Machine automatique pour la fabrication de gobelets ou de pots en papier La présente invention concerne les machines automatiques pour la fabrication de gobelets ou de pots en papier ou carton ou matière similaire du type obtenu en roulant un flan en forme de segment de couronne circulaire, que l'on colle ensuite le long de ses bords superposés, pour former le corps du gobelet, après quoi on y met en place un fond embouti que l'on colle et sertit dans ledit corps, pour former le gobelet. L'invention vise, plus particulière ment à réaliser une machine de ce genre qui soit simple, très compacte, d'un encombrement extrême ment réduit, d'un fonctionnement sûr, autonome, d'un entretien réduit au strict minimum, et capable d'une grande production de gobelets ou pots de qualité.
La machine automatique pour la fabrication de gobelets ou de pots en papier, suivant l'invention, comporte un bâti qui supporte: un magasin de flans découpés en segments de couronne circulaire et revêtus d'une couche de substance thermo-collante, au moins le long d'un de ses bords rectilignes et le long de son arc contre lequel sera collé le fond, un poste de formage des corps comportant un mandrin tronconique, des moyens d'enroulement d'un flan sur ledit mandrin, des moyens presseurs et chauffants pour assurer le collage du corps de gobelets le long d'une génératrice et des moyens d'éjection des corps de gobelets collés,
un distributeur propre à amener les flans, un par un, du magasin audit mandrin de formage, un poste d'emboutissage et de découpage des fonds de gobelets dans une bande de papier, un poste de montage pour la mise en place et le sertis sage des fonds dans les corps de gobelets, des moyens de transfert des corps de gobelets du poste de for mage au poste de montage et des fonds de gobelets du poste d'emboutissage et de découpage audit poste de montage, des moyens d'éjection des gobelets finis, et enfin des moyens de transmission propres à assu rer, à partir d'un moteur, l'actionnement des organes mobiles de la machine suivant la séquence des opéra tions successives à effectuer.
L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description suivante et à l'examen des dessins annexés qui montrent, à titre d'exemple, un mode de réalisation d'une machine, suivant l'invention pour la fabrication des gobelets en papier.
Sur ces dessins la fig. 1 est une vue, en perspective, de l'ensemble de la machine montrant, notamment, le devant de celle-ci et son côté gauche ; la fig. 2 est, également en perspective, une vue de l'ensemble de la machine, montrant, notamment, la face postérieure et le côté droit de celle-ci.
Toutes les figures suivantes sont établies en sup posant les capots de la machine enlevés.
La fig. 3 est une vue générale du côté droit de la machine ; la fig. 4 est une vue en plan correspondant à la fig. 3 ; la fig. 5 est une vue arrière de la machine ; la fig. 6 est une vue avant de la machine ; la fig. 7 montre, à plus grande échelle, en plan, le magasin de flans destinés à la confection des corps de gobelets ; la fig. 8 est une coupe verticale faite suivant la ligne VIII-VIII de la fig. 7 ;
la fig. 9 est, à plus grande échelle, une coupe verticale faite sensiblement suivant la ligne IX-IX de la fig. 6 ; la fig. 10 est une coupe horizontale faite sensi blement suivant la ligne brisée X-X de la fig. 9.
la fig. 11 est une vue de profil observée dans la direction de la flèche XI de la fig. 9 ; la fig. 12 est, à plus grande échelle, une coupe verticale faite suivant la ligne XII-XII de la fig. 4 ; la fig. 13 est, à une échelle un peu plus grande, une coupe verticale faite suivant la ligne XIII-XIII de la fig. 12 ;
la fig. 14 est, à plus grande échelle, une coupe verticale faite suivant la ligne XIV-XIV de la fig. 4, tous les outils étant supposés rapprochés du barillet ; la fig. 15 est une coupe verticale partielle faite suivant la ligne XV-XV de la fig. 4 ; la fig. 16 est une coupe horizontale faite suivant la ligne XVI-XVI de la fig. 15 ;
la fig. 17 est une coupe verticale faite suivant la ligne XVII-XVII de la fig. 15 ; la fig. 18 est une coupe verticale faite sensible ment suivant la ligne brisée XVIII-XVIII de la fig. 15 la fig. 19 est, à plus grande échelle, une vue de face d'un dispositif de transfert indiqué schématique ment sur la fig. 3 ; la fig. 20 est une vue en plan correspondant à la fig. 19 ;
la fig. 21 représente schématiquement un sys tème de verrouillage du dispositif d'emboutissage et de découpage des fonds de gobelets ; la fig. 22 est, à plus grande échelle, une coupe verticale faite suivant la ligne XXII-XXII de la fig. 4 ; les fig. 23 et 24 sont des coupes verticales faites, respectivement, suivant les lignes XXIII-XXIII et XXIV-XXIV de la fig. 22;
la fig. 25, montre, en plan, certains organes de la fig. 22 ; la fig. 26, est, à plus grande échelle, une coupe faite suivant la ligne XXVI-XXVI de la fig. 4 ; les fig. 27 et 28 sont des coupes faites, respecti vement suivant les lignes XXVII-XXVII et XXVIII- XXVIII de la fig. 26 ; la fig. 29 est une vue montrant, en plan, certains organes de la fig. 26 ;
la fig. 30 est, à plus grande échelle, une coupe horizontale faite suivant .la ligne XXX-XXX de la fig. 27, les outils étant supposés rapprochés du barillet ; la fig. 31 montre, en coupe, un détail de la fig. 24 ; la fig. 32 est une coupe faite suivant la ligne XXXII-XXXII de la fia. 31 ; la fig. 33 représente, en perspective, une pièce de l'outil de la fig. 31 ;
la fig. 34 montre, à plus grande échelle, l'outil de la partie inférieure de la fig. 28, en coupe suivant la ligne XXXIV-XXXIV de la fig. 28 ; la fig. 35 est une coupe faite suivant la ligne XXXV-XXXV de la fig. 34; la fig. 36 représente, en perspective, une pièce de l'outil des fig. 34 et 35 ;
la fig. 37 est, à plus petite échelle, une coupe faite suivant la ligne XXXVII-XXXVII de la fig. 34 ; la fig. 38 est, à plus grande échelle, une coupe de l'outil de striage de la fig. 27 ; la fig. 39 est, à plus grande échelle, une coupe horizontale suivant la ligne XXXIX-XXXIX de la fi-. 13 ; la fia. 40 est, à plus grande échelle, une coupe faite suivant la ligne XL-XL de la fig. 13 ;
la fig. 41 est une vue de détail, à plus grande échelle, montrant le dispositif compteur-délivreur de gobelets visible sur la fi-. 2 ; la fig. 42 est une vue en plan correspondant à la fig. 41 ; la fi-. 43 est, à plus grande échelle, une coupe partielle faite suivant la ligne XLIII-XLIII de la fia. 42 ; la fig. 44, est, à plus grande échelle, une coupe faite suivant la ligne XLIV-XLIV de la fig. 41 ;
la fig. 45, est, également à plus grande échelle, une coupe faite suivant la ligne XLV-XLV de la fig. 41 ; la fig. 46 est, également à plus grande échelle, une coupe faite suivant la ligne XLVI-XLVI de la fig. 41 ; la fig. 47 montre un flan destiné à la confection d'un corps de gobelet ; la fi,-. 48 représente un fond embouti de gobelet, prêt à être posé dans le corps ; la fig. 49 montre un corps de gobelet qui vient d'être roulé et collé ;
la fig. 50 montre l'état du corps de gobelet dont l'extrémité voisine du fond vient d'être striée ; les fi-. 51 et 52 montrent les deux phases succes sives de mise en place et de sertissage de l'extrémité du gobelet contre le rebord du fond.
la fig. 53 est une coupe axiale d'une variante de l'ensemble d'outil de roulage des bords des gobelets ; la fig. 54 montre, à plus grande échelle, la tête porte-mors seule, observée de face suivant la flèche LIV de la fig. 53 ; la fi-. 55 est une coupe faite suivant la ligne LV-LV de la fi-. 54 ;
la fig. 56 montre à l'échelle de la fig. 54, un porte-mors de roulage seul tel que vue sur la fig. 53, c'est-à-dire en coupe suivant la ligne LVI-LVI de la fig. 57 ; la fig. 57 est une vue de face observée dans la direction de la flèche LVII de la fig. 56 ; les fi-. 58 et 59 montrent, à plus grande échelle, deux détails des mors de roulage tels que vus sur la fig. 53 ;
la fig. 60 montre, à la même échelle que celle des fig. 54 à 57, un mors de rainurage seul, observé de face suivant la flèche LIV de la fig. 53 ; la fig. 61 est une coupe faite suivant la ligne LXI-LXI de la fig. 60, et les fi-. 62 à 65 sont des vues analogues à la fig. 53, et représentent seulement une moitié du dis- positif, au cours des différentes phases d'un cycle de roulage et de rainurage d'un bord de gobelet.
La machine à fabriquer les gobelets en papier représentée sur les dessins, est d'une forme extérieure générale parallélépipédique, comme on peut le voir sur les fig. 1 et 2.
Ses parois sont recouvertes par des capots et des tôles de protection, de sorte que la machine se pré sente, après enlèvement de ces capots et tôles, comme représentée schématiquement sur les fig. 3 à 6.
L'ossature de la machine comporte une table 1 supportée par une charpente 2 en profilés métalli ques, ainsi qu'un plancher 3, qui supportent les différents mécanismes.
La machine comporte essentiellement un maga sin 11 de flans destinés à la confection de la paroi latérale tronconique au corps des gobelets, un sys tème 12 d'enroulement et de collage de ces flans, un dispositif 13 de transfert des corps collés, un poste 14 d'emboutissage et de découpage des fonds de gobelets, des moyens 15 de transfert des fonds à la sortie de ce poste, un système 16 de mise en place des fonds dans les corps des gobelets, avec des moyens de collage et de sertissage des fonds, ainsi que des moyens pour rouler le bord supérieur du gobelet, et, enfin, un système compteur-délivreur 17 (fig. 2) qui met les gobelets en baguettes, telles que la baguette 18 comportant chacune,
un nombre prédéterminé de gobelets finis 20 emboîtés les uns dans les autres.
Les flans 31 (fig. 47) de corps de gobelets, et les fonds 30 (fig. 48) sont uniformément revêtus d'une couche de polyéthylène sur toute l'étendue de l'une de leurs faces, ou bien, les parties à réunir sont revêtues de polyéthylène ou d'une colle thermo- collante, de façon qu'on puisse assurer le collage des corps, le long d'une génératrice et le collage des fonds dans les corps, par simple pression au moyen d'outils chauds.
Dans tout ce qui va suivre, on va supposer, à titre de référence, que la petite face verticale de la machine qui comporte le tableau de contrôle 5 (fig. 1), avec les appareils de mesure et les organes de commande, est la face avant de la machine.
Le magasin à flans 11 est monté sur le côté gauche de la machine sur un support 21 (voir aussi fig. 7 et 8) en forme de caisson étanche fixé sur la table 1 de la machine ; il est constitué essentiellement par deux montants 22-23 formés, chacun, d'une pla que de tôle munie de deux pattes, telles que 24-25, montées à coulissement sur deux colonnettes 26-27, dont les extrémités inférieures sont fixées dans des rainures transversales 32-33 pratiquées dans deux pieds 28-29 respectivement.
