<B>Transmetteur de couple</B> La présente invention a pour objet un transmet teur de couple utilisant l'inertie d'un liquide.
Ce transmetteur de couple comprend un tambour destiné à contenir un liquide, un organe entraîneur coaxial au tambour, une roue de retenue de liquide présentant des organes de retenue répartis autour de son axe, cette roue étant montée à l'intérieur du tambour de façon à tourner autour de son axe, celui- ci étant situé à une certaine distance de l'axe de l'organe entraîneur une roue solaire solidaire et coaxiale à un arbre de sortie qui est coaxial lui- même à l'organe entraîneur et qui est pivoté sur le tambour de façon à pouvoir tourner autour de son axe.
Il est équipé, en outre, d'organes intermédiaires qui relient la roue de retenue à la roue solaire de façon à permettre une transmission de couple entre ces roues, et d'organes de commande capables de régler la profondeur d'une couche annulaire de liquide formée à l'intérieur du tambour sous l'effet de la force centrifuge due à la rotation de l'organe entraîneur autour de son axe. Pendant la rotation du tambour autour de son axe et de la roue de retenue, les organes de retenue de cette roue traversent ladite couche annulaire de fluide et captent à l'intérieur de cette roue du liquide provenant d'une région du tam bour située sur le côté opposé de la roue de retenue par rapport à l'axe du tambour.
Cette roue de rete nue maintient le liquide à l'intérieur des organes de retenue contre l'action de la force centrifuge puis rejette ce liquide sur le côté de la roue de retenue voisin de l'axe du tambour.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, différentes formes d'exécution du transmetteur de couple selon l'invention. La fig. 1 est une vue en coupe axiale d'une pre mière forme d'exécution selon la ligne I-I de la fig. 2 ; la fig. 2 une vue en coupe selon la ligne II-II de la fig. 1 ; la fig. 3 une vue en coupe axiale d'une autre forme d'exécution du dispositif de la fig. 1 la fig. 4 une vue en coupe selon la ligne IV-IV de la fig. 5, d'une autre forme d'exécution;
la fig. 5 une vue en coupe selon la ligne V-V de la fig. 4 la fig. 6 une vue en coupe axiale selon la ligne VI-VI de la fig. 7 de l'appareil représenté aux fig. 4 et 5 mais pourvu d'un changement de vitesse à engrenage ; la fig. 7 une vue en coupe selon la ligne VII-VII de la fig. 6 ;
les fig. 8 et 9 des vues en coupe axiale d'une autre forme d'exécution encore la fig. 10 une vue en coupe selon la ligne X-X de la fig. 9 ; la fig. 11 est une vue schématique représentant un appareil analogue à celui de la fig. 1 et dans lequel le tambour et l'organe d'entraînement sont séparés, et la fig. 12 représente schématiquement un détail d'un organe d'une autre forme d'exécution encore. Les dispositifs représentés au dessin compren nent, dans plusieurs cas,
des aubes comme organes de retenue. Cependant, ces organes de retenue pour raient aussi être constitués par des palettes associés à une tôle de guidage comme on le voit par exemple à la fig. 12. Une aube en forme d'auget est simple ment une forme spéciale d'un organe de retenue de sorte qu'une roue à aubes constitue simplement une forme spéciale d'une roue de retenue. Dans le dispositif de la fila. 1, un bâti 2 supporte un tambour 4 pivoté sur des coussinets 10 de façon à être coaxial à un arbre d'entraînement 12 et un arbre de sortie 36. A l'intérieur du tambour 4, est montée une série de roues à aubes 6, 22 mobiles en rotation autour de l'axe de leurs arbres 7 et 23.
Les roues à aubes comprennent des aubes 8 et 18 répar ties autour de leurs axes. Des roues planétaires 50 et 20 sont solidaires des axes 7 et 23. Elles sont en prise avec des renvois 48 et 16. Ces renvois sont montés sur des tourillons fixes 47 et 17 qui sont solidaires du tambour 4. En outre, ces renvois sont en prise avec des roues solaires coaxiales 44 et 14. Ces deux roues solaires sont espacées axialement l'une de l'autre. La roue 14 est solidaire de l'arbre de sortie 36 alors que la roue 44 est solidaire d'un manchon 40 monté sur l'arbre 36. Une roue solaire 46 solidaire d'un manchon 38 est intercalée entre les roues 14 et 44, son manchon étant engagé entre l'arbre 36 et le manchon 40.
