CH384588A - Procédé pour préparer de la L-lysine par fermentation - Google Patents

Procédé pour préparer de la L-lysine par fermentation

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CH384588A
CH384588A CH6644958A CH6644958A CH384588A CH 384588 A CH384588 A CH 384588A CH 6644958 A CH6644958 A CH 6644958A CH 6644958 A CH6644958 A CH 6644958A CH 384588 A CH384588 A CH 384588A
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CH
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sep
lysine
glutamicus
medium
acid
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CH6644958A
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English (en)
Inventor
Kinoshita Shukuo
Nakayama Kiyoshi
Kitada Sohei
Original Assignee
Kyowa Hakko Kogyo Kk
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    • CCHEMISTRY; METALLURGY
    • C12BIOCHEMISTRY; BEER; SPIRITS; WINE; VINEGAR; MICROBIOLOGY; ENZYMOLOGY; MUTATION OR GENETIC ENGINEERING
    • C12PFERMENTATION OR ENZYME-USING PROCESSES TO SYNTHESISE A DESIRED CHEMICAL COMPOUND OR COMPOSITION OR TO SEPARATE OPTICAL ISOMERS FROM A RACEMIC MIXTURE
    • C12P13/00Preparation of nitrogen-containing organic compounds
    • C12P13/04Alpha- or beta- amino acids
    • C12P13/08Lysine; Diaminopimelic acid; Threonine; Valine

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Description


  Procédé pour préparer de la     L-lysine    par     fermentation       La présente invention a pour objet un procédé  pour préparer de la     L-lysine    par fermentation. Plus  particulièrement, elle a pour objet un procédé pour  préparer directement de la     L-lysine    en quantité appré  ciable en cultivant un micro-organisme     sélectionné     dans un milieu de culture et pour la     recueillir.     



  On sait que la     L-lysine    est     l'amino-acide    le plus  indispensable spécifiquement pour la nutrition de  l'homme et des animaux, et l'on s'attend à un large  emploi de cette substance pour enrichir la nourriture.  



  On a déjà, par le passé, préparé de la     L-lysine     par fermentation, comme décrit dans     Can.    J.     Micro-          biol.    3,     pp.    467 à 476, 1957, par E. L.     Dulaney,    mais  la quantité de     L-lysine    trouvée dans le milieu fermenté  était extrêmement faible, à savoir de l'ordre de 400       microgrammes    par millilitre. La séparation et la récu  pération d'une si faible quantité de     L-lysine    à partir  d'un grand volume d'un milieu de composition com  plexe implique généralement de nombreuses difficul  tés.

   C'est pourquoi, du point de vue industriel, la  récupération d'une si faible quantité de     L-lysine    à       partir    du milieu fermenté offre peu de valeur pra  tique.  



  D'autres procédés connus pour la préparation de       L-lysine    sont décrits dans les brevets américains       Nos    2771396 et 2841532. Dans le premier cas, le  procédé     comprend    deux opérations : premièrement,  on fait fermenter un milieu nutritif comprenant du     gly-          cérol    et de la liqueur de grain macéré avec une sou  che mutante du E.     coli    afin de produire de l'acide     di-          aminopimélique    ;

   secondement, on traite l'acide     di-          aminopimélique    ainsi obtenu avec les enzymes pro  duits par un organisme choisi dans le groupe     formé     par A.     aerogenes    et E.     coli.    Par suite, pour effectuer  la réaction ci-dessus, deux     micro-organismes    distincts  sont nécessaires, et des matières spécifiques, telles que  le glycérol et la liqueur de grain macéré, sont requises  comme constituants du milieu de culture.

   Dans le  second cas, le procédé est mis en     aeuvre    en employant    un seul     micro-organisme,    mais comprend encore deux  opérations : premièrement, on     fait    fermenter un     milieu     nutritif contenant initialement 0,1 à 0,5 g environ de       L-lysine    par litre avec une souche mutante de E.     coli          ayant    besoin de     L-lysine    dans des conditions     aérobi-          ques    pour produire de l'acide     diaminopimélique    ;

   se  condement, on rompt la paroi cellulaire du micro  organisme et l'on poursuit la réaction dans des condi  tions     anaérobiques    pour transformer l'acide     diamino-          pimélique    en     L-lysine.     



  Au contraire, la présente invention concerne un  procédé pour produire directement de la     L-lysine    à  partir d'hydrates de carbone et de sources d'azote avec  des rendements élevés, en cultivant un micro-orga  nisme     sélectionné    dans des conditions     aérobiques.     



  L'invention permet de     produire    de la     L-lysine     d'une manière plus économique qu'avec les procédés  habituels.  



  Les inventeurs ont trouvé que lorsqu'une souche  mutante de     Micrococcus        glutamicus,    quia besoin  pour sa croissance (a)     d'homosérine,    (b) de     thréonine     et     méthionine,    (c) de     thréonine    et     cystathionine,    ou  (d) de thréonine et     homocystéine,    est cultivée dans un       milieu    approprié composé de matières     saccharides,    de  sources d'azote et de minéraux, mais ne     renfermant     pas lesdits aminoacides,

   la     L-lysine    est produite et  accumulée en grande quantité dans ledit     milieu    par  les mécanismes     biochimiques        subtils    de la souche ;  et la     L-lysine    produite est facilement récupérable à  partir du milieu. Une telle souche mutante peut être  produite par des procédés bien connus, par exemple  en appliquant la méthode de Davis, décrite dans le  Journal of     American        Chemical    Society,<I>70,</I> 4267,  1948.  



