Pulvérisateur
La présente invention a pour objet un pulvérisateur. Elle concerne plus particulièrement la construction du couvercle d'un pulvérisateur qui comprend au moins une lame de raclage, le pulvérisateur étant destiné à projeter un fluide, tel qu'une composition de dégivrage, contre les vitres ou le parebrise d'une automobile. Elle concerne également des moyens de fixation du couvercle au corps du pulvérisateur, le couvercle étant fixé de façon qu'il ne puisse être retiré si on lui applique une force élevée, qui, pour un couvercle ordinaire, tendrait à le faire basculer ou à le décrocher.
Les pulvérisateurs à pression, d'aérosols, sont couramment utilisés pour projeter une composition de dégivrage sur les vitres ou le parebrise d'une automobile afin de les dégivrer et d'enlever les formations de couches de glace minces; il y a lieu de remarquer toutefois que les pulvérisateurs à pression sont normalement pourvus d'un dispositif à valve que l'on peut presser, ce dispositif comprenant également un ajutage et un couvercle amovible en matière plastique molle ou en métal destiné à venir se placer au sommet du pulvérisateur afin de protéger le dispositif à valve et empêcher qu'il ne soit actionné de façon intempestive. Lorsque l'on veut utiliser le pulvérisateur, il y a tout d'abord lieu d'enlever le couvercle et de le déposer sur un emplacement convenable qu'offre l'automobile.
Ensuite, l'opérateur doit observer le dispositif à valve afin de voir dans quelle direction le jet va s'échapper puis il peut presser sur le dispositif à valve en dirigeant l'ajutage dans la direction voulue.
De plus, il est généralement difficile d'enlever rapidement les couches de glace épaisses des vitres et du parebrise des automobiles avec les compositions de dégivrage connues; pour cette raison on utilise également un dispositif de raclage pour compléter l'action de la composition de dégivrage pour enlever ces formations de glace ou d'autres matières solides.
On voit ainsi que pour utiliser convenablement un pulvérisateur conventionnel il y a lieu d'effectuer un nombre relativement élevé d'opérations surtout si l'on utilise un dispositif de raclage pour contribuer mécaniquement à l'enlèvement des couches de glace relativement épaisses.
Le dispositif de raclage peut être prévu séparément ou faire partie intégrante du couvercle auquel cas ce dernier est fixé solidement au corps du pulvériL sateur. On a toutefois constaté qu'il faut beaucoup de force pour racler les formations de glace et de neige épaisses; il est donc nécessaire de prévoir des moyens permettant de fixer solidement et à demeure le couvercle au corps du pulvérisateur. Les couvercles conventionnels sont fixés de façon amovible au corps du pulvérisateur par une rainure annulaire continue venant s'engager élastiquement autour d'un rebord supérieur où le dispositif à valve est fixé au corps du pulvérisateur; il en résulte que les couvercles sont fréquemment enlevés et perdus.
Dans certaines applications où des moyens de quidage ou un dispositif de raclage ou de grattage faisant partie intégrante du couvercle sont prévus, il est indispensable que le couvercle soit muni de moyens de fixation rendant son enlèvement difficile, particulièrement lorsqu'il est souvis à une manipulation brutale ou intensive.
Un but important de l'invention est de prévoir un couvercle pour pulvérisateur d'une composition de dégivrage des vitres et parebrise des automobiles, qui soit pourvu de moyens de fixation très robustes.
Un autre but de l'invention est de prévoir un couvercle de pulvérisateur d'une composition de dégivrage, qui soit muni de moyens de grattage pour déta cher les formations de glace et de neige d'une surface ou d'une vitre.
Un autre but de l'invention est de prévoir un couvercle, comprenant des moyens de guidage pour assurer que l'ajutage est dirigé à l'écart de l'usager lorsqu'il actionne le dispositif à valve.
Un autre but de l'invention est de prévoir un dispositif de raclage ou de nettoyage permettant d'enlever toute formation en pulvérisant simultanément la composition de dégivrage.
Un autre but de l'invention est de prévoir un couvercle, qui, bien qu'il présente des parties saillantes, ne puisse être enlevé volontairement du pulvérisateur sans l'endommager, et qui ne puisse être enlevé même lorsqu'il est soumis à une utilisation brutale.
