un logement de clé 124. En faisant tourner cet axe, on peut faire tourner la vis 119 pour déplacer le coulisseau et le galet 42 vers le haut ou vers le bas par rapport au piston 113. Ce dernier porte, fixée sur lui, une clavette 125 en prise avec le coulisseau 118 pour l'empêcher ainsi que l'écrou 121, de tourner pendant le réglage. Grâce à ce réglage, la fraise à affûter peut être ajustée verti calement de manière telle que, dans la position la plus haute du piston 113, dans laquelle il bute ou il est près de buter contre le fond de cylindre 109, les dents de la fraise sont affûtées à la profondeur voulue par la meule W.
Quand une fraise est montée ou démontée, les pistons 113 et 116 sont dans leurs positions extrêmes basses représentées à la fig. 6. En appliquant une pres sion hydraulique par le passage 126, le piston auxi liaire 116 est soulevé jusqu'à sa position supérieure extrême et, en appliquant par le conduit<B>127</B> une pres sion inférieure à celle appliquée par le passage 126, le piston principal 113 est aussi soulevé jusqu'à sa position supérieure extrême dans laquelle il bute contre le fond 109, ce qui amène la fraise en position d'affûtage.
Avant chaque fonctionnement du mécanisme de réglage dans le boîtier 25, la pression dans le passage 127 est supprimée, ce qui permet au piston 113 de descendre jusqu'à la position 113' dans laquelle il bute contre le piston auxiliaire 116, alors soulevé, ce qui a pour effet d'abaisser la fraise hors du parcours dç la meule W. Après le réglage la pression est rétablie dans le passage 127, ce qui soulève à nouveau la fraise jus qu'à la position d'affûtage. Après que toutes les dents de la fraise ont été affûtées, la suppression de la pres sion dans les deux passages 126 et 127 provoque l'abais sement de la fraise à la position d'enlèvement.
Dans le cas d'affûtage à deux angles, expliqué dans le brevet précité, les déplacements le long de l'axe 39, et autour des axes 24 et 33, peuvent soulever ou abais ser les fonds de dents de la fraise en position d'affû tage par rapport au trajet d'affûtage du bord de la meule, ce qui a pour résultat l'achèvement de l'affû- tage de la dent, soit trop profondément, ce qui impose une charge excessive au bord de la meule d'affûtage, soit trop peu profondément, en laissant inachevé l'affûtage de la face de la dent. Pour compenser ce changement de la hauteur relative du fond de dents de la fraise, la machine est de préférence agencée pour permettre un déplacement supplémentaire dans la position haute ou d'affûtage de la fraise.
Ce résultat est obtenu à l'aide d'un mécanisme à butée variable par lequel la position limite supérieure extrême du piston 113 (et par suite du galet 43) (fig. 6) peut être à un niveau pour l'affûtage préliminaire des dents à un angle de dépouille, et à un niveau différent pour l'affûtage final à un angle de dépouille différent.
Le mécanisme à butée variable, représenté aux fig. 1, 7 et 8, comprend un cylindre 149 pourvu de fonds 150 et 151, et qui est fixé à une plaque de gui dage<B>152</B> qui, à son tour, est fixée au bâti 10. Un pis ton 153, mobile dans les deux sens dans l'alésage du cylindre sous l'effet de la pression d'un fluide est rigi dement accouplé par la tige de piston 154 et la plaque d'extrémité<B>155,</B> à un coulisseau 156 monté et guidé dans la rainure 157 de la plaque de guidage 152. Une extrémité du coulisseau est en forme de fourche dont les branches s'étendent sur deux côtés opposés de la tige de piston 115 (qui apparaît également à la fig. 6) et d'un bloc 158 fixé à l'extrémité inférieure de cette tige.
L'extrémité en forme de fourche du coulisseau présente des faces inférieures inclinées 159 disposées pour venir en contact avec les faces supérieures 160 sur le bloc, inclinées de façon complémentaire, quand la tige de piston et le bloc sont soulevés. La butée des faces 160 contre les faces 159 sert à limiter le mouve ment vers le haut du piston 113 (fig. 6) et à déterminer ainsi la position supérieure extrême du support 34 et de la fraise C qu'il porte.
Dans la condition représentée à la fig. 7 dans laquelle le piston 153 est maintenu par la pression dans sa position extrême de gauche et bute sur le fond de cylindre 150, le piston 113 est en contact avec le fond 109 du cylindre 108, ou au voisinage de ce fond. Quand, par inversion de l'application de la pression de fluide au piston 153, ce dernier est amené dans sa position extrême de droite, dans laquelle les faces inclinées 159 sont avancées, par exemple jusqu'à la position repré sentée en traits pointillés en 159' (fig. 7), la position supérieure extrême du support 34 et de la fraise C est abaissée en conséquence.