  Les deux souches employées dans cette     invention     furent obtenues par     l'irradiation    ultraviolette de la  souche mère de     Micrococcus        glutamicus    No 534       (ATCC    No 13032). Une culture vivante de chaque  souche mutante, c'est-à-dire de M.     glutamicus    No 702      (aussi appelé M.     glutamicus    No 612-1) et de M.     gluta-          micus    No 901 (aussi appelé M.     glutamicus    No 613-5),  a été déposée dans la     American    Type Culture Col  lection à Washington, D. C.

   Lesdites cultures ont  respectivement reçu les désignations     ATCC    No 13286  et     ATCC    No 13287.  



  Le     Micrococcus        glutamïcus    est une espèce qu'on  ne trouve pas dans le     Bergey's        Manual    of     Determina-          tive        Bacteriology    (7e édition), car il s'agit d'une nou  velle espèce     découverte    en 1955 par     Shukuo        Kino-          shita,    l'un des présents inventeurs, et ses collabora  teurs.

   Cette nouvelle espèce est mentionnée dans l'ar  ticle       Taxonomical        Study    of     Glutamic        Acid    Accu  mulating     Bacteria,        Micrococcus        glutamicus        nov.        sp.       (voir Bulletin of     the        Agricultural        Chemical    Society of       Japan,    vol. 22, Ne 3,     pp.    176 à 185, 1958).  



  Le     Micrococcus        glutamicus    No 534 est comparé  avec d'autres     micrococci    dans le tableau I. Les sym-         boles    du       Bergey's        Manual    of     Determinative        Bacte-          riology         ,    6e édition, sont employés dans ce tableau.  



  Comme montré dans le tableau I, les espèces       Nos    18 à 22 sont fondamentalement différentes du  M.     glutamicus    No 534 par leur caractère     anaérobique.     Les espèces     Nos    13 à 17 se distinguent nettement du  M.     glutamicus    No 534 par leur production de pigment  rouge. Les espèces     Nos    1 à 5 se distinguent clairement  du M.     glutamicus    No 534 par leur incapacité de  produire des     nitrites    à     partir    de nitrates.

   Les espèces       Nos    8 à 10 et 6 diffèrent du M.     glutamicus    No 534  par le fait qu'elles liquéfient la gélatine et produisent  de l'acide dans le lait. Les espèces     Nos    7, 11 et 12  diffèrent du M.     glutamicus    No 534 par leur production  d'acide dans le     lait.    Les espèces     Nos   <I>8, 9a, 9b</I> et 11  diffèrent également par leur production de pigment.  



  En outre, les espèces     Nos    6 à 8 se différencient par  leur capacité     d'utiliser    un sel d'ammonium comme  seule source d'azote dans le milieu de     Hucker.       <I>Tableau 1</I>    Comparaison du M.     glutamicus        NI>    534 avec d'autres     Micrococci     
EMI0002.0064     
  
    <U>A <SEP> B <SEP> C <SEP> D <SEP> E <SEP> F <SEP> G <SEP> H</U>
<tb>  1. <SEP> M. <SEP> luteus <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> + <SEP>   2. <SEP> M. <SEP> urène <SEP> <B>...</B> <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> + <SEP>   3. <SEP> M.

   <SEP> freudenreichii <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> + <SEP>   8. <SEP> M. <SEP> caseolyticus <SEP> ** <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> + <SEP>   4. <SEP> M. <SEP> flavus <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> <B>...</B> <SEP> + <SEP>   5. <SEP> M. <SEP> candidus <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> + <SEP>   6. <SEP> M. <SEP> conglomeratus <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> + <SEP> - <SEP> + <SEP> + <SEP> * <SEP> + <SEP> + <SEP> * <SEP> + <SEP> * <SEP> + <SEP> *
<tb>  7. <SEP> M. <SEP> varians <SEP> <B>.......</B> <SEP> .

   <SEP> <B>......</B> <SEP> + <SEP> - <SEP> + <SEP> + <SEP> * <SEP> + <SEP> + <SEP> * <SEP> - <SEP> + <SEP> *
<tb>  8. <SEP> M. <SEP> caseolyticus <SEP> * <SEP> * <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> + <SEP> - <SEP> + <SEP> + <SEP> * <SEP> * <SEP> + <SEP> * <SEP> + <SEP> * <SEP> + <SEP> *
<tb>  9a <SEP> M. <SEP> pyogenes <SEP> var. <SEP> aureus <SEP> <B>....</B> <SEP> + <SEP> - <SEP> + <SEP> - <SEP> orange* <SEP> + <SEP> * <SEP> + <SEP> * <SEP> + <SEP> *
<tb>  9b <SEP> M. <SEP> pyogenes <SEP> var. <SEP> albus <SEP> <B>....</B> <SEP> + <SEP> - <SEP> + <SEP> - <SEP> * <SEP> + <SEP> * <SEP> + <SEP> * <SEP> +
<tb>  10. <SEP> M. <SEP> citreus <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> .

   <SEP> + <SEP> - <SEP> + <SEP> - <SEP> + <SEP> + <SEP> * <SEP> + <SEP> * <SEP> + <SEP> *
<tb>  11. <SEP> M. <SEP> aurantiacus <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> + <SEP> - <SEP> + <SEP> - <SEP> orange* <SEP>   <SEP> - <SEP>  
<tb>  12. <SEP> M. <SEP> epidermidis <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> <B>...</B> <SEP> - <SEP> + <SEP> - <SEP> * <SEP> + <SEP> * <SEP> - <SEP> +
<tb>  13. <SEP> M. <SEP> roseus <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> + <SEP> + <SEP> *
<tb>  14. <SEP> M. <SEP> cinnabareus <SEP> <B>.......</B> <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> + <SEP> + <SEP> *
<tb>  15. <SEP> M. <SEP> rubens <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> .