Un autre but encore est de prévoir un couvercle qui soit pourvu de moyens de guidage indiquant la direction et qui protègent le dispositif de commande de la valve, ces moyens permettant l'actionnement du dispositif et de la valve sans compromettre de quelque manière que ce soit, le comportement de la valve.
Ces buts sont atteints par un pulvérisateur comprenant un couvercle pourvu d'au moins une lame de raclage disposée sur le sommet du couvercle, le pulvérisateur comprenant une paroi supérieure fixée au corps du pulvérisateur par une bordure annulaire rn- férieure et un dispositif de valve monté à l'intérieur du pulvérisateur et s'étendant à travers une ouverture pratiquée dans ladite paroi supérieure et fixé à celle-ci par une bordure annulaire supérieure coopérant avec le bord de ladite ouverture la partie supérieure de ce couvercle présentant une ouverture distinée à recevoir des moyens d'actionnement du dispositif de valve et un passage pour la sortie du fluide, le corps de ce couvercle comprenant un manchon extérieur pourvu de ladite lame et un manchon intérieur relié, par une de ses extrémités,
au manchon extérieur et espacé de ce dernier à son autre extrémité, au moins l'un de ces manchons comprenant des moyens à détente, intérieurs, coopérant avec l'une des bordures annulaires afin d'assurer la fixation, et qui est caractérisé en ce que le manchon qui est fixé à ladite bordure annulaire est en un matériau plastique rigide et présente des rainures longitudinales s'étendant vers le haut à partir de l'extrémité libre du manchon, sur une distance suffisante pour ménager des segments entre ces rainures qui soient suffisamment élastiques pour permettre auxdits moyens à détente de passer par-dessus ladite bordure annulaire afin de venir s'engager avec elle.
Le dessin représente, à titre d'exemple, plusieurs formes d'exécution du pulvérisateur:
La Fig. 1 est une vue en perspective, avec arrachement, d'un pulvérisateur,
la fig. 2 est une vue depuis dessous du couvercle que comprend le pulvérisateur représenté à la fig. 1,
la fig. 3 est une coupe partielle selon la ligne 3-3 de la fig. 2, montrant les moyens de fixation du couverole,
la fig. 4 est une vue à beaucoup plus grande échelle d'une partie représentée à la fig. 3,
la fig. 5 est une vue en perspective d'une variante du couvercle,
la fig. 6 est une vue en coupe partielle, à plus grande échelle, montrant les moyens de fixation du couvercle,
la fig. 7 est une vue ien perspective d'un pulvéri- sateur dont le couvercle est muni de moyens de grattage et de nettoyage,
la fig.
8 est une vue en perspective partielle d'une variante du pulvérisateur représenté à la fig. 7, et
la fig. 9 est une autre vue en perspective de la variante représentée à la fig. 8, mais regardée depuis dessus et derrière.
Les fig. 1 à 4 représentent un pulvérisateur dont le corps 10 est de construction usuelle. Ce pulvérisateur est de préférence du type à aérosol sous pression. Le corps 10 est de forme cylindrique et présente une bordure supérieure 12 et inférieure 14. Une paroi supérieure 16 supporte un dispositif de valve (non représenté), une tige creuse 18 de valve, et un bouton 20 d'actionnement de la valve, ce bouton étant destiné à être pressé par un doigt. Un ajutage 21 est prévu dans le bouton 20 et communique avec le dispositif de valve par la tige creuse 18 et par conséquent avec le réservoir de fluide du pulvérisateur. La paroi 16 est fermée à son extrémité supérieure, autour du dispositif de valve, par une vordure annulaire 22, et à son extrémité inférieure autour de la bordure 12 du corps 10.
Ces bordures sont espacées l'une de l'autre mais concentriques étant donné qu'elles sont disposées autour d'un axe commun passant par le centre du pulvérisateur. Si on le désire, le bouton 20 peut présenter des moyens pour en faciliter l'actionnement, tels par exemple que des rainures transversales sur sa face supérieure (non représentées), ceci pour empêcher le doigt de glisser hors de contact du bouton 20.
