Elévaleur à nacelle Des élévateurs à nacelle connus comportent une tourelle pivotant sur la plate-forme d'un camion et portent un mât articulé en forme -de compas. A l'ex trémité libre de ce mât sont disposées une ou deux nacelles permettant à un ou deux ouvriers de prendre place pour exécuter leur travail.
Dans de tels élévateurs, le vérinage des appuis de stabilisation de la plate-forme ,du camion est assuré hydraulique-ment, et la puissance électrique est four nie par le moteur ou la batterie du camion. Il existe un double poste de commande pour l'élévation et la rotation de la nacelle: 1'un situé dans la nacelle, l'autre sur la tourelle même. Un dispositif de démar rage électrique du moteur du camion porteur est installé à proximité de la nacelle ; il permet à l'utili sateur d'arrêter ou de remettre en marche de moteur du camion une fois la position de travail obtenue; ce moyen entraîne de notables économies de carbu rant.
Un signal lumineux <B>DANGER </B> s'allume lorsque le camion est vériné au sol, afin d'éviter toute fausse manoeuvre.
Ces élévateurs comportent notamment plusieurs inconvénients a) leur rotation est assurée sur 3600 par un moteur hydraulique très onéreux et très fragile puisqu'elle exige (emploi d'une couronne dentée et d'un grand dliamètre fommamit réduatour.
b) De plus, le compas du mât ne peut s'ouvrir à plus de 1800, ce qui ne permet pas de dépasser vers le bas, la position horizontale.
c) La double commande électrique est en général renvoyée à un poste central par un système de câbles très encombrant et d'un déréglage fréquent. d) La verticalité de la nacelle est réalisée par un système de pantographe qui exige l'emploi -de nombreuses tringles et renvois d'angle.
Le but de d'invention est de pallier ces incon vénients.
A cet effet, l'élévateur selon l'invention est carac térisé par le fait que la rotation ,de la tourelle est obtenue par un vérin à double effet comportant une tige fixe et un corps flottant solidaire d'une crémail lère rectiligne mobile, en prise avec une couronne dentée solidaire du pivot de la tourelle. Le dessin .annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en élévation d'un camion avec élévateur à nacelle, représentant en traits pleins et en pointillés les différentes positions limites @de la nacelle, et l'épure des différentes positions possibles de la nacaille dans un plan vertical<B>;</B> la îig. 2 est unie vue de de;sisius correspondante, l'épure représentant les différentes positions possibles de la nacelle dans un plan horizontal ;
la fig. 3 est une vue arrière correspondante, l'épure étant tracée dans un plan vertical perpendi culaire au plan d'épure de la fig. 1 ; les fig. 4, 5 et 6 représentent respectivement une élévation-coupe, une vue de gauche de profil, et une vue de dessus @du système hydraulique de rotation de la tourelle utilisant un vérin à double effet com portant une tige fixe et un corps flottant ;
les fig. 7, 8 et 9 représentent respectivement en élévation, vue de dessus et perspective, l'une des nacelles accrochée à l'extrémité libre @du mât; la fig. 10 représente le schéma de principe de stabilisation de la nacelle ; la fig. 11 représente le schéma parttiel du bras supérieur du mât dans sa réalisation d'isolement à très haute tension ;
la fig. 12 est le schéma d'un levier de commande disposé dans la nacelle ; la fig. 13 est un schéma hydraulique d'en semble, et la fig. 14 est un schéma électrique d'ensemble montrant la double commande possible à partir du pupitre de commande sur camion ou à partir du pupitre de commande sur nacelle.
Dans le mode de réalisation représenté aux fig. 1, 2 et 3, on voit en 1 le bras inférieur du mât, en 2 le bras supérieur, en la le vérin d'actionnement du bras 1 et en 2a le vérin d'actionnement du bras 2. La tourelle pivotante montée sur la plate-forme est représentée en 3, et da nacelle en 4, tandis que les vérins d'appui de stabilisation de la plate-forme du camion sont représentés en 5 et 6.
Le vérin 2a est accroché au point de concours des biellettes 7 et 8, articulées respectivement sur les extrémités correspondantes des bras 1 et 2.