Cette roue solaire 46 est également en prise avec un renvoi en prise lui- même avec une roue à aubes semblable aux roues 6 et 22.
Le tambour 4 contient des paires de roues à aubes identiques telles que 22 ou 6, chaque paire étant composée de deux roues opposées en vue de l'équilibrage. La roue solaire 46 est en prise avec des renvois 52 (fila. 2), en prise eux-mêmes avec des roues à aubes 56. A l'intérieur du tambour 4 pénètre une tuyauterie 32 présentant une embou chure 30 dont la distance à l'axe de rotation peut être modifiée au moyen d'un levier 28 qui permet de faire pivoter cette tuyauterie autour de l'axe d'une ouverture 31 pratiquée dans le bâti 2 et à travers laquelle la tuyauterie 32 passe. Cette tuyauterie se trouve dans un compartiment 5 du tambour 4 qui communique avec un compartiment 5a par des ouvertures 26.
Le fonctionnement de l'appareil résulte des fila. 1 et 2. On introduit un liquide à l'intérieur du tam bour 4. Lorsqu'on entraîne l'arbre 12 en rotation dans le sens antihoraire vu à la fila. 2, le tambour 4 tourne avec l'arbre 12 en entraînant les renvois 16, 48 et 52 avec lui. Si l'arbre de sortie 36 est fixe, la roue solaire 14 l'est également. Les renvois 16 tournent autour de leurs axes dans le sens antihoraire et font tourner les roues planétaires 20 dans le sens horaire, par rapport à ces renvois.
En outre, ces renvois se déplacent à l'intérieur du bâti 2 de telle façon que pour chaque révolution du tambour 4 autour de son axe, les roues planétaires 20 effectuent chacune une révolution dans le sens opposé autour de son axe propre, si la roue solaire et la roue pla nétaire ont le même nombre de dents. La roue pla nétaire effectue dans ce cas un déplacement qui peut être appelé une translation circulaire. Lorsque le tambour 4 tourne, des forces centrifuges agissent sur le liquide qu'il contient de façon à le projeter contre sa paroi latérale sous forme d'une couche annulaire. Les aubes 18 se déplacent à travers cette couche dans le sens horaire par rapport à l'axe des roues plané taires 20 et se remplissent de liquide.
Du fait de la rotation du tambour 4 autour de son axe, le liquide contenu dans ces aubes est soumis à des forces cen trifuges qui sont dirigées dans le sens de la flèche 17a. Elles exercent de ce fait un couple dirigé dans le sens antihoraire sur ces roues planétaires. Ce cou ple est transmis par le renvoi 16 à la roue solaire 14 et peut être transmis sous forme de couple de sortie à l'arbre 36, ce couple agissant dans le sens anti- horaire, c'est-à-dire dans le même sens que le couple d'entrée.
L'effet des autres roues planétaires, des autres roues à aubes et des autres renvois est identique. Il en résulte également des couples de sortie qui peu vent être recueillis sur les manchons 38 et 40.
Le transmetteur de couple de la fila. 1. constitue un accouplement dans lequel une couche liquide d'épaisseur variable est utilisée avec trois systèmes planétaires. Le tambour 4 est porté par le cadre 2 et, dans cet exemple, il est fixe par rapport à l'arbre d'entrée 12. L'ouverture 30 de la tuyauterie 32 est dirigée dans le sens inverse du mouvement du tam bour 4 (fila. 2). Un conduit flexible relie la tuyaute rie 32 à un réservoir 34. Lorsque le tambour tourne sans contenir de liquide, il peut être rempli à partir d'un réservoir 34 et cela jusqu'à ce que la couche de liquide atteigne le niveau de l'ouverture 30.
