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Pièce d'horlogerie comprenant un contact électrique et deux dispositifs de commande de ce contact La présente invention a pour objet une pièce d'horlogerie comprenant un contact électrique et deux dispositifs de commande de ce contact, ajustables à volonté indépendamment l'un de l'autre, et comprenant chacun une came susceptible d'être entraînée en rotation par le rouage de ladite pièce, et d'agir sur une lame élastique encastrée à une de ses extrémités pour provoquer l'une une ouverture et l'autre une fermeture du contact après des temps choisis à volonté.
Des pièces d'horlogerie de ce type sont déjà connues. Dans certains cas, le contact électrique est destiné à être branché dans le circuit d'un poste de radio de façon à pouvoir commander l'enclenchement et le déclenchement de ce poste, de sorte que lesdits dispositifs de commande permettent, le premier de déclencher automatiquement le poste au bout d'un certain temps, en général compris entre 0 et 2 heures, et le second de réenclencher le poste, ce second dispositif de commande fonctionnant de la même façon qu'un mécanisme de réveil.
Toutefois, les pièces d'horlogerie de ce type déjà connues jusqu'à maintenant ne présentent pas la plus grande simplicité possible dans leurs différents mécanismes. En particulier la transmission du mouvement d'enclenchement ou de déclenchement de chaque dispositif de commande à la lame élastique qui commande le contact se fait par une série d'organes de liaison qui augmentent l'encombrement de la pièce d'horlogerie et son prix de revient.
On connaît, d'autre part, des pièces d'horlogerie qui sont pourvues d'une sonnerie et de deux dispositifs de commande de cette sonnerie ajustables à volonté indépendamment l'un de l'autre, l'un de ces dispositifs étant prévu pour pouvoir déclencher la sonnerie dans un délai relativement court, alors que l'autre déclenche la sonnerie comme un mécanisme de réveil ordinaire au bout d'une période de plusieurs heures.. Lorsque la sonnerie doit être déclenchée au bout de peu de temps, il est nécessaire que le mécanisme qui la déclenche présente une précision supérieure à celle d'un réveil ordinaire et c'est la raison pour laquelle deux dispositifs de commande différents ont été prévus.
Toutefois, dans ces pièces d'horlogerie connues le mécanisme de déclenchement de la sonnerie ne présente pas le maximum de simplicité possible. En général, chaque dispositif de commande agit sur un organe de déclenchement particulier. L'un de ces organes étant, par exemple, une lame élastique et l'autre un levier pivotant. Dans certains cas, ces deux organes peuvent être solidaires l'un de l'autre.
On connaît enfin des dispositifs à contact électrique dans lesquels un des éléments du contact est porté par une lame élastique rectiligne flottante, sollicitée par un ressort dans le sens perpendiculaire à son plan et retenue en position par deux organes formant butée placés l'un à côté de l'autre et mobiles dans la direction perpendiculaire au plan de la lame, entre deux positions déterminées. Ces organes mobiles étant constitués par des cames rotatives semblables à celles que l'on utilise usuellement dans les mécanismes de réveil, de tels dispositifs ne sauraient être utilisés lorsqu'on désire commander, par exemple, un déclenchement du contact après un quart d'heure ou vingt minutes.
La présente invention a pour but de créer un dispositif différent de ceux du dernier type mentionné
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plus haut, ce dispositif étant incorporé à une pièce d'horlogerie telle que celle qui a été mentionnée au début et étant de construction simple et peu encombrante.
Pour cela, dans la pièce d'horlogerie selon l'invention, l'une desdites cames présente une oreille s'étendant sur une partie de son pourtour et capable de venir en contact avec ladite lame pour la maintenir dans une position active contre son élasticité propre.
Une forme d'exécution de la pièce d'horlogerie faisant l'objet de la présente invention est représentée, à titre d'exemple, au dessin annexé, dont la fig. 1 en représente une vue en élévation avec certaines parties coupées ; la fig. 2, une vue en plan avec certaines parties coupées ; la fig. 3, une vue en plan d'une partie ; la fig. 4, une coupe partielle selon la ligne IV-IV de la fig. 3 ;
la fig. 5, une coupe partielle selon la ligne V-V de la fig. 3, et la fig. 6, une coupe partielle selon la ligne VI-VI de la fig. 3.
