Procédé de fabrication d'un signe horaire pour cadran d'horlogerie et signe horaire obtenu par la mise en #uvre de ce procédé La présente invention a pour objet un procédé de fabrication d'un signe horaire pour cadran d'horlogerie consistant à réaliser une ébauche de signe par décou page, à la presse, suivant une direction parallèle à l'axe transversal du signe.
Un tel procédé a déjà été appliqué, pour l'obtention de signes terminés, ou tout au moins d'ébauches de signes dont la terminaison consistait principalement en des opérations de pliage. L'objet de la présente inven tion constitue un perfectionnement d'un tel procédé.
Le procédé suivant l'invention est caractérisé par le fait qu'on place l'ébauche découpée de flanc sur un posage, dans une position telle que le pourtour découpé de l'ébauche soit visible en plan, et qu'on effectue ensuite des opérations d'usinage s'appliquant au moins aux parties de l'ébauche destinées à devenir les faces latérales du signe terminé.
Ce procédé permet non seulement l'obtention, par découpage, de signes dont la hauteur est supérieure à l'épaisseur, mais encore d'obtenir aisément, et à un prix peu élevé, des signes dont les faces latérales sont soit polies soit décorées.
L'invention a également pour objet le signe horaire obtenu par la mise en #uvre de ce procédé.
Le dessin illustre, à titre d'exemple, plusieurs modes de mise en #uvre du procédé suivant l'invention. La fig. 1 est une vue en perspective d'une partie d'une feuille métallique dans laquelle ont été découpés, puis remis, des signes horaires pour cadran d'horlogerie. La fig. 2 est une vue en perspective de la même feuille métallique, à un stade ultérieur de son usinage, effectué suivant un premier mode de mise en #uvre du présent procédé.
La fig. 3 est une vue analogue à celle de la fig. 2, illustrant un autre mode de mise en #uvre du présent procédé. Les fig. 4 è. 6 dont des vues en perspective de trois formes d'exécution de signes horaires pour cadran d'horlogerie.
Les fig. 7 à 13 sont des vues en bout de signes horaires, représentant divers profils qui peuvent être obtenus par le présent procédé.
Les fig. 14 à 20 sont des vues en élévation de dif férents signes horaires représentant les diverses formes que peuvent présenter leurs faces latérales, et les fig. 21 et 22 sont deux vues en perspective de feuilles métalliques dans lesquelles ont été découpés et remis des signes horaires.
La fig. 1 représente une feuille ou bande métallique 1 dans laquelle ont été découpés, à la presse, avec remise à la bande, des signes horaires 2, suivant une direction parallèle à leur axe transversal. Les moyens de fixation des signes à la plaque du cadran, ici deux languettes 2a, sont obtenus en même temps que les signes, en une seule opération de presse et de remise en bande.
Une fois les signes remis dans la feuille, les deux faces de celle-ci sont usinées à l'aide d'une fraise au diamant, en une opération de surfaçage, donnant aux faces latérales ou flancs des signes leur état de surface définitif.
Comme le représente la fig. 2, les languettes 2a sont amincies, par rapport à l'épaisseur du reste des signes, également à la fraise. Dans le cas de signes destinés à des cadrans bombés, cette opération s'effec tue transversalement par rapport à l'axe longitudinal des signes de sorte que la base des signes, désignée par 3, est en forme de manteau de cylindre, et s'adapte au bombé du cadran.
Dans la forme d'exécution de la fig. 3, les signes, désignés par 4, sont découpés dans une feuille métalli que 5, comme c'est le cas des signes 2 découpés dans la feuille 1 des fig. 1 et 2 ; toutefois, dans cette forme d'exécution, l'amincissement des languettes de fixation 4a des signes s'effectue, à la fraise également, suivant une direction parallèle à l'axe longitudinal des signes. La base 6 des signes est ainsi plane, ces signes étant destinés à des cadrans plans.
Le surfaçage des signes est effectué, dans cette forme d'exécution, transversale ment par rapport à l'axe longitudinal des signes, ce qui permet de ménager des pans sur les flancs des signes.
Dans les deux formes d'exécution des fig. 1 et 2 et de la fig. 3, l'ordre des opérations - amincissement des languettes de fixation des signes et surfaçage des flancs latéraux - peut être quelconque. L'usinage des faces supérieures des signes pourra s'effectuer lorsque ceux-ci sont en place sur le cadran, par exemple.