La vitesse de rotation du tambour ainsi que celle du liquide ont pour effet une pression à l'intérieur de la tuyauterie 32 cette pression étant capable d'équili brer la pression du réservoir et empêcher tout écou lement supplémentaire du réservoir 34 dans le tam bour. Tout excès de liquide à l'intérieur du tambour est refoulé dans la tuyauterie et renvoyé au réservoir. On voit donc que l'épaisseur de la couche liquide à l'intérieur du tambour peut être contrôlée et com mandée en rapprochant ou en éloignant l'ouverture 30 de la paroi latérale du tambour 4. La fila. 2 mon tre différentes positions de cette tuyauterie. Dans une position 58, presque tout le liquide est évacué du tambour. Aucune des aubes ne touche le liquide en tournant. Aucun couple ne peut être développé et l'accouplement est ainsi dans la position dite neutre.
En amenant l'ouverture de la tuyauterie 32 dans une position 64, on laisse se former dans le tambour une couche de liquide 60. Les aubes des roues 22 captent du liquide et développent ainsi un couple qui est transmis à l'arbre de sortie 36 par la roue 20, le renvoi 16 et la roue solaire 14. En amenant l'ouver ture de la tuyauterie 32 dans une position 68, on laisse le liquide pénétrer dans le tambour jusqu'à un niveau 62, de sorte que les aubes des roues 56 peu vent également se remplir de liquide et développer un couple transmis au manchon 38 par la roue 54, le renvoi 52 et la roue solaire 46. La couche liquide 62 présente une profondeur plus grande que la cou che 68. Lorsque la tuyauterie 32 est dans une posi tion 70, la couche de liquide atteint un niveau 66 dont la profondeur est encore plus grande.
Les aubes 8 des roues 6 peuvent se remplir de liquide et entraîner le manchon 40 par l'intermédiaire de la roue 50, du renvoi 48 et de la roue solaire 44.
Chaque ensemble planétaire est constitué de façon à effectuer une translation circulaire à partir du moment où son arbre de sortie a atteint une vitesse qui est dans un rapport donné avec la vitesse de l'arbre d'entrée. Ces rapports de vitesse dépendent des rapports de denture entre les roues planétaires et les roues solaires. On peut ainsi développer à tous les étages le même couple que sur le premier étage en utilisant des roues à aubes plus petites.
L'accouplement représenté à la fig. 3 est équipé d'une boîte à vitesse. Chaque arbre de sortie peut entraîner un arbre principal 122 grâce à trois engre nages 104 et 126, 106 et 128 et 110 et 130. Un quatrième rapport de transmission peut être obtenu en amenant le pignon 110 dans une position 114, grâce à une roue dentée 118. La position du pignon 110 est ajustable au moyen d'un levier 108. Dans une position neutre N du levier 28, la tuyauterie 32 a son ouverture 30 en 58. Le tambour est alors vide de liquide. L'accouplement ne développe aucun cou ple et l'arbre 122 n'est pas entraîné. Dans la position de première vitesse, l'ouverture 30 est en 64 et le couple d'entraînement est transmis par la roue solaire 14 à l'arbre 112.
Un couple qui est un multiple du couple transmis et qui dépend du rapport des engre nages 110 et 130 est appliqué à l'arbre de sortie 122. L'accouplement décrit a tendance à entraîner la roue solaire à la même vitesse que l'arbre primaire. Cela signifie que l'arbre de sortie 122 atteindra une vitesse qui est proportionnelle dans le rapport des engre nages 110 et 130 à la vitesse de l'arbre primaire.
Lorsque le liquide du tambour 4 atteint le niveau 62, les roues à aubes 56 développent un couple qui est transmis par l'engrenage (106-128) à l'arbre 122. Le rapport de ce dernier engrenage est plus petit que celui du premier. Dans ces conditions, l'arbre 122 tourne plus vite que ne l'entraîne la roue 130. Ceci est rendu possible grâce à un dispositif à roue libre 120. Les roues planétaires qui entraînent la roue 130 se mettent au repos par rapport au tam bour du fait de ce dispositif à roue libre. L'arbre 122 atteint alors une vitesse qui est proportionnelle dans le rapport de l'engrenage (106-128) à la vitesse de l'arbre primaire.