Le tracé géométrique des épures montre les très larges possibilités d'utilisation à différents niveaux et dans différents plans. A titre d'exemple, la partie de sphère figurant la zone limite de la nacelle est d'un rayon d'environ 8,70 mètres pour une hauteur de travail de 12 mètres.
En allongeant les tubes cons tituant les bras du mât, on pourrait atteindre des hauteurs de travail supérieures, de même qu'un allon gement des biellettes 7 et 8 permettrait une varia tion plus grande de l'angle représenté compris entre les bras du mât et ce, pour permettre à la nacelle de desc=dre,encore plus bas que las poMtions. repré sentées aux fig. 1 et 3.
On remarquera notamment à la fig. 2 qu'en position de transport sur route, l'ensemble des éléments constituant l'élévateur à nacelle ne sort pas des .limites du gabarit du camion porteur.
Aux fig. 4, 5 et 6, la rotation de la tourelle, dont l'axe 9 est angulairement solidaire du pignon denté 10, est obtenue par un vérin à double effet, compor tant une tige fixe 11 et un corps flottant 12 dont les extrémités coulissent sur la tige. La tige 11 porte un piston fixe 13 qui sert de surface d'appui pour provoquer le déplacement du corps flottant jusque dans les positions limites représentées à gauche en 12a et à droite en 12b. Le corps flottant porte une crémaillère rectiligne 14 en prise avec le pignon denté 10.
L'élévateur, qui est d'une grande mobilité, permet de plus un isolement de l'utilisateur par rapport à la masse. En effet, l'utilisateur .est installé dans une cabine en plastique 15 (fig. 7, 8 et 9) et, du fait de la suppression de tous tringlages et câblages exté rieurs, le mât est facilement isolable, soit par revête ment plastique du tube, soit par pose d'un ,manchon isolant situé en un endroit quelconque du mât au- delà -des vérins.
Cette nacelle confectionnée entière ment en plastique spécial pour isolement électrique se présente sous la forme d'une cuvette monobloc, présentant sur l'une des faces et sur le fond des arêtes de renforcement et d'accrochage 16 et 17. Cette nacelle isole l'utilisateur de tout contact avec des pièces métalliques sous tension.
La verticalité de la nacelle 15 (fig. 10) est assurée par une commande à pignons dentés et chaînes à rouleaux, disposés à d'intérieur du mât. On voit en 18 un pignon denté dont l'axe est solidaire des tou rillons de la nacelle. Une chaîne 19 est en prise sur ce pignon denté et en prise par ailleurs sur la cou ronne 20a d'un pignon triple 20 dont la denture du milieu, folle sur l'axe, n'est pas utilisée. On a repré senté en 21 et 22 des pignons de renvoi montés fous sur leur axe respectif. Une seconde chaîne 23 est en prise avec la deuxième couronne dentée 20b du pignon triple 20, ladite chaîne étant en prise par ailleurs avec un pignon denté 24, claveté sur son axe, lequel est fixé sur la tourelle 3.
On voit en 25 et 26 des pignons de renvoi montés fous sur leur axe. Bien entendu, tous ces pignons et chaînes sont dissimulés à l'intérieur des bras du mât, respective ment dans le bras inférieur pour la chaîne 23, et dans le bras supérieur pour la chaine 19, le pignon triple 20 étant situé à l'articulation des deux bras l'un sur l'autre.
Aucune tringle, aucun câble, aucun fil électrique ne sont montés à l'extérieur des tubes formant les deux parties du mât. Ceux-ci seront donc d'une sec tion suffisante pour recevoir intérieurement tous les dispositifs de commande et de stabilisation.
L'élément supérieur 2 du mât (fig. 11) peut, soit comporter un revêtement d'isolation extérieur, tous les câbles de commande étant eux-mêmes isolés, soit être réalisé entièrement en matière isolante comme c'est le cas représenté à la fig. 11. Sur cette figure, on voit représenté en 27 le genou d'articu lation du bras supérieur sur le bras inférieur, en 28 le câble électrique souple aboutissant aux boutons poussoirs 29 push-pull de commande des électro- valves, et en 30 des manchons de jonction des trin gles en matière isolante 31 aboutissant à l'extrémité libre du mât sur des ressorts de rappel 32 des leviers de commande 33.
