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Soudeuse électrique. Cette invention est relative aux soudeuses électri- ques employées pour la soudure des pièces dentaires, articles de bijouterie et petites pièces analogues que l'opérateur tient en mains pour les présenter aux électrodes entre les- quelles la pièce est pincée pendant le passage du courant.
Les mains étant ainsi occupées, la commande des électrodes s'opère ordinairement au pied, ce qui nécessite une pédale et une transmission compliquant la construction des soudeuses et augmentant leur encombrement ainsi que leur coût. La pré- sente invention a pour but d'éviter cet inconvénient.
A cet effet, suivant l'invention, on munit la sou- deuse d'un levier à main pour la commande des électrodes, qui est disposé près de celles-ci de telle manière que l'opé- rateur tenant en mains les pièces à souder, puisse actionner @
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ce levier par un mouvement du poignet sans lâcher les pièces et sans être gêné dans son travail. Ce dispositif permet aussi de travailler avec l'aide d'un assistant comme cela est parfois nécessaire dans l'exécution de travaux très précis. Dans ce cas l'assistant peut manoeuvrer le levier sans gêner l'opérateur.
De préférence, le levier est monté transversalement aux électrodes, sur la façade de la soudeuse, avec sa manette ou poignée d'un coté des électrodes et son point d'appui de l'autre côté, la partie intermédiaire du levier passant entre les porte-électrodes. Avec un minimum d'encombrement, on dispose ainsi d'un grand bras de levier pour actionner sans effort l'électrode mobile, et le maniement du levier ainsi placé transversalement est très commode pour l'opérateur. De plus, le mécanisme de commande des électrodes tout entier peut être monté sur la même paroi du coffret de la soudeuse, ce qui simplifie la construction. On peut évidemment aussi placer le levier sur le côté de la soudeuse, mais la disposition est moins avantageuse.
Le dessin annexé représente à titre d'exemple, en vue de face, une soudeuse électrique équipée d'une commande des électrodes par levier à main conformément à l'invention.
1 désigne la façade du coffret de la soudeuse, 2 l'électrode inférieure montée dans le porte-électrode fixe 3, et 4 l'électrode supérieure dont le porte-électrode mobile 5 bascule sur des tourillons 6 pour ouvrir et fermer les électrodes, mouvement qui se commande ordinairement au pied. Pour le commander à la main et pouvoir supprimer ainsi la pédale et les tringles de transmission habituelles, un levier de commande à main 7 est prévu qui, partant du pivot 8 à droite des électrodes,passe entre les porte-électrodes 3, 5 et se termine à gauche
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par une manette 9 légèrement recourbée vers l'avant.
Du côté intérieur de la paroi 1, le pivot 8 porte un court levier 10 accouplé par un maillon 11 à un autre levier 12 qui est fixé au porte-électrode mobile 5 et peut osciller avec celui-ci sur les tourillons 6.
Au repos, les électrodes 2., 4 sont maintenues fermées, c'est-à-dire appliquées l'une contre l'autre, par un ressort 13 tirant le levier 12 vers le haut. Pour souder, l'opérateur tenant à deux mains les pièces qu'il veut placer entre les électrodes ouvre celles-ci en appuyant le tranchant de sa main gauche ou un doigt sur la manette 9, comme sur un appui-main. Un effort minime sur la manette suffit pour abaisser le levier de commande 7 qui, par le jeu de leviers 10,11, fait se lever l'électrode mobile 4.
Sans lâcher le levier 6, l'opérateur dont les doigts conservent leur entière liberté, introduit les pièces à souder entre les pointes des électrodes et les place exactement dans la position voulue, puis par un léger mouvement du poignet qui ne dérange pas ces préparatifs, il laisse remonter le levier 7 sous l'action du ressort 13 qui abaisse l'électrode 4. Après le passage du courant de soudure, commandé de toute façon appropriée, une nouvelle pression sur le levier 7 ouvre les électrodes pour dégager les pièces soudées, ou pour les déplacer en vue d'une nouvelle soudure.
Bien entendu, toute autre disposition du levier à main et du mécanisme de commande des électrodes procurant les mêmes résultats rentrerait dans le cadre de l'invention, celle-ci n'étant pas limitée aux formes et détails d'exécution ici décrits et représentés à titre d'exemple.