Dispositif d'encliquetage La présente invention a pour objet un dispositif d'encliquetage comportant une roue à rochet et un cli- quet d'entraînement et/ou de positionnement et au moins un aimant permanent pour appuyer les organes en contact, l'un contre l'autre.
On connaît de nombreux dispositifs d'encliquetage notamment ceux utilisés pour transformer un mouve ment oscillant en un mouvement de rotation et qui com prennent une roue à rochet entraînée par un cliquet pi voté sur l'organe oscillant et positionnée par un cliquet pivoté sur le bâti. La force de rappel des cliquets est créée par des ressorts qui s'arment lors du passage de la pointe du cliquet d'un entredent au suivant accroissant de ce fait la consommation d'énergie.
On a proposé des dispositifs utilisant un aimant per manent coopérant avec le cliquet. Une de ces construc tions (brevet suisse No 460640) propose de former un cliquet en L articulé à son coude et de faire appuyer l'extrémité d'une des branches du L contre la roue à rochet, en plaçant un aimant en regard de l'autre bran che. Cette construction nécessite le montage d'un ai mant en regard de chaque cliquet, et notamment sur l'organe oscillant porteur du cliquet d'entraînement. Une telle construction se limite cependant à une liaison entre un aimant et la branche du cliquet opposée à celle qui agit sur la roue.
La liaison magnétique n'a donc pas pour intermédiaire la roue entraînée. D'autre part, vu les dimensions de la pièce en L (longue branche appuyée sur la roue et courte branche en liaison magné tique avec l'aimant), il est probable que la longue bran che du cliquet travaillera partiellement en flexion. Le déplacement de la branche en liaison avec l'aimant en réponse au déplacement du bec du cliquet sera donc très faible, de sorte que la pression exercée sur le bec variera peu. De ce fait, la consommation d'énergie lors du passage du bec du cliquet d'un entredent au suivant sera sensiblement égale à celle d'un cliquet à ressort de rappel.
Finalement, une telle construction peut se heur ter à certaines difficultés d'exécution si elle est, appli quée à un cliquet d'entraînement monté sur un organe oscillant, tel qu'un diapason par exemple.
Une autre construction (brevet français No 1395583) propose d'attirer le cliquet périodiquement en fonction du mouvement de la branche oscillante du résonateur sur laquelle il est monté. Dans ce but, il a été prévu de monter une bobine magnétique à l'intérieur de la roue à rochet, cette bobine étant reliée au circuit électrique d'entretien du résonateur. Dans cette çonstruction le cliquet se présente sous la forme d'une lame élastique attirée sur la roue à rochet par la bobine. Cependant, pour attirer cette lame, il faut vaincre l'action de ressort qu'elle oppose et la consommation d'énergie n'est de ce fait pas diminuée.
Le dispositif objet de la présente invention est carac térisé en ce que l'aimant présente une direction d'aiman tation radiale par rapport au centre de la roue à rochet et est écarté d'une pièce en métal magnétique doux pour former un entrefer, les deux parties de cet entrefer étant situées respectivement de part et d'autre d'un cercle con centrique à la roue à rochet et de rayon égal au fond de sa denture, la partie de l'entrefer située à l'extérieur de ce cercle étant solidaire du cliquet d'entraînement et/ ou de positionnement pour appliquer le cliquet d'entraî nement et/ou de positionnement contre la roue à rochet.
Avec la construction selon l'invention, l'entraînement de la roue à rochet s'effectue avec une consommation d'énergie minimum, car lorsque le cliquet passe d'un entredent au suivant, l'entrefer augmente et la force d'attraction du cliquet sur la roue diminue, à l'inverse de ce qui se produit avec un ressort. D'autre part, le dis positif selon l'invention permet de supprimer l'influence du jeu du cliquet, du jeu et du malrond de la roue, ce qui n'est le cas pour aucun des dispositifs de l'art anté rieur.
Le dessin annexé représente schématiquement, à titre d'exemple, deux formes d'exécution et une variante du dispositif objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue de profil en coupe de cette forme d'exécution.
La fig. 2 est une vue semblable à la fig. I d'une variante de roue à rochet.
La fig. 3 est une vue en plan de l'une ou l'autre des figures précédentes.
La fig. 4 est une vue de profil en coupe selon la ligne 4-4 de la fig. 6 représentant une deuxième forme d'exécution.
La fig. 5 est une vue semblable à celle de la fig. 4 selon la ligne 5-5 de la fig. 6.
La fig. 6 est une vue en plan de cette seconde forme d'exécution avec un arrachement partiel.
Le dispositif représenté à la fig. 1 comporte une roue à rochet 1 moulée en Delrine (marque) pivotée dans un bâti 17, comportant une noyure 2 dans laquelle est fixée une rondelle 3 aimantée radialement ; cette ron delle 3 est obtenue par découpage d'une feuille d'acier au cobalt, de vanadium. Cette roue à rochet comporte un pignon denté 4 venu de fabrication avec elle et est montée sur un axe 5.