Ceux-ci, comme le représente la fig. 12, sont articulés autour d'un point fixe 34 et peuvent être .manoeuvrés de la position 33a à la position 33b.
La double commande de la nacelle est obtenue par le jeu d'électro-valves à courant continu situées au niveau de da tourelle à crémaillère. Le schéma hydraulique sur lequel agissent ces éleabro-valves est représenté à la fig. 13. La partie de schéma repré sentée en 35 est relative à Palimentation de l'appui gauche @de stabilisation @de la plate-forme où, à titre de variante, on a représenté deux vérins 5a et 5b, tandis qu'on a représenté en 36 l'alimentation des deux appuis droits opposés.
On a représenté respec tivement en 37 et 38 les alimentations des bras inférieur et supérieur du mât, et en 39 la commande hydraulique du vérin à double effet assurant la rota tion de la tourelle. On a enfin représenté en 40 une commande de sûreté par mise en dépression du cir cuit hydraulique, pour retour direct du fluide hydrau lique au réservoir. Sur le schéma de la fig. 13, les électrovalves correspondant aux différents éléments commandés sont respectivement référencées 35a, 37a, 38a, 39a et 40a. Le moteur hydraulique a été repré senté en 41 et le réservoir de fluide en 42.
L'ensem ble hydraulique groupé est commandé électriquement depuis autant -de points de contrôle qu'il est désirable, et, au minimum, un poste sur la tourelle et un poste dans la nacelle.
Le schéma électrique d'ensemble représenté à la fig. 14 montre en 43 la batterie du camion, en 44 le tableau de bord du camion ou du moteur .auxiliaire, en 45 un fusible de ,protection, en 46 une clé de contact, en 47 un clignotant et en 48 une lampe témoin. D'une manière coitrélative :aux ;
références de la fig. 13, on voit en<I>35b</I> la commande électrique des appuis gauches de stabilisation de la plate-forme, toujours en supposant que la plate-forme est stabi lisée de chaque côté par deux vérins, en 36b la commande des appuis droits de la plate-forme, en 37b la commande du vérin de bras inférieur, en 38b la commande du vérin de bras supérieur, en 39b la commande :de rotation de la tourelle et en 40b la commande @du by-pass de sûreté.
A chacune des commandes qui viennent d'être énumérées corres pondent des liaisons électriques doubles qui abou tissent à des boutons poussoirs situés soit sur le pupitre de commande 49 prévu sur la nacelle, soit sur le pupitre décommande 50 prévu sur le camion. On remarquera cependant qu'il n'existe pas de liaison électrique reliant les commandes d'appuis gauches et d'appuis droits au pupitre 49 de la nacelle et ceci pour éviter la fausse manoeuvre que pourrait provoquer l'utilisateur situé dans la nacelle qui ris querait, de son poste de travail, de commander ino pinément le relevage des vérins d'appuis gauches ou droits,
ce .qui serait susceptible de provoquer un déséquilibre dans la stabilisation de la plate-forme du camion.
Comme on peut le remarquer, chaque commande électrique des postes 35, 36, 37 et 38 comporte une partie gauche destinée à la commande de la montée et une partie droite symétrique destinée à la com mande de la descente.
Parallèlement, la partie gauche du poste 39b correspond par exemple à une commande de rota tion à gauche, tandis que la partie droite du schéma correspond à une commande de rotation à droite de la tourelle. En regard de ce poste 39b, on a représenté en 39c le contact de fin de course du vérin d'appui avant gauche et en 39d un contact de fin -de course du vérin d'appui arrière gauche, tandis qu'on a représenté en 39e et 39f les contacts correspondants de fin de course des vérins d'appui avant droit et arrière ,droit.
Ces contacts, mis en série .avec la commande électrique de rotation., cons tituent des ;sécurités qui empêchent la nacelle de tourner à gauche si la plate-forme du ,camion n'est pas stabilisée par les vérins à gauche, et qui empê chent respectivement la nacelle .de tourner à droite si les vérins ,de stabilisation à droite ne sont pas à fin de course en contact avec le sol.
On a enfin représenté en 51, sur de pupitre de commande sur camion, un commutateur à clé cons tituant contact de commande de sûreté.