Le couvercle 26 peut avoir différentes formes, par exemple il peut être hémispérique et conique ou en forme de coupe, mais, comme représenté, il est de préférence en forme de cloche. I1 présente une partie périphérique circulaire 30 légèrement, surélevée et une partie concave 32. Comme représenté aux fig. 2 et 3, la partie concave 32 présente une ouverture 34, à travers laquelle émerge le bouton 20. Le bouton de tourner par rapport au couvercle 26. Ce dernier présente un passage 28 en forme de cône disposé dans le prolongement de l'ajutage 21 du bouton 20, lorsque le couvercle 26 est fixé au corps 10 comme cela sera décrit en détail plus loin. Ce passage conique constitue le passage de sortie pour le fluide (composition de dégivrage) qui est projeté hors du corps 10 par l'intermédiaire de l'ajutage 21.
Le passage 28 a également pour effet de réduire les pertes de fluide qui pourraient se produire dans l'espace délimité entre le couvercle 26 et le corps 10. De plus, il diminue les possibilités pour la neige ou la glace de pénétrer dans cet espace pour venir couvrir l'ajutage lors d'un prochain giclage.
La partie surélevé 30 du couvercle protège le bouton 20 contre un endommagement possible ou contre un actionnement intempestif, ce qui pourrait se produire si le pulvérisateur était amené en contact avec un objet extérieur, par exemple lors d'une chute ou du transport.
Le couvercle comprend également des moyens de fixation faisant partie intégrante du couvercle.
Comme représenté aux fig. 1 à 4, le couvercle 26 est fixé au sommet du corps 10 et présente un manchon de fermeture 36. Comme représenté aux fig. 3 et 4, le manchon 36 présente, à son extrémité libre, une bordure 38 coopérant avec la bordure conventionelle 22 du corps 10. La bordure 38 du manchon 36 est segmentée par au moins une rainure longitudinale 40 et de préférence par plusieurs rainures, afin de la rendre suffisamment élastique. Les rainures 40 sont importantes en ce sens qu'elles permettent à la bordure 38 du couvercle 26, qui est en plastique dur, de se déformer légèrement lorsque la bordure est pressée vers le bas, sur le sommet du corps 10, pour venir s'engager sur la bordure 22 du corps 10; ainsi le couvercle est fixé à demeure sur le corps 10. Si on le désire, on peut prévoir des nervures de renforcement 41 sur chacun des segments 43.
Toutefois, ces rainures 41 ne doivent pas s'étendre au-delà de la base des rainures 40, sans quoi l'élasticité du machon 36 en serait considérablement diminuée.
Le couvercle est moulé d'une seule pièce, de préférence en un plastique dur et non déformable, tel que le polystyrène, le polypropylène ou un polyéthylène de densité élevée. Les plastiques mous tels que le polyéthylène ne peuvent être utilisés étant donné leur tendance à couler et à se déformer; ils ne permettraient pas un usage prolongé si une lame de raclage était moulée d'une pièce avec le couvercle.
Comme représenté aux fig. 3 et 4, la bordure 38 présente une surface 42 faisant un angle u avec la surface adjacente intérieure 44 du manchon 36, cet angle étant compris entre 90 et 1200. Dans cet angle a est inclus un angle p mesuré entre une surface horizontale et la surface 42, cet angle étant important en permettant au couvercle 10 d'être passé facilement sur la bordure 22 du corps 10 tout en interdisant ensuite son enlèvement du corps 10, à moins de casser le couvercle ou d'abîmer la bordure 38. L'angle ss est de préférence compris entre 0 et 300.
La partie extérieure du couvercle 26 est constituée par une enveloppe présentant un bord annulaire 46 solidement ancré dans une rainure périphérique que présente la bordure supérieure 12 du corps 10, comme cela ressort de la fig. 3.
Les fig. 5 et 6 représentent une variante du couvercle 26. Le couvercle 48 présente une partie extérieure 50 constituant la partie principale du couvercle 48 et un manchon de fixation intérieur segmenté 52.
Ce dernier présente une bordure segmentée 54 destinée à la fixation du couvercle sur la bordure supérieure 12 du corps 10, ceci de la même façon que pour la bordure 38 du couvercle 26. Dans cette variante, le diamètre du couvercle est supérieur à celui du corps 10, la partie extérieure 50 présentant une couronne inférieure 56 entourant le manchon de fixation 52. Dans les deux constructions, les couvercles peuvent ne présenter qu'une seule couverture, le bouton d'actionnement de la valve présentant un ajutage dirigé vers le haut (non représenté) pour amener le fluide du réservoir directement dans l'atmosphère; ceci afin d'éviter le passage de sortie. I1 y a lieu de noter que la couronne 56 est essentiellement prévue à des fins décoratives et qu'elle peut être supprimée si on le désire.