De même lorsque le niveau du liquide atteint 66 la roue solaire 44 est entraînée, de sorte que l'arbre 122 se met à tourner à une vitesse qui est déter minée par le rapport de l'engrenage (104-126). Un dispositif à roue libre 124 libère la roue 128 et les roues planétaires en prise avec la roue solaire 46 s'immobilisent dans le tambour. La vitesse de l'arbre 122 monte à une valeur qui est proportionnelle à celle de l'arbre primaire dans le rapport des engre nages 34 et 126.
Entre le manchon 40 et le tambour 4, on peut intercaler également un dispositif d'entraînement à roue libre 42. Comme le tambour 4 est solidaire de l'arbre primaire 12, le manchon 40 est ainsi empê ché de tourner plus vite. Si l'on désire provoquer un découplage en laissant le fluide s'évacuer du tambour, par exemple pour passer de la troisième vitesse à la seconde, etc, on peut prévoir de petites ouvertures dans les aubes 8 et 18. Le liquide peut se vider des aubes par ces ouvertures, ce qui fait cesser le couple appliqué aux roues planétaires.
La marche arrière peut être engagée en amenant la tuyauterie 32 en position neutre, puis en dépla çant le pignon 110 dans la position 114 au moyen du- levier 108. Ce pignon forme alors un pignon de marche arrière (voir 116, fig. 3) qui vient en prise avec la roue 118.
Les appareils représentés aux fig. 4 et 5 com prennent deux systèmes planétaires séparés formant deux accouplements dans le même bâti. Chaque système planétaire peut être commandé séparément, de sorte qu'on peut appliquer un couple à un arbre de sortie 36 ou à un manchon 38 ou à tous les deux si on le désire. L'appareil comprend un tam bour 136 qui est divisé par des cloisons 182 en quatre compartiments. Les compartiments opposés sont reliés l'un à l'autre par des ouvertures 138 et 164 et des canaux annulaires 158 et 176. Le niveau du liquide dans le canal 176 est commandé par la position de l'ouverture 30 comme décrit précédem ment.
Dans une position 178 (fig. 5) l'accouplement est en position neutre, les compartiments 180 sont vides, de sorte que les roues 22 logées dans ces compartiments ne transmettent aucun couple. Dans une position 184 de l'ouverture 30, le liquide remplit les compartiments 180 jusqu'à un niveau qui permet aux aubes 18 de se remplir de fluide et de déve lopper un couple sur l'arbre 36.
Les compartiments opposés 188 peuvent être remplis ou vidés exactement de la même façon par une tuyauterie 32a logée dans le canal 158 et dont l'ouverture 30a commande le niveau du liquide.
Comme on l'a mentionné précédemment, les trous percés dans les aubes 8 et 18 permettent au liquide de vider ces aubes, ce qui annule le couple exercé sur les roues planétaires.
Aux fig. 6 et 7, on voit un accouplement sem blable à celui qui est représenté aux fig. 4 et 5, mais qui est combiné avec un engrenage différentiel permettant une transmission de couple et de vitesse à trois étages. Les deux tuyaux qui alimentant les deux groupes de compartiments en liquide sont placés l'un à côté de l'autre dans des canaux annulaires séparés 236 et 238. Le canal 236 est relié aux deux compartiments 242 par une ouverture 240.
Lorsque le compartiment 224 contient le liquide, il est possible d'exercer un couple sur une roue solaire différen tielle 254 au moyen d'un manchon 252, d'une roue solaire d'accouplement 204, d'un renvoi 220 et d'une roue planétaire 222. Un disque à téton 250 est relié à un arbre de sortie 262. Lorsqu'on exerce un couple sur la roue solaire différentielle 254, il se produit un couple de sens opposé sur une couronne den- tée 246 par l'intermédiaire du disque 250 et des pignons planétaires 248. Le déplacement de la cou ronne dentée 246 dans le sens indiqué ci-dessus est bloqué par un dispositif de verrouillage à sens uni que 276, qui est disposé entre la couronne 246 et le bâti 2.
