Installation de commutation téléphonique La présente invention se rapporte à des installa tions de commutation téléphonique comprenant notamment plusieurs matrices de points de croise ment à configuration coordonnée formant un réseau de commutation téléphonique de points de croise ment à plusieurs étages.
On sait dans la technique utiliser un réseau image du réseau de commutation de points de croisements à plusieurs étages pour sélectionner un trajet de trans mission entre deux extrémités marquées d'un tel ré seau.
Les éléments du réseau de commutation nécessai res et suffisants à l'identification d'un trajet sont représentés dans le réseau image dont la configura tion plus simple et mieux adaptée permet l'utilisation de méthodes simples de marquage, de choix et d'identification d'un trajet.
Un but de l'invention est de prévoir une installa tion de commutation téléphonique dans laquelle la sélection du trajet de liaison se fait en utilisant un réseau image plus rapide et moins onéreux que dans les installations déjà connues. La méthode utilisée ici s'applique aux systèmes de communication téléphoni ques comprenant les types de matrices de points de croisement les plus divers.
Deux types d'installations utilisant des réseaux images sont connus. Dans le premier type d'installa tion, aux différentes mailles ou liaisons intermédiai res entre matrices d'étages différents correspondent des impulsions décalées dans le temps engendrées par un distributeur. Aux différentes mailles en série con stituant plusieurs chemins libres à travers le réseau correspondent plusieurs coïncidences entre impul sions. Un chemin libre est identifié d'après la position dans le temps d'une coïncidence.
Cette méthode pré sente l'inconvénient d'exiger un distributeur ayant un grand nombre de sorties séparées, ce qui entraîne une dépense relativement grande et oblige à poser des conditions de fréquence limite supérieure pour les lignes d'information afin que celles-ci soient à même de transmettre les différentes impulsions avec la cadence de succesion nécessaire.
Dans 1e second type d'installation, on assure une différence de potentiel entre les deux extrémités mar quées du réseau image en faisant passer du courant dans tous les chemins libres, à moins que, comme dans certains réseaux très simples, un seul chemin libre puisse se maintenir.
L'identification d'un chemin libre parmi plusieurs requiert alors l'exploration successive des étages de matrices, chaque tronçon de chemin libre étant choisi successivement. Un seul distributeur ou explorateur travaillant successivement suffit et le temps de fonc tionnement du réseau image est réduit; mais il est nécessaire de commuter une porte par niveau d'étage vers l'explorateur. Autre inconvénient, on ne peut utiliser des matrices à multiplage partiel à moins de prévoir un nombre d'éléments diodes par exemple par point de croisement, ce qui serait prohibitif.
L'installation suivant l'invention permet d'éviter les inconvénients des deux types d'installations ci-dessus. Eâ,e est caractérisée par plusieurs groupes de matrices à point de croisement, lesdits groupes étant disposés en cascade entre des bornes d'entrée et des bornes de sortie situées respectivement à l'entrée et à la sortie du réseau constitué par lesdits groupes de matrices, par des moyens de sélection de voie opé rant à l'aide de signaux de marquage appliqués à l'une desdites bornes d'entrée et à l'une desdites bor nes de sortie pour sélecter une voie disponible à tra vers ledit réseau,
lesdits moyens de sélection de voie comprenant un réseau .image dans lequel des n.Qeuds représentent lesdites matrices, les noeuds connectés aux bornes d'entrées étant désignés par noeuds amonts et les autres noeuds par noeuds avals, par des moyens, dans lesdits moyens de sélection de voie, opérés par lesdits signaux de marquage pour marquer tous les noeuds libres parmi les noeuds des voies reliant ladite borne d'entrée marquée et toutes les bornes de sortie disponible,
et par des moyens de commande pour sélecter et identifier un noeud parti- culier en commençant par le noeud aval choisi con necté à ladite borne de sortie marquée et en termi nant par le noeud amont connecté à ladite borne d'entrée marquée pour sélecter une voie analogue à travers lesdites matrices à point de croisement.
