Machine pour marquer à chaud des feuilles d'emballage en matière plastique
I1 est très important de pouvoir marquer, de façon indélébile, des feuilles d'emballage en matière plastique, destinées à contenir des suppositoires ou autres produits. En effet, les indications portées sur ces emballages identifient en général leur contenu, donnant une date de fabrication et un numéro de code d'un organisme centralisateur (Sécurité sociale par exemple), etc.
La machine selon l'invention comporte sur un bâti, une platine disposée entre au moins une barre à caractères fixe, située au-dessus et portée par une potence du bâti, et au moins une contre-matrice déplaçable, située au-dessous et mise en contact thermique avec un support mobile comportant un chauffage et monté coulissant dans le bâti et assujetti à un organe d'actionnement temporisé tendant à appliquer une feuille posée sur la platine contre la barre à caractères, par l'intermédiaire de la contre-matrice et pendant une durée de pressage telle que la contrematrice réchauffe et ramollit suffisamment la feuille plastique pour que les caractères s'y marquent.
Ainsi, l'opérateur peut avoir accès à toutes les parties apparentes de la machine sans risquer de se brûler.
Une forme de réalisation de l'objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple, sur le dessin annexé.
Sur ce dessin:
La fig. 1 est une élévation latérale de la machine dans laquelle le bâti est arraché et la platine coupée suivant la ligne I-I de la fig. 2.
Les fig. 2 à 4 sont des coupes transversales partielles prises respectivement suivant les lignes II-II à
IV-IV de la fig. 1.
La fig. 5 est une coupe partielle prise à plus grande échelle suivant la ligne V-V de la fig. 1.
La machine comporte un bâti 1 constitué par une semelle 2 sur laquelle sont rapportés deux montants 3 et 4 disposés de part et d'autre du plan longitudinal médian 5 de cette machine. Les montants 3 et 4 sont solidaires de deux barreaux inclinés 6 dont l'un de ceux-ci est arraché et l'autre supprimé pout que le dessin soit plus facilement compréhensible.
Les barreaux 6 sont reliés, dans leur partie médiane, par une traverse 7 et supportent, à leur partie supérieure, par l'intermédiaire de pièces 8 formant chapiteaux, deux longerons 9 et 10. Une platine 11 est en outre rapportée et fixée sur les longerons 9, 10.
Cette platine est perpendiculaire au plan longitudinal médian 5 et présente une pente descendante relativement accentuée (fig. 1). Elle est constituée par deux plaques jointives lia et i lb, la plaque lia étant fixée à demeure sur les longerons et la plaque il b étant démontable par rapport à ceux-ci. La plaque amont il b est solidaire, en effet, d'une règle ou baguette de guidage 12 parallèle au plan 5 et située par rapport à ce dernier à une distance correspondant au pas d'écartement des alvéoles des feuilles à marquer.
Dès lors, il est important de pouvoir démonter la plaque 1 lb pour pouvoir la remplacer par une autre, la machine comportant autant de plaques 1 lb qu'il existe de feuilles ayant des pas différents. I1 est bien évident qu'au lieu de prévoir plusieurs plaques 1 lb interchangeables, on pourrait réaliser un guidage de la règle 12 de façon à pouvoir régler sa distance au plan 5.
L'un des barreaux inclinés 6 est prolongé par une potence 13 s'étendant au-dessus de la platine 11 et dans une direction perpendiculaire au plan 5. La potence 13 supporte une barre à caractères 14 fixe et relativement froide.
Les caractères 15 sont mobiles et rapportés, après composition de l'indication à marquer, dans une barre 14 interchangeable. Dans ce but, les caractères 15 sont mis en place et maintenus par une vis 16 dans un logement non visible d'un coulisseau 17 qui est guidé dans des glissières 18 et 19 d'une pièce 20 rapportée sous la potence 13. Le coulisseau 17 est immobilisé de façon non permanente dans la pièce 20 au moyen d'un verrou 21 qui peut être constitué par une bille repoussée par un ressort dans une cuvette.
La machine comporte deux séries de caractères 15. I1 pourrait y en avoir moins ou davantage, mais dans cet exemple, la machine est destinée à marquer deux indications identiques sur des feuilles contenant deux séries de suppositoires, ces feuilles étant ensuite découpées pour séparer les deux séries.
En regard des deux séries de caractères 15 sont découpées deux fenêtres 22 dans la plaque 1 lb de la platine 11. Ces fenêtres laissent passer deux contrematrices 23 déplaçables et chauffées, contre-matrices qui sont situées en dessous de la platine. On remarque que les deux séries de caractères 15, les deux fenêtres 22 et les deux contre-matrices 23 sont disposées dans le plan longitudinal médian 5 de la machine, c'est-à-dire à une distance de la réglette de guidage 12 correspondant au pas des alvéoles des feuilles à marquer.