Lorsqu'on introduit le liquide dans les compar timents 242 et qu'on expulse celui qui était contenu auparavant dans les compartiments 224, un couple s'exerce sur la couronne dentée 246. Ce couple a tendance à renverser le sens de rotation de la roue solaire 254 mais cette roue est empêchée de se mou voir dans ce sens par un dispositif de verrouillage à sens unique 208 qui est interposé entre un pignon 212 et le bâti 2 par exemple. La roue solaire 254 est reliée au pignon 212 par le manchon 252, la roue solaire 204, un renvoi 220, un arbre 218 et un second renvoi<B>216.</B> Bien que l'arbre 218 soit pivoté sur le tambour rotatif 4, la vitesse de la roue solaire 204 et celle du pignon 212 sont les mêmes si les diamètres des renvois 220 et 216 sont les mêmes.
Lorsque le couple est appliqué à la roue solaire 254 de l'engrenage différentiel, la couronne den tée 246 étant stationnaire, le disque 250 est entraîné en première vitesse. Lorsque le couple est appliqué à la couronne dentée 246 la roue solaire 254 étant stationnaire, le disque 250 est en seconde vitesse. Si l'on introduit maintenant du liquide dans les deux groupes de compartiments 242 et 244, la roue solaire 254 et la couronne dentée 246 sont entraînées à la même vitesse et dans la même direction de sorte que le disque 250 tourne également à la même vitesse et dans le même sens en réalisant ainsi un entraînement en prise directe. L'accouplement et l'engrenage différentiel ne comprennent alors aucune partie qui soit en mouvement relatif par rapport à une autre.
Lorsque tous les compartiments sont vides, le dispositif est en position neutre et on peut engager la marche arrière au moyen d'un mécanisme com prenant une douille 260 montée sur un manchon que présente le disque 250, par l'intermédiaire d'un anneau coulissant 258, d'un pignon 256, d'une roue dentée 254, d'un arbre 270, d'un pignon 268 et d'un pignon de marche arrière 266 (non représenté). Ce pignon 266 entraine le pignon de sortie 264. On peut obtenir ainsi trois vitesses en marche avant et trois vitesses en marche arrière. Pour permettre la marche en compression, un dispositif à roue libre 206 est intercalé entre l'arbre de sortie 262 et l'arbre d'entrée 210. La tuyauterie 232 est reliée à un réservoir.
La profondeur du liquide dans le tambour 4 peut être commandée en faisant pivoter les tubes 228 et 226 autour des axes des ouvertures 231 et 231a pratiquées dans le bâti 2. Ce mouvement peut être effectué au moyen de crémaillères coulissantes 284 et 290 en prise avec des segments dentés 285 et 289. Ces crémaillères présentent des prolongements en forme de poignée qui traversent des ouvertures étan ches 282 et<I>282a</I> pratiquées dans le bâti 2.
La fig. 8 représente encore le dispositif des fig. 4 et 5 équipé d'un autre système différentiel. Un des groupes de planétaires est relié à un arbre secon daire 332 alors que l'autre est relié à un arbre secondaire 354. Lorsque l'un de ces arbres secon daires est soumis à un couple provenant de l'accou plement, alors que l'autre arbre secondaire n'est sou mis à aucun couple, on peut sélectionner un pignon sur celui de ces arbres qui n'est pas soumis à un couple. Il est donc possible de changer le couple développé par l'arbre de sortie d'une première valeur à une seconde sans interruption.
Si l'on fait pénétrer du liquide dans les compar timents 318, il se produit un couple sur l'arbre secondaire 332 par l'intermédiaire de la roue 326, du pignon 344, du manchon 299 et de la roue solaire 300. Si l'on suppose que l'embrayage de synchronisation 330 a été amené auparavant en prise avec le pignon 334, le couple de l'arbre secon daire 332 est transmis à l'arbre 338 par la roue 340, qui détermine ainsi la première vitesse. Pendant ce temps, l'embrayage 350 peut être amené en prise avec le pignon 352 qui détermine la seconde vitesse de l'arbre de sortie par l'intermédiaire de la roue 340.