Des formes d'exécution de l'objet de l'invention seront exposées, à titre d'exemple, dans la description suivante faite en relation avec les dessins ci-annexés dans lesquels: La fig. 1 a représente un réseau de commutation téléphonique relativement simple, la fig. lb représente schématiquement et linéaire ment le réseau image correspondant;
la fig. 2 représente linéairement un exemple de réseau image, suivant l'invention, la fig. 3 représente un diagramme des signaux parcourant le réseau image de la fig. 2, la fig. 4- représente schématiquement un réseau de commutation permettant des débordements, la fig. 5 représente linéairement un autre exemple de réseau image, utilisé avec un réseau du type de celui de la fig:
4-, la fig. 6 représente un autre exemple de réalisa tion de noeud utilisé dans un réseau image de la fig. 5, la fig: 7 représente schématiquement un exemple de réseau de commutation permettant les recherches libres, et la fig. 8 représente un réseau image correspon dant à l'exemple de la fig: 7.
La fig. la représente un réseau de commutation téléphonique comprenant les étages de commutation A à D. Chaque étage comprend plusieurs matrices de commutation, par exemple l'étage A comprend les matrices Al, à<B>AI,,</B> l'étage B, les matrices Bl à Bl etc.
Dans l'exemple figuré, les matrices comme celle représentée plus en détail en Ai, sont des matrices complètes, c'est-à-dire des matrices dont chaque in tersection des coordonnées comporte un point de croisement. Sous un autre point de vue, la matrice Al est aussi une matrice simple car les entrées de la matrice sont disposées suivant une coordonnée hori zontale tandis que les sorties sont disposées suivant l'autre coordonnée verticale, toutefois, ceci ne consti tue pas une limitation de la portée de l'invention.
Dans la suite de la description, ce que l'on appelle point de croisement désigne soit des dispositifs magnétiques -à contact scellé (type reed-relay) ou des tubes à cathode froide ou ides transistors, etc<B>...</B> On peut également utiliser comme matrice, des sélecteurs à barres croisées ou à bobines croisées.
De toute manière, la nature du point de croise ment est indépendante de l'objet de l'invention. Revenant à la fig. 1 a, les entrées E du réseau, sont pratiquement les entrées des matrices de l'étage A et sont .repérées par le rang ,de la matrice dans l'étage et par le niveau de l'entrée dans la matrice; par exemple, Eii correspond à une entrée de la pre mière matrice de niveau i. Les sorties S sont égale- ment repérées par le rang de la matrice dans l'étage D et par le niveau de sortie dans la matrice.
Chaque matrice d'un étage est reliée aux matrices de l'étage précédant ou suivant par des circuits appelés mailles. Une matrice d'un étage peut être reliée à une matrice d'un étage précédent ou suivant par une ou plusieurs mailles, l'identité de chaque maille permettant évi demment d'identifier les matrices reliées et les identi tés de deux mailles successives, toutes permettant d'identifier le point de croisement les reliant.
Sur la fig. 1, pour des raisons de clarté, les matri ces ne sont pas toutes représentées non plus que tous les niveaux d'entrée et de sortie des matrices. Ceci est sans importance car la constitution d'un tel réseau de commutation téléphonique est bien connue de l'homme de l'art.
D'autre part, en ce qui concerne l'établissement d'une communication téléphonique entre une entrée et une sortie du réseau, il est connu par exemple, d'utiliser un appareillage de commande commun, gé néralement appelé marqueur, pour établir les trajets de conversation selon le pricipe de un à la fois , vu la vitesse de travail des marqueurs qui sont mainte nant électroniques, soit en réponse aux signaux de cadran reçus d'un poste d'abonné associé au même bureau central, soit en réponse à des signaux de cadran émis par un poste d'abonné associé avec un autre bureau central à travers l'autre bureau central et sur un circuit de ligne principal.
D'autre part, quand il y a plusieurs marqueurs, la priorité est sou vent donnée à l'un pour établir des trajets de conver sation si bien que l'on est ramené pour le choix et l'identification du trajet de conversation au principe de travail de un à la fois. La fig. 1b représente une vue partielle linéaire d'un réseau image du réseau de la fig. la. On peut voir que chaque étage est également repéré par A, B, C ou D, que chaque matrice est représentée par un tronçon de fil repéré par un numéro.
Dans la suite, on dêsigne par noeud l'ensemble de ,ce tronçon de fil et des multiplages d'entrées et de sorties correspon dant aux entrées et sorties d'une matrice. Cette vue permet d'introduire un réseau image.