Les pieds 28-29 sont fixés sur le support 21 au moyen de boulons 34 qui traversent des trous 35 desdits supports, allongés dans une direction parallèle à l'axe de symétrie des flans. On peut faire monter ou descendre les deux montants le long des colonnettes, les faire pivoter autour de celles-ci, les éloigner ou les rapprocher l'une de l'autre en faisant coulisser les colonnettes dans les rainures 32-33, et les éloigner ou les rapprocher de la partie principale du bâti de la machine par cou lissement des pieds 28-29 sur les boulons 34, pour les amener, à la fois, à la hauteur convenable et dans la position relative et l'orientation correspon dant aux dimensions et à la configuration des flans.
Les flans de corps de gobelets, tels que 31 sont rangés en une pile, entre les deux montants 22-23, et ils sont retenus, vers l'avant et vers l'arrière, par des rebords 22a, 23a, et 22b, 23b, respectivement desdits montants.
Le flan inférieur de la pile est supporté le long de ses deux rayons qui déterminent ses deux bords rectilignes concourants par des billes percées 42 enfilées sur deux tiges 43-44, montées dans les extré mités inférieures des rebords des montants, dans une direction légèrement inclinée vers le bas et vers l'inté rieur de la machine qui correspond au côté de sortie du magasin, qui est en même temps, celui du plus grand des deux arcs de cercle des flans.
Les pattes inférieures; telles que 24, de fixation des deux montants portent également une pièce 38 en forme de U dont la branche médiane supporte, en son milieu, une vis pointeau 39 dont l'axe se trouve très légèrement en dessous de l'axe de symétrie du flan inférieur de la pile de flans rangée entre les deux montants. La pile de flans repose donc unique ment par les bords rectilignes du flan inférieur, sur les filles 42, et par le sommet de son grand arc, sur la pointe de la vis 39. On peut régler axialement la vis pointeau 39 dans son support et la bloquer au moyen des deux écrous 47-48.
De plus, cette vis est montée dans un trou 49 allongé dans le sens vertical, pour qu'on puisse également la régler en hauteur.
Le poste 14 d'emboutissage et de découpage des fonds des gobelets (fig. 4 et 6) est également situé sur le côté gauche de la machine. Il comporte, tout d'abord, un magasin de matière première constitué par une grosse galette 51 (fig. 1 et 12) d'une bande de papier dont la largeur est un peu plus grande que le diamètre d'un flan circulaire destiné à faire un fond 30 de gobelet (fi-. 48) ; cette galette est enroulée sur un moyeu 52 (fig. 12) enfilé librement sur un arbre 53 fixé à l'ossature 2 de la machine et terminé par une clavette basculante 54 qui empêche la galette de tomber de l'arbre une fois mise en place.
En se déroulant de la galette, la bande de papier passe d'abord sous un galet de renvoi 57 (fig. 1), puis sur une table 58 (fig. 9 et 11) à bord d'attaque arrondi en 58a qui se trouve à la partie supérieure d'un bloc formé par un assemblage de plaques dési gné dans son ensemble par 61 et fixé à la paroi verticale de gauche 62 de la machine (fig. 9 et 11).
Deux coussinets 63-64 montés, respectivement, dans des glissières 65-66 dudit bloc supportent deux roulements à billes 67-68, dans lesquels sont mon tées les extrémités de l'arbre 71 d'un premier cylin dre 72 et, d'une façon analogue, deux autres cous sinets 73-74 supportent deux autres roulements 75-76 dans lesquels sont montées les extrémités de l'arbre 77 d'un deuxième cylindre 78 de même diamètre que celui du cylindre 72. La position des deux der niers coussinets dans leurs glissières est déterminée, avec précision, contre deux tubes entretoises 81-82 enfilés respectivement sur deux vis 83-84 montées dans le bloc 61 et dont les extrémités sont vissées dans lesdits coussinets.
Les deux autres coussinets 63-64 sont sollicités, vers les premiers, par deux ressorts 85-86 dont on peut régler la pression au moyen de deux vis de réglage 87-88 montées dans ledit bloc. Les deux cylindres sont ainsi appliqués l'un contre l'autre et la bande de papier, qui passe sur le dessus de la table 58, descend ensuite entre ces deux cylindres.
Les deux cylindres 72-78 portent, respectivement, deux roues dentées 91-92 en prise, dont les diamètres primitifs sont égaux au diamètre commun des deux cylindres. Le cylindre 72 est entraîné par le cylin dre 78, et ce dernier est, à son tour, entraîné pério diquement dans le sens de la flèche f.1 (fig. 9) par un dispositif comportant une roue libre 93 (voir aussi fig. 21) de tout type classique convenable, montée sur une extrémité de l'arbre 77 et sur laquelle passe une chaîne 94 dont une extrémité est reliée, par un ressort 95,à un ergot d'accrochage 96 soli daire de la paroi 62 de la machine,
et son autre extrémité par un autre ressort 97, à l'extrémité d'un levier oscillant 98 solidaire d'un manchon 101 qui porte un autre levier 102, muni d'un galet 103 en contact avec une came 104 constituée par un excen trique solidaire d'un arbre 105 qui tourillonne dans un palier fixe 106 (fig. 10) et qui est entraîné d'un mouvement de rotation continu sous l'action d'une commande qui sera décrite plus loin.
La partie menante de la roue libre 93, c'est- à-dire celle sur laquelle passe la chaîne 94 porte un ergot 111 (fig. 21) qui coopère avec un cliquet de verrouillage 112, constamment sollicité en position d'accrochage dudit ergot par un ressort 113 et pou vant être éloigné de la trajectoire dudit ergot par l'action d'un électro-aimant 114 contrôlé par un système qui détecte la présence des corps de gobelets avant leur arrivée au poste de pose des fonds, comme on le verra plus loin.
A chaque tour de l'arbre 105, le galet 103 est repoussé, et, par l'intermédiaire des leviers 102 et 98 et du ressort 97, il exerce une traction sur l'extrémité correspondante de la chaîne 94. Si le cliquet 112 n'est pas en position de verrouillage, la chaîne se déplace d'une quantité correspondante, en entraînant avec elle, la partie menante de la roue libre 93 et le cylindre 78 sur l'arbre duquel elle est montée, en faisant tourner celui-ci et le cylindre 72 d'un angle qui correspond à la longueur de bande 51 nécessaire à la fabrication d'un fond de gobelet.
La longueur de bande ainsi avancée descend ensuite contre la face avant d'une matrice circu laire 121 (fig. 9 à 11) d'emboutissage et de découpage des fonds, à axe horizontal, ladite face se trouvant sensiblement dans le plan vertical tangent aux deux cylindres 72-78. La matrice 121 est fixée contre une plaque 128 solidaire du bloc 61.
Coaxialement à la matrice 121, est disposé un piston circulaire 122 dont l'extrémité arrière est reliée, par une bielle 123 au maneton 124 d'un plateau manivelle constitué tout simplement par l'excentri que 104 solidaire de l'arbre 105. Le piston coulisse dans un fourreau cylindrique 125 maintenu, par ses extrémités, entre deux plaques 126-127 solidaires du bloc 61.
L'extrémité avant du piston 122 porte un poin çon cylindrique d'emboutissage 131 dont le diamètre extérieur est sensiblement égal au diamètre intérieur de la matrice 121 diminué de deux fois l'épaisseur du papier 51 dont est fait le fond de gobelet.
Le poinçon 131 est fixé sur l'extrémité du piston 122 par une vis centrale 132 et, entre les faces latéra les d'une gorge annulaire pratiquée dans ces deux pièces est serrée une bague de découpage 133 dont le diamètre extérieur est sensiblement égal au dia mètre intérieur de la matrice 121. La longueur axiale du poinçon 131, entre sa face extérieure et la bague de découpage, est au moins égale à la hau teur du bord qui sera relevé sur le fond embouti.
La conception générale de ce mécanisme est telle que, lorsque le poinçon 131 pénètre dans la matrice 121, il commence par emboutir un fond dans la bande de papier descendue devant la matrice 121 puis, lorsque la bague 133 atteint le bord de la matrice, elle assure le découpage du bord relevé du fond embouti, le poinçon continue sa course jusqu'à ce que son extrémité et le fond embouti soient com plètement sortis par la face arrière de la matrice, c'est-à-dire celle de gauche sur la fig. 9.
Lorsque le piston 122 recule, étant donné l'élasticité du papier dont est fait le fond embouti, celui-ci s'épanouit légèrement, d'une quantité sufisante pour que la tranche de son bord relevé vienne porter contre la face extérieure de la matrice et soit retenue immobile pendant que le piston continue à reculer. Lorsque le poinçon est de nouveau sorti de la matrice, vers la droite, le fond embouti tombe dans le couloir d'appro visionnement 15 sur lequel on reviendra plus loin.
Pour qu'on puisse commodément enfiler la bande de papier entre les cylindres 72-78, lorsqu'on met en place une nouvelle bobine, on peut écarter le cylindre 72 du cylindre 78 au moyen d'une manette 137 soli daire d'un arbre 138 qui tourillonne sur le dessus du bloc 61 et qui porte deux cames 139-139a agissant sur deux doigts 141-141a, montés à pivotement hori zontal sur ledit bloc de façon à repousser les deux coussinets 63-64 à l'encontre de leurs ressorts de rappel 85-86.
Un guide de sécurité constitué par une plaque 143 ajourée à un diamètre largement égal à celui de la bague 133 de découpage des fonds, se trouve à une petite distance (en avant de la face d'entrée de la matrice 121, la bande de papier à découper étant enfilée entre ledit guide et la matrice.
L'ensemble du dispositif d'emboutissage et de découpage des fonds est mis en mouvement à partir d'un moteur électrique 145 (fig. 3) fixé sur le plan cher 3 de la machine, par l'intermédiaire d'une trans mission qui comporte une poulie 146 fixée sur l'arbre du moteur, une courroie 147 qui passe sur la poulie 146, et sur une autre poulie 148 solidaire d'un arbre 149 monté dans un support 151, une roue de chaîne 152 fixée sur l'arbre 149, une chaîne 153 qui passe sur la roue 152 et sur une autre roue 154 fixée sur un arbre 155 qui tourillonne dans deux paliers 144 146 (fig. 4 et 26) d'une partie du bâti de la machine, formant caisson étanche 156, une autre roue de chaîne 157 (fig. 4 et 6) également fixée sur l'arbre 155,
une chaîne 158 qui passe sur la roue 157 et sur une autre roue 159 (voir aussi fi-. 11), solidaire de l'arbre<B>105</B> qui porte le plateau manivelle 104 du dispositif d'emboutissage et de découpage des fonds. On peut régler la tension des deux chaînes 153 et 158 au moyen de galets tendeurs 162-163 respecti vement.