En faisant sortir du liquide des compartiments<B>318</B> et en en introduisant simultanément dans les compar timents 366 (ces compartiments 366 étant naturelle ment vides au préalable), l'entraînement passe de la première vitesse à la seconde sans que le couple exercé sur l'arbre de sortie 338 ne s'annule à aucun moment. Lorsque l'engrenage de seconde vitesse est engagé, la troisième vitesse peut être passée au moyen de l'embrayage 330, du pignon 328 et de la roue 336. Ces mobiles peuvent être amenés dans la position voulue pour cela. Une évacuation du liquide des compartiments 366 et l'introduction du liquide dans les compartiments 318 fait passer la transmission de couple du dispositif seconde vitesse au dispositif troi sième vitesse sans interruption de couple sur l'arbre 338.
Les mêmes opérations peuvent s'effectuer pour atteindre une quatrième vitesse qui est réalisée par un anneau d'embrayage 350 et des pignons 348 et 336.A partir de la quatrième vitesse, on peut encore engager une prise directe au moyen d'un enclique tage constitué par un anneau coulissant 342 venant en prise avec le pignon 344.
On a décrit ici cinq rapports de vitesses. Cepen dant, il est clair que l'on peut utiliser le nombre de vitesse que l'on désire. D'autre part, au lieu- d'utiliser tous les rapports de transmission pour la marche avant, un de ces rapports de ces transmissions ou plusieurs, peuvent être associés à un mécanisme de renversement de marche et réaliser des vitesses de marche arrière. On peut également pourvoir le dis positif de moyens permettant le roulement contre la compression du moteur, ces moyens étant par exem ple l'utilisation de la résistance du liquide contenu dans le tambour au déplacement des aubes de l'un ou de l'autre des planétaires.
Toutefois, ce procédé produit un développement de chaleur dans l'accou plement et il y a lieu de prévoir des moyens pour évacuer cette chaleur.
Une autre façon d'atteindre le but désiré est l'introduction d'une butée de limitation de vitesse ou d'une transmission à roue libre 302, entre l'arbre de sortie 318 et l'arbre d'entrée 306.
Les fig. 9 et 10 représentent encore une autre forme d'exécution d'un accouplement hydraulique. Cet appareil a une disposition inverse des précédents et trouve de nombreuses applications dans les trans ports, dans l'industrie, ou ailleurs. L'entrainement est direct lorsque du liquide est introduit dans les com partiments 384. Des roues planétaires 382 trans mettent alors le couple moteur à un arbre de sor tie 394. Pendant ce temps, un pignon 396 n'est solli cité par aucun couple. Pour obtenir l'entraînement de l'arbre de sortie 394 en sens inverse, on engage un anneau coulissant 404 sur un pignon 408.
L'élimina tion du liquide contenu dans le compartiment 384 et l'introduction simultanée du liquide dans des com partiments 370 amène une roue à aube 372 à déve lopper un couple sur une roue solaire 374, ce couple étant transmis par un pignon 396, un pignon de ren versement 400, un pignon 408, un arbre 406, le pignon 402 et le pignon 398 à l'arbre de sortie 394. Tous ces dispositifs permettent un passage progressif et régulier d'un couple à un autre et d'une vitesse à une autre.
A la fig. 11 est représentée schématiquement une forme d'exécution semblable à celle des fig. 1 et 2, mais qui comprend un tambour 4a à l'intérieur duquel est logé un organe entraîneur 4b, dans lequel sont montées des roues planétaires telles que 20 et des renvois tels que 48. Les autres signes de r6fé- rence désignent des parties identiques à celles qui sont représentées aux fig. l et 2. Les formes d'exécution représentées aux autres figures, que la fig. 11, com prennent toutes un tambour 4 qui remplit également les fonctions de l'organe entraîneur 4b de la fig. 1.
En fait, le tambour 4 est à la fois un tambour et un organe d'entraînement. La plaque de fermeture annu laire 480 (fig. 11) que traverse la tuyauterie 32 pour rait être fixée par rapport au bâti 2.