Connaissant une matrice ou un point aval, on choisit la matrice immédiatement en amont. C'est pourquoi chaque fil du multiplage d'entrée de noeud correspondant à une maille, comprend une porte ET en série, la sélection de cette porte suffisant à identifier la matrice amont immédiatement supérieure quand on connaît la matrice aval. Les trois entrées de cette porte ET sont reliées la première à une sortie du noeud précédent, la seconde d à un circuit de dispo nibilité des mailles et la troisième à un organe per mettant de sélecter la porte.
En fait, à titre d'exemple, on a représenté sur la fig. lb l'image ;d'un trajet possible entre rentrée Eli et la sortie S"i, trajet qui emprunte successivement les matrices Al, Bl, Cm et Dn. Dans le réseau image, le trajet emprunte les noeuds al, b1,
cm et d.. Il est bien entendu qu'il y a autant de noeuds que ide matrices par étage, que les multiplages. de sor tie de chaque noeud donnent accès au multiplage d'entrée des noeuds suivants, l'homme de l'art pou vant rétablir entièrement le réseau image connaissant la constitution d'un noeud et des portes placées dans le multiplage d'entrée.
Sur le réseau image de la fig. 2, on n'a représenté que 3 étages bien qu'il puisse, en fait, en comporter beaucoup plus comme l'indique le pointillé 1. Chaque noeud 2, 3 ou 4 comprend un élément mémoire ou bascule 5, 6 ou 7 respectivement, qui est normale ment au repos et qui est commuté ,au ,travail par une impulsion provenant de l'une quelconque des portes ET du multiplage d'entrée. A l'état de travail, chaque mémoire applique un signal permanent sur tous les fils du multiplage de sortie du noeud.
La phase de marquage de tous les noeuds se trou vant sur des trajets libres se déroule dans le réseau de la fig. 2 comme suit: L'entrée El et la sortie Si par exemple, sont les points à relier. Un signal de mar quage est appliqué à l'entrée El du réseau. Dès que la porte ET 8 est ouverte, le marquage atteint la mémoire 5 qui le transfère à toutes les portes ET du multiplage d'entrée des noeuds du 2ème étage auquel le premier noeud a accès; le noeud 3 est un de ces noeuds.
Les portes ET sont, comme il a été dit, à trois entrées, l'une des entrées est reliée à la mémoire du noeud précédent, l'autre entrée est reliée par un fil au circuit de disponibilité 9 et enfin, la troisième ent rée est reliée au distributeur 10 dont le nombre de points est égal au nombre de niveaux d'entrée par matrice. Le circuit de disponibilité contient, emmaga sinés, les états de disponibilité des mailles du réseau de commutation. Il délivre sur les fils d un signal per manent quand une maille est libre et aucun signal quand elle est occupée.
En supposant la maille reliant le noeud 2 au nioeud 3 libre, un signal, de disponibilité est alors ap pliqué au fil id de la porte 11. On -a déjà vu ci-dessus que le marquage appliqué à l'entrée El avait été transféré jusqu'à la seconde entrée 12 de la porte 11.
Quand le distributeur 10 enverra une impulsion à la troisième entrée 13 de la porte 11, un signal apparaî tra à la sortie de ladite porte qui commutera la mémoire 6 à l'état die travail entraînant ainsi le marquage de la seconde entrée des portes ET du multiplage d'entrée de l'étage suivant: et ainsi de suite.
On comprend alors que le marquage progresse ainsi de proche en proche jusqu'à la sortie<B>Si.</B> L'ap parition d'un signal continu ou d'une impulsion sur le fil de sortie S met fin à la phase de marquage des noeuds libres. On remarque immédiatement que la mémoire 7 n'est pas indispensable pour le dernier noeud 4. Celui-ci peut être mis directement sous con trôle du marqueur ou, comme il est représenté, d'un sélecteur-traducteur 14 et de l'identificateur 15 par la porte 16. En fait, ceci suppose que les sorties S n'ont accès qu'à une seule matrice. La phase de marquage prend fin à la réception d'une impulsion dans l'identi ficateur 15.