   <SEP> <B>.....</B> <SEP> + <SEP> +
<tb>  16. <SEP> M. <SEP> rhodochrous <SEP> <B>......</B> <SEP> . <SEP> <B>...</B> <SEP> + <SEP> + <SEP> *
<tb>  17. <SEP> M. <SEP> agilis <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> + <SEP> +
<tb>  18. <SEP> M. <SEP> aerogenes <SEP> ....... <SEP> .....
<tb>  19. <SEP> M. <SEP> assaccharolyticus <SEP> ......
<tb>  20. <SEP> M. <SEP> piger <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> -*
<tb>  21. <SEP> M. <SEP> grigoroffi <SEP> ............
<tb>  22. <SEP> M. <SEP> anaerobius <SEP> . <SEP> <B>...</B> <SEP> . <SEP> <B>.......</B>
<tb>  M.

   <SEP> glutamicus <SEP> Na <SEP> 534 <SEP> <B>......</B> <SEP> + <SEP> - <SEP> + <SEP> - <SEP> + <SEP> - <SEP> -- <SEP> -       A - Taux d'oxygène libre (+ :     aérobique    à facultativement     anaérobique    ; - :     anaérobique).     B - Production de pigment rougeâtre sur la gélose.  



  C - Réduction de nitrate en nitrite.  



  D - Utilisation d'un sel d'ammonium     comme    seule source d'azote.  E - Production de pigment jaune sur la gélose.  



  F - Production d'acide dans le lait.  G - Liquéfaction de la gélatine.  



  H - Production d'acide à partir de lactose.  - Différent du M.     glutamicus    No 534.  



       **    - Deux souches de M.     caseolyticus    se trouvent dans le     Bergey's        Manual    of     Determinative        Bacteriology,    6e édi  tion.      Chaque souche est comparée     dans    le tableau I.  



  (En (absence d'une autre définition, les signes     +    et - indiquent respectivement la présence et l'absence du caractère       mentionné.)       Les caractéristiques du     Micrococcus        glutamicus,     représenté par le     Micrococcus        glutamicus    No 534       (ATCC    No 13032) vont maintenant être décrites en  détail.

   Les tests expérimentaux furent effectués selon  les méthodes décrites dans le   Descriptive     Chart      du        Manual    of     Methods    for Pure Culture     Study    of     Bac-          teria      (publié par la Society of     American        Bacteriolo-          gists,    1950).  



  Ses caractères morphologiques et physiologiques  sont les suivants  Sphères légèrement ellipsoïdales, habituellement  groupées par paires, mais aussi en masses isolées et  irrégulières. Grandeur de la majorité: 0,6 à 1,2 mi  cron. Des formes allongées se rencontrent dans cer  taines conditions. Non doué de mouvement, pas de  formation de spores. Gram-positif.  



  Gélose inclinée: croissance modérée, filiforme,  terne, jaune     pâle.     



  Colonies sur gélose : circulaires, lisses, parfaites,  légèrement élevées, jaune pâle.  



  Bouillon: légèrement trouble, des anneaux appa  raissent parfois le long du tube. Sédiment     floconneux,     pas d'odeur.  



  Lait au tournesol: pas de changement ou légère  ment alcalin.  



  Inoculation de la gélatine par piqûre: pas de  liquéfaction ou liquéfaction très faible.  



  Hydrogène     sulfuré    non formé.       Indol    non produit.  



  Amidon non hydrolysé.  



       Nitrites    produits à partir de nitrates.       Catalase-positif.     



       Uréase    produite.  Phosphates-négatif.  Réaction de     Voges-Proskauer    : négative à très  faible.  



  Le     NH4H2p04    n'est pas     utilisé    comme seule source  d'azote dans le milieu de     Hucker.     



  L'utilisation de citrate dans le     milieu    de     Koser    est  négative.  



  Désassimilation de la caséine : négative ou très  faible.  



  Réduction de colorants<B>:</B> le bleu de méthylène, le       2,6-dichloro-phénolindophénol,    le vert de Janus et le       chlorure    de     2,3,5-triphényltétrazolium    sont réduits.  



  Test du rouge de méthyle : faiblement acide.  Croissance en fonction de la température<B>:</B> pas de  croissance à 47  C, très faible croissance à     42()    C,  bonne croissance entre 28 et     37o    C. Température opti  mum, environ 300 C.  



  pH optimum, entre 7 et 8. La croissance se pro  duit entre 6 et 9.  



  Acide provenant du glucose, du fructose, du       mannose,    du     sucrose    et du maltose. Pas d'acide à par  tir du lactose. (Voir tableau II).  



  L'acide     L-glutamique    s'accumule en grande quan  tité     aérobiquement    en présence d'hydrates de carbone,  d'ion ammonium et de sels inorganiques.    Production d'acide organique : l'acide     a-kétoglu-          tarique    et l'acide lactique sont produits dans les  milieux de glucose.  



