Machine à poinçonner, graver, numéroter et marquer La présente invention a pour objet une machine à poinçonner, graver, numéroter et marquer, utili sant un dispositif automatique de frappe à ressort et à marteau coulissant retenu au début de la course de compression du ressort et libéré à un moment déterminé de cette course.
Il est connu que dans les dispositifs du genre ci-dessus rappelé la frappe est assurée par un marteau coulissant actionné par un ressort moteur qui se comprime quand l'utilisateur appuie sur le dispositif. Le marteau, d'abord retenu par un enclenchement approprié, est brusquement libéré quand l'enfonce ment de la tête inférieure du dispositif dans le corps de celui-ci atteint un degré prédéterminé. La frappe ainsi réalisée est absolument régulière, sans qu'il soit nécessaire d'employer un outil auxiliaire quelconque. Bien entendu le ressort moteur ne fait que restituer au marteau l'énergie de compression qu'il a absorbée au début de la course de compression, cette énergie étant initialement fournie par l'effort extérieur appli qué au dispositif.
Il en résulte que, si pour les travaux relativement légers cet effort peut sans difficulté être fourni par la main de l'opérateur, il n'en va plus de même dans le cas de travaux plus importants.
De véritables petites machines furent réalisées dans lesquelles les dispositifs du genre en question sont montés à coulissement sur des supports et actionnés par l'intermédiaire de leviers démultiplica teurs. Toutefois, même avec de telles machines, le travail devient pénible quand l'effort de frappe est élevé, ou bien quand il doit être répété à une cadence relativement rapide, pour le marquage, numérotage, rivetage par exemple, des pièces en série.
En outre les machines à levier susmentionnées présentent l'inconvénient d'immobiliser l'une des mains de 1'opé- rateur qui ne dispose donc que d'une seule main pour manipuler par exemple la pièce à marquer, laquelle peut être relativement lourde, ou de-mani- pulation difficile.
L'invention vise à remédier à ces divers incon vénients et à permettre d'établir une machine à mar quer, graver, poinçonner et autres, dont la manoeuvre n'entraîne aucune fatigue pour l'opérateur et qui laisse à celui-ci la libre disposition de ses deux mains.
La machine suivant l'invention est caractérisée par le fait qu'elle comporte un vérin pneumatique placé au-dessus du dispositif de frappe coulissant dans un collier démontable, porté à l'extrémité d'un bras solidaire d'un manchon réglable en hauteur sur une colonne de la machine supportée par un socle.
Le dessin annexé montre à titre indicatif, non restrictif, une réalisation pratique de l'invention. La fig. 1 est une vue générale en élévation d'une machine suivant l'invention.
La fig. 2 est une coupe de détail de la tête réglable portant le vérin pneumatique d'actionnement. La fig. 3 est une vue de la pédale de commande. La fig. 4 est une coupe générale du temporisateur. La machine représentée comporte un socle 1 destiné à recevoir la pièce à travailler, soit directe ment, ou sur un tas 2 monté sur le coulisseau 3 d'une glissière 4. Ce socle 1 porte une colonne ver ticale 5 qui est fixée sur lui de toute manière appro priée, par exemple par l'intermédiaire d'un bossage fendu 6 pourvu d'une vis de serrage 7.
Sur la colonne 5 est monté un manchon 8, ou manchon inférieur, bloqué en position par l'intermédiaire de son extré mité supérieure fendue serrée sur la colonne 5 par une vis manoeuvrée par un levier 9. Le manchon 8 est solidaire d'un bras 10 dont l'extrémité porte un collier démontable 11. Dans le collier 11 peut glis ser un dispositif de frappe automatique 12, du genre décrit plus haut, ce dispositif portant en bout un outil frappeur tel que 13.
Le coulissement vertical du dispositif 12 dans le collier 11 peut être commandé à la main par un levier 14 monté sur un axe 15 qui agit sur l'outil 12 de toute manière appropriée, par exemple par l'inter médiaire d'un pignon et d'une crémaillère. De pré férence le levier 14, porte un ressort de rappel, non visible à la fig. 1, parce que se trouvant de l'autre côté du bras 10, qui ramène l'outil 12 à la position haute représentée.