Le poste 12 (fig. 4) de fabrication des corps des gobelets comporte quatre mandrins tronconiques 181, <B>182,</B> 183, 184, fixés horizontalement en étoile, par une vis 193 sur un porte-mandrins 185 (voir aussi fig. 13) formant tourniquet, solidaire de l'extrémité supérieure d'un arbre tubulaire vertical 186 qui tou- rillonne dans deux roulements à billes 187-188 mon tés, respectivement, à la partie supérieure et dans le pied d'une colonne 192 boulonnée sur la table 1 de la machine. Les mandrins sont évidés pour être légers et offrir une grande surface de refroidissement.
Chaque mandrin présente un méplat tel que 194 (fig. 12) qui s'étend sur toute sa longueur, le long de la génératrice qui se trouve sur le dessus, en vue de faciliter la mise en forme et le collage bien à plat des deux parties marginales rectilignes des flancs de corps de gobelets.
Dans l'exemple, la machine comporte donc quatre mandrins, et l'arbre tubulaire 186, qui porte ces mandrins, est animé d'un mouvement rotatif inter mittent, par quart de tour, sous l'action d'un méca nisme à cames, désigné dans son ensemble par 196 (fig. 13) et entraîné également à partir du moteur électrique 145, par une transmission qui comporte la transmission par courroie 147 (fig. 3) et la transmis sion par chaîne 153 déjà décrites plus haut, puis une roue de chaîne 201 portée par l'arbre<B>155,</B> sur laquelle passe une chaîne 202 qui passe aussi sur une roue dentée 203 portée par un arbre intermé diaire 204 tourillonnant dans une partie du bâti de la machine, formant un autre caisson étanche 205,
une autre roue dentée 206 (voir aussi fig. 4) solidaire de l'arbre 205 et sur laquelle passe une autre chaîne 207 qui passe aussi sur une autre roue dentée 208 montée sur un arbre 212 qui tourillonne dans deux paliers 213-214 fixés sur la table 1 de la machine, un pignon conique 215 goupillé sur cet arbre et en prise avec un autre pignon conique 216 fixé sur la partie supérieure d'un arbre vertical 217 (fig. 13) qui tourillonne dans deux roulements 218-219 montés dans des boîtiers 223-224 fixés à la table 1 et qui est l'arbre d'entrée du dispositif à cames 196. La tension des chaînes 202-207 est réglée au moyen de deux tendeurs 227-228 (fig. 3).
Le dispositif à cames 196 est du type décrit et représenté dans le brevet français NI, 1344262 au nom du titulaire.
Ce dispositif (fig. 13, 39 et 40) comporte essen tiellement un plateau 231 solidaire de l'arbre 186 qui est l'arbre mené, puis une came principale 232, une contre-came 233 et une came de transition 234, toutes les trois solidaires de l'arbre 217 qui est l'arbre menant.
Le plateau 231 porte huit galets disposés alter nativement sur l'une et sur l'autre de ses faces, à savoir : quatre galets 236, 237, 238 et 239 destinés à être actionnés par la came principale 232 et par la came de transition 234 et quatre galets 241, 242, 243 et 244 destinés à être actionnés par la contre- came 233.
L'ensemble du mécanisme baigne dans l'huile contenue dans un carter 245.
Les profils des cames sont étudiés de façon que, lorsque l'arbre menant 217 tourne d'un mouvement continu, il provoque, à chaque tour, un mouvement de rotation d'un quart de tour de l'arbre mené 186, et cela sans frottements, avec des accélérations et des ralentissements progressifs, et en assurant un ver rouillage positif de l'arbre mené entre deux change ments successifs de position angulaire de ce dernier. Pour plus de détails, il convient de se reporter à la demande de brevet français précitée.
L'axe du porte-mandrins 185 (fig. 4) se trouve en regard de la sortie du magasin de flans 11 et les mandrins sont à une hauteur telle que le plan du flan qui se trouve en bas de la pile soit sensiblement tangent au mandrin 181 qui se trouve en position de réception d'un flanc, le long de la génératrice infé rieure dudit mandrin.
Chaque flan est amené successivement du maga sin sous le mandrin correspondant au moyen d'un système de transfert qui comporte un coulisseau 247 (fig. 15 et 18) monté sur deux tiges cylindriques horizontales 248-249 solidaire du caisson 21 qui supporte le magasin de flans. Ce coulisseau porte un tube horizontal 252 muni de ventouses 253-254, au nombre de deux dans l'exemple, reliées par l'inter médiaire dudit tube et d'une conduite souple 255 à une source de dépression constituée par une pompe aspirante 256 (fig. 3) disposée dans le socle de la machine.
Le tube 252, qui porte les ventouses, est fixé sur la partie centrale d'un étrier 257 dont les extré mités sont solidaires de deux tiges verticales 258-259 qui peuvent coulisser verticalement dans le coulis- seau. L'ensemble est sollicité vers le bas sous l'action combinée de la pesanteur et d'un ressort de rappel 262.
Il peut être soulevé, pour la prise d'un flan, au moyen d'un mécanisme comportant un levier 263 (voir aussi fig. 16) qui, par l'une de ses extrémités, pivote autour d'un axe horizontal 264, porté par le caisson 21 et dont l'autre extrémité porte un galet 265 en contact avec l'extrémité inférieure d'un plot 266 solidaire de l'extrémité inférieure de la tige 259.
Le levier 263 porte, en un point intermédiaire de sa longueur, un galet 267 en contact avec une came 268 solidaire d'un arbre 269 qui tourillonne dans le caisson 21 et qui porte un pignon denté conique 272 en prise avec un autre pignon denté conique 273 solidaire de l'arbre horizontal 212 (voir aussi fig. 4).
Le mouvement de va-et-vient du coulisseau 247 sur les tiges 248-249 est assuré au moyen d'une transmission qui comporte une biellette 275 dont l'une des extrémités est articulée, sur le coulisseau, par un boulon à repos 276 (fig. 18), et l'autre extré mité articulée par un autre boulon à repos 277 sur l'extrémité supérieure d'un levier 278 dont l'extré mité inférieure pivote sur un axe 279 monté dans le caisson 21, ledit levier portant en un point intermé diaire, un galet 282 en contact avec une autre came 283 (fig. 16) également portée par l'arbre 269.
Le levier 278 est sollicité, dans le sens qui applique le galet contre la came, au moyen d'un ressort 284, dont une extrémité est attachée audit levier, et l'autre extrémité, à un ergot 285 solidaire du caisson.
La disposition est telle que, lorsque le coulisseau se trouve à sa fin de course vers la droite sur la fig. 15, c'est-à-dire vers l'extérieur, le tube porte- ventouses 252 se trouve au-dessous du magasin de flans et lorsque ledit coulisseau se trouve à l'autre extrémité de sa course, le porte-ventouses se trouve au-dessous du mandrin tronconique 181 prêt à rece voir un flan (fig. 4).
Le mouvement de montée du porte-ventouses se produit au moment où celui-ci se trouve au-dessous de la pile de flans. Les mouvements sont synchronisés de telle façon qu'à ce moment les ventouses soient soumises à l'aspiration par l'ouverture d'un robinet 286 (fig. 5 et 12) interposé sur la conduite de dé pression 255 et commandé par une came 287 égale ment portée par l'arbre 212.
La dépression est maintenue pendant que le cou- lisseau se déplace vers l'intérieur et jusqu'à ce que le flan soit repris par le dispositif de formage qui sera décrit plus loin, après quoi le coulisseau retourne vers l'extérieur, en position d'attente sous la pile de flans, la dépression étant interrompue pendant cette période de retour.
Le formage des corps de gobelets est assuré, sur les mandrins, au moyen d'un système de deux demi- coquilles 291-292 (fig. 15 et 17) de forme tronconi- nique correspondant à la forme des gobelets à obtenir, c'est-à-dire à la forme des mandrins. Les deux demi- coquilles sont supportées, par un de leurs côtés, par deux axes horizontaux 293-294 portés par poussoir central 295 qui coulisse dans un fourreau 296 soli daire du caisson 21.
Le poussoir 295 peut monter et descendre sous l'action d'une transmission qui comporte une bielle 298 et un levier 299 (voir aussi fig. 16) articulé, par l'une de ses extrémités, sur l'axe 279 et portant un galet 301 en contact avec une came 302 également portée par l'arbre à cames 269. Le levier 299 est sollicité vers le haut, c'est- à-dire dans le sens qui applique le galet contre la came, au moyen d'un ressort 303 (fig. 16) dont une extrémité est attachée audit levier et l'autre extré mité à une vis 304 montée dans le caisson 21.
L'ensemble des deux demi-coquilles est symétri que par rapport au plan vertical longitudinal médian passant par l'axe du poussoir central 295. Elles peu vent être remontées vers une position pour laquelle leurs axes <B>01</B> et 02 (fig. 17) viennent se placer, en se confondant, sur l'axe géométrique O du man drin 181 (fi-. 4) de réception d'un flan.
Ce mouve ment est assuré, par l'intermédiaire de deux bielles 306-307 de longueur réglable, au moyen de deux poussoirs individuels 308-309 qui coulissent dans des fourreaux 311-312 correspondants solidaires du caisson 21 sous l'action de deux leviers 313-314 reliés aux extrémités inférieures des deux poussoirs par des biellettes, telle que la biellette 315 respec tivement, lesdits leviers pivotant aussi sur l'axe 279 sous l'action de galets 317-318 portés respectivement par lesdits leviers et en contact avec des cames 321 322 portées par l'arbre à cames 269. Les deux leviers sont sollicités, vers le haut, dans le sens d'application des galets sur les cames, par deux ressorts 323-324.
La soudure des corps de gobelets est assurée par fusion de la couche de polyéthylène, le long des deux bords rectilignes du flan, au moyen d'un bloc chauffant 327 (fig. 5 et 12) muni d'une résistance électrique intérieure de chauffage (non représen tée) alimentée à partir de toute source de courant convenable.
Le bloc chauffant 327 est monté sur l'extrémité inférieure d'une tige 333 montée à coulissement sur l'extrémité d'une tige horizontale 334 dont l'autre extrémité est vissée dans un plateau 335 (voir aussi fig. 13) fixé sur l'extrémité supérieure d'une grande tige verticale 336 montée à coulissement dans l'arbre tubulaire 186 porte-mandrin. L'extrémité inférieure de la tige 337 est munie d'un moyeu 337 monté entre deux branches d'une chape double constituée par deux plaquettes (338-339) (voir aussi fig. 12) fixées de part et d'autre d'un bloc parallélépipédi que 342,
les deux autres branches de la chape étant articulées sur un moyeu 343 appartenant à un levier à deux bras qui pivote, par sa partie centrale, sur un support 345 fixé dans le plancher 3 de la machine (voir aussi fig. 3). La chape sert de bielle de liaison entre la tige 336 et le levier oscillant 344, l'autre extrémité de ce levier étant reliée, par une bielle 346, à l'extrémité libre d'un autre levier 347 qui pivote sur un axe 348 monté dans des paliers 349-350 (fig. 22 et 25) fixés contre la paroi verticale 432 du caisson 205.
Un galet 352, monté en un point inter médiaire de la longueur du levier 347 est maintenu en contact avec une came 353, portée par l'arbre 204 (fig. 4, 14, 22 et 25), par un ensemble de deux ressorts tels que 354 (fig. 13) disposés de part et d'autre de la tige verticale 346 et ayant une extré mité accrochée à une attache 355 fixée au plan cher 3, tandis que leur autre extrémité est accrochée à une traverse 359 fixée, de façon réglable en hau teur, sur la tige 346.