       Aérobique.     Habitat : air, sol, eaux d'égouts.    <I>Tableau II</I>  Production d'acide  à partir d'hydrates de carbone  par le M.     glutamicus    No 534  
EMI0003.0044     
  
    Milieu <SEP> Milieu
<tb>  Hydrates <SEP> de <SEP> carbone <SEP> de <SEP> gélose <SEP> liquide
<tb>  Inositol <SEP> .......... <SEP> - <SEP>  
<tb>  Arabinose <SEP> ........ <SEP> - <SEP>  
<tb>  Thamnose <SEP> ........ <SEP> - <SEP>   Xylose <SEP> .......... <SEP> - <SEP>  
<tb>  Glucose <SEP> .......... <SEP> -f- <SEP> -I  Fructose <SEP> .......... <SEP> -f- <SEP> -I  Galactose <SEP> ........ <SEP> - <SEP>   Mannose <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> .. <SEP> . <SEP> -i- <SEP> -I  Lactose <SEP> .. <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> - <SEP>   Sucrose <SEP> ..........

   <SEP> -I- <SEP> -I  Maltose <SEP> .......... <SEP> -I- <SEP> -I  Tréhalose <SEP> ........ <SEP> * <SEP>   Mélibiose <SEP> ........ <SEP> - <SEP>   Cellobiose <SEP> ........ <SEP> - <SEP>   Raffinose <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> - <SEP>   Mélézitose <SEP> ........ <SEP> - <SEP>   Amidon <SEP> .......... <SEP> - <SEP>   Inuline <SEP> .......... <SEP> - <SEP>   Dextrine <SEP> .......... <SEP> - <SEP>   Glycogène <SEP> ........ <SEP> - <SEP>   Glycérol <SEP> .......... <SEP> - <SEP>   Erythritol <SEP> ........ <SEP> - <SEP>   Adonitol <SEP> .......... <SEP> - <SEP>   Mannitol..........
<tb>  Sorbitol <SEP> .......... <SEP> - <SEP>   Dulcitol <SEP> .......... <SEP> - <SEP>   Salicine <SEP> .......... <SEP> - <SEP>   Aesculine <SEP> ........ <SEP> - <SEP>   a-Méthylglucoside            -f-    :

   l'acide est produit;<B>-:</B> l'acide n'est pas produit;       -I-    : la production d'acide est douteuse.  



  l'acide est produit par d'autres souches du M.     glu-          tamicus.     



  la     composition    du milieu liquide est la suivante  peptone 2 0/0, hydrate de carbone à     examiner     1 0/0, eau distillée, reste. A 1000 ml de cette solu  tion, 1 ml d'une solution alcoolique (95 0/0) de  pourpre de     brome-crésol    à 1,2 0/0 fut ajouté avant  la     stérilisation.    Le pH du     milieu    fut amené au  point neutre en     employant    une solution de     NaOH.         En     identifiant    le M.

       glutamicus    d'après le     Ber-          gey's        Manual    of     Determinative        Bacteriology    (6e édi  tion), on voit facilement qu'un tel     micro-organisme     n'y est pas décrit. Cette édition du     Bergey's        Manual       montre que le M.     glutamicus    est fortement apparenté  au M.     aurantiacus    et au M.     epidermis,    mais diffère  desdites espèces connues comme cela ressort du  tableau III.

      <I>Tableau 111</I>         Comparaison    du M.     glutamicus    N  534 avec le M.     aurantiacus    et le M.     epidermidis..     
EMI0004.0018     
  
    Milieux <SEP> M. <SEP> aurantiacus <SEP> M. <SEP> epidermidis <SEP> M.

   <SEP> glutamicus <SEP> No <SEP> 534
<tb>  Lait <SEP> Faiblement <SEP> acide <SEP> Produit <SEP> de <SEP> l'acide <SEP> Pas <SEP> de <SEP> changement <SEP> à <SEP> faible  ment <SEP> alcalin
<tb>  Lactose <SEP> Produit <SEP> de <SEP> l'acide <SEP> Produit <SEP> de <SEP> l'acide <SEP> Ne <SEP> produit <SEP> pas <SEP> d'acide
<tb>  Bouillon <SEP> nutritif <SEP> Trouble <SEP> avec <SEP> pellicule <SEP> Trouble <SEP> avec <SEP> anneau <SEP> blanc <SEP> Légèrement <SEP> trouble, <SEP> des <SEP> an  et <SEP> sédiment <SEP> neaux <SEP> apparaissent <SEP> parfois <SEP> le
<tb>  long <SEP> du <SEP> tube.

   <SEP> Sédiment <SEP> flo  conneux
<tb>  Gélose <SEP> nutritive <SEP> Croissance <SEP> moniliforme, <SEP> Blanc <SEP> Croissance <SEP> modérée, <SEP> blanc
<tb>  chamois <SEP> à <SEP> jaune <SEP> orange <SEP> laiteux <SEP> à <SEP> jaune <SEP> pâle
<tb>  pâle, <SEP> en <SEP> relief, <SEP> étincelante
<tb>  Habitat <SEP> Habituellement <SEP> isolé <SEP> des <SEP> Peau <SEP> et <SEP> membranes <SEP> Air, <SEP> sol, <SEP> eaux <SEP> d'égouts
<tb>  infections, <SEP> mais <SEP> se <SEP> trouve <SEP> muqueuses
<tb>  aussi <SEP> dans <SEP> le <SEP> lait,

   <SEP> le <SEP> fro  mage <SEP> et <SEP> la <SEP> poussière       Il a été clairement établi que le     Micrococcus        glu-          tamicus    No 534 est une souche     d'une    nouvelle espèce  appartenant au     genre        Micrococcus.    Ceci est montré  ci-dessous en se référant au   Key     to    the     species    of       genus        Micrococcus      contenu dans le       Bergey's    Ma  nual of     Determinative        Bacteriology     .  