La pièce d'horlogerie représentée au dessin est une pendulette à entraînement électrique logée dans un boîtier 1. Elle comprend un dispositif moteur constitué par un électro-aimant 2 capable de créer un champ magnétique dans un noyau 3 dont les deux extrémités 3a et 3b, qui forment les pôles de l'électro-aimant, sont en regard l'une de l'autre et délimitent entre elles un entrefer de faible largeur. Un bras oscillant 4, fixé en son milieu à un arbre 5, est agencé de façon qu'au moins l'une de ses extrémités 4a, 4b passe entre les extrémités 3a et 3b du noyau 3 au cours d'une demi-oscillation de l'arbre 5. Un doigt 6, solidaire en rotation de l'arbre 5, est agencé de façon à venir en contact, à chaque oscillation, avec un élément fixe 6a.
Ledit élément et l'arbre 5 sont branchés dans le circuit d'alimentation de l'électro-aimant 2. Aussi, chaque fois que le doigt 6 entre en contact avec l'élément fixe da, l'électroaimant 2 est excité et les pôles 3a et 3b attirent alors l'une des extrémités du bras 4 dans l'entrefer de l'électro-aimant, de sorte que l'arbre 5 reçoit une impulsion qui est communiquée à un balancier 7 calé sur l'arbre. La fréquence des oscillations de cet arbre est réglée par un dispositif de raquetterie 8. D'autre part, au moyen d'un ergot 9, l'arbre 5 fait avancer d'un pas à chaque oscillation une roue à rochet 10 montée sur un arbre 11 perpendiculaire à l'arbre 5 et qui porte un pignon 12 à l'une de ses extrémités.
Entre une plaque de base 13 (fig. 3), formant la platine de la pendulette, et un pont 14, sont montés des mobiles qui forment le rouage de ladite pendulette. Un de ces mobiles 15, en prise avec le pignon 12, entraîne, par l'intermédiaire d'un autre mobile 16, une roue de grande moyenne 17 montée sur un arbre 18 auquel elle est reliée par un accouplement à friction 19 (fig. 4). L'arbre 18 s'étend sur le côté de la platine 13 opposé au rouage et il porte une aiguille des minutes 20.
Un pignon 18a, taillé dans une collerette de l'arbre 18, au voisinage de l'une de ses extrémités, entraîne une roue de minuterie 22 solidaire d'un pignon 23 qui est lui-même en prise avec une roue à canon des heures 24 ajustée à frottement doux sur l'arbre 18 et portant une aiguille des heures 25. Les aiguilles 20 et 25 peuvent se déplacer dans l'espace compris entre la platine 13 et un verre 26 qui couvre toute la platine et forme une des faces du boîtier 1 tandis qu'un cadran 21 portant les signes horaires habituels est fixé sur la face de la platine tournée vers le verre 26.
La pendulette comprend, monté sur la platine, du côté du rouage, un contact électrique constitué par un élément fixe 27 et par un élément mobile 29 (fig. 5). L'élément 27 est monté dans la platine 13 et isolé de celle-ci par une garniture 28. Une bague 27a permet de connecter l'élément 27 à un conducteur électrique de façon à brancher le contact (27, 29) dans un circuit électrique. Quant à l'élément mobile 29 du contact, il est porté par une extrémité d'un bras 30 constitué par une lame métallique mince, flexible, dont l'autre extrémité est fixée à la platine par une vis 31, une garniture isolante 32 assurant l'isolation électrique complète entre ledit bras et la platine.
Une cosse 30a, en contact avec le bras 30, permet de connecter l'élément 29 à un conducteur électrique, de la même façon que l'élément 27, ledit conducteur faisant partie du même circuit.
Normalement, le bras 30 est maintenu par son extrémité fixe, dans une position sensiblement parallèle à la platine 13, l'élément 29 se trouvant au- dessus de l'élément 27,à une certaine distance de celui-ci, de sorte que le contact (27, 29) est ouvert. Pour fermer ce contact, il suffit de presser en un point quelconque sur le bras 30 de façon à le faire fléchir et à amener son élément 29 en contact avec l'élément 27.
Deux dispositifs de commande agissant indépendamment l'un de l'autre, chacun sur une partie du bras 30, permettent de commander des enclenchements et des déclenchements du contact (27, 29) selon un programme établi à l'avance. Ces deux dispositifs sont tous deux ajustables indépendamment l'un de l'autre et peuvent être mis en prise avec un élément du rouage de la pendulette.
