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Dispositif d'entraînement d'au moins un pignon par une roue menante, dentée sur une partie seulement de son pourtour, pour appareil horloger La présente invention a pour objet un dispositif d'entraînement d'au moins un pignon par une roue menante, dentée sur une partie seulement de son pourtour, pour appareil horloger.
Un tel dispositif est utilisé par exemple dans un compteur-avertisseur du type décrit dans le brevet suisse no 341449, dans lequel un organe d'entraînement, constitué par une roue dentée sur une partie de son pourtour, entre successivement en prise avec un pignon d'un mouvement d'horlogerie et avec un pignon d'un mécanisme de sonnerie. On trouve également un tel dispositif d'entraînement dans les montres-réveils, etc.
Les dispositifs connus présentent l'inconvénient que lorsque la denture de la roue, momentanément hors de prise d'avec le pignon, doit rentrer en prise avec ce dernier, il se produit souvent un arc-boutement, dû notamment au fait que le pignon a tourné intempestivement sous l'action d'un choc, par exemple, pendant qu'il n'était pas en prise avec la roue. Une autre cause d'arc-boutement réside dans le fait suivant, non analysé clairement jusqu'à présent : lorsque la roue dentée sort de prise d'avec le pignon, ce dernier, cessant brusquement d'être entraîné, tourne en arrière sous l'action du mécanisme qu'il doit entraîner.
Il est donc souhaitable d'éliminer le risque d'arc-boutement en veillant, d'une part, à orienter convenablement le pignon au moment où la roue dentée sort de prise d'avec le pignon et, d'autre part, à bloquer ledit pignon dans la position atteinte. C'est précisément le but visé par la présente invention.
A cet effet, le dispositif qu'elle a pour objet est caractérisé en ce qu'il comprend un râteau pivoté librement en un point fixe extérieur à ladite roue, ledit râteau présentant au moins une surface de commande et deux becs destinés à être actionnés par une came solidaire de l'arbre de ladite roue, le tout étant agencé de telle façon qu'au moment où la denture de ladite roue sort de prise d'avec celle du pignon, la came fait basculer le râteau d'un angle donné, ce qui a pour effet que ladite surface de commande, d'une part, fait tourner le pignon d'un angle supplémentaire égal à environ un demi-pas et, d'autre part, bloque ledit pignon dans la position ainsi atteinte, de manière que lorsque la denture de ladite roue doit rentrer en prise avec celle du pignon,
tout risque d'arc- boutement est positivement supprimé.
On a déjà proposé, il est vrai, une minuterie équipée d'un pignon et d'un secteur denté qui sont munis d'organes de verrouillage assurant un engrènement correct des deux dentures. Ces organes de verrouillage sont constitués, d'une part, par un disque solidaire du secteur denté, coaxial à ce dernier et présentant un dégagement circulaire, et, d'autre part, par un plateau coopérant avec le disque et présentant également un dégagement circulaire, lequel plateau est solidaire du pignon susmentionné.
Le calage du secteur denté par rapport au disque et le calage des dégagements du disque et du plateau ainsi que les angles embrassés par lesdits dégagements sont tels qu'après que le secteur denté a échappé dudit pignon, ce pignon soit maintenu dans une position permettant son réengrènement correct avec ledit secteur lors du mouvement de retour de ce dernier. Cette minuterie connue présente cependant le défaut d'une construction assez délicate et d'un fonctionnement peu sûr. Le dispositif suivant l'invention remédie à ces inconvénients.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, deux formes d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en plan de la première. La fig. 2 est une vue en plan de la seconde.
On voit sur la fig. 1 un pignon 1, destiné à être entraîné en rotation par une roue menante 2, dentée sur une partie seulement de son pourtour. Un râteau 3 est pivoté librement en 4 en un point fixe extérieur à la roue 2. Il présente une surface de commande 5
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formée par deux plans faisant entre eux un angle voisin de 900, et deux becs 6 et 7 destinés à être actionnés par une came 8 solidaire de l'arbre 9 de la roue 2. La came 8 présente une partie circulaire 10 de faible rayon, une partie circulaire 11 de rayon plus grand et deux rampes 12; 13 reliant entre elles les parties 10 et 11.