Le bloc chauffant 327 (fig. 5 et 12) est incliné du même angle que la génératrice supérieure au mandrin 181, au-dessus duquel il est monté, de façon que son bord inférieur puisse venir s'appliquer contre les deux bords du flan repliés l'un sur l'autre, contre le méplat 194 dudit mandrin. La tige 333, qui porte le bloc chauffant, est sollicitée vers le bas par la pesanteur et par un ressort 356, sa course étant limitée par une bague 357 munie d'une vis de pres sion 358 serrée sur l'extrémité supérieure de ladite tige, de façon que la bague bute contre la face supérieure de l'extrémité de la tige horizontale 334.
Chaque fois que l'arbre à cames 204 fait un tour, le levier 347 effectue une oscillation et, par l'inter médiaire de la transmission décrite plus haut, le bloc chauffant descend et remonte. Les courses sont réglées de façon telle que, lorsque la grande tige verticale 336 occupe sa position la plus basse, le ressort 356 soit légèrement comprimé afin que, compte tenu du montage avec jeu, formant rotule, du bloc chauffant sur l'extrémité inférieure de la tige 333, le bord inférieur dudit bloc soit appliqué uniformément sur toute la surface du méplat du mandrin.
On remarquera que la tige centrale 336 qui porte le bloc de chauffage, se trouve immobilisée en rotation par la chape 338-339 à laquelle on a donné une largeur substantielle pour bien assurer le positionnement angulaire de ladite tige et du bloc de chauffage qu'elle porte.
Le plateau 335 porte, en plus du bloc de chauf fage, deux blocs 361-362 (fig. 5, 12 et 13) de refroidissement successif qui se trouvent positionnés, respectivement, au-dessus des deux mandrins sui vant l82-183 (voir aussi fig. 4). Ils sont, chacun, d'une structure analogue à celle du bloc chauffant, mais, au lieu d'être munis d'une résistance chauf fante, ils présentent un conduit intérieur 363 (fig. 13) de circulation d'eau de refroidissement.
Les deux conduits des deux blocs de refroidissement sont montés en série et, pour cela, ils sont reliés entre eux par une conduite souple 364 (fig. 5), l'arrivée d'eau froide se faisant par une conduite 365 reliée au bloc 362, et la sortie se faisant par une conduite 366 reliée à l'autre bloc 361. La circulation de l'eau de refroidissement se fait donc dans le sens corres pondant au principe des circulations à contre-cou rant entre le fluide à refroidir et le fluide refroidis seur, c'est-à-dire que l'eau froide arrive d'abord dans le deuxième bloc de refroidissement.
La machine comporte donc un poste de récep tion, de formage et de collage des corps de gobelets, constitués par l'ensemble associé au mandrin qui se trouve, à l'instant considéré, en regard du magasin de flans, deux postes successifs de refroidissement, et un quatrième poste qui est le poste d'éjection d'où le corps de gobelet roulé et collé va être transféré au poste de montage ou de pose des fonds.
Le système d'éjection des corps de gobelets des mandrins comporte un poussoir 371 (fig. 13 et 14) monté à une extrémité d'une tige 372 qui coulisse dans une direction parallèle au méplat du mandrin 184 qui se trouve dans le plan vertical longitudinal médian de la machine, du côté de la face avant de celle-ci, de façon que ledit poussoir frotte sur le méplat du mandrin et repousse le corps de gobelet vers l'avant de la machine en le faisant sortir du mandrin.
La tige coulissante 372 est montée dans un guide 373 fixé à l'extrémité inférieure d'une autre tige 374 qui coulisse dans un autre guide 375 solidaire du plateau supérieur 335, le mouvement de va-et-vient de la tige coulissante 372 qui porte le poussoir 371 est assuré par une transmission qui comporte deux bielles telles que 376, articulées, par l'une de leurs extrémités, de part et d'autre du poussoir<B>371,</B> et par leur autre extrémité sur deux bras 378 qui pivotent sur un axe 379 porté par l'extrémité supérieure de la tige verticale 374.
L'axe 379 porte un autre bras 382 sur lequel est articulée, au moyen d'un axe 383, une extrémité d'une bielle 384 dont l'autre extrémité est articulée sur la tige 385 qui supporte le premier bloc de refroidissement 361. Un ressort 387 sollicite la tige 374, vers le bas, par rapport au plateau supé rieur 335.
L'extrémité inférieure de la tige coulissante ver ticale 374 est munie d'une vis de réglage 386 dont la tête est destinée à venir reposer sur la face plane du plateau 185 qui porte les mandrins: on règle cette vis de façon que le poussoir 371 affleure exac tement la surface du méplat du mandrin.
Lorsque le plateau 335, qui porte les blocs de collage et de refroidissement, occupe sa position haute, l'extrémité inférieure de la tige coulissante 374, c'est-à-dire la tête de la vis 386 se trouve à une certaine distance du plateau et, en même temps, le poussoir 371, se trouve également à une certaine distance au-dessus du méplat. Lorsque le plateau descend avec les blocs de soudure et de refroidisse ment, l'ensemble du mécanisme d'éjection qu'on vient de décrire descend avec lui et il arrive un moment où la tête de la vis 386 vient reposer sur la face supé rieure du plateau 185.
A partir de ce moment, la tige coulissante verticale 374 ne peut plus descendre, mais l'ensemble est réglé de façon que le plateau 335 qui porte les blocs, descende encore d'une certaine quantité, de sorte que les leviers 378-382 pivotent sous la traction exercée par la bielle 384 d'un certain angle, dans le sens de la flèche f2 (fig. 13) de sorte que la tige coulissante 372, qui porte le poussoir 371, se déplace vers la droite (fig. 13) en repoussant, devant elle, le corps de gobelet 634 qui se trouvait sur le mandrin 184.
Lorsque le plateau 335 remonte, pendant la première partie de sa course, il provoque le pivote ment du levier à deux branches dans le sens opposé à celui de la flèche f2, et, en même temps, le recul du poussoir 371, puis, dans le reste de sa course, la tête de la vis 386 se soulève et s'éloigne du plateau 185, la tige coulissante verticale 374 étant soulevée par la face supérieure du plateau 335.
Le gobelet, ainsi éjecté du mandrin, tombe sur l'extrémité amont du transporteur horizontal 13 (fig. 3) constitué par deux courroies trapézoïdales sans fin 391-392 (fig. 19 et 20) qui passent sur deux poulies doubles 393-394 montées respectivement sur deux arbres 395-396 qui tourillonnent dans un support 397 solidaire du caisson 205.
L'ensemble de ce transporteur à courroies est situé dans le plan vertical longitudinal médian de la machine. Il est mis en mouvement par une trans mission qui comporte une poulie 401, fixée sur l'arbre 396, et sur laquelle passe une courroie trapé zoïdale 402 (fig. 3) qui passe aussi sur une autre poulie 403 solidaire d'un arbre de renvoi 404 qui tourillonne dans un support 405 solidaire de la table de machine, ledit arbre portant une autre poulie 406 dans laquelle passe une courroie 407 qui passe aussi sur une autre poulie 408 fixée sur l'arbre 212 (voir aussi fig. 4).
Ce dernier est entraîné, à partir du moteur électrique 145 par les transmissions par courroie et par chaînes déjà décrites plus haut.
Deux guides latéraux 41l-412 solidaires du support 397 du transporteur sont destinés à empêcher les corps des gobelets de tomber latéralement au cours de leur transfert sur les courroies 39l-392.
Le transporteur à courroies est équipé d'un dispositif électronique 413 à cellule photoélectrique qui contrôle un électro-aimant 114 (fig. 21) d'action- nement du cliquet 112 de verrouillage du système d'emboutissage et de découpage des fonds de gobelets.
Chaque fois qu'un corps de gobelet passe sur le transporteur 13, le rayon lumineux reçu par la cellule du dispositif photoélectrique 413 est intercepté et produit par l'intermédiaire d'un système électronique non représenté en détail, l'alimentation de l'électro aimant 114 (fig. 21) qui attire le cliquet et libère la roue dentée 93 d'actionnement des cylindres d'avance de la bande de papier destinée à la fabrication des fonds. Le passage d'un corps de gobelet déclenche automatiquement la fabrication d'un fond.
Inversement si, pour une raison quelconque, telle que, par exemple, l'absence de flans, dans le maga sin 11, un corps de gobelet ne se présentait pas sur le transporteur 13, la cellule photoélectrique ne serait pas influencée et le cliquet 112 resterait verrouillé de sorte que la bande de confection des fonds n'avancerait pas et qu'il n'y aurait pas de découpage d'un fond.
Cette mesure de sécurité est pratiquement indis pensable, car, en effet, si un fond venait se placer dans le poste d'assemblage d'un fond sur un corps de gobelet, poste qu'on va décrire maintenant, alors qu'un corps de gobelet ne se présente pas audit poste, cela risquerait de provoquer une détérioration de la machine puisque le fond tomberait dans les mécanismes.
Le poste 16 (fig. 3 et 4) de montage du fond sur le corps de gobelet et l'exécution du bord roulé du corps du gobelet, du côté de son ouverture, comporte un barillet rotatif 417 (voir aussi fig. 14),à axe horizontal, solidaire d'un arbre longitudinal 418 tou- rillonnant, par l'une de ses extrémités, dans un roulement à billes 419 (voir aussi fig. 13) monté dans la colonne 192 et, par son autre extrémité, dans un palier 421 (fig. 4 et 26) fixé à la paroi verticale 422 du caisson 156.
Le barillet 417 comporte six alvéoles identiques équidistants tels que 423 (fig. 14), de réception des corps de gobelets, de forme tronco nique, ayant la même conicité que lesdits corps.
A chaque temps de fonctionnement de la machine, c'est-à-dire chaque fois qu'un mandrin se déplace d'un quart de tour, au poste de fabrication des corps de gobelets, le barillet doit pivoter de 1/r, de tour pour qu'un alvéole remplace le précédent.
A cet effet, l'arbre 418 porte une roue dentée conique 424 de diamètre primitif égal à une fois et demie le diamètre primitif d'une autre roue conique 425 avec laquelle elle est en prise et qui est solidaire de l'arbre vertical rotatif tubulaire 186 (voir aussi fig. 13) qui porte le plateau 185 sur lequel sont montés les quatre mandrins en étoile.
Chaque fois que l'arbre vertical <B>186</B> fait un quart de tour, l'arbre horizontal 418 et le barillet 417 font donc 1/,; de tour. Lorsque le barillet est en période d'arrêt, un alvéole se trouve à la verticale de l'axe dudit barillet. Cet alvéole constitue le premier poste 426 ou poste de réception des corps de barillet et se trouve exactement dans le prolongement du trans porteur à courroies 13, à l'extrémité aval de celui-ci.
Le gobelet, lancé par le transporteur, est donc projeté dans ledit alvéole avec une force suffisante pour que, par inertie, il s'y enfile pratiquement, tota lement.