  1.   Key     to    the     species    of     genus        Micrococcus     ,  tiré du       Bergey's        Manual     , 6e édition.  



  1. Espèces     aérobiques    à facultativement     anaérobi-          ques.     



  Le M.     glutamicus    No 534 est     aérobique.     B.     Nitrites    produits à partir de nitrates.  



  Le M.     glutamicus    No 534 produit des     nitrites    à  partir de nitrates.  



  2. N'utilise pas le     NH4H2Pd4    comme seule source  d'azote.  



  Le M.     glutamicus    No 534 est conforme à cette  description.  



       aa)    La gélatine n'est pas liquéfiée ou est liquéfiée  très lentement.  



  Le M.     glutamicus    No 534 est conforme à cette  description.  



  Dans cette section, deux espèces, à savoir le M.       aurantiacus    et le M.     epidermidis    sont inclus.  



  Le M.     glutamicus    est comparé avec le M.     auran-          tiacus    et le M.     epidermidis        dans    le tableau III.  Comme montré dans ce tableau, le M.     glutamicus          NI,    534     diffère    de ces deux espèces par le pigment sur  la gélose, la production d'acide dans le lait et la pro  duction d'acide à partir de lactose.  



  En outre, dans le M.     epidermidis,    la réaction de       Voges-Proskauer    est positive, bien que dans le M.     glu-          tamicus    No 534 elle soit négative. Cette réaction est un  caractère     important    selon C. Shaw, J. M.     Stit    et S. T.       Cowan    (J.     Gen.        Microbiol.    5, 1010, 1951).    II.

     Key     to    the     genera    of     Family        Micrococcaceae       tiré du       Bergey's        Manual     , 7e édition, par     Breed,     Robert S. ; Murray,     E.G.D.    ; et Smith, Nathan R. ;  publié par The Williams  &  Wilkins Company à Balti  more, Maryland, octobre 1957.  



  1.. Espèces     aérobiques    à facultativement     anaéro-          biques.    Comprend aussi quelques anaérobies obliga  toires qui se présentent par paquets     (Sarcina).     



  Le M.     glutamicus        N,    534 est     aérobique.     



  A. Les cellules se présentent généralement en  masses     irrégulières    ; occasionnellement, elles sont sim  ples ou en paires.  



  Le M.     glutamicus    No 534 est conforme à cette  description.  



  1. L'action sur le glucose, s'il y en a une, est oxy  dante.     Aérobique.    Le M.     glutamicus    No 534 est     aéro-          bique.    Par suite, le M.     glutamicus    No 534 appartient  au     Genus    I.     Micrococcus.     



  Selon le   Key     to    the     species    of     genus        Micrococ-          cus     , dans le       Bergey's        Manual     , 7e édition.  



  1. Peut ou ne peut pas réduire les nitrates en     nitri-          tes.    Pas d'azote libre ou de gaz d'oxyde nitreux pro  duit à     partir    de nitrates.  



  Le M.     glutamicus    Ne 534 est conforme à ce cri  tère.  



  A. Pas de pigment rose ou rouge produit sur des  milieux de gélose dans de jeunes cultures.  



  Le M.     glutamicus    Ne 534 est conforme à ce cri  tère.  



  2.     Nitrites    produits à     partir    de nitrates.  



  Le M.     glutamicus    No 534 produit des     nitrites    à  partir de nitrates.      Dans cette section, il n'est décrit aucune espèce  qui n'utilise pas le     NH4H2P04    comme seule source  d'azote.  



  . Le M.     glutamicus    Ne 534 n'utilise pas le       NH4H2P04    comme seule source d'azote. Il est donc       clair    que le M.     glutamicus    No 534 est     différent    de    toute autre espèce     figurant    dans le       Bergey's        Ma-          nual     , 7e édition. Cela signifie que le M.     glutamicus     est une nouvelle espèce.  



  Dans le tableau suivant, la souche mère (M.     glu-          tamicus        NI,    534) est comparée avec les souches mutan  tes produisant de la     L-lysine    (M.     glutamicus    No 702  et No 901).

      <I>Tableau IV</I>  
EMI0005.0017     
  
    M. <SEP> glutamicus <SEP> No <SEP> 534 <SEP> M. <SEP> glutamicus <SEP> Ne <SEP> 702 <SEP> M. <SEP> glutamicus <SEP> No <SEP> 901
<tb>  (ATCC <SEP> N  <SEP> 13032) <SEP> (ATCC <SEP> Ne <SEP> 13286) <SEP> (ATCC <SEP> Ne <SEP> 13287)
<tb>  homosérine <SEP> homosérine
<tb>  ou <SEP> ou
<tb>  <I>besoin</I> <SEP> thréonine <SEP> et <SEP> méthionine <SEP> thréonine <SEP> et <SEP> méthionine
<tb>  <I>d'amino-acides</I> <SEP> néant <SEP> ou <SEP> ou
<tb>  thréonine <SEP> et <SEP> cystathionine <SEP> thréonine <SEP> et <SEP> cystathionine
<tb>  ou <SEP> ou
<tb>  thréonine <SEP> et <SEP> homocystéine <SEP> thréonine <SEP> et <SEP> homocystéine
<tb>  <I>uréase</I> <SEP> positif <SEP> négatif <SEP> positif
<tb>  <I>couleur</I> <SEP> normale <SEP> normale <SEP> albino       Le phénomène de l'accumulation de  <RTI  

   ID="0005.0018">   L-lysine    par  ces micro-organismes insuffisamment nourris est tout  à fait nouveau et frappant, et l'explication théorique  du phénomène n'est pas connue avec     certitude,    mais    elle peut être comprise grâce aux connaissances actuel  les dans le domaine de la biosynthèse des amino  acides, comme montré sur la     fig.    1.