Les fig. 4, 5, 6 représentent trois signes horaires désignés respectivement par 7, 8 et 9, de formes diver ses, obtenus par la mise en #uvre du procédé susmen tionné.
Les fig. 7 à 13 représentent, vus en bout, des signes horaires 10 à 16, respectivement, et montrent, à titre non limitatif, divers profils de signes qui peuvent être obtenus par le présent procédé.
De même, les fig. 14 à 20 représentent, également à titre non limitatif, diverses formes des faces latérales de signes, désignés respectivement par 17 à 23. On voit également, dans ces figures, que les saillies de fixation des signes, désignées respectivement par 17a à 23a, peu vent revêtir des formes diverses.
Dans le cas du signe 17 de la fig. 14, les languettes 17a, dont la forme est voisine ou identique à celle des languettes de fixation des signes représentés dans les fig. 1 à 13, permettent une mise en place rapide et aisée des signes sur la plaque du cadran, désignée par 24 dans cette figure, un matage de la saillie 17a assurant ensuite la fixation définitive du signe.
Dans la forme d'exécution des fig. 1 et 2 et de la fig. 3, les signes sont situés dans la feuille les uns à la suite des autres suivant leur axe longitudinal. Dans la forme d'exécution de la fig. 21, les signes, désignés par 25, sont découpés et remis dans une feuille métallique 26, dans une position dans laquelle leurs axes longitudi naux sont parallèles les uns aux autres.
Le surfaçage des faces latérales des signes pourra alors s'effectuer longi tudinalement sur la rangée de signes, alors que l'amin cissement des saillies de fixation des signes s'effectuera transversalement, par des passes successives pour cha que signe.
Il est à remarquer qu'il est également possible d'usi ner les petites faces latérales des signes, tel que repré senté en 27, par une opération de fonçage latéral, dans l'épaisseur de la feuille 26.
Dans la disposition de la fig. 22, les signes, désignés par 28, sont placés longitu dinalement, comme dans les deux premières formes d'exécution, mais suivant deux rangées disposées symé triquement par rapport à l'axe longitudinal de la feuille métallique désignée par 29. Ainsi, en une seule passe longitudinale, on peut procéder à l'amincissement de l'ensemble des saillies de fixation des deux rangées de signes.
Le surfaçage des faces latérales des signes s'effectue soit en une seule opération longitudinale, dans le cas de faces latérales planes, soit en une suite d'opé rations transversales, dans le cas de faces latérales facet- tées ou à pans.
Les faces supérieures des signes, désignées par 30, peuvent être obtenues en une opération de fonçage latéral, dans l'épaisseur de la feuille 29. De même, en tenant la feuille à l'étau, il est possible d'usiner les peti tes faces latérales 31 des signes, en une opération de tronçonnage transversal de la feuille 29.
Il est à remarquer qu'il y a intérêt à ménager, lors du découpage des signes, des trous 32 servant à repérer la position de la feuille 29 lors des opérations de fonçage donnant les faces supérieures 30 des signes, comme pour les opérations de tronçonnage donnant les petites faces latérales des signes, ceci afin que la position de la feuille par rapport aux signes soit déterminée de façon tout à fait précise. Le tronçonnage pourra également s'effectuer par cisaillement.
En variante, on pourra utiliser, au départ, des feuilles métalliques déjà profilées, soit longitudinalement, soit transversalement.
Dans le cas de signes en or, on aura avantage à ne pas travailler les signes remis en bande, afin de réduire les pertes de matière. Dans ce cas, on utilisera un posage constitué de préférence par une feuille métallique pré sentant des creusures correspondant au contour découpé des signes, ouvertures dans lesquelles on engagera ceux-ci.
Les signes pourront être placés dans ce posage soit séparément, par exemple à l'aide d'un distributeur les présentant dans la position adéquate, .soit én utilisant la feuille dans laquelle ils ont été découpés, puis partiel lement remis, comme organe de positionnement. Une fois les signes placés dans le posage, ils seront usinés comme décrit précédemment.
On pourra également, au lieu d'utiliser un posage constitué par une feuille présentant des ouvertures dans lesquelles les signes sont engagés, utiliser un posage constitué par une plaque sur laquelle les signes seront collés, posés de flanc.
On pourrait encore, dans certains cas, travailler les signes séparément, en les prenant dans un étau.