Les organes de retenue du liquide, au lieu d'être constitués d'aubes en forme d'auget pourraient aussi, comme à la fi-. 12, être constitués par des palettes radiales et planes telles que les palettes 450 montées sur une roue 452 solidaire d'une roue planétaire telle que 20. Pour que ces palettes puissent fonctionner correctement, il est nécessaire de placer en regard de la roue 452 une tôle de guidage 454 fixe par rapport au tambour.
A la fig. 12, la tôle 454 est représentée en coupe, mais on voit qu'elle présente une face latérale plane 456 représentée en pointillé à la fig. 12. Les palettes 450 traversent une couche annulaire de liquide 458 qui est appliquée contre la paroi du tambour et cap tent des parties de cette masse liquide dans des poches 459 qui se forment entre les palettes 450 et la tôle 454, sous l'action de la force centrifuge lorsque le tambour 4 tourne et qu'il se produit une rotation rela tive dans la direction de la flèche 463 entre le tam bour et la roue 462. Le liquide capté dans les poches 459 s'échappe comme le montre la flèche 460 ou dans le sens radial comme l'indique la flèche 462.
Ce liquide peut s'échapper soit à l'extérieur de la tôle 454 soit à travers une ouverture 461 pratiquée dans la face latérale de cette tôle de guidage. En d'autres termes, le liquide est capté par les organes de retenue (palettes et tôle de guidage) dans la cou che annulaire, c'est-à-dire dans une région du tam bour située au-delà de l'axe de la roue de retenue par rapport à l'axe du tambour. Ces organes de retenue maintiennent le liquide contre l'action de la force centrifuge de façon à le rejeter sur leur côté opposé c'est-à-dire du côté le plus près de l'axe du tambour. Il n'est pas nécessaire de pratiquer des ouvertures dans les palettes 450, car les jeux entre ces palettes et la tôle de guidage suffisent à la vidange des organes de retenue.
Pour bien comprendre le fonctionnement du dis positif décrit, il faut tenir compte de ce que lors de la translation circulaire, une roue planétaire et la roue de retenue qui lui est fixée restent dans la même position par rapport à leur axe commun tout le long de leur orbite autour de l'axe de la roue solaire qui leur est associée. Les organes de retenue du liquide situés d'un côté de la roue ont pour fonction de rete nir le liquide durant la rotation de cette roue autour de l'axe de la roue solaire. La force centrifuge agis sant sur la masse du liquide retenu par les aubes des roues de retenue crée un couple sur la roue solaire par l'intermédiaire de la roue planétaire et du renvoi correspondant.
Si l'on laisse le liquide s'échapper lentement par exemple par des perforations prati quées dans les aubes ou par les jeux qui subsistent entre les palettes et la tôle de guidage, la roue à aubes se déplace légèrement par rapport à sa position sta tionnaire entre les arbres d'entrée et de sortie, lorsque le couple doit être développé, il est nécessaire que les aubes se remplissent continuellement en puisant le liquide contenu dans la couche annulaire. Lorsque l'épaisseur de cette couche liquide est réduite à zéro, par suite d'une élimination du fluide par la tuyauterie 32, la roue à aubes se vide progressivement. S'il se produit un mouvement relatif, il en résulte des vitesses différentes pour l'arbre d'entrée et l'arbre de sortie.
Les organes intermédiaires reliant chaque roue de retenue à une roue solaire correspondante, pour raient aussi être des organes de transmission à chaîne.
Le fonctionnement des dispositifs décrits ci-des sus dépend de la présence sur un des côtés des roues à aubes d'une masse de liquide déséquilibrée. Il est clair que plus la masse du liquide retenu d'un côté de la roue est grande, plus le couple créé est grand. Cette circonstance joue un rôle dans le choix du liquide introduit dans le dispositif. Ce liquide peut en particulier contenir en solution ou en suspension des matières solides destinées à augmenter sa densité. C'est ainsi qu'on a constaté qu'un mélange d'huile de machine et de PbzO ou de Pb304 constitue un liquide donnant des résultats particulièrement favo rables.