L'un de ces dispositifs fonctionne de la même façon qu'un mécanisme de réveil de type usuel. Il comprend un renvoi 33 (fig. 6) en prise avec la roue à canon des heures 24, qui entraîne une roue 34 de même diamètre que la roue 24. Cette roue 34 effectue donc aussi un tour en douze heures. Elle est montée librement sur un arbre 35 fixé à la platine 13, de façon à pouvoir tourner autour de cet arbre et se déplacer axialement par rapport à ce dernier. Une roue 36 est montée à friction coaxialement à la roue 34, immédiatement sur la platine 13. Elle a le même diamètre et engrène avec un renvoi 37 coaxial au renvoi 33, de mêmes dimensions que lui, et monté
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sur un arbre commun aux deux renvois.
Cet arbre est constitué par une vis à portée 38 engagée dans un taraudage de la platine. Enfin, un mobile 39, coaxial à l'arbre 18, est monté librement sur la roue à canon des heures 24 et présente un diamètre identique à celui de cette dernière. Le mobile 39 est en prise avec le renvoi 37. Il présente, en son centre, un canon 39a dont une portée cylindrique est engagée dans une ouverture 40 de la platine 13. L'ensemble constitué par l'arbre 18 et par les roues 24 et 39 est donc pivoté dans l'ouverture 40, chacun des mobiles 18, 24 et 39 étant capable de tourner indépendamment autour d'un axe commun. Une partie du canon 39a s'étend au-delà de la platine dans l'espace où se meuvent les aiguilles 20 et 25.
Cette partie du canon 39a porte elle-même une aiguille 41 capable de se déplacer devant le cadran 21 de la pendulette. Les déplacements de cette aiguille peuvent être commandés par l'intermédiaire des mobiles 37 et 36 à partir d'un bouton de réglage (non représenté) monté sur une tige 42 qui est pivotée entre la platine 13 et le pont 14.
Un pignon d'entraînement 43 présentant une denture Bréguet est solidaire en rotation de la tige 42, tandis que sa denture est en prise avec une denture correspondante d'un mobile 44 coaxial à la tige 42, de sorte que ce mobile 44 n'est entraîné en rotation par la tige 42 que lorsqu'on fait tourner cette tige dans un sens. La roue 44 qui présente une denture périphérique en prise avec la roue 36, entraîne alors cette dernière en rotation et, avec elle, le renvoi 37, le mobile 39 et l'aiguille 41, de sorte que, par rotation de la tige 42, on peut amener l'aiguille 41 dans une position quelconque.
Comme dans les réveils usuels, les dentures Bréguet du pignon 43 et de la roue 44 sont taillées de façon que l'aiguille 41 se déplace en sens inverse des aiguilles 20 et 25, sous l'action du bouton de commande monté sur la tige 42.
Les mobiles 34 et 36, montés sur l'arbre 35, peuvent tourner indépendamment l'un de l'autre. Ils sont pressés axialement l'un contre l'autre par un ressort à boudin 45, coaxial à l'arbre 35, qui s'appuie, d'une part, contre le pont 14, et, d'autre part, contre une garniture isolante 46 également coaxiale à l'arbre 35. Cette garniture se trouve sur la face du mobile 34, qui est opposée au mobile 36. Cependant, malgré l'action du ressort 45, un certain écartement est maintenu entre les mobiles 34 et 36 grâce à une saillie 47 (fig. 5) que présente le mobile 36 dans sa face tournée vers le mobile 34, de sorte que le ressort 45 est maintenu normalement en position comprimée.
La roue 34 présente toutefois, dans son flanc, une ouverture 48 située à une distance de l'axe 35 égale à celle de la saillie 47 au même axe, et les dimensions de cette ouverture sont telles que la saillie 47 peut y pénétrer. Lorsque les roues 34 et 36 occupent respectivement des positions telles que la saillie 47 et l'ouverture 48 coïncident, le ressort 45 se détend et plaque la roue 34 sur la roue 36 en déplaçant la première le long de l'arbre 35 sur une distance approximativement égale à la hauteur de la saillie 47.
Le dispositif décrit est agencé de façon telle, sur la platine 13, que l'arbre 35 passe à travers une ouverture 30b du bras 30. La garniture 46 est assujettie au bras 30 par une portée engagée dans l'ouverture 30b. En outre, le ressort 45, qui est isolé du bras 30 par une rondelle, maintient ce bras en place autour de la garniture 46 et applique cette dernière contre la roue 34. Par ailleurs, le bras 30 fléchit et le contact (27, 29) se ferme, au moment où le ressort 45 plaque la roue 34 sur la roue 36.