Les contre-matrices 23 sont mises en contact thermique avec un support mobile 24, constitué par un boîtier métallique creux 25, dans une rainure supérieure duquel peut être rapportée et fixée une barrette non visible solidaire des contre-matrices 23. Au moins une résistance électrique non représentée est logée dans le boîtier 25 et peut être entourée par une matière réfractaire constituant un volant thermique suffisant. L'alimentation de la résistance électrique considérée peut être contrôlée par un organe de régulation thermique permettant de maintenir la température des contre-matrices 23 sensiblement constante, au voisinage par exemple de 900 C. L'organe de régulation thermique peut être un thermostat 26 ou un doseur d'énergie qui est associé à un indicateur de température tel qu'une sonde thermique non représentée et logée dans le boîtier 25.
Par ailleurs, le boîtier 25 est solidaire, d'une part, d'une colonne 27 guidée dans un manchon 28 de la traverse 7 du bâti et, d'autre part, d'une tige 29 traversant un trou de cette traverse pour empêcher le support mobile de tourner autour de son axe. La colonne 27 s'étend dans le plan 5 et est dirigée vers le bas.
Outre le fait qu'il est monté coulissant dans le bâti 1, le support mobile 24 est assujetti à un organe d'actionnement temporisé 30 tendant à appliquer une feuille à alvéoles posée sur la platine 11 contre la barre à caractères 14, par l'intermédiaire des contrematrices 23 et cela pendant une durée de pressage telle que les contre-matrices réchauffent et ramollissent suffisamment la matière plastique de la feuille à alvéoles pour que les caractères 15 de cette barre 14 s'y marquent.
L'organe 30 est constitué par un électro-aimant 31 dont l'armature est fixée sur les barreaux inclinés 6. Le circuit d'alimentation des bobinages d'excitation de cet électro-aimant 31 est contrôlé, d'une part, par un microcontact de déclenchement 32 commandé par chaque nouvelle feuille à alvéoles mise en place sur la platine 11 et, d'autre part, par un relais temporisé 33 de maintien. Le relais 33 fixé dans le bâti doit être accessible de l'extérieur, car il est prévu que sa constante de temps soit réglable en correspondance avec la durée du marquage. Pour fixer les idées, cette constante de temps peut être réglable entre les limites d'une et de cinq secondes.
Le microcontact 32 est fixé sous une ferrure 34 rapportée sur le longeron 9 (fig. 3). L'élément mobile de ce microcontact est commandé par une butée escamotable 35 qui, lors de la mise en place d'une nouvelle feuille à alvéoles, est placée sur la trajectoire de celle-ci pour limiter sa course de descente et déterminer sa position sous les caractères 15 de la barre 14. La butée escamotable est constituée par une lamelle cambrée 35 guidée pour être escamotée sous la platine 11 et traversant à cet effet une lumière 36 de la plaque 1 la de la platine. La butée escamotable 35 est disposée en regard de la réglette de guidage qui s'étend sensiblement jusqu'à son niveau.
Pour que les feuilles à alvéoles à marquer défilent les unes après les autres sous la barre à caractères 14, en marquant un temps d'arrêt et sans risquer de se recouvrir, la butée escamotable 35 est associée à un doigt d'arrêt de sécurité 37 (fig. 1 et 4). Ce doigt 37 est situé en amont de la butée et à une distance de celle-ci correspondant au moins à la longueur des feuilles à alvéoles. Le doigt 37 est destiné à retenir toute feuille qui se présente, tant que dure l'opération de marquage de celle qui la précède. Dès lors, il est essentiel que la butée escamotable 35 et le doigt d'arrêt de sécurité 37 soient assujettis à un mécanisme de commande 38 agissant en relation de temps avec l'organe d'actionnement 30 supportant les contre-matrices 23.
La lame 35 de la butée escamotable est articulée sur un axe 39 porté en bout d'un levier mené 40.
Celui-ci est relié rigidement par une bague d'entretoisement 41 à une manivelle 42, déportée axialement et renvoyée d'équerre. La bague 41 est montée folle sur un axe 43 fixé en porte à faux dans un bossage 44 du longeron 9 (fig. 1 et 2).