Le fonctionnement est le suivant Supposons d'abord que la denture de la roue 2 soit en prise avec celle du pignon 1. Le bec 6 du râteau 3 s'appuie contre la partie 10 de la came 8, tandis que le bec 7 est en contact avec la partie 11 de la came 8. Par suite, la surface de commande 5 du râteau 3 n'empiète pas dans la trajectoire des dents du pignon 1, et ce dernier est entraîné en rotation lorsque la roue 2 tourne. Admettons maintenant que la roue 2 tourne dans le sens antihoraire de la fi-. 1.
Un instant avant que la denture de la roue 2 ne sorte de prise d'avec celle du pignon 1, le bec 6 du râteau 3 s'engage sur la rampe 12, tandis que le bec 7 quitte la partie 11 et s'engage sur la rampe 13. Il s'ensuit que le râteau 3 bascule d'un angle donné dans le sens horaire de la fia. 1, de sorte que la surface de commande 5 entre en contact avec la denture du pignon 1.
Lors de ce mouvement du râteau 3, la surface de commande 5 exerce deux fonctions : D'une part, elle fait tourner le pignon 1 d'un angle supplémentaire égal à environ un demi-pas dans le sens horaire de la fig. 1 ; d'autre part, à la fin de ce mouvement supplémentaire du pignon 1, elle bloque le pignon 1 dans la position ainsi atteinte (position représentée sur la fig. 1). De ce fait, lorsque la denture de la roue 2 doit rentrer en prise avec celle du pignon 1, tout risque d'arc-boutement est positivement supprimé.
En effet, lorsque la roue 2 tourne dans le sens horaire de la fig. 1, on est assuré que la première dent 2a de sa denture arrive dans un entre-dent l a du pignon 1 ; en même temps, le râteau 3 bascule dans le sens antihoraire @de la fig. 1, sous l'action de la came 8 agissant sur les becs 6 et 7, de sorte que la surface de commande 5 du râteau 3 s'éloigne du pignon 1, qui est ainsi libéré et peut tourner sous l'action de la roue 2.
Dans la seconde forme d'exécution, représentée sur la fig. 2, on retrouve le même râteau 3, dont les becs 6 et 7 sont destinés à être actionnés par la came 8. La roue 2, dentée sur une partie seulement de son pourtour, doit ici entraîner successivement deux pignons 14 et 15, diamétralement opposés par rapport à l'arbre 9 de la roue 2. Une telle disposition se rencontre par exemple dans un compteur-avertisseur du type décrit dans le brevet suisse No 341449 déjà mentionné, l'un des pignons entraînant le mouvement d'horlogerie et l'autre le mécanisme de sonnerie.
Le râteau 3 peut présenter de chaque côté une surface de commande telle que 5, afin d'agir directement sur les dents des pignons 14 et 15, comme dans le cas de la fig. 1. Selon une variante, qui est précisément montrée sur la fig. 2, les pignons 14 et 15 sont chacun solidaires d'une étoile 16, respectivement 17 présentant un nombre de dents égal à celui de chaque pignon, chaque dent d'une étoile étant située en face d'une dent du pignon correspondant. Le râteau 3 présente des surfaces de commande 18 et 19, constituées chacune par deux plans faisant entre eux un angle obtus très .ouvert.
Le fonctionnement est exactement le même que dans le cas de la fig. 1, mais l'agencement est tel qu'au moment où l'un des pignons sort de prise d'avec la roue 2, l'autre entre en prise avec elle. L'adjonction des étoiles 16 et 17 offre l'avantage de réduire les dimensions du râteau 3 et d'exiger des tolérances de fabrication moins serrées.