Pour comprendre le fonctionnement du dispositif décrit, il convient de noter encore que l'ouverture 48 a la forme d'un secteur de couronne et que la saillie 47 est obtenue par un découpage semblable dans la roue 36, ce découpage n'étant toutefois effectué que sur trois côtés, les deux côtés en arc de cercle et l'une des extrémités radiales, afin que la partie ainsi découpée reste attachée à la roue à son autre extrémité et puisse être pliée hors du plan de la roue de façon à former une rampe inclinée à partir de cette autre extrémité.
Le dispositif de commande décrit ci-dessus, avec les moyens qui permettent de l'ajuster, agit sur la partie du bras 30, qui présente l'ouverture 30b. Il permet de produire la fermeture du contact (27, 29) à un instant voulu qui peut être réglé à volonté douze heures à l'avance au maximum.
La pendulette décrite comprend un autre dispositif de commande du contact (27, 29), qui permet de produire une ouverture de celui-ci après un temps réglable à volonté dans une période d'environ deux heures. Cet autre dispositif de commande agit sur une partie du bras 30 située entre l'ouverture 30b et l'extrémité portant l'élément mobile 29 du contact. Cette partie du bras 30 porte un plot 30c en matière isolante (fig. 4).
Ce dispositif de commande du contact (27, 29) sera appelé dans la suite premier dispositif de commande, tandis que le dispositif de commande comprenant les roues 34 et 36 sera appelé second dispositif de commande ci-après.
Ce premier dispositif de commande, représenté aux fig. 3 et 4, comprend deux roues dentées 49 et 50, de même diamètre, montées sur un arbre commun 51. Tandis que la roue 50 est rigidement fixée à l'arbre 51, la roue 49 est montée folle sur lui. Un élément élastique 52, constituant un accouplement à friction, est intercalé entre ces deux roues, de façon qu'elles tournent normalement ensemble. La roue 49 est en prise avec la roue de minuterie 22.
Elle tourne avec le rouage entraînant les aiguilles des heures et des minutes de la pendulette et elle entraîne la roue 50, tant que celle-ci n'est pas soumise à un couple d'entraînement ou de freinage supérieur au couple maximum que l'accouplement à friction décrit peut transmettre.
Une roue dentée 53, dont un segment d'environ 601, d'angle au centre est découpé afin de former
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une partie 53a dépourvue de dents, est pivotée sur un tourillon 54 fixé à la platine 13,à une distance telle de l'arbre 51 que la partie dentée de la roue 53 puisse venir en prise avec la roue 50. D'autre part la roue 53 est en prise avec une roue d'entrai- nement 55 calée sur une tige de commande 56 s'étendant à travers l'espace compris entre la platine 13 et le verre 26.
Cette tige 56 porte un organe indicateur 57, qui peut se déplacer en regard d'une graduation tracée sur le cadran 21 et permettre ainsi de repérer l'orientation de la tige 56 et par conséquent de la roue 53. Une extrémité de la tige 56 est engagée dans une ouverture 26a du verre 26 et elle porte un bouton de commande 58 accessible de l'extérieur, qui permet de faire tourner la tige 56 et la roue 53 à la main. Un ressort 59 est armé entre un plot 60 fixé à la platine 13 et la tige 56 (fig. 3), de façon à se tendre davantage lorsqu'on fait tourner le bouton 58 dans le sens inverse des aiguilles 20 et 25.
Une came 61, constituée par une plaque de forme générale circulaire est montée coaxialement à la roue 53. Elle est rendue solidaire de cette roue en rotation par l'intermédiaire d'une bague d'espacement 62.
Une partie 61a, approximativement égale à 180o, de la périphérie de la came 61 est circulaire (fig. 3), tandis que le reste de cette périphérie est découpé de façon à former principalement une encoche relativement profonde, délimitée en partie par un bord radial 61c. Outre cette encoche, la découpure de la came 61 présente des parties qui s'étendent respectivement jusqu'à des bords radiaux 61b et 61d tenant lieu de butée et dont la fonction sera expliquée plus loin. Les dimensions de cette came 61 sont choisies de façon que sa périphérie passe au-dessus du plot 30c, sauf quand l'encoche délimitée en partie par le bord 61c est en regard de ce plot 30c.