      <I>Figure 1</I>  
EMI0005.0021     
    D'après ce schéma de la synthèse des amino  acides, il est compréhensible que la     L-lysine    puisse  s'accumuler sous forme d'un produit excédentaire  lorsqu'un micro-organisme est     biochimiquement    défi  cient dans sa capacité de synthétiser des     aminoacides,     par exemple (a)     l'homosérine,    (b) la thréonine et la  méthionine, (c) la thréonine et la     cystathionine,    et (d)  la thréonine et     l'homocystéine.     



  Le procédé pour obtenir ces souches mutantes a  été bien établi, et n'importe quel homme du métier  peut facilement obtenir le     micro-organisme    mutant  nécessaire à     partir    d'une souche mère donnée, en  appliquant les techniques de mutation habituelles.  



  Pour mettre en     aeuvre    la fermentation de la     L-          lysine,    on peut employer n'importe quel hydrate de  carbone fermentable, tel que le glucose, le     sucrose,    le  fructose, le     mannose,    le     maltose,    le     xylose,    le galac  tose, la mélasse de bonne qualité, la mélasse rési  duelle et l'amidon hydrolysé acide. Plusieurs acides  organiques tels que l'acide     fumarique,    l'acide lactique,    l'acide     succinique    et l'acide pyruvique peuvent aussi  être employés comme sources de carbone.

   Ces hydra  tes de carbone     fermentables    peuvent être employés le  plus généralement suivant une concentration     com-          prise        entre    2     et        15        %        en        poids,        basée        sur        un        équiva-          lent    de glucose.  



  Comme sources d'azote, on peut employer des  matières organiques     protéinées    telles que la peptone,  la     NZ-amine,    les     hydrolysats    de caséine, les     hydroly-          sats    de soja, les     hydrolysats    de pupe de ver à soie,  l'extrait de viande, l'extrait de levure, la     liqueur    de  grain macéré, la farine de poisson ou des     substances     similaires, des sels d'ammonium inorganiques ou  organiques tels que     NH4C1,        (NH4)2SO4,        (NH4)2C03,          (NH4)3PO4,

          CH3C02NH4    ou substances similaires,  l'urée et d'autres matières contenant de l'azote.     Il    est  préférable d'employer au     moins    une des- sources  d'azote     protéinées    susmentionnées en même temps  qu'une source d'azote synthétique telle que l'urée ou  des sels     d'ammonium.         Comme minéraux, on peut ajouter     KH2P04,          MgSO4,        NaCl,        K2HP04,        FeS04,        MnSO-1    et     CaCO3.     



  La fermentation est conduite dans des conditions       aérobiques,    par exemple par culture en boîte avec  agitation ou suivant un procédé de culture submer  gée en employant un récipient profond équipé de dis  positifs d'aération et     d'agitation.    La température de  fermentation est généralement comprise entre 24 et  370 C. Le contrôle du pH pendant la fermentation est  très     important    dans cette fermentation. Lorsque la  fermentation a commencé, le pH du milieu tend à  tomber au-dessous de 7,0, et lorsque le pH descend  au-dessous de 5,0, la fermentation cesse pratiquement.

    Par conséquent,, le pH du milieu doit être ajusté entre  les     limites    5,1 et 8,5 avec un agent neutralisant appro  prié tel que de l'hydroxyde d'ammonium, de l'alcali  caustique (hydroxyde de sodium ou hydroxyde de  potassium), du carbonate de calcium ou de     l'hydro-          oxyde    de calcium. La     fermentation    est généralement  poursuivie pendant deux à cinq jours, jusqu'à ce  qu'une quantité appréciable de     L-lysine    se soit accu  mulée dans le milieu.  



  Une fois la     fermentation    terminée, le     milieu    fer  menté est filtré pour enlever les cellules. On fait  passer de nouveau le filtrat à travers une colonne  d'une faible résine     échangeuse    de cations telle que la  résine carboxylique       Amberlite        IRC-50      (marque  déposée de     Rohm     &      Haas    Co., Philadelphie, Pa.), qui  est préalablement ajustée à un pH de 7,0 avec un  phosphate tampon.

   Après avoir lavé la colonne de  résine avec de l'eau, on l'élue avec de l'ammoniaque  aqueuse 0,15 N pour recueillir la fraction qui pré  sente une réaction de     ninhydrine    positive, et cette       fraction    est évaporée pour en     éliminer    l'ammoniaque.  Ensuite, on ajoute à la fraction une quantité calculée  d'acide chlorhydrique, et l'on concentre ladite frac  tion jusqu'à siccité sous pression réduite. Le résidu  sec est ensuite dissous dans une faible quantité d'eau  à laquelle on ajoute de l'alcool, et on le laisse reposer  jusqu'à ce que le     monochlorhydrate    de     L-lysine    se  sépare par cristallisation.

   Lorsqu'on ajoute ensuite de  l'éther à la liqueur mère, obtient en plus du     dichlor-          hydrate        cristallin    de     L-lysine.    Une nouvelle purifica  tion est ensuite effectuée par une méthode habituelle  de cristallisation.  