Ainsi, la fraise C peut être maintenue à une hauteur pour l'affûtage préliminaire et à une hauteur différente pour l'affûtage final, en inversant l'application de la pression de fluide sur le piston 153, cette inversion ayant lieu de préférence en même temps que l'inversion de la pression sur le pis ton 101 (fig. 5).
L'amplitude du déplacement peut être modifiée à volonté en réglant la course du piston 153.A cet effet, un bloc de butée 162 est vissé et réglable sur la tige 163 du piston, et il est maintenu dans la position de réglage adoptée par un contre-écrou 164 (fig. 7). Le bloc<B>162,</B> en butant par sa surface 165 contre le fond de cylindre 150, limite la course du piston vers la droite. Une échelle graduée 166 montée sur la plaque 152 coopère avec le bord de droite gradué du bloc 162 pour faciliter le réglage précis de ce dernier.
Si aucun déplacement vertical de la fraise à affûter n'est nécessaire, la pres sion peut être appliquée en permanence sur une face du piston 153 pendant tous les affûtages préliminaire et final, ou bien, le bloc 162 peut être réglé à sa posi tion extrême de droite, sur la tige 163, pour maintenir le piston contre le fond 150.
Le mécanisme pour retailler la meule W peut être semblable, dans son ensemble, à celui décrit dans le brevet cité plus haut. Il comprend une molette abrasive 128 entraînée mécaniquement (fig. 1, 2 et 9), dont l'axe de rotation est désigné par 129, pour dresser la surface conique extérieure 131 de la meule W, et un élément abrasif non tournant 132, pour dresser le bord ou arête 133 de la meule. L'axe de la molette 128 et l'élé ment 132 sont supportés par un bras 134 qui pivote sur le carter d'un moteur de retaillage 135 (fig. 2) le long de l'axe 136, parallèle à l'axe 39.
Ce carter est fixe sur le bâti 10 et il comprend des moyens pour faire pivoter le bras autour de l'axe 136 et déplacer la molette sur la surface 131 et, dans la position la plus basse de ce bras, de le déplacer le long de l'axe 136, vers la gauche de la fig. 9 jusqu'à la position représen tée en traits mixtes, pour que l'élément 132 dresse la surface de l'arête de la meule.
Sauf pendant le retail- lage ou dressage de la meule, le bras est maintenu dans sa position la plus haute, représentée aux fig. 1 et 2, dans laquelle il est écarté de la fraise C en posi tion d'affûtage. Etant donné que le mécanisme de retaillage est dans une position fixe par rapport au bâti 10, la meule présente le même profil à la fraise à affûter après chaque opération de dressage.
Avant chaque opération du mécanisme de retail- lage, la meule W est avancée d'une petite quantité cor respondant à l'épaisseur de la masse de matière à enlever par le dressage. Pour permettre l'affûtage de fraises présentant un petit intervalle entre les dents, la meule a la forme d'une assiette, avec sa face inactive 137 (fig. 9) appartenant à un cône intérieur d'angle au sommet plus grand que la surface conique extérieure 131. Chaque avance de la meule W s'effectue dans la direction de la génératrice 138 de la face conique 137 qui se trouve dans le plan vertical contenant l'axe de la meule 139 et l'axe du mouvement alternatif et d'avance du chariot porte-meule 14.
L'avance dans cette direc tion 138 maintient la largeur du bord 133 de la meule malgré la diminution du diamètre de cette dernière. La meule est supportée par un arbre tourillonné dans un boîtier 141 pourvu, d'une seule pièce avec lui, de deux parties cylindriques rigides parallèles 142 dans lesquelles des tiges 143 constituant des parties du chariot 13 peuvent coulisser dans des roulements à billes linéaires 144, ces tiges et les axes de ces roule ments étant parallèles à la génératrice 138. L'arbre de la meule est relié par une courroie à un moteur d'en- traînement 145 monté sur le boîtier. L'avance pas à pas est obtenue à l'aide d'un mécanisme à rochet 146 actionné hydrauliquement, monté sur le boîtier 141.
Ce mécanisme, d'un genre connu dans la technique considérée, est destiné, à chaque opération, à faire avancer, en la faisant tourner d'un angle réduit, une vis 147 tourillonnée dans le boîtier et engagée dans un taraudage de la pièce 148 du chariot 13.