D'autre part, l'épaisseur de la bague 62 est choisie de façon que la came 61 appuie sur ledit plot et fasse fléchir le bras 30 jusqu'au point de fermer le contact (27, 29), quand la périphérie de la came passe au-dessus de ce plot. Pour fermer ce contact (27, 29), il suffit ainsi d'amener le bord externe de la came 61 au-dessus du plot 30c en actionnant le bouton 58 (fig. 4).
La fig. 3 montre encore que le plot 60 est situé à une dista_nc_e de l'axe-de rotation de la came 61 qui est inférieure au rayon de la partie pleine 6la de la came. En d'autres termes, la came peut se déplacer rotativement entre deux positions extérieures dans lesquelles les bords 61b et 61d de sa découpure butent contre le plot 60. Dans l'exemple représenté, la came 61 peut décrire un angle maximum d'environ 180u.
Dans la position extrême de la came 61, qui est représentée à la fig. 3, le plot 30c est dégagé, tandis que dans (autre, dans laquelle le bord 61d de la découpure de cette came bute contre le plot 60, la came passe par-dessus le plot 30c et ferme le contact (27, 29). Pour que ce premier dispositif de commande fonctionne de la façon indiquée ci-dessus, il faut enfin que la came 61 soit orientée convenablement par rapport à la roue dentée 53 et plus particulièrement que la découpure de la came 61 soit placée en regard du plot 30c quand le segment découpé de la roue 53 est lui-même en regard de la roue 50, ainsi qu'on le voit à la fig. 3.
Dans la position représentée dans cette figure, le premier dispositif de commande du contact (27, 29) est par conséquent inactif.
Pour provoquer une ouverture du contact (27, 29) après un temps déterminé, il suffit de faire tourner la came 61 à l'aide du bouton 58 d'un angle convenable, indiqué par l'organe 57, qui se déplace en regard d'une graduation appropriée du cadran 21. Pour faciliter le réglage de la position de la came 61, ladite graduation peut être tracée de façon à indiquer des intervalles de cinq en cinq minutes. En amenant alors l'organe indicateur 57 en regard d'une division donnée de cette graduation, on amène automatiquement la came 61 dans une position telle qu'elle libérera le plot 30e après le temps indiqué par ladite division de la graduation du cadran 21.
En effet, en faisant tourner le bouton 58 dans le sens contraire à celui des aiguilles 20, 25, c'est-à-dire dans le sens de la flèche a, on fait passer tout d'abord le bord 61c de la découpure de la came 60 par-dessus le plot 30c, ce qui provoque la fermeture du contact (27, 29), puis on amène la denture de la roue 53 en pris., avec la roue 50.A partir de ce moment, la rotation du bouton 58 entraîne également celle de cette roue 50 et de l'arbre 51, tandis que la roue 49 reste pratiquement immobile.
La came 61 peut ainsi être amenée dans toutes les positions voulues, entre celle qui est représentée à la fig. 3 et la position extrême dans laquelle le bord 61d de la découpure de la came bute contre le plot 60.
Si, en déplaçant ainsi la came 61 à l'aide du bouton 58, on dépasse la division de la graduation du cadran 21 en regard de laquelle on voulait amener l'organe indicateur 57, on peut sans autre corriger la position de la came 61 en actionnant le bouton 58 dans l'autre sens, car l'élément élastique 52 de l'accouplement à friction placé entre les roues 49 et 50 permet à cette dernière de se déplacer par rapport à la première aussi bien dans un que dans l'autre sens.
En actionnant le bouton 58 de la façon indiquée, dans le sens de la flèche a, on augmente naturellement la tension du ressort 59. Pendant toute l'opération de réglage décrite, la roue 49 continue naturellement à être entraînée par la roue de minuterie 22.
Lorsque la came 61 a été amenée dans la position voulue, il n'y a plus à s'occuper du bouton 58. La came 61 se met alors à tourner lentement dans le sens de la flèche b, avec le mouvement de la pendulette, puisqu'elle est reliée à la roue de minuterie 22 de cette dernière par les roues 53, 50 et 49. Comme le diamètre de la roue 53 est approximative-
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ment égal à celui de la roue de minuterie 22 dans l'exemple représenté, la came 61 fait un demi-tour en environ une heure trois quarts.