  D'autres procédés usuels, par exemple un traite  ment avec échange d'ions, sont aussi     utilisés    pour  recueillir la     L-lysine.    Par exemple, la     L-lysine    conte  nue dans le     filtrat    est     recueillie    par absorption de la       L-lysine    sur une     forte    résine     échangeuse    de cations  telle que l'       Amberlite    IR-120  ,     élution    de la     L-          lysine    à partir de la résine     échangeuse    de cations par  un alcali dilué,

   passage de cet     éluat    à travers une fai  ble résine     échangeuse    de cations telle que l'       Amber-          lite    IRC-50  , qui n'absorbe pas la     L-lysine,    et  séchage de     l'effluent.     



  Les exemples suivants sont donnés uniquement à  titre     illustratif    et ne doivent pas être interprétés dans  un sens     limitatif,    bien des variations étant possibles  sans     sortir    du cadre de l'invention.    <I>Exemple 1</I>  2 ml de la suspension cellulaire du     Micrococcus          glutamicus    No 534     (ATCC    No<B>13032)</B> furent placés  dans la boîte de Petri ordinaire de laboratoire et irra  diés par une lampe ultraviolette de 15 watts située à  une distance de 50 cm pendant 4 minutes.

   Par suite  de ce traitement, une souche mutante blanche     (albino)     et une souche mutante     uréase-négative    de la souche  mère furent séparément obtenues. Ensuite, en traitant  séparément la souche mutante blanche     (albino)    et la  souche mutante     uréase-négative    à nouveau avec des  rayons ultraviolets dans les mêmes conditions que     ci-          dessus,    on obtint une série de diverses souches mutan  tes.

   Les caractéristiques biochimiques de ces souches  mutantes furent examinées et l'on trouva des souches  mutantes insuffisamment nourries qui ont besoin pour  leur croissance d'un aminoacide choisi dans le  groupe formé de (a)     l'homosérine,    (b) la thréonine et  la méthionine, (c) la thréonine et la     cystathionine,    et  (d) la thréonine et     l'homocystéine.    Le M.     glutamicus     No 702 et le M.     glutamicus    No 901 furent ainsi  obtenus.  



  Un milieu de fermentation fut préparé comme  suit: 25 g de glucose, 5 g de     NH4Cl,    0,5 g de       KH.P04,    0,5 g de     MgS04,    7H20 et 2 g de     NZ-amine     furent dissous dans de l'eau de robinet et complétés  jusqu'à 1 litre. Le pH du milieu était d'environ 7,0.  Des portions de 40 ml de ce milieu furent réparties  dans des fioles coniques de 250 ml chacune et stérili  sées sous pression à<B>1100C</B> pendant 10 minutes.  Après la stérilisation du milieu, 0,2 g de     CaCO3    ayant  été     stérilisé    séparément par chauffage à sec fut ajouté  à chaque     portion    de 40 ml du milieu.

   Ce milieu fut       inoculé    avec du M.     glutamicus    No 702     (ATCC     No 13286) qui avait été cultivé dans un bouillon de  glucose, dans un dispositif de culture avec agitation,  à     28c,    C pendant 24 heures. Pendant la fermentation,  le pH du     milieu    fut maintenu entre les limites 5,1 et       8,5,        en        ajoutant        10        %        en        poids        d'ammoniaque     aqueuse toutes les quatre à     six    heures.

   Les résultats  analytiques pendant la fermentation sont donnés dans  le tableau V.    <I>Tableau V</I>  
EMI0006.0089     
  
    Durée <SEP> L-lysine <SEP> Rendement
<tb>  de <SEP> la <SEP> pH <SEP> produite <SEP> basé <SEP> sur <SEP> le
<tb>  culture <SEP> (mg/ml) <SEP> glucose
<tb>  (heures) <SEP> ajouté <SEP> (0/0)
<tb>  62 <SEP> 5,81 <SEP> 3,6 <SEP> 14,4
<tb>  86 <SEP> 5,99 <SEP> 6,7 <SEP> 26,8       Le milieu fermenté qui avait été cultivé pendant  86 heures fut filtré pour éliminer les cellules bacté  riennes. On fit passer 2,1 litres de ce filtrat à travers  une colonne de faible résine     échangeuse    de cations,  marque       Amberlite    IRC-50  , qui avait été au préala  ble réglée à un pH de 7,0 avec un phosphate-tampon  0,5 M.

   Après avoir lavé la colonne de résine avec de      l'eau, on     l'élua    avec de l'ammoniaque aqueuse 0,15 N  pour     recueillir    la     fraction    qui montrait une réaction  de     ninhydrine    positive, et cette fraction fut évaporée  pour en     éliminer        l'ammoniaque.    Ensuite, la fraction fut  ajustée à un pH de 2,0 avec de l'acide chlorhydrique  6 N et concentré sous vide jusqu'à siccité.

   Le pro  duit fut dissous dans 15 ml d'eau auxquels on avait  ajouté 100 ml d'alcool éthylique absolu, et on le laissa  reposer jusqu'à ce qu'un cristal brut de     monochlor-          hydrate    de     L-lysine    se sépare. On obtint     ainsi    environ  7,6 g de cette matière. Lorsqu'on ajouta de l'éther à la       liqueur-mère,    on obtint 1,2 g de     cristal    brut supplé  mentaire de     dichlorhydrate    de     L-lysine.     



  <I>Exemple 2</I>  Le procédé décrit dans l'exemple 1 fut répété en       utilisant    le même     micro-organisme,    et 25 g de maltose  et 5,0 g     d'extrait    de viande au lieu de glucose et de       NZ-amine.    Des résultats comparables furent obtenus ;  en effet, de la     L-lysine    fut produite suivant une con  centration d'approximativement 6,2 mg par     millilitre     du     milieu.     