Un cliquet d'entraînement 6 (fig. 3) en acier trempé est monté à pivotement autour de l'axe 7 sur la branche 16 d'un organe vibrant oscillant selon la direction repré sentée par la flèche F, qui déplace l'axe 7 de la position représentée en trait plein à la position représentée en traits discontinus. Les moyens d'actionnement communi quant une oscillation à la branche 16 ne sont pas repré sentés. Citons à titre d'exemple le cas d'un diapason ou d'un oscillateur à torsion de mouvement d'horlogerie, entretenu par des moyens électromagnétiques à sa fré quence de résonance. Un second cliquet 8 est monté à pivotement autour d'un axe fixe 9 sur le bâti 17.
Le flux d'induction dans les entrefers formés entre les becs res pectifs des cliquets 6 et 8 et le pourtour de la rondelle 3 fait apparaître des forces radiales dirigées vers le contre de la roue.
Contrairement à ce qui se produit avec les ressorts de rappel, la force exercée sur le cliquet diminue lors qu'il se déplace radialement vers l'extérieur de la roue du fait de l'accroissement dé l'entrefer. Ceci constitue un avantage appréciable lorsque le dispositif est utilisé pour transformer des oscillations en rotation unidirection nelle. En effet, la perte d'énergie de l'oscillateur est sen siblement diminuée puisque, au lieu d'une augmentation de la force de rappel sur le cliquet, le dispositif décrit engendre une diminution de cette force lors du passage d'un entredent au suivant. D'autre part, les problèmes délicats de la fixation du ressort de rappel sont suppri més.
En outre, on remarque qu'un seul aimant provo que la force d'appui des deux cliquets contre la roue à rochet.
Outre sa construction simple découlant de l'incor poration de l'aimant permanent à la roue à rochet, cette construction supprime l'influence du jeu du cliquet, du jeu de la roue et du malrond de cette dernière.
Dans la variante représentée en fig. 2, la roue à ro chet 11 est rivée sur un arbre 15 contre une portée formée par les dents du pignon 14. L'aimant 13 est fixé dans la noyure annulaire 12. Mis à part ces modifications de construction, le dispositif d'encliquetage utilisant la roue à rochet 11 fonctionne exactement comme celui qui utilise la roue à rochet 1. Dans une autre forme d'exécution, non représentée, la roue à rochet est en métal magnétiquemcnt doux et les cliquets présentent des aimants permanents. Afin de créer un entrefer, on recouvre soit les cliquets, soit la roue à rochet, d'une couche de matière plastique.
On remarquera cependant que, dans cette dernière forme d'exécution, on n'obtient plus une augmentation de l'entrefer lors du passage d'un entredent au suivant. Cette forme d'exécution est donc moins avantageuse lorsque l'encliquetage est utilisé dans la transformation d'un mouvement oscillant en rotation unidirectionnelle du fait d'une plus forte consommation d'énergie. Par contre, dans d'autres applications où la consommation d'énergie ne revêt pas la même importance, cette forme d'exécu tion peut être avantageuse du fait de sa simplicité de fabrication. Dans cette variante, l'aimant n'a pas besoin d'être rapporté sur le cliquet. En effet, le cliquet peut être découpé dans une tôle d'acier magnétique et être ensuite aimanté convenablement.
Cette construction offre donc une très grande simplicité de fabrication puisqu'elle ne nécessite la fixation d'aucune pièce supplémentaire.
Dans la deuxième forme d'exécution représentée aux fig. 4 à 6, l'aimant 18 est constitué par un secteur fixé au bâti 17, qui pénètre librement dans la noyure 2 de la roue à rochet 1, de manière à se trouver vis-à-vis des cliquets 6 et 8. Le bord périphérique 19 de l'aimant 18 n'est pas concentrique à la roue à rochet 1. En effet, comme on le constate aux fig. 4 et 5, ainsi que dans la vue en plan de la fig. 6, l'entrefer entre le cliquet de positionnement 8 et l'aimant 18 est plus faible que l'entre- fer entre le cliquet moteur 6 et l'aimant 18.
C'est là que réside l'avantage de cette construction par rapport à celle des fig. 1 à 3. En effet, l'aimant étant solidaire de la roue à rochet 1, l'entrefer entre les deux cliquets est le même, tandis que dans la construction des fig. 4 à 6, l'entrefer étant plus grand pour le cliquet moteur 6, la force de rappel sera plus faible. Ceci est particulièrement avantageux pour accroître le rendement de l'organe vi brant 16 tout en assurant un positionnement sûr de la roue à rochet 1 par le cliquet de positionnement 8.
On peut remarquer toutefois que ce résultat pourrait être également obtenu dans 1a forme d'exécution des fig. 1 à 3 en recouvrant le bec du cliquet d'entraînement d'une couche de matière non magnétique, ce qui provoquerait une augmentation de l'entrefer.