Il y a lieu, à présent, d'identifier et de choisir des mailles formant un itinéraire parmi tous ceux où des noeuds ont été marqués. Cette opération est effectuée en remontant la chaîne de matrices.
Le train d'impulsion reçu dans l'identificateur 15 permet à celui-ci de choisir une maille marquée, c'est-à-dire une porte ET, par exemple la porte 17 à l'entrée du dernier noeud 4.
On va décrire plus en détail la dernière partie de la phase de marquage et le choix d'une maille libre par l'identificateur 15 dès que tous les noeuds dispo nibles situés au même étage que 3 ont été marqués, en supposant que cet étage est l'avant-dernier. Des potentiels existent sur tous les fils 18 des portes 17.
Le distributeur 10 émet alors successivement un train Mmpulsion comme l'indique la ,courbe 3 a de lia fig. 3, chaque impulsion h,, h2 ... h. représentant dans le temps la position spatiale d'un niveau d'entrée de noeud de l'étage.
En conséquence, suivant les dispo nibilités des mailles, c'est-à-dire de la présence ou non d'un potentiel sur les entrées d des portes 17, il apparaîtra à la sortie du multiplage d'entrée un train d'impulsion h,, h3, h4 et hn_, représenté à la fig. 3b, chaque impulsion représentant :
dans lie .temps une maille d'entrée libre. Ce train d'impulsion est envoyé par 1a porte ET 16 à l'identificateur 15.
L'identifiaateur 15 comprend ides moyens capa bles, en fonction de la position -dans le temps d'une impulsion du train de la fig.3b, de choisir dans l'espace une des portes d'entrée 17, c'est-à-dire un des noeuds de l'étage précédent M2. La prise de ce noeud précédent, ose concrétise en appliquant un si gnal permanent à l'entrée 19 .de la porte ET 20 corre spondant au noeud 3.
A ce moment, le distributeur 10 est à nouveau déclenché et, par le même processus que précédem ment, un train d'impulsions est reçu à la deuxième entrée 21 de la porte 20, puis dans l'identificateur 15 qui effectue un nouveau choix comme précédemment. Ainsi, de proche en proche, par ce processus, un tra jet complet entre l'entrée El et la sortie Si est choisi.
Dans une version préférée de l'invention, l'identi ficateur 15 à la réception du train d'impulsions de la fig. 3b choisit comme porte d'entrée celle correspon dant à la première impulsion reçue. En fait, on pour rait se donner une autre loi de choix, mais celle-ci permet de ne pas perdre de temps quand le train d'impulsions se résume à une seule impulsion.
Le distributeur 10, le sélecteur 14 et l'identifica- teur 15 sont trois circuits communs qui font, par exemple, partie du circuit général commun appelé mar queur.
Le distributeur 10 est constitué, par exemple, comme l'explorateur montré à la page 59 de la Revue Commutation -et Electronique - No. 3 - Novembre 1-962, et fonctionne sensiblement de la même façon en relation avec une horloge. L'identificateur 15 est un .convertisseur temporel-spatial bien connu de l'homme de l'art.
En effet, l'identificateur connaissant la place dans le temps d'une impulsion la traduit dans l'espace et la transmet au sélecteur-14. Celui-ci con naissant le noeud aval et le niveau d'entrée choisi, en déduit au besoin par une traduction s'opérant dans un répartiteur, l'identité du noeud à sélecter pour le relier à l'identificateur 15. Ces trais circuits. sont égale ment utilisés dans lies lexemples 14e réalisation sui vants.
On verra dans divers exemples suivants; un réseau image appelé à travailler en association avec des matrices et des réseaux de plus en plus comple xes. C'est ainsi que, successivement, les cas suivants seront étudiés: réseau à trajets de longueurs différen tes, réseau comportant la recherche libre de voies sortantes. De plus, on- examinera la rotation des prio rités qui permet une répartition égale du trafic sur toutes les mailles.
Le cas des réseaux à mailles longues concerne le débordement du trafic. De nombreux types de débor dements seront possibles, les voies normales étant caractérisées par le fait qu'elles sont plus courtes que les voies détournées sur lesquelles elle-sont, bien ,en tendu, la priorité. On admet 1'.existence idée voies détournées plus ou moins longues dont les priorités iront décroissantes, des plus courtes aux plus longues.