  <I>Exemple 3</I>  Le procédé décrit     dans    l'exemple 1 fut répété en  utilisant le même     micro-organisme,    et 25 g de fruc  tose et 20 g     d'hydrolysat    de caséine (équivalant à  2 g de caséine) au lieu de glucose et de     NZ-amine.     Pendant la fermentation, le pH du milieu fut     main-          tenu        entre        les        limites        5,1        et        8,

  5        par        addition        de        10        %     en poids de solution aqueuse de     (NH4)CO3    toutes les  quatre à six heures.  



  Après trois jours de culture, on trouva que le  milieu de culture contenait de la     L-lysine    suivant une  concentration     d'approximativement    5,4 mg par milli  litre.  



  <I>Exemple 4</I>  Le procédé décrit dans l'exemple 1 fut répété en  utilisant le même micro-organisme et le     milieu    sui  vant: 50 g de glucose, 10 g de     NH4C1,    6 g de     NZ-          amine,    0,5 g de     KH2P04,    0,5 g de     K2HP04,    0,25 g  de     MgSO4,        7H20,    0,01 g de     FeS04,        7H20,    0,01 g de       MnS04,        4H20,    1,0 g d'extrait de levure et 5,0 g de       CaCO3    furent dissous dans de l'eau de robinet et  complétés jusqu'à 1 litre.  



  Après trois jours de culture, on trouva que le       milieu    de culture contenait de la     L-lysine    suivant une  concentration     d'approximativement    14 mg par     milli-          litre.     



  <I>Exemple 5</I>  Le procédé décrit dans l'exemple 1     fut    répété en  utilisant le même micro-organisme et le     milieu    sui  vant: 450g de mélasse résiduelle (équivalant à  225 g de glucose), 600 g     d'hydrolysat    de soja (équi-    valant à 60 g de     farine    de soja sèche) et 45 g de       NH4Cl    furent dissous dans de l'eau de robinet et com  plétés jusqu'à 1 litre.

   Le pH du     milieu    était d'environ  7,0. 3 litres de ce     milieu    furent versés     dans    une cuve  de     fermentation    de 5     litres    et furent     stérilisés,-    puis la  fermentation fut effectuée à 280 C tout en remuant  à la vitesse de 500 tours par minute et en aérant à la  vitesse d'un volume d'air par volume du     milieu    par  minute.  



  Après 60 heures de culture, on trouva que le       milieu    de culture contenait de la     L-lysine    suivant une  concentration     d'approximativement    20 mg par     milli-          litre.     



  <I>Exemple 6</I>  Le procédé décrit dans l'exemple 1     fut    répété en       utilisant    le     milieu    et     l'inoculum    suivants  Milieu: 25 g de glucose, 2 g de     NH4C1,    0,5 g de       KH2PO4,    0,5 g de     K2HP04,    0,5 g de     MgS04,        7H20     et 2 g de peptone furent dissous dans de l'eau de robi  net et complétés jusqu'à 1 litre. Le pH du milieu  était d'environ 7,0.  



       Inoculum    : M.     glutamicus    No 901     (ATCC     No 13287), qui avait été cultivé dans un     bouillon    de  glucose dans un     dispositif    de culture avec agitation à       37o    C pendant 24 heures.  



  Les résultats analytiques pendant la fermentation  sont montrés dans le tableau VI.    <I>Tableau VI</I>  
EMI0007.0092     
  
    Durée <SEP> L-lysine <SEP> Rendement
<tb>  de <SEP> la <SEP> basé <SEP> sur <SEP> le
<tb>  culture <SEP> pH <SEP> produite <SEP> glucose
<tb>  (heures) <SEP> (mg/ml) <SEP> ajouté <SEP> (%)
<tb>  62 <SEP> 8,07 <SEP> 1,2 <SEP> 4,8
<tb>  86 <SEP> 7,39 <SEP> 1,8 <SEP> 7,2       Le     milieu    fermenté     qui    avait été cultivé à 280 C  pendant 86 heures fut filtré.

   A partir d'un litre de ce  filtrat, on obtint 0,2 g de cristal brut de     monochlor-          hydrate    de     L-lysine    et 0,55 g de cristal brut de     di-          chlorhydrate    de     L-lysine.  

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé pour produire de la L-lysine par fermen tation, caractérisé en ce qu'on cultive en aérobie une souche mutante du Micrococcus glutamicus, ayant besoin pour sa croissance d'un groupe d'amino-acides suivants :
    (a) homosérine, (b) thréonine et méthio- nine, (c) thréonine et cystathionine, ou (d) thréonine et homocystéine, dans un milieu de culture ne renfer mant pas lesdits aminoacides, en ce qu'on maintient le pH du milieu de culture dans les limites 5,1 à 8,5 jusqu'à ce qu'une quantité appréciable de L lysine s'ac cumule dans ledit milieu,
    et en ce qu'on recueille la L-lysine dans le milieu. SOUS-REVENDICATIONS 1. Procédé selon la revendication, caractérisé en ce que le milieu de culture contient au moins une source d'azote protéinée telle que la peptone, la NZ- amine, l'hydrolysat de caséine, l'hydrolysat de soja, l'extrait de viande et l'extrait de levure.
    2. Procédé selon la revendication, caractérisé en ce que le milieu de culture contient de la mélasse. 3. Procédé selon la revendication, caractérisé en ce que la souche mutante est le Micrococcus glutami- cus ATCC No 13286. 4. Procédé selon la revendication, caractérisé en ce que la souche mutante est le Micrococcus glutami- cus ATCC No 13287.
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