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Dispositif de recharge d'un accumulateur servant à l'alimentation d'un appareil électrique Pour alimenter certains appareils électriques, tels que récepteurs radiophoniques, magnétophones, etc., on se sert habituellement de piles sèches, ce qui permet d'utiliser ces appareils n'importe où, notamment en plein air. Cependant, ces piles s'usent assez rapidement, et il faut les remplacer de temps en temps. On a déjà proposé, il est vrai, de remplacer les piles par des accumulateurs qu'on peut alors recharger en cas de besoin au moyen du courant du réseau, en intercalant un redresseur.
Cette solution ne donne qu'imparfaitement satisfaction, et il serait souhaitable d'avoir à disposition un moyen pour recharger automatiquement l'accumulateur, et cela sans dépense d'énergie ni perte de temps.
La présente invention répond à ce désir. Elle a pour objet un dispositif de recharge d'un accumulateur servant à l'alimentation d'un appareil électrique non constitué par une pièce d'horlogerie, notamment d'un récepteur radiophonique ou d'un magnétophone, au moyen d'au moins une cellule photovoltaïque. Ce dispositif est caractérisé en ce que ladite cellule est reliée au moins approximativement sans résistance de charge à un condensateur qui est relié lui-même audit accumulateur par l'intermédiaire d'un interrupteur à fermeture périodique, commandé par un dispositif électromécanique alimenté par ledit accumulateur, ledit accumulateur étant partiellement rechargé à chaque décharge du condensateur.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du dispositif objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue schématique de cette forme d'exécution.
La fig. 2 montre un détail, à échelle agrandie. Le dispositif représenté sur la fig. 1 comprend plusieurs cellules photovoltaïques 1, montées en sé- rie. Les bornes extrêmes 2 et 3 de ce groupe de cellules 1 sont reliées pratiquement sans résistance de charge à un condensateur 4 par l'intermédiaire d'une diode 5, cette dernière étant orientée de manière à permettre aux cellules 1 de charger le condensateur 4 lorsqu'elles sont éclairées. Le condensateur 4 est relié à son tour à un groupe d'accumulateurs 6 par l'intermédiaire d'un interrupteur 7, ce dernier étant représenté plus en détail sur la fig. 2. Le groupe d'accumulateurs 6 alimente un dispositif électromécanique.
Dans l'exemple représenté schématiquement sur la fig. 1, ce dispositif électromécanique comprend un balancier moteur 8, qui est entraîné de manière non représentée par un dispositif de type connu, par exemple un moteur électromagnétique. Le balancier 8 est relié à une ancre 9 qui transforme le mouvement oscillant du balancier 8 en une rotation unidirectionnelle d'une roue d'encliquetage 10. Cette dernière entraîne une roue dentée 11 par l'intermédiaire d'un train d'engrenages 12.
Une lame métallique élastique 13, montée dans un support isolant 14, est disposée de manière à empiéter dans la trajectoire des dents de la roue 11, comme clairement montré sur la fig. 2.
Le dispositif décrit sert, comme déjà dit, à alimenter en courant continu un appareil électrique de faible puissance. Cet appareil, non représenté au dessin, peut être par exemple un récepteur radiophonique ou un magnétophone, et est branché aux points a et b montrés sur la fig. 1, c'est-à-dire aux bornes du groupe d'accumulateurs 6.
Le fonctionnement est le suivant Supposons que le balancier 8 oscille et entraîne en rotation la roue 11, qui tourne par exemple dans le sens de la flèche A (fig. 2), à une vitesse déterminée. Lorsque la dent 15 entre en contact avec la
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lame 13, l'interrupteur 7 se ferme pendant un temps t1 . La lame 13 est déformée élastiquement, et il arrive un moment où son extrémité quitte la pointe de la dent 15. L'interrupteur 7 s'ouvre donc et la lame 13 reprend sa position primitive, mais ne touche pas encore la dent suivante 16. L'interrupteur 7 reste ainsi ouvert pendant un temps t2.
En modifiant la longueur de la lame 13, on peut faire varier à volonté les temps t1 et t= . On peut par exemple faire en sorte que les temps t1 et t2 soient égaux entre eux. On pourrait d'ailleurs remplacer la roue dentée 11 par une simple came.
Si les cellules 1 sont éclairées, le condensateur 4 est chargé par le courant engendré par les cellules 1. A la fin de l'intervalle de temps t2 , l'interrupteur 7 se ferme, de sorte que le condensateur 4, maintenant chargé, recharge les accumulateurs 6. La décharge du condensateur se produit relativement lentement et l'on admet qu'elle est terminée au bout du laps de temps t1 . A ce moment-là, l'interrupteur 7 s'ouvre, de sorte que le condensateur 4 peut se charger à nouveau. Le cycle décrit peut donc recommencer.
Le dispositif électromécanique 8-12 pourrait être différent de celui qui est représenté sur la fig. 1. Ce pourrait être un dispositif comportant un oscillateur autre qu'un balancier (par exemple un diapason), ou même dépourvu d'oscillateur mécanique.
La diode 5 a pour but d'empêcher le condensateur 4 de se décharger à travers les cellules 1 lorsque ces dernières ne sont pas éclairées ; on sait en effet que les cellules photovoltaïques, lorsqu'elles ne sont pas éclairées, agissent comme une simple résistance.
Grâce à la disposition décrite et représentée, il est possible de recharger les accumulateurs 6 même si l'intensité de la lumière tombant sur les cellules 1 est assez faible. On voit en effet que le condensateur 4 peut se charger pendant un certain laps de temps t2 . Il emmagasine de ce fait une énergie appréciable qui, au bout du laps de temps t2, suffit pour recharger partiellement les accumulateurs 6. Lorsque le condensateur 4 est déchargé, à la fin du laps de temps t1 ou éventuellement plus tôt, les accumulateurs 6 cessent d'être rechargés.
Les accumulateurs 6 sont donc rechargés par intermittences, et finissent par atteindre leur charge maximale, si l'intensité de la lumière frappant les cellules 1 est suffisante.
La période de fonctionnement du dispositif, c'est- à-dire la durée d'un cycle t1 -I- t. , doit être déterminée de façon judicieuse en fonction du type et du nombre des cellules 1, de la capacité du condensateur 4 et de l'intensité probable de la lumière tombant sur les cellules 1. On peut d'ailleurs concevoir un jeu de cames, ou organes analogues, permettant de faire varier à volonté cette période si l'intensité moyenne de l'éclairage des cellules varie.