Le barillet tourne dans le sens de la flèche f 3 (fi-. 14, 22, 26) de sorte que l'alvéole 423 qui se trouve en haut, au poste de réception, passe ensuite au deuxième poste 427 (fig. 22 et 26) dans lequel le corps du gobelet est enfoncé à fond au moyen d'un poussoir 428 (fi-. 23) monté sur une extrémité d'une tige creuse 429 qui coulisse horizontalement dans un guide 431 fixé à la paroi 432 (voir aussi fig. 4) du caisson 205 exactement dans l'axe dudit alvéole.
Le mouvement de coulissement de la tige 429 est as suré au moyen d'un levier 433 (fig. 22 et 23) dont une extrémité oscille autour d'un axe fixe 434 (voir aussi fig. 25) et dont l'autre extrémité est reliée, par une biellette 435,à une noix 436 montée sur l'extré mité arrière de ladite tige coulissante entre deux écrous de réglage 437-438 montés sur l'extrémité à cet effet, filetée,
de ladite tige. Le mouvement oscillant du levier 433 est assuré par la coopération d'un galet 439 porté par ledit levier et en contact avec une came 441 solidaire de l'arbre 204 qui tourillonne dans les deux parois latérales correspondantes du caisson 205.
Cet arbre est entraîné en rotation, à partir du moteur, au moyen des transmissions par courroie et par chaînes déjà décrites plus haut.
Un ressort 442 enfilé sur la tige 429 s'appuie, par l'une de ses extrémités, contre le guide 431 et, par son autre extrémité, contre l'écrou 437, de façon à solliciter le levier 433 dans le sens qui applique son galet contre la came.
L'emplacement de la course du poussoir 428 est réglé avec précision, de façon que le corps de gobelet soit repoussé exactement à une profondeur prédéter minée de l'alvéole du barillet, pour que la suite des opérations se fasse correctement.
Dans l'axe du poussoir d'enfoncement d'un corps de gobelet dans un alvéole du barillet, se trouve, de l'autre côté dudit barillet, un outil 445 (fig. 27) de striage de l'extrémité du corps du gobelet voisine du fond, cette opération de striage ayant pour but de faciliter l'opération suivante de sertissage du fond.
L'outil de striage 445 (voir aussi fig. 38) est constitué par une rondelle 446 présentant une surface tronconique 446a très évasée, munie de striures radiales 446b.
La rondelle 446 présente une gorge annulaire 450 dans laquelle est logée une résistance électrique de chauffage. Elle est fixée sur une plaque de fond 447 solidaire d'une extrémité d'une tige tubulaire 448 qui coulisse dans un fourreau ou guide 449 monté dans la paroi transversale 422 du caisson 156.
Afin que la chaleur emmagasinée dans la rondelle 446 ne se transmette pas trop à la paroi 422 du caisson, on a prévu, dans la plaque 447 et dans la tige tubulaire 448, des perforations 451 et 452, respectivement.
Le mouvement de coulissement de la tige 448 qui porte l'outil de striage 445 est assuré, à partir de l'arbre à cames 155 entraîné, par la commande par chaîne, déjà décrite plus haut, à partir du moteur électrique, par l'intermédiaire d'une transmission comportant un levier 456 qui oscille, autour d'un axe 457 monté dans deux paliers 458-459 (fig. 26, 27 et 29), fixés sur la table 1 de la machine et qui porte deux galets 460, 461 en contact avec deux cames 462, 465 portées par l'arbre 155, tandis que l'extrémité libre dudit levier oscillant 456 est reliée, par une biellette 463,à une traverse 464 fixée sur l'extrémité avant de la tige 448 et,
en même temps sur l'extrémité avant d'une autre tige coulissante 466 portant un outil 467 sur lequel on reviendra plus loin. L'extrémité avant de la tige 448 est positionnée dans la traverse mobile 464 au moyen de deux écrous 468-469 montés sur l'extrémité à cet effet filetée, de ladite tige et portant sur les deux faces opposées correspondantes de ladite traverse. Le poste suivant 472 (fig. 22 et 26) est un poste de mise en place d'un fond dans un corps de gobelet et de sertissage à chaud de ce fond.
Dès sa sortie du poste 14 (fig. 4) d'emboutissage et de découpage des fonds de gobelets, chaque fond tombe dans le couloir 15 incliné sensiblement à 450 vers le bas et vers l'intérieur de la machine et abou tissant dans une lanterne 473 (fig. 23), constituée par une pièce de forme générale tubulaire tronconique avec une échancrure latérale 473a par laquelle peut passer un fond pour se déposer dans ladite lanterne.
Celle-ci est fixée contre la paroi verticale transver sale 432 du caisson 205, dans l'axe de l'alvéole sui vant un barillet 417, exactement en dessous de l'alvéole qui se trouve au poste de mise en place et de striage des corps.
Coaxialement à la lanterne 473 est monté un poussoir 475, porté par une tige 476 qui coulisse dans un fourreau fixe 477 sous l'action d'un levier oscillant 478 dont une extrémité est montée sur un axe 479 porté par deux paliers 481-482 (voir aussi fig. 25) fixés sur la table 1 de la machine, .tandis que son autre extrémité est reliée, par une biellette 483 à une noix 484 fixée d'une façon réglable, entre deux écrous 485-486, sur l'extrémité arrière, à cet effet filetée, de la tige 476.
Le levier 478 porte deux galets 474-480 qui coopèrent avec deux cames 486 490 (fig. 22), respectivement, portées par l'arbre 204.
La tige 476 du poussoir 475 est creuse et reliée, par une conduite 487 à une source de dépression convenable par l'intermédiaire d'un robinet- 488 (fig. 5) contrôlé par une came 489 portée par l'arbre 212.
Le but de cette aspiration est de maintenir tempo rairement le fond de gobelet appliqué contre la face avant du poussoir 475 pendant le transfert dudit fond dans un corps de gobelet déjà enfilé dans un alvéole du barillet 417.
En regard du poussoir 475 de mise en place des fonds, de l'autre côté du barillet, se trouve l'outil 467 (fig. 27) de sertissage à chaud du bord du gobelet contre ledit fond. Cet outil comporte une plaque annulaire 491 (voir aussi fig. 30) fixée à deux tiges coulissantes parallèles 492-493 montées respective- ment dans deux guides 494-495 solidaires d'une pla que 496 fixée contre la paroi transversale 422 du caisson 156 au moyen de vis 497.
Le coulissement des tiges 492-493 est limité, vers l'arrière, par des écrous 498, munis de contre-écrous 498a et venant buter contre l'extrémité avant des guides 494-495. La plaque annulaire 491 présente un alésage constitué par une suite de deux troncs de cônes évasés vers l'arrière de la machine pour s'engager sur la petite extrémité plissée du corps du gobelet et la rétreindre. Dans l'épaisseur de la plaque annulaire 491 se trouve un conduit 499 alimenté en huile à partir de toute source convenable. Un couvercle annulaire 501 est fixé à la plaque 491 au moyen de vis telles que 502.
Coaxialement à cette première partie de l'outil, est montée une autre partie constituée par un pla- teau 503 solidaire d'une tige creuse 504 qui peut coulisser dans un autre manchon 505 soudé à la plaque 496. Contre la face avant du plateau 503 est soudé un serpentin 507 parcouru par de l'eau froide en vue d'éviter un échauffement excessif dudit plateau.
Contre la face arrière du plateau 503 est fixé un couvercle 508 présentant des gorges radiales à bords parallèles 509 (voir fig. 35) qui correspond à un outil de structure presque identique représenté sur la fig. 34 à laquelle on peut aussi se reporter utilement pour bien comprendre la structure de l'outil de la fig. 30. Dans chaque gorge 509 est monté un pion coulissant 511 (voir aussi fig. 36) sollicité vers le centre par un ressort hélicoïdal de compression 512 dont une extrémité s'appuie contre la face intérieure du bord cylindrique du couvercle 508, et l'autre extrémité, contre le fond d'un trou radial 513 pra tiqué dans ledit pion.
Chacun des pions 511 porte un doigt 515 fixé audit pion par une vis 516. Ledit doigt présente une surface extérieure en forme de portion de surface tronconique 511a (fig. 30) correspondant à l'intérieur de l'extrémité inférieure du corps 634 du gobelet repliée contre le rebord du fond 30.
Les doigts 515 s'écartent simultanément vers l'extérieur, en même temps que les pions 511 qui les portent, sous l'action de la tige 466 (voir aussi fig. 27) dont on a parlé plus haut, qui coulisse à l'intérieur de la tige creuse 504 et qui présente une extrémité appointie avec des facettes 517a, en forme de faces latérales d'un tronc de pyramide coopérant avec des facettes inclinées correspondantes 511b des extrémités intérieures des pions.
Une goupille 518 est enfilée, à la fois, dans un trou cylindrique 521 de la tige creuse 504 et une mortaise allongée 522 de la tige intérieure 466 pour limiter la course de cette dernière, vers sa position de retrait, par rapport à la tige creuse.
Un ressort 523 est interposé entre un écrou 524 vissé sur l'extrémité avant de la tige centrale 466 et le fond d'un embrèvement 525 pratiqué dans l'extré mité avant correspondante de la tige creuse 504.
Sur l'extrémité avant de la tige centrale 466 est fixée, au moyen d'un écrou 526 une traverse 527 qui coulisse sur les extrémités lisses des deux tiges 492-493.
La course de coulissement de la tige centrale 466 est déterminée, positivement, par le mouvement du levier oscillant 456 (fig. 26 et 27) relié à la traverse verticale 464.
Le mouvement de coulissement de la tige creuse 504 est assuré par celui de la tige centrale 466, par l'intermédiaire du ressort 523 (fig. 30) de sorte que le mouvement de cette tige creuse et de l'outil est limité, vers l'arrière, par l'entrée en contact des doigts 515 contre le fond de gobelet 30 supporté par le poussoir 475 amené en position avancée par sa propre commande.
Enfin, la plaque avant 491 de l'outil 467 est amenée vers sa position arrière, par le couvercle 508 qui entre en contact avec la face avant de ladite plaque pendant le mouvement de recul de la tige creuse 504.
Inversement, lorsque la tige centrale 466 sous l'action de sa commande par came, reprend son mouvement vers l'avant, elle commence par se dépla cer seule, puis, lorsque l'extrémité arrière de sa lumière 522 vient en contact avec la goupille 518, elle entraîne, avec elle, la tige creuse 504 et la partie correspondante de l'outil 467, et enfin, lorsque la traverse horizontale 527, en coulissant sur les extré mités avant des tiges 492-493, vient heurter des écrous 528 munis de contre-écrous 528a, vissés sur lesdites extrémités, elle tire également la partie arrière de l'outil pour la dégager du gobelet dont le fond vient d'être mis en place, serti et soudé.
Le poste suivant 531 (fié. 22 et 26) correspond à l'emplacement d'un alvéole au point le plus bas du barillet 417, c'est-à-dire à la verticale de son axe, ce poste est inoccupé et, dans le mode de réalisation représenté, il sert uniquement à favoriser le refroi dissement du corps de gobelet collé, mais il pourrait éventuellement être utilisé à toute opération supplé mentaire convenable.