Pour cela, on a procédé à une modification du réseau image de la fig. 2 en introduisant un retard à chaque passage par un noeud au cours de la phase de mar quage des noeuds. En appelant T le retard introduit et en tenant compte de ce que les noeuds d'entrée et de sortie seront nécessairement marqués et ne de vront, par conséquent,- introduire aucun retard, une première impulsion du train d'impulsions de la fig. 3b apparaîtra à la sortie avec un retard compris entre (m-2)T et (m-1)T,
en appelant m le nombre de matri ces traversées.
Il suffit, par exemple, d'interrompre la phase de marquage en (m-1). T pour éviter le marquage d'itiné- raires plus longs.
Un réseau image fonctionnant comme indiqué ci-dessus est montré à lia fig. 4.
La durée T du retard envisagé est légèrement supérieure du temps correspondant à une ou deux impulsions complètes à la durée du cycle du distribu teur.
La fig.4 représente, sur un réseau réel deux chemins possibles de E à S, l'un empruntant dans les différents étages A, B, C, D, les matrices Al, Bi, Cl et D" tandis que l'autre trajet emprunte les matrices Al, B2, C2, B, Ci et D,.. On a supposé qu'il n'y avait aucune maille libre !entre C2 et Di, .alors qu'il y avait des possibilités :
de débordement autre @C2 et Bg. ïOn comprend immédiatement que, dans le réseau image de ce @réseau, étamé donné le retard du mar- quage ;
au passage de .chaque noeud, la sortie S reçoit 11a première impulsion de marquage par le premier trajet lie plus court. Dans ce cas particulier, la sortie du no.eud B3 du second trajet vient alors seulement ,d'être marquée.
II y a donc, dans ce cas de. constitu tion @de réseau de débondemenlt, une différence de temps de marquage égale à au moins deux cycles du distributeur :entre le marquage par nui trajet court et le marquage par un trajet plus long.
On verra ci-dessous plus en détail le fonctionne- ment du réseau image de la fig. 5. Un signal appliqué au temps to à porte ET 22 suivant l'entrée E mar quée, opère l'élément mémoire 23 du premier noeud 24.
Donc, au temps to, les entrées 25 des portes ET 26 des noeuds 27 de l'étage b reçoivent un signa\! permanent. Suivant l'état de disponibilité d donné par le circuit 28 analogue à 9, fig. 2; le bistable 29 est mis au travail au moment où le distributeur 30 passe sur le niveau d'entrée de la porte 26. Ce moment corre- spond à un instant to +e avec s < T.
Cependant, le marquage ;du multiplage ide sortie 3;1 ,sema retardé jus qu'en t1, début d'un autre cycle du distributeur 30. En effet, la bascule 29 est suivie d'une porte ET 32 à deux entrées dont une entrée est reliée à la sortie 33 du distributeur 30. La sortie 33 est exicitée à chaque début de cycle.
La sortie de la porte 32 est reliée à l'entrée d'une bascule 34 dont la sortie est reliée au multiplagë 31. Ainsi, on voit que l'appel progresse à travers le réseau jusqu'à ce qu'une impulsion ou un train d'impulsions apparaisse à la sortie S à l'instant to +(m-2)T +e où e représente la position de l'impul sion par rapport au début du dernier cycle considéré.
La phase d'identification et 14e ,choix ide la maille précédant immédiatement 1(e dernier point aval mar qué, c'est-à-dire ici le noeud 35, se fait de 11a même façon qun dans l'exemple,de la fig. 2,. c'est-à,dire au moyen id'un identificateur 3,6.
D'autre pain; il y a lieu d'arrêtesr 11e fonctionnement ;du distributeur F d'ès qu'une impulsion est reçue en S, c'est-à-dire -au moins au temps to +(m-1)T. En effet, ces impulisions nie sont destinées dans 1e :cas .présent, qu'à ,permettre la progressions:
du marquage et n'interviennent pas d'ans la phase @de choix si ce n'est ,pour identifier la der nière maille.
D'autre part, comme on l'a vu dans l'exemple de réalisation précédent de la fig. 2, l'identification des mailles amont se faisait en, remontant .la chaire des noeuds.