Lorsque le dispositif 12 descend sur une pièce reposant sur le tas 2, ou sur le socle 1, la tête infé rieure de cet outil rentre de façon télescopique dans le corps de celui-ci en comprimant un ressort moteur qui agit sur le marteau coulissant retenu par des billes, ou des galets. Lorsque la compression atteint un degré déterminé, les billes, ou les galets, s'effacent et le marteau libéré frappe sur une enclume dont l'outil-frappeur 13 est solidaire.
La colonne 5 porte un second manchon 16, disposé au-dessus du précédent 8 et réglable en position sur cette colonne indépendamment de ce dernier. Dans l'exemple représenté, le manchon 16 comporte une partie fendue, serrée sur la colonne 5 au moyen d'une vis commandée par un levier 17. Le manchon 16 est solidaire d'un bras en col de cygne 18, qui porte en bout un manchon 19. Dans ce manchon 19 est monté un vérin pneumatique 20, dont la tige 21, orientée vers le bas, vient agir sur l'extrémité supérieure du dispositif 12.
Dans la forme d'exécution détaillée fig. 2, le vérin comporte un cylindre, auquel il est affecté la référence 20, fermé par deux fonds rapportés 22 et 23, le fond inférieur 23 comportant une partie débordante 24 fixée au manchon 19 par des vis 25. Dans le cylindre 20 coulisse un piston 26 monté en bout de la tige 21. Sur cette tige est disposé un ressort concentrique 27 propre à rappeler le piston 26 vers le haut. Ce piston comporte une garniture d'étanchéité appropriée, schématiquement indiquée en 28. Le fond supérieur 22 est pourvu d'un ajutage 29 de raccordement au cylindre 30 d'une valve à échappement rapide 31.
Le cylindre 30 constituant le corps de la valve est pourvu d'un raccord d'arrivée d'air 32 auquel abou tit une tubulure 33 canalisant l'air comprimé dont l'échappement peut être commandé soit par un dis tributeur à pédale fig. 3, soit par un temporisateur fig. 4.
Dans le cas de l'utilisation d'un distributeur à pédale, tel que celui détaillé fig. 3, la tubulure 33 aboutit à une valve 34 de commande actionnée par une pédale 35, dont la came 36 est excentrée dans une articulation 37 solidaire d'un socle approprié 38.
Il est compréhensible que lorsque l'opérateur actionne la pédale 35, l'air comprimé afflue au cylindre 20 en rappelant vers le bas le piston 26 à l'encontre du ressort 27. La tige 21 solidaire du pis- ton s'abaisse ainsi positivement et entraîne le disposi tif de frappe 12 sans que l'opérateur ait actionné le levier 14.
En se rapportant aux fig. 1 et 4, le vérin 20 peut être commandé par un temporisateur 39 auquel il est relié par la tubulure 33. Ce temporisateur est actionné par une valve 40 à poussoir 41, fixée à l'extrémité postérieure de la glissière 4 supportée par le socle 1 de la machine. Le temporisateur et la valve 40 sont reliés par une tubulure 42. Les tubu lures 33 et 42 sont accouplées au temporisateur 39 par des raccords 43 et 44, celui 44 débouchant dans une canalisation d'arrivée 45, l'autre 43 pro longeant la canalisation de sortie 46 dudit tempori sateur. Le corps du temporisateur est creusé d'un alésage 47, dans le fond duquel débouche une cana lisation de dérivation 48 branchée sur la voie d'arri vée 45.
Dans cet alésage est logé un cylindre 49 à deux chambres 50 et 51. Dans cette dernière coulisse un piston 52 prolongé par une tige 53, traversant la ;paroi qui sépare les deux chambres 50 et 51, et terminée par une tête 54,à double profil tronco nique. Cette tête de piston 54 coulisse dans un deuxième cylindre 55 dont l'alésage interne est de diamètre plus grand que celui de la tête du piston 54. Ce cylindre 55 est également logé dans l'alésage central 47 creusé dans le temporisateur 39.