On peut également prévoir deux manchons de fixation. Le manchon intérieur coopère alors avec la bordure prévue autour du dispositif de valve tandis que le manchon extérieur coopère avec la bordure supérieure du corps du pulvérisateur. Etant donné la double fixation, le couvercle sera maintenu de façon plus efficace sur le corps du pulvérisateur. On peut naturellement utiliser une couronne extérieure faisant partie intégrante du machon extérieur, pour dissimuler la ou les rainures de ce dernier.
Les fig. 7 à 9 représentent d'autres formes d'exécution. Le couvercle 58 représenté à la fig. 7 est semblable au couvercle représenté aux fig. 1 à 4 sauf qu'il comprend des lames de grattage et de raclage 60 et 62. La lame 60 qui va en s'élargissant présente à son extrémité extérieure un bord de raclage relativement tranchant qui peut être biseauté si on le désire.
La lame 60 peut être disposée de façon à former un angle aigu avec l'axe du corps 10; cet angle peut être compris entre 12 et 150, par exemple. La valeur préférée est de 12". La largeur de la lame 60 est supérieure au diamètre du corps 10, ce qui empêche le pulvérisateur de rouler s'il est déposé sur le côté.
Le couvercle 58 est également pourvu d'un machon de fixation présentant une bordure segmentée 66 qui, lorsqu'elle est passée sur la bordure annulaire 22 maintient le couvercle en position. La lame 60 peut être collée, soudée ou fixée mécaniquement avec le couvercle 58 plutôt que d'être venue d'une pièce avec lui. Dans ce cas, certaines parties du couvercle peuvent être en métal, la lame étant par exemple en métal et le reste du couvercle en plastique.
Le couvercle est également muni d'une lame de grattage 62, celle-ci étant plus étroite mais plus épaisse que la lame 60. Le bord de la lame 62 est encoché de façon à constituer plusieurs dents 70 en forme de V. Les flancs 72 des dents 70 sont arrondis tandis que leurs sommets 74 sont plats. La lame 62 dépasse légèrement la bordure 12 afin d'empêcher cette dernière de rayer le parebrise en verre lors d'une opération de grattage de la glace. On peut utiliser un nombre quelconque de dents, et le pas n'est pas très critique. Les dents contribuent à un enlèvement rapide des couches de glace épaisses ou moyennement épaisses en permettant à la composition de dégivrage de pénétrer rapidement dans ou sous la glace.
La manière dont le dispositif de la fig. 7 est utilisé découle du dessin et des remarques faites plus haut.
Elle sera toutefois décrite brièvement ci-dessous. En maintenant le pulvérisateur d'une main, on peut engager le bord de la lame 60 ou de la lame 62 dans la couche de glace ou de neige formée sur les vitres ou le parebrise d'une automobile. Avec l'index de la main tenant le pulvérisateur, on presse sur le bouton 20 de façon à libérer de la composition de dégivrage, laquelle sera projetée par le passage 28 sur la neige ou la glace. Lorsque la composition de dégivrage vient en contact avec la neige ou la glace elle commence immédiatement à la fondre et à la défaire, les lames intervenant pour favoriser l'action de la composition, ce qui entraîne une fonte et un enlèvement rapide de la neige et de la glace.
Les fig. 8 et 9 se différencient de la fig. 7, uniquement en ce que le couvercle 76 est pourvu d'une partie 78 dans laquelle l'usager puisse placer son doigt de façon confortable. Ceci lui permet d'orienter le passage 28 dans la direction voulue, à l'écart de l'usager. La partie 78 est disposée de façon que les arêtes surélevées 80 ainsi que les parois intérieure et extérieure délimitant les arêtes 80 soient plus élevées que le sommet du bouton 20, ceci de façon à protéger le bouton contre un endommagment possible ou un actionnement intempestif.
Le couvercle 76 assure une protection contre un actionnement involontaire du bouton 20 et le couvercle 58 assure la même protection étant donné quil protège le bouton de la même façon que le font les couvercles des fig. 1 à 6.