Dans lie cas présent, on peut constater qu'à la matrice Ci de la fig. 4 correspondra dans le noeud 37 qui, par exemple est son image, deux portes 38 ouv rables sur les mailles allant d'une part à Bi et d'autre part à B3. Cette circonstance peut également se retrouver dans un autre étage du réseau. Dans ce cas, les deux entrées de la matrice peuvent être marquées à des cycles différents du distributeur 30.
En effet, dans le cas général, rien n'impose à l'itinéraire atteig nant l'une des entrées d'être aussi court que celui qui joint l'autre. La seule condition est qu'il soit moins long que l'itinéraire le plus court joignant E à S. Or; lors de la phase de choix, rien ne s'opposait à ce que le choix s'arrête sur la porte correspondant au chemin le plus long, ce qui est contraire au but à atteindre. C'est pourquoi il est prévu, dès que l'identi- ficateur 36 a choisi la dernière maille, de marquer la matrice précédente.
Cependant, au lieu de prodéder immédiatement à une nouvelle identification de mail les, on efface les éléments mémoire du réseau image et on recommence le marquage à partir de l'entrée E.
Tout se passe alors comme si l'on devait chercher l'itinéraire le plus court entre l'entrée E et le dernier noeud aval marqué. l'opération est répétée aussi sou vent qu'il est nécessaire de le faire pour identifier tout l'itinéraire; <B>le</B> temps total de marquage -et de choix devient alors
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si m est le nombre de noeuds traversés.
On remarquera sur la fig. 5 l'existance d'un sélec teur 39 et de portes de choix de noeud 40, 41 et 42 qui remplissent les mêmes rôles que leurs correspon dants 14, 16 et 20 dans la fig. 2.
Suivant un autre exemple de réalisation de l'in vention, on peut éviter de reprendre le marquage à chaque opération de choix, en bloquant au cours de l'unique opération de marquage, les noeuds dès que les mémoires ou bascules de ces noeuds ont été mises au travail, afin d'éviter les marquages indésirables effectués au cours de cycles ultérieurs du distributeur F.
A cet effet, la constitution d'un noeud est modi fiée suivant la fig. 6. Il est prévu individuellement, par maille, un dispositif de retard ou bascule 43. Il est également prévu d'interdire aux impulsions de synchronisation t1 d'actionner le dispositif de retard dès que l'élément mémoire ou bascule 44 du noeud est marqué.
On remarquera que cette solution est plus coû teuse en éléments que la solution précédente puisque certains éléments qui n'apparaissaient que dans chaque noeud, apparaissent maintentant dans chaque maille. Toutefois, elle a l'avantage de ne demander qu'un temps total pour le marquage et le choix de 2(m-1)T. D'autre part, l'élément bascule à deux états 3,9 pour un simple tore ma4gnétique.
Le noeud de la fig. 6 comporte également des portes ET 45 et 46 semblable respectivement aux portes 26 et 42 du noeud 27 de la fig. 5. La bascule 44 a deux sorties dont l'une est appliquée à l'entrée d'une porte d'inhibition 47 pour empêcher le mar quage de nouvelles bascules 43 par la porte ET 48. Ceci permet, comme il a été dit plus haut, de bloquer les noeuds aussitôt qu'ils ont été opérés.
On constate en examinant la constitution des noeuds dans le réseau image, que rien n'est spécifique à un noeud et que tous présentent des analogies évi dentes, y compris les noeuds d'extrémité où -seuls cer- tains éléments sont inutiles. La commande et les con nexions vers les circuits logiques sont rigoureusement semblables. Sous cette forme, les avantages du réseau image apparaissent mieux: ainsi, le réseau permet d'établir des itinéraires de toutes les longueurs. Si tous les itinéraires de longueur m sont occupés, on. choisira un itinéraire de longueur p supérieure à m, ou, à défaut, un itinéraire q encore plus long.
D'autre part, il suffit de commander un fil par matrice, d'où la simplicité de commutation lors de la phase de choix. De plus, aucune affectation des matrices à un étage bien déterminé n'est requise et, enfin, une matrice peut à la fois comporter ides entrées du ré seau, des sorties du réseau et des liaisons entre ma trices.
La fig. 7 représente un exemple de réseau de commutation dans lequel une entrée E est à connec- ter à une sortie qui n'est pas entièrement déterminée, c'est-à-dire qui peut être choisie parmi un groupe déterminé S de sorties. L'homme de l'art appelle ce problème celui de la recherche libre.