Le poste suivant 532 est un poste d'achèvement du sertissage, avec refroidissement simultané du fond du gobelet. L'ensemble de l'outil 533 (fig. 28 et 34) utilisé à cet effet, est d'une structure tout à fait semblable à celle de l'outil de sertissage à chaud 467 qu'on vient de décrire et elle s'en différencie seule ment par le fait que la plaque 535 (fig. 34 et 37), au lieu de comporter une circulation d'huile de chauf fage, comporte une circulation d'eau de refroidisse ment avec une entrée et une sortie convenablement raccordées à une source d'eau froide et à une éva cuation (non représentées).
De plus, les doigts expan sibles de cet outil sont décalés angulairement par rapport aux doigts de l'outil de sertissage à chaud, de façon qu'ils ne laissent pratiquement pas d'empreintes visibles sous le fond du gobelet fini.
Cet outil 533 est actionné par un autre levier oscillant 536 (fig. 26 et 28) qui pivote, par son extrémité inférieure, sur un axe 537 (voir aussi fi-. 29) tourillonnant dans deux paliers 538-539 fixés sur la table 1 de la machine et dont l'extrémité supérieure est reliée par une biellette 541 à une noix 542 convenablement immobilisée entre deux écrous 543-544 vissés sur l'extrémité filetée avant de la tige 545 de support dudit outil. Le levier 536 porte deux galets 546-547, en contact, res pectivement, avec deux cames 548-549 fixées sur l'arbre 155.
Sur le même axe que l'outil, mais de l'autre côté du barillet 417 se trouve un outil 553 (fig. 24) pour rouler le bord supérieur du gobelet et pour pratiquer une gorge dans la paroi latérale de celui-ci au voisi nage dudit bord. Cet outil est constitué essentielle ment par un plateau circulaire 554 (voir aussi fig. 31) solidaire d'une tige cylindrique creuse 555 qui cou lisse dans un manchon 556 fixé à travers la paroi transversale 432 du caisson 205. Le plateau circu laire 554 porte un couvercle 557 qui présente une surface tronconique 557a reliée, par une gorge annu laire 557b, à la face avant dudit couvercle, suivant un profil qui roule le bord du gobelet vers l'exté rieur de celui-ci.
L'intérieur du couvercle 557 présente aussi des gorges radiales 558 (fig. 32) à faces latérales paral lèles, dans chacune desquelles coulisse un pion 559 (fig. 31 et 33) appointi vers le centre où il est en contact avec une extrémité à facettes 561 d'une tige intérieure 562 coulissant à l'intérieur de la tige cylin drique 555.
Chacun des pions présente un rebord en arc de cercle 563 (fig. 31 et 33) qui coopère avec une gorge annulaire 564 (voir fig. 30) correspon dante pratiquée dans chaque alvéole du barillet de façon que, lorsque le pion se déplace radialement vers l'extérieur, il grave, dans le corps du gobelet, au voisinage de son bord supérieur, une gorge corres pondante.
Le mouvement relatif axial de la tige intérieure 562 dans la tige creuse 555 est limité, vers l'arrière, c'est-à-dire vers la gauche en regardant la fig. 31, par une goupille 567 fixée dans la tige creuse et traversant une mortaise allongée 568 de la tige inté rieure 562. Un ressort de compression 569 dont une extrémité s'appuie dans le fond d'un embrè- vement de la tige creuse 555, et l'autre extrémité, contre un écrou 571 vissé sur l'extrémité arrière de la tige intérieure, tend à déplacer cette dernière vers l'arrière, par rapport à la tige creuse.
L'ensemble de l'outil 553 est sollicité, vers l'arrière, par un ressort 572 (fig. 24) dont une extré mité est attachée à la paroi arrière 574 du caisson 205 (fig. 24), et l'autre extrémité à une plaquette 573 serrée entre deux écrous de réglage de tension 575-576 montés sur l'extrémité arrière filetée de la tige creuse 555.
Le mouvement de coulissement de cet outil est assuré par un levier oscillant 578 dont l'extrémité inférieure est articulée sur un arbre 579 qui tou- rillonne dans des paliers 581-582 (voir aussi fig. 25) fixés sur la table 1 de la machine, l'extrémité supé rieure dudit levier étant reliée, par une biellette 583, à une noix 584 serrée entre l'écrou 571 et un autre écrou 585 vissé sur l'extrémité arrière filetée de la tige intérieure 562.
Le levier 578 porte un galet 586 qui coopère avec une came 587 (fig. 22) portée par l'arbre 204. La force du ressort de compression 569 (fig. 24) est plus grande que celle du ressort de traction 572 de sorte que, sous l'action de la commande par came précitée, la tige intérieure 562 avance et repousse, avec elle, par le ressort de compression 569, l'ensem ble de l'outil 553 pour l'exécution du bord roulé ;
c'est seulement lorsque l'écrou 576 vient buter contre le manchon 556 que la tige intérieure 562, conti nuant encore un peu son mouvement de coulisse ment vers l'avant, se déplace alors, par rapport à la tige creuse, en comprimant le ressort 569 et assure l'expansion des chiens 563 pour l'exécution de la or rge dans la paroi du gobelet.
Le poste suivant 591 (fig. 22, 26 et 28) est le poste d'éjection finale du gobelet terminé. Ce poste comporte un poussoir d'éjection 592 (fig. 28), soli daire d'une tige 593 qui coulisse dans un manchon 594 monté dans la paroi transversale verticale 422 du caisson 156 ;l'extrémité arrière filetée, de la tige 593 porte, serrée entre deux écrous de réglage 595 596 une noix 597 reliée, par une biellette 598, à l'extrémité supérieure d'un prolongement 536a du levier oscillant 536 qui sert déjà à la commande de l'outil 533 de la deuxième opération de sertissage à froid du fond.
Le gobelet terminé 20 est éjecté sur un dispositif récepteur 17 (fig. 2) qui compte et délivre les gobe lets par baguettes 18 d'un certain nombre de gobe lets emboités les uns dans les autres. Ce dispositif délivreur-compteur a fait l'objet d'une demande de brevet français déposée par la Demanderesse le 30 mai<B>1962,</B> pour : Dispositif-compteur-délivreur d'articles débités par une machine automatique.
Il est constitué essentiellement par un support qui est désigné dans son ensemble par 601 (fig. 41 et 42) et qui est fixé sur le dessus du caisson 205 (fig. 4). Ce support-guide est constitué par deux tiges cylindriques parallèles 602-603, réunies par leurs extrémités, au moyen d'une traverse amont 604, et d'une traverse aval 605. Les deux traverses sont fixées rigidement sur les extrémités de la tige 603, mais elles peuvent pivoter sur les extrémités de dia mètre réduit, formant tourillons, .de la tige 602 fixée d'une façon rigide, au moyen de deux pattes 609 et 610 sur le caisson 205.
Le support-guide 601 est maintenu en position horizontale, ou position de réception des gobelets, au moyen d'un système de verrouillage qui comporte un loquet cylindrique 606 destiné à l'engager dans une encoche 607 (voir aussi fi-.
44) d'une pièce de retenue circulaire 608 fixée coaxialement sur l'extré mité correspondante de la tige fixe 602 du support- guide. Le loquet 606 est porté par une tige 611 guidée, d'une part, dans un trou central de la tra verse 605, et, d'autre part, dans les deux tiges 602 et 603 contre lesquelles glissent les extrémités enco chées d'une plaque de butée 613 (voir aussi fig. 45) fixée sur l'extrémité correspondante de la tige 611.
Le loquet 606 est immobilisé en tout point désiré de la tige 611, au moyen d'une vis de pression 614 et il est sollicité, contre la pièce de retenue 608, par un ressort 615 dont une extrémité est attachée à la vis 614, et l'autre extrémité, à un ergot 616 fixé à la traverse 605. Celle-ci est munie d'une tige 618 qui porte un contrepoids réglable 619.
Les gobelets sont retenus, sur le dessus, par une tige de guidage supplémentaire 623 parallèle aux tiges 602 et 603 et portés par une pièce en col de cygne 624 (voir aussi fig. 46) solidaire de la barre fixe 602 du support-guide.
Contre la face intérieure de la traverse amont 604, est fixé un doigt 626 (fig. 41 à 43) au moyen d'une vis 627 qui traverse un trou allongé 628 d'une partie recourbée dudit doigt, tandis qu'un ressort 629 est interposé entre ladite partie recourbée et la tête de la vis 627 de telle façon que le doigt 626 puisse s'effacer au passage du bord de grand diamètre d'un gobelet 20 et reprendre sa position haute sous l'action du ressort lorsque la partie du gobelet voisine du fond se pré sente sur ledit doigt, au fur et à mesure de l'avance ment des gobelets. En dessous du support-guide bas culant se trouve un plan incliné 631 (fig. 2) sur lequel roulent les groupes de gobelets délivrés.
Le fonctionnement de la machine est, dans les grandes lignes, le suivant Une pile de flans 31 de corps de gobelets étant en place dans le magasin 11 (fig. 1) et une bobine de papier 51 d'exécution des fonds 30 en place sur son tourillon 53, dans un premier temps, les ventouses 253-254 (fig. 15), soumises à la dépression, s'appli quent, de bas en haut, contre la face inférieure du flan qui se trouve en bas de la pile dans le magasin, puis elles descendent légèrement sous l'action d'un mouvement de descente du levier oscillant 263, ce flan, tiré vers le bas, s'incurve légèrement,
de sorte que ses deux bords rectilignes quittent les billes 42 (fig. 7 et 8) sur lesquelles il était engagé, ainsi que la pointe 39 qui le retenait et qu'il n'est plus mainte nant supporté que par les deux ventouses, le coulis- seau 247 (fig. 15) se déplace d'arrière en avant, sous l'action du levier oscillant 278 et vient conduire le flan sous le mandrin tronconique 181 (fig. 12) qui se trouve devant le magasin 11, le tube 252 qui supporte les deux ventouses trouvant sa place dans l'échancrure centrale 295a (fig. 17)
du support 295 des deux demi-coquilles 29l-292.
Le poussoir central 295 (fig. 17) monte, en même temps que les deux poussoirs latéraux 308-309, puis ces derniers montent davantage et plus vite, de façon à. faire pivoter les deux demi-coquilles 291-292 l'une vers l'autre (l'une légèrement après l'autre) en enrou lant le flan, de bas en haut, autour du mandrin tron conique<B>181,</B> jusqu'à ce que les deux bords dudit flan se recouvrent sur le méplat 184 du mandrin. Dès que le flan a été saisi par les deux demi-coquil- les, la dépression est coupée et les ventouses vont reprendre leur place sous le magasin de flans.
Le bloc de collage à chaud 327 (fig. 12) descend sous l'action de la commande reliée, au levier oscil lant 347 (fig. 13) et assure le collage des bords du flan de façon à former un corps tronconique ou manchette 634 (fig. 49).
Le bloc de collage remonte, puis, sous l'action du système à cames 196, le mandrin 181 pivote d'un quart de tour et le corps de gobelet qu'il porte est soumis à l'action du premier bloc refroidisseur 361 (fig. 12 à 14) qui descend dès que le mandrin est arrivé en dessous de lui.
Sous l'action du même système à cames, le man drin 181 tourne encore d'un quart de tour et le corps de gobelet 634 est soumis semblablement à l'action du deuxième bloc refroidisseur 362 (fig. 12).
