Appareil <B>pour moucher une</B> électrode <B>de soudure</B> électrique <B>à enrobage</B> Les ouvriers qui exécutent des travaux de sou dure électrique conaissent bien le problème du réamorçage d'un arc avec une électrode de soudure dont l'enrobage dépasse le métal d'apport. En effet ce problème se pose pratiquement à chaque reprise car, pendant la soudure, l'arc électrique ne volatilise pas complètement la partie extérieure de l'enrobage qui forme un cratère à l'extrémité de l'électrode, cratère qui se refroidit pendant l'interruption du tra vail et empêche le réamorçage de l'arc.
Pour enlever le bord de ce cratère, qui est généralement craquelé et poreux, l'ouvrier n'a pas d'autre ressource que de frapper son électrode sur un objet dur, par exemple sur la tranche de son écran de protection. Ce faisant, il effrite ou casse la partie de l'enrobage formant le bord du cratère. Le résultat de cette cassure est généralement un bord irrégulier, voir fissuré, de l'ex trémité de l'enrobage. L'ouvrier se trouve d'ailleurs souvent dans l'obligation de s'y prendre à plusieurs fois pour éliminer complètement le cratère. Le réamorçage peut alors s'effectuer, mais le mauvais état de l'extrémité de l'enrobage est alors la cause de soufflures et en définitive d'une soudure de mau vaise qualité.
L'appareil, objet de la présente invention, permet à l'ouvrier d'éliminer tous ces inconvénients. En effet avec cet appareil, il peut moucher l'extrémité de l'électrode et donner à l'extrémité de l'enrobage une forme conique, ceci au cours d'une seule opération rapide, précise et facile à exécuter.
L'appareil selon la présente invention est carac térisé par le fait qu'il est constitué par un corps et par une tête creuse susceptibles de se déplacer l'un par rapport à l'autre à l'encontre de l'action d'un ressort, la tête, dans laquelle l'extrémité de l'élec- trode est destinée à être engagée, étant munie de molettes, et par des moyens imprimant un mouve ment à ces molettes lorsque la tête est déplacée par rapport au corps de l'appareil, le tout de façon qu'en engageant l'extrémité de l'électrode à moucher dans la tête de l'appareil et en exerçant, par son intermé diaire une pression sur celle-ci, les molettes soient mises en mouvement et enlèvent la partie de l'enro bage formant le cratère en donnant à l'extrémité de l'enrobage une forme conique.
Le dessin ci-annexé représente, à titre d'exemple, deux formes d'exécution de l'objet de l'invention. La fig. 1 est une vue en coupe axiale de la pre mière forme d'exécution.
La fig. 2 est une vue en élévation, partiellement coupée de la seconde.
Les fig. 3, 4 et 5 montrent respectivement une électrode neuve, une électrode présentant un cratère et une électrode dont le cratère a été éliminé par choc.
L'appareil représenté à la fig. 1 comprend un corps cylindrique 10 formant poignée et une douille 11 susceptibles de coulisser axialement l'un dans l'autre à l'encontre de l'action d'un ressort à boudin 12 prenant appui contre un roulement à billes 13. Sur l'embout 14 du corps 10 est fixé, par une gou pille 15, un tube 16 dont l'extrémité présente une section intérieure carrée. Quant à la douille 11, elle est rendue solidaire, par une seconde goupille 17, d'une tête creuse 18 munie de trois molettes 19 et d'une vrille 20 à quatre nervures. La vrille 20 est engagée dans la section carrée du tube 16 et tourne dans celle-ci comme une vis dans un écrou.
Elle porte à son extrémité une rondelle 21 fixée par une vis 22, rondelle qui vient buter contre un épaulement inté- rieur du tube 16 sous l'action du ressort 12. Lorsque la poignée étant tenue en main, on engage l'électrode 23à moucher, dans la tête 18, comme représenté au dessin, et enfonce celle-ci dans la poignée 10 à l'encontre de l'action du ressort 12, la tête 18 tourne et les molettes 19 roulent sur le bord de l'enrobage en enlevant tout d'abord le bord du cratère puis en reformant l'extrémité de l'élec trode comme il se présente dans les électrodes neuves (fig. 3).
Dans la seconde forme d'exécution (fig. 2), le bâti est constitué par un boîtier cylindrique 10 sur lequel est fixé, par trais vis 24, un couvercle 25 et une collerette intérieure 26. Quant à la tête creuse 18, elle est cylindrique et solidaire d'une douille 27 qui peut coulisser dans une ouverture circulaire ména gée dans le fonds 28 du boîtier.
La tête elle-même est guidée dans une autre ouverture circulaire ména gée dans le couvercle 25. Les trois molettes 29 que comporte la tête 17 de l'appareil sont formées cha cune par la tranche striée des bras 30 de trois leviers 31 constitués par trois plaquettes métalliques montées à 1200 l'une de l'autre à l'intérieur de la tête 18. Ces bras 30 traversent trois fentes radiales 32 fraisées dans la partie intérieure conique de la tête. Chacun des leviers 31 possède un deuxième bras 33 qui prend appui sur le bord de la collerette 26 et un troisième bras 34 en forme de crochet auquel est fixé le ressort 12.
Lorsque l'extrémité de l'électrode 23 est engagée dans la tête 18 et enfoncée, les leviers 31 pivotent, les molettes 30 se déplacent vers l'axe de l'appareil, tandis que les crochets 34 s'en éloignent en tendant le ressort 12. Au cours de leurs déplacements, les molettes enlèvent d'abord la partie de l'enrobage formant le bord du cratère, puis reforment ce bord comme il se présente dans les électrodes neuves. Dans une variante, on pourrait prévoir de munir le corps du bâti de la première forme d'exécution ou le fond du boîtier de la seconde d'une pince ou d'un aimant, isolé électriquement, permettant de fixer l'appareil soit contre l'une des pièces à souder soit sur l'écran de protection de l'ouvrier.