II est disposé dans le prolongement du premier cylindre 49 avec lequel il se trouve séparé par un joint 56 contre lequel prend appui la partie tronconique postérieure de la tête 54 du piston 52, dans la position repré sentée fig. 4, selon laquelle ledit piston 52 est refoulé par un ressort 57 logé dans l'alésage 58 d'un bouchon 59 fermant l'alésage central 47 du tempo risateur. Dans cet alésage 58 du bouchon 59 débou che la canalisation d'arrivée 45, tandis que la voie de sortie 46 débouche dans l'alésage du deuxième cylindre intermédiaire 55 lequel est percé à cet effet d'un orifice 60.
II est aisé de constater que les alésages respectifs du bouchon 59 et du cylindre intermédiaire 55 constituent une chambre unique qui communique, par le joint 56, avec la chambre anté rieure 50 du cylindre 49, elle-même percée d'un orifice 61 débouchant dans une canalisation d'échap pement 62. Le débit de la canalisation de dériva tion 48, branchée sur la voie d'arrivée 45 peut être réglé par l'obturation plus ou moins partielle que provoque une bille 63 repoussée par un ressort 64 et dont la position est déterminée par une butée réglable que constitue une vis pointeau 65.
Lorsque l'opérateur refoule le poussoir 41 de la valve 40, à l'aide du coulisseau 3 en positionnant la pièce à marquer, l'air comprimé afflue au tempori sateur 39 qui suivant le réglage déterminé com mande le vérin 20. L'automaticité du cycle aller- retour permis par l'adjonction du temporisateur 39 sus-décrit, déclenche le fonctionnement du vérin, sans que l'opérateur n'ait à intervenir, ce qui lui laisse la libre disposition de ses deux mains, tout en restant en position de déclenchement sur le poussoir 41 de la valve 40. Le temps du cycle aller-retour que détermine le temporisateur 39 est fonction du réglage de la vis pointeau 65 qui agit sur la bille 63, afin d'obturer plus ou moins la dérivation 48.
Il en résulte que le débit d'air comprimé, agissant en contrepression sur le piston 52 qui provoque la fermeture de la canalisation d'arrivée 45 pour per mettre l'échappement, est déterminé par ce réglage préalable.
Comme sus-indiqué il est préférable de régler le manchon 16 de manière que le vérin 20 n'arrive en fin de course qu'après le déclenchement du marteau du dispositif de frappe 12, et avant que ce dispositif n'ait été comprimé au maximum. De cette façon la poussée de la tige 21 du vérin 20 ne peut pas s'exercer directement sur l'outil 13 en fin de course, dont l'action n'est déterminée que par le tarage, ou le réglage du ressort moteur, sans que la pression de l'air comprimé puisse intervenir de quelque manière que ce soit. La régularité du travail est par consé quent assurée sans que l'opérateur ait à se préoccu per de maintenir l'air comprimé sous pression constante.
Il peut être possible de commander le vérin 20 par le moyen d'un distributeur à main, voire même par le moyen de deux distributeurs en série l'un avec l'autre si, pour une raison quelconque, il s'avère nécessaire d'occuper les deux mains de l'opérateur en vue d'éviter tout risque d'accident. D'autre part dans ce qui précède il est mentionné que le retour vers le haut du dispositif de frappe 12 est unique ment assuré par un ressort associé à l'arbre 15. Dans la grande majorité des cas ce dispositif très simple est parfaitement suffisant.
Mais dans certains cas particuliers le vérin peut être réalisé sous la forme d'un appareil à double action dont la tige 21 est attelée au dispositif de frappe 12, pour per mettre d'assurer le retour de celui-ci vers le haut, le distributeur 34 devant être prévu sous forme double ainsi qu'il est évident.