On pourrait se contenter d'effectuer la connexion entre E et l'une quelconque des sorties Sl, S2, Ss ou S4 du groupe S.
En fait, il y a lieu de subordonner le choix de 1a sortie à lia longueur du trajet lia reliant à l'entrée et de donner la préférence à lia sortie acces sible par le chemin le plus court. Sur la fig. 7, on a représenté derrière le groupe de sortie S une matrice 49 à ,sortie unique S'.
Cette matrice -est purement fic tive dans le réseau réel, mais est. représentée dans le réseau image. Elle permet de faire un choix entre les différentes bornes Sl, S2, S3, et S4 en tenant compte de la longueur du trajet. On considère dans le réseau image la liaison entre l'entrée E et la sortie unique S'.
Donc, le réseau image d'un, réseau où des recher ches libres sont possibles comprend, en plus des noeuds images, des matrices du réseau, des noeuds dont les entrées correspondent à un groupe déterminé de sorties, ces noeuds constituant le point aval du réseau quand une des sorties à déterminer du groupe doit être reliée à une entrée déterminée.
La fig. 8 représente la partie d'un réseau image correspondant à la partie de réseau réel de la fig. 7. Notamment, les noeuds 50, 51 et 52 correspondent respectivement aux matrices 53, 54 et 55. Le noeud 56 correspond à la matrice fictive 49. Le noeud 56 est semblable au noeud 35 du réseau de la fig. 5 à ceci près que la sortie S' fictive n'est pas représentée. La porte 57 analogue à la porte 58 est reliée à une des sorties du groupe. La porte 59 analogue à la porte 42 a sa sortie reliée à l'identificateur du réseau, et une de ses entrées reliée au sélecteur.
D'autre part, le multiplage 60 à 4 entrées correspondant à Sl, S2, S3 et S4 a été représenté. Il est bien entendu que chaque dérivation de 60 comprend en série une porte ET semblable à 57.
Le fonctionnement du réseau de la fig. 8 est le sui vant: l'entrée E et la porte 59 étant marquées par le sélecteur, dès qu'une ïmpulsion atteint par 59 l'identi- ficateiur, sa position,
dans le temps est enregistrée et le réseau est bloqué. Une sortie du groupe est alors choisie. -an est alors ramené au cas précédent odu réseau de la fig. 5 ou 6, le trajet étant complété de la même façon:
On notera que les noeuds 51 et 52 peu vent ne ,pas comprendre de bascule entraînant un retard -si les autres sorties @de 51 et de 52 sont des sor ties fdu réseau. D'autre part, si les sorties d'un ,groupe sont -très nombreuses, plusieurs matrices fictives telles que 49 sgrarent nécessaires :pour les concentrer en une seule sortie.
Dans ce cas, on mettra le -nombre de noeuds -nécessaires .pour représenter ces matrices. Il est d'ailleurs bien évident =que c'esit le nombre d'en trées d'un noeud, c'est-à-dire le n'ombre de positions de sortie du -distributeur, qui oblige à cet artifice -et non pas le nombre d'entrées de matrice fictive.
La capacité -de =sortie -du distributeur -est, comme on l'a vu; ;litée inférieurement par le plus grand :nombre d'entrées d'une matrice réelle et, supérieurement, par la-coastitutiôn,de l'installation.
Enfin, il -est .évident # que si l'ordre,d'exploratibn des entrées des noéuds par le distributeur . est immuable, certaines entrées, et .par là certains trajets, seront pris plus -,souvent que ;
d',autres., ce qui,entraîne- ràit une -usure non homogène des équipements du réseau réel -et -des risques de fautes accrus. -Ciest pourquoi une rotation de priorité des entrées -est obentu en -modifiant à chaque cycle l'ordre d'avance- itënt -du distribùteur,
par -exemple =en modifiant le départ=de la base de temps @qüti lé pilote. La -rotàtion dés q>Ëorités ieéut également être obtenu en introdui- sent -avant #ahaque identification @un délai variable d'une mànière aléatoire, égal #ôu ;
inférieur à la ,durée d'un=cy±leideq'explorateur.