Le mandrin tourne encore d'un quart de tour et le corps de gobelet 634 est ensuite éjecté par le poussoir<B>371</B> (fig. 13) qui le conduit sur le trans porteur à courroies 13 (fig. 3).
Le corps de gobelet est projeté, par ce transpor teur, dans l'alvéole 423 supérieur du barillet 417. Le barillet 417 pivote de '/,; de tour et le corps de gobelet est enfoncé par le poussoir 428 (fig. 23) exactement en position correcte axiale dans l'alvéole, en même temps que son bord, de petit diamètre, est strié et chauffé par l'outil 445 (fig. 27) pour faciliter le sertissage ultérieur et son collage au verso, comme indiqué en 634b sur la fig. 50.
Le barillet 417 pivote de '/6 de tour et un fond 30 qui se trouvait en attente dans la lanterne 473 (fig. 23) est repoussé par le poussoir 475 dans le corps du gobelet (fig. 51) et y subit un premier ser tissage à chaud par repliage de l'extrémité corres pondante du corps de gobelet contre le bord inté rieur dudit fond (fig. 51 et 52), sous l'action de l'outil 467 (fig. 27).
Le barillet 417 pivote encore de '/,; de tour et le gobelet se trouve alors au poste inférieur 531 (fig. 22 et 26) où il ne subit aucune opération.
Le barillet tourne de '/,; de tour et le fond subit, sous l'action de l'outil 533 (fig. 28), un deuxième sertissage, à froid, qui complète l'action du sertis sage à chaud et refroidit le gobelet, en même temps que le bord supérieur du gobelet est roulé en 634e (fig. 52) et rainuré en 634d par l'outil 553 (fig. 24 et 31).
Le barillet tourne de '/,; de tour et le gobelet terminé 20 (fig. 52) est éjecté, par le poussoir 592 (fig. 28) sur le dispositif délivreur-compteur 17 (fig. 2) dans lequel les gobelets finis s'emboîtent les uns dans les autres et tombent ensuite, par baguet tes 18 d'un nombre prédéterminé de gobelets, sur le plan incliné 631, et de là, ils sont recueillis dans un panier, par exemple.
Le fond du gobelet 30 qui était en attente dans la lanterne 473 venait d'y tomber, à l'instant même, lorsqu'il venait d'être embouti et découpé, juste avant l'avancement du poussoir 475 qui est destiné à intro duire le fond dans le gobelet.
Autrement dit, à chaque temps de fonctionne ment de la machine, un flan 31 est extrait du maga sin 11 et roulé en un corps tronconique de gobelet 634 ouvert à ses deux extrémités, les mandrins tron coniques pivotent de '/i de tour, le barillet pivote de '/6 de tour, un fond est embouti, découpé et collé dans un corps de gobelet, et un gobelet sort terminé.
Au fur et à mesure que les gobelets 20 sont repoussés par le poussoir 592, ils sont amenés, un par un, sur le support 601 (voir fig. 41 à 46) : lors de son passage sur le doigt 626, le bord de chaque gobelet enfonce ce doigt, puis ce dernier remonte et supporte le gobelet par une partie voisine du fond de celui-ci, de sorte que l'axe géométrique du gobelet est maintenu sensiblement dans une position hori zontale et que les gobelets s'emboîtent facilement les uns dans les autres.
Lorsqu'un nombre prédéterminé de gobelets, emboîtés les uns dans les autres, est parvenu sur le support-guide 601 en glissant le long des deux tiges 602 et 603, le bord du premier gobelet repousse la plaque de butée 613, de sorte que le loquet 606 est repoussé, à l'encontre du ressort 616, en dehors de l'encoche 607 de la pièce de retenue fixe 608.
Le poids du support-guide, ainsi chargé, provo que le basculement dudit support, de sorte que la baguette de gobelets emboîtés tombe sur le plan incliné 631. Le contrepoids 619 ramène le support guide en position d'attente pour recevoir le groupe de gobelets suivants.
La disposition horizontale du système 14 d'em boutissage et de découpage des fonds 30 de gobelets est particulièrement avantageuse, car, d'une part, les fonds ainsi fabriqués s'évacuent automatiquement sous l'effet de la pesanteur et, d'autre part, les chutes qui restent en forme de bande s'évacuent également sous l'action de la pesanteur ajoutée à celle de l'avance de la bande qui est poussée vers le bas, pour la fabrication de chaque fond.
De plus, le fait d'emboutir les fonds avant de les découper évite une opération de reprise des flans qui serait nécessaire si l'on commençait par décou per les flans avant de les emboutir.
Par ailleurs, les flans 31 de fabrication des corps de gobelets 634 étant prélevés, un par un, à la par tie inférieure de la pile de flans au magasin 11, il est possible de réapprovisionner ledit magasin en remettant des flans sur le dessus, c'est-à-dire sans qu'il soit nécessaire d'interrompre le fonctionnement de la machine.
La structure du magasin à flans et de son dis tributeur est extrêmement simple, il n'y a pratique ment pas de frottements au moment de l'enlèvement du flan inférieur, puisque celui-ci repose sur des billes. Par ailleurs, la pointe, qui se trouve sous le sommet de l'arc du grand rayon du flan, laisse faci lement le flan inférieur descendre en s'incurvant, mais elle retient efficacement la pile de flans qui se trouve au-dessus.
La structure de la machine qui comporte quatre caissons 211, 156, 205 et 196, étanches et remplis d'huile, assure un barbotage très efficace dans l'huile de tous les organes montés dans ces caissons.
Les tiges de support de poussoirs de corps et de fonds de gobelets, ainsi que celles des outils de striage, de sertissage et de roulage du bord, qui coulissent toutes dans des fourreaux, sont graissées à l'huile blanche par des conduites 635, 636, 637 (fig. 22) et 638, 639, 640, 641 (fig. 26 alimentées par un huileur automatique en charge.
La machine est équipée, en outre, de dispositifs de sécurité et de dispositifs de contrôle des tempé ratures (non représentés) qui assurent une marche très régulière et très sûre. Le moteur est équipé d'un variateur de vitesse qui permet d'adapter la machine aux meilleures conditions de travail en fonction de la matière première utilisée.
Sur la fig. 53, on a représenté une variante de l'outil 553 de roulage du bord des gobelets et de rainurage.
Le porte-outil 701 présente un alésage cylindri- que 707 dans lequel est emmanchée, à force, une bague de bronze 708 qui sert de guide de coulisse ment au corps cylindrique 711 de l'outil de roulage et de rainurage du bord du gobelet.
Dans tout ce qui va suivre, on appellera avant v de l'outil, ce qui se trouve du côté du porte-gobelet 426, et arrière ce qui se trouve à l'extrémité opposée du corps 711.
L'extrémité arrière du corps 711 de l'outil est filetée et porte un écrou 712 qui sert de butée régla ble de fin de course d'avancement de l'outil, contre le porte-outil 711, et un contre-écrou de blocage 713.
L'extrémité avant du corps 711 est solidaire d'une plaque circulaire 715, de préférence rapportée, pour des commodités de fabrication.
Une tête porte-mors 716 (voir aussi fig. 54 et 55) est rendue solidaire de la plaque 715 par deux vis telles que 717. Entre la tête porte-mors 716 et la plaque 715 est interposée une autre plaque 718.
La tête porte-mors 716 est de formé géné rale annulaire. Elle présente un épaulement cylin drique 721, un embrèvement cylindrique 724 et un certain nombre (six dans l'exemple) de creusures radiales 725.
On retrouve aussi les deux trous taraudés 727 destinés à recevoir les vis telles que 717 (fig. 53). Dans l'embrèvement cylindrique 724 de la tête porte-mors 716 est encastrée une couronne intérieure de roulage 731 (fig. 53) qui, dans l'exemple, est en matière plastique convenable, notamment celle connue dans le commerce sous le nom de Teflon . La surface extérieure de cette couronne de roulage est tronconique et se prolonge, du côté de son grand diamètre, par une surface en forme de demi-section de tore creux destiné à produire l'amorçage du bord roulé du gobelet.
Contre la face 728 (fig. 55) de la tête porte- mors 716 sont appliqués, au droit des creusures radiales 725 de ladite tête, des porte-mors de rou lage 734 (voir aussi fig. 56 et 57), au moyen de vis, telles que 735, qui traversent un trou allongé 736 de chacun desdits mors et qui se vissent dans un trou correspondant, tel que 737 (fig. 54 et 55) de la tête porte-mors.
Les trous 736 des porte-mors 734 étant allon gés dans le sens radial, ceux-ci peuvent occuper une position de fermeture, pour laquelle les côtés radiaux extrêmes des segments géométriques qu'ils forment sont en contact les uns avec les autres de manière à former une pièce annulaire continue.
Contre la face extérieure de chaque porte-mors 734 est appliquée une rondelle 739 (fig. 53) et un ressort 741 est interposé entre cette rondelle et le dessous de la tête de la vis 735. La rondelle 739 est, de préférence, à coefficient de frottement élevé, de façon que les porte-mors 734 soient maintenus avec une certaine force par le système à friction ainsi constitué, dans chacune des deux positions où ils sont amenés radialement d'une façon positive sur la tête porte-mors, par des moyens qui seront décrits plus loin.
Dans un embrèvement 738 de chaque porte- mors 734 est encastré un mors correspondant 744, par exemple également en matière plastique, telle que du < . Teflon , la section de ces mors étant telle que, lorsqu'ils sont rapprochés les uns des autres, ils forment ensemble au moins un quart de section de tore creux complémentaire de la demi-section de tore creux de la couronne intérieure de roulage 731, comme indiqué par le quart de cercle 745 (fig. 58).
Par exception, l'un des six mors indiqués en 744a (fig. 53 et 59) présente une section de demi-tore creux complémentaire, comme indiqué en<I>745a</I> (fig. 59), ce profil plus fermé étant destiné à guider plus effi cacement le bord du gobelet dans le voisinage de la couture de celui-ci, formée par la superposition des deux bords d'un flanc collé le long d'une généra trice du gobelet.
Les moyens qui repoussent les porte-mors 734, vers l'axe de l'outil, sont constitués par une bague 751 qui coulisse axialement sur la surface cylindrique extérieure de la tête porte-mors 716 et qui présente une partie intérieure tronconique 752 coopérant avec des surfaces tronconiques correspondantes<I>734a</I> des extrémités extérieures des porte-mors 734.
La bague 751 présente une collerette 754 qui est traversée par les deux vis 717 dont les têtes limitent le coulissement de ladite bague vers l'arrière. Un ressort, tel que 755, enfilé sur chacune des deux vis 717, entre la face intérieure de la collerette 754 et la face extérieure de la plaque 715 du corps de l'outil, sollicite la bague 751 vers l'arrière, par rap port au corps de l'outil.
La bague 751 est déplacée vers l'avant, par rap port au corps de l'outil, par l'entrée en contact de sa collerette 754 contre la face avant d'une bague de butée réglable 756 bloquée, au moyen d'une vis 757, sur l'extrémité avant du porte-outil cylindri que fixe 701.
Les porte-mors 734 sont sollicités simultanément vers l'extérieur au moyen d'un coin axial en forme de tronc de pyramide 761 à six faces taillées sur l'extrémité d'une tige cylindrique 762 qui peut cou lisser dans un alésage 763 du corps 711 de l'outil.