Comme le montrent maintenant les fig. 1 et 4, le doigt 37 est guidé dans une pièce 45 fixée sous la plaque 1 lb de la platine. I1 est soumis à l'action d'un ressort 46 tendant à l'effacer. Lorsque l'action de ce ressort est prépondérante (fig. 4), le doigt 37 débouche entre deux éléments de la réglette de guidage 12, mais ne fait pas saillie par rapport à ceux-ci, de sorte qu'il ne risque pas de retenir la première feuille à alvéoles qui se présente. Ce doigt 37 est prolongé à son extrémité inférieure par une plaquette cambrée 47 appliquée contre un poussoir réglable 48 porté par une ferrure 49 du support mobile 24.
Ainsi, pendant la course d'actionnement de l'électro-aimant 31, l'équipage mobile 24 repousse, d'une part, les contrematrices 23 pour presser une feuille à alvéoles contre les caractères 15 et chauffer la feuille et, d'autre part, le doigt 37 pour qu'il fasse saillie de la réglette 12 et retienne la feuille à alvéoles suivante.
Les fig. 1 et 4 montrent également que, pendant cette course d'actionnement, le poussoir réglable 48 agit sur une plaquette 47' solidaire d'un levier menant 50 articulé, en opposition au levier mené 40 sur le bâti de la machine. A cet effet, le levier menant 50 est relié rigidement par une bague d'entretoisement 51 à une manivelle 52 déportée axialement et renvoyée d'équerre. La bague 51 est montée folle autour d'un axe 53 monté en porte à faux sur un bossage 54 du longeron 9. Les manivelles 42 et 52 s'étendent parallèlement à elles-mêmes et sont reliées par une bielle 55.
Ainsi, pendant la course d'actionnement de l'électro-aimant 31, le poussoir 48 provoque le pivotement vers le haut du levier menant 50, lequel transmet son pivotement dans le sens opposé (vers le bas) au levier mené 40, par l'intermédiaire des manivelles 42, 52 et de la bielle 55, le levier mené 40 entraînant alors dans le même sens la butée 35 pour l'escamoter vers le bas.
Ce levier mené 40 est en outre assujetti à une pédale aval 56 commandée par la feuille à alvéoles venant d'être marquée et libérée, cette pédale tendant, lors de la descente de celle-ci le long de la platine, à faire saillir la butée 35 pendant la course de retour des contre-matrices 23. Ainsi, la butée 35 peut arrêter la feuille à alvéoles qui était retenue par le doigt 37 pendant la course d'actionnement précédente et qui a été libérée pendant la course de retour considérée. Dans la forme de réalisation représentée sur les fig. 1 et 2, la pédale 56 traverse une fenêtre 57 découpée dans la plaque lia de la platine 11 en prolongement de la réglette de guidage 12. La pédale 56 est solidaire, comme le levier 40 et la manivelle 42, de la bague d'entretoisement 41.
La machine fonctionne de la façon suivante:
Lorsqu'une feuille à alvéoles descend, elle rencontre la butée 35 qui, simultanément l'arrête et commande le microcontact 32. Ce dernier déclenche l'alimentation de l'électro-aimant 31 qui entraîne vers le haut, suivant une course d'actionnement, le support mobile 24. Les contre-matrices 23 de celui-ci pressent la feuille à alvéoles contre les caractères 15 et ainsi, la maintiennent dans cette position. Pendant la course d'actionnement considérée, le poussoir 48 escamote la butée 35 et fait saillir le doigt 37 qui maintient la feuille à alvéoles suivante. Le support mobile 24 reste en position haute pendant une durée correspondant au réglage du relais temporisé.
Pendant cette durée, les contre-matrices 23 réchauffent la matière plastique de la feuille à alvéoles qu'elles pressent contre les caractères 15, ceux-ci se marquant dans la matière ainsi ramollie. En fin de marquage, l'alimentation de l'électro-aimant 31 cesse et le support mobile 24 amorce par gravité sa course de retour. La feuille à alvéoles venant d'être marquée est donc libérée et descend le long de la platine. Elle commande la pédale 56 qui provoque le relevage de la butée 35, laquelle peut à nouveau arrêter la feuille à alvéoles suivante qui descend, du fait que le doigt 37 est effacé, pendant la course de retour, sous l'action devenue prépondérante de son ressort 46. Le même cycle que celui précédemment décrit se reproduit alors pour la nouvelle plaque à alvéoles.
Enfin, la fig. 5 montre que la colonne 27 du support mobile est commandée par le noyau 57 de l'électro-aimant 31 par l'intermédiaire d'éléments amortisseurs. Un ressort 58 taré à la pression de marquage est interposé entre cette colonne 27 et une pièce intercalaire 59. Celle-ci est reliée au noyau 57 par l'intermédiaire d'un tampon en matière élastique 60 constituant une butée de fin de course retour du support mobile.