La came 61 est ainsi entraînée par le mouvement de la pendulette, pendant tout le temps que la denture de la roue 57 reste en prise avec la roue 50. Au moment où le segment découpé de la roue 53 arrive en regard de la roue 50, la denture de la roue 53 quitte naturellement celle de la roue 50 ; la came 61 maintient encore le contact (27, 29) fermé, mais la roue 53 est alors entièrement abandonnée à l'action du ressort 59. Ce dernier déplace alors brusquement la came 61 jusqu'à ce que le bord 61b de sa découpure bute contre le plot 60. Dès que le ressort 59 commence ainsi à déplacer la came 61, celle-ci libère le plot 30c et le contact (27, 29) peut s'ouvrir.
Ce contact (27, 29) ne s'ouvre effectivement que si le second dispositif de commande est armé, c'est- à-dire que si la saillie 47 de la roue 36 est hors de l'ouverture 48 de la roue 34. Pour cela, il suffit que l'aiguille 41 marque, sur le cadran 21, une heure différente de celle à laquelle le premier dispositif provoque l'ouverture du contact (27, 29). Si tel est le cas, le bras 30 se redresse effectivement et reprend sa position normale dès que la came 61 libère le plot 30c.
La pendulette décrite se prête à différentes utiâ- sations. En effet, le contact (27, 29) peut être intercalé dans n'importe quel circuit électrique. C'est ainsi que le contact (27, 29) peut servir à enclencher, par exemple, une lampe, une résistance électrique ou un moteur. Toutefois, on peut utiliser ladite pendulette d'une façon particulièrement intéressante en connectant le contact (27, 29) en parallèle avec le contact d'enclenchement et de déclenchement d'un appareil de radio.
Dans un pareil cas, en effet, un auditeur désirant, par exemple, ne faire fonctionner son poste de radio que jusqu'à une certaine heure de la soirée et désirant en outre reprendre l'écoute à une certaine heure, le lendemain matin, peut sans autre réaliser automatiquement le programme qu'il s'est fixé, au moyen de la pendulette décrite.
Il lui suffit, en effet, par exemple au moment où il se couche, de régler le premier dispositif pour le temps pendant lequel il veut encore laisser sa radio en marche, en tournant pour cela le bouton 58 jusqu'à ce que l'organe indicateur 57 indique le temps voulu sur le cadran 21, de régler le second dispositif sur l'heure à laquelle il désire reprendre l'écoute le matin, et de déclencher le bouton de commande de la radio pour que les deux dispositifs décrits actionnent le contact (27, 29) de la façon désirée et réalisent le programme fixé. Le second dispositif décrit aura même pour effet d'arrêter automatiquement la radio après environ vingt minutes d'écoute.
Le bras 30 reste dans cette position jusqu'à ce que la roue 34 arrive sous l'action du pignon 33, qui l'entraîne dans le sens de la flèche c (fig. 3), dans une position telle que l'ouverture 48 coïncide avec la saillie 47. La roue 34 est alors plaquée sur la roue 36 par le ressort 45, ce qui provoque un nouveau fléchissement du bras 30 et, par conséquent, une nouvelle fermeture du contact (27, 29). Lorsque la roue 34 continue de tourner sous l'action du pignon 33, le bord radial 48a de l'ouverture 48 gravit la rampe inclinée de la saillie 47 et fait revenir la roue 34 dans sa position normale, écartée de la roue 36, en comprimant le ressort 45.
Le bras 30 revient alors dans sa position normale et le contact (27, 29) s'ouvre à nouveau. La durée de la fermeture du contact commandé par le second dispositif dépend entièrement des dimensions de l'ouverture 48. Dans le cas représenté au dessin, cette durée est de l'ordre de vingt minutes.
Ainsi, chacun des deux dispositifs de commande décrits peut être ajusté indépendamment de l'autre. Le premier peut être ajusté de façon à provoquer une ouverture du contact après un certain temps réglable à volonté, mais inférieur à une certaine valeur maximum qui, dans le cas de la forme d'exécution décrite, est inférieure à deux heures, tandis que le second peut être ajusté de façon à provoquer une fermeture du contact au plus douze heures après le réglage. Un certain temps après cette fermeture, ledit contact s'ouvre automatiquement.
Au lieu d'assurer le fonctionnement automatique des dispositifs de commande décrits à l'aide du moteur particulier représenté au dessin, il est clair que ces dispositifs pourraient aussi être actionnés automatiquement à l'aide d'un moteur constitué, par exemple, par un barillet avec ressort qui actionnerait un rouage réglé par un échappement de type usuel.