Chaque porte-mors 734 est repoussé, par le coin 761, par l'intermédiaire d'un élément 764 qui joue, en même temps, le rôle d'un mors de rainurage de la partie voisine du bord du gobelet.
Chaque mors de rainurage 764 (voir fig. 60 et 61) comporte une partie 765 à faces latérales paral lèles, qui coulisse dans la creusure 725 correspon dante de la tête porte-mors 716, et un cordon 766, en forme de segment de circonférence, destiné à emboutir l'arc correspondant dans le gobelet. La par tie 765 est guidée, en avant, par la face intérieure correspondante de la tête porte-mors 716 et, en ar rière, par la face correspondante de la plaque 718. Une vis 771, montée dans la plaque 718, traverse un trou allongé 772 du mors de rainurage 764 cor respondant et participe au guidage et au maintien de ce dernier.
Dans un trou radial 773 (fig. 61) de la partie 765 de chaque mors de rainure est logée une extrémité d'un ressort hélicoïdal 774 (fig. 53) dont l'autre extrémité s'appuie contre la face intérieure corres pondante de l'extrémité de la creusure 725 de la tête porte-mors et sollicite le mors vers l'axe de l'outil.
Pendant le déplacement radial de chaque mors de rainurage 764, la face arrière de son cordon 766 glisse contre la face avant de la couronne de rou lage 731. Lorsque les mors de rainurage occupent leur position rapprochée, leur cordon se trouve en deçà de la surface tronconique de la couronne de roulage, tandis que, lorsqu'ils sont éloignés, ils se trouvent sur une circonférence plus grande que celle-ci.
C'est par la tige 762 que le corps de l'outil 711 est entraîné axialement d'un mouvement de va-et- vient, à partir d'un dispositif de commande désigné dans son ensemble par 778 (fig. 53).
Ce dispositif de commande, qui joue le rôle de celui représenté en 578, 586, 583, 584 sur la fig. 24, a été volontairement dessiné sous une forme plus schématique pour simplifier la compréhension du fonctionnement de l'outil.
Le dispositif de commande 778 comporte un arbre 781 qui est animé d'un mouvement de rota tion continu et qui porte une came 782 destinée à agir sur un galet 783 monté sur l'extrémité d'un bras d'un levier 784 à deux bras, pivotant sur un axe 785 et dont l'autre bras porte un axe 786 sur lequel est monté un galet 787 destiné à repousser la tige 762, par l'intermédiaire d'un chapeau réglable 789 vissé sur l'extrémité filetée correspondante de ladite tige. Une pièce d'accrochage 791, serrée entre le chapeau 789 et un écrou 792 également vissé sur la partie filetée de la tige 762, sert d'accrochage à une extré mité de deux ressorts 793, 794 dont l'autre extrémité est accrochée à des points fixes 795, 796 respective ment du bâti de la machine.
La tige 762 est reliée au corps 711 de l'outil par une liaison à course morte constituée par une gou pille 801 qui traverse un trou diamétral du corps 711 de l'outil et une lumière 802 allongée dans le sens axial de la tige 762, ladite liaison étant complétée par un ressort hélicoïdal de compression 804, dont une extrémité s'appuie contre l'écrou 792 et l'autre extrémité contre un épaulement 805 pratiqué dans l'extrémité arrière du corps 711 de l'outil.
Le ressort 804 tend, par conséquent, à faire reculer la tige 762 et le coin 761 qui en est soli daire, par rapport au corps de l'outil et aux mors de rainurage 764. L'ensemble de l'outil est repoussé par le disposi tif de commande 778, par l'intermédiaire du ressort de compression 804, et il est rappelé, vers l'arrière, par des ressorts 793, 794.
L'ensemble de l'outil porte encore un disque 811 constitué par deux rondelles épaulées 812, 813 assemblées entre elles par des rivets 814 et emprison nant une pièce annulaire 815 dont la surface exté rieure est tronconique, au même angle que celui du gobelet 634. La pièce annulaire 815 est en une matière, telle que du Teflon , par exemple, pour éviter le coincement dû au cône lors de son retrait du gobelet.
L'ensemble du disque 811 peut coulisser axiale- ment sur les vis 771 dont les têtes servent de butée de retenue audit disque sollicité, vers l'avant, par un ressort 816 enfilé sur chaque vis 771 et dont une extrémité s'appuie contre la face avant de la plaque 718, et l'autre extrémité, contre la face arrière dudit disque.
Le disque 811 est destiné à maintenir le gobelet 634 fortement appliqué dans son godet 426, pendant la formation du bord roulé et de la rainure.
Le fonctionnement de l'outil est le suivant Toutes les pièces occupent les positions respecti ves représentées sur la fi-. 53, et l'on va supposer qu'un gobelet 634 vient d'être mis en place dans l'axe de l'outil, par son godet 426 dans lequel il est logé. Les porte-mors de roulage 734 et leurs mors 744 sont serrés les uns contre les autres par leurs faces radiales inclinées à 6011, de sorte que lesdits mors forment une couronne continue contre la cou ronne intérieure 741 ; les mors de rainurage 764 sont également serrés les uns contre les autres, par leurs faces radiales également inclinées à 60 , sous l'action des ressorts 774.
Les mors de roulage sont maintenus en place simplement par les rondelles de friction 739 appli quées contre la face extérieure desdits mors par les ressorts 741.
L'arbre 781 du dispositif de commande de l'outil tourne dans le sens de la flèche f l (fig. 53) et la came 782 repousse le galet 783, de sorte que le levier 784 pivote autour de son axe 785, dans le sens de la flèche f2, et, à l'encontre des ressorts 793, 794, il fait avancer la tige intérieure 762.
Par l'intermédiaire du ressort 804 relativement fort, la tige 762 entraîne, avec elle, tout l'ensemble de l'outil dont le corps 711 coulisse dans le porte-outil fixe 701.
Dès le début du mouvement d'avance de l'outil, les ressorts 755 maintiennent en place la collerette 754 contre la bague de butée 756 jusqu'à ce que ladite collerette vienne porter contre le dessous des têtes des vis 717. A ce moment, la collerette 754 et la bague 751 se déplacent en bloc, vers l'avant, avec l'ensemble de l'outil.
Le mouvement relatif de la bague 751 par rap port à l'outil et, plus particulièrement, par rapport aux porte-mors de roulage, a été sans influence puis qu'elle a simplement provoqué le recul de la surface tronconique 752 de ladite bague par rapport aux extrémités 734a desdits porte-mors.
Il arrive un moment où le disque 811, engagé dans la partie supérieure du gobelet 634 vient s'appli quer contre la paroi de celui-ci. A partir de ce moment, pendant que l'ensemble de l'outil continue à avancer, le disque 811 n'avance plus et il comprime les ressorts 816 qui ont pour but de maintenir le gobelet bien serré en place dans son godet 426 par l'action dudit disque.
Le bord supérieur du gobelet s'engage mainte nant sur la surface tronconique de la bague inté rieure de roulage 731 et se roule dans le demi-tore creux de celle-ci, puis dans le quart de tore des mors 744, ainsi que dans la fraction plus complète, voisine de un demi-tore du mors de roulage 744a qui se trouve au droit de la couture du gobelet, ainsi qu'il a été expliqué plus haut.
Tous les organes occupent, maintenant, les positions représentées sur la fig. 62, c'est-à-dire la position la plus avancée de l'outil, qui correspond à la fin de l'exécution du bord roulé du gobelet et qui est obtenue par l'entrée en contact de l'écrou de butée 712 contre l'extrémité correspon dante du porte-outil 701.
Cependant, le sommet de la bosse de la came 782 n'a pas encore tout à fait atteint le galet 783, de sorte que la tige 762 de l'outil continue son mouvement d'avance et, par l'intermédiaire du coin 761, repousse radialement les mors de rainurage 764 vers l'exté rieur, comme représenté sur la fig. 63. Pendant ce mouvement, le corps 711 de l'outil n'a pas avancé, de sorte que le ressort 804 s'est comprimé davantage.
L'écartement des mors de rainurage 764 a pro voqué l'exécution de la rainure dans le gobelet par les cordons 766 desdits mors. De plus, l'extrémité exté rieure de la partie 765 desdits mors a repoussé égale ment vers l'extérieur les porte-mors de roulage 734 dont les extrémités sont venues en contact avec la surface tronconique 752 de la bague extérieure 751, tandis que le mors de roulage 744 et 744a se sont déplacés vers l'extérieur, afin d'assurer le dégagement du bord roulé du gobelet.
Le point mort avant de l'outil vient d'être passé et la tige 762 recule sous l'action conjuguée des deux ressorts de rappel 793 et 794 du dispositif de com mande et du ressort 804. Pendant la première partie de ce mouvement de recul de la tige 762, l'ergot 801 se rapproche de l'extrémité avant de la lumière 802 et le coin 761 recule par rapport à l'ensemble de l'outil, de sorte que les porte-mors de rainurage 764 sont repoussés radialement vers l'intérieur, par leurs ressorts de rappel 774, et se referment, leurs cordons annulaires 766 se dégagent donc de la gorge qu'ils ont emboutie dans le gobelet.
L'ensemble de l'outil n'ayant pas encore reculé le disque 811 continue à maintenir le gobelet serré dans son godet 426 (fig. 64). Les mors de roulage 744 ont été maintenus dans leur position ouverte par les rondelles de frot tement 739. Au moment où l'ergot 801 atteint l'extrémité avant de la lumière 802 de la tige 762, le ressort 804 cesse de s'allonger et tout l'ensemble de l'outil recule en bloc, tandis que l'écrou- 712 se décolle de l'extré mité arrière du porte-outil 701, sous l'action des deux ressorts 793, 794 (fig. 64).
L'outil se dégage du gobelet, le disque 811 sort de celui-ci, puis, vers la fin du mouvement de recul de l'outil, la collerette 754 entre en contact avec la face avant de la bague de butée 756 solidaire du porte outil fixe, de sorte que, pendant que l'outil finit de reculer, les ressorts 755 se compriment et la bague 751, par sa surface tronconique 752, oblige les porte- mors de roulage 734 à se refermer (fig. 65).
Tous les organes ont maintenant repris leur posi tion initiale de la fig. 53 et, pendant le temps d'arrêt de l'outil correspondant à l'arc inactif de rotation de la came 782 de commande, on peut éloigner le sup- port 417, par tout mouvement convenable et sortir le gobelet 634 pour y mettre un autre gobelet brut et remettre le support 417 en place, ou bien amener, en position de travail, un autre godet déjà garni d'un gobelet.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés, on peut y apporter de nombreuses modifications, sans sortir, pour cela, du cadre de l'invention. C'est ainsi par exemple, que pour faire des bords roulés sur des gobelets sans faire de gorge, on utiliserait des mors 764 qui ne présenteraient pas le cordon 766 et qui serviraient simplement à repousser, vers l'extérieur, les mors de roulage, au moment opportun.
De même, pour faire des pots tronconiques inversés dits pots yaourt on supprimerait la rondelle de blocage 815 en maintenant le pot dans son godet 426 du côté opposé.