Dispositif pour détecter le glissement de la pince d'une benne de téléphérique
sur son câble porteur-tracteur, lors de son accrochage au câble
La présente invention a pour objet un dispositif pour détecter le glissement de la pince d'une benne de téléphérique sur son câble porteur-tracteur, lors de son accrochage au câble, comprenant un chariot, susceptible de se déplacer devant une section de câble sur la trajectoire de la benne lorsqu'il est entraîné par celle-ci, et relié au piston d'un cylindre de frein.
Les dispositifs de ce type sont connus, en particulier par le brevet suisse No 480214. La détection du glissement se fait par l'intermédiaire de moyens agissant indépendamment les uns des autres et constitués d'une part de pressostats branchés sur le circuit hydraulique, d'autre part d'un déclencheur centrifuge, enfin d'un amortisseur actionnant un interrupteur à bascule.
Le but de la présente invention est de créer un dispositif de détection, qui est à la fois plus simple et plus précis que celui décrit plus haut.
Le dispositif selon l'invention est caractérisé par le fait qu'il comporte un générateur d'impulsions, ces dernières étant, pour un intervalle de temps donné, en nombre proportionnel à la longueur du câble ayant défilé, un compteur d'impulsions accouplé au générateur et muni, pour la commande du comptage, de moyens actionnés par deux positions de la benne, cette dernière coopérant, entre ces deux positions, avec le chariot qui comprend un organe d'entraînement verrouillable prévu à cet effet, et des moyens de déclenchement du circuit alimentant le moteur d'entraînement du câble.
Une forme d'exécution du dispositif objet de l'invention, sera décrite, à titre d'exemple, en se référant au dessin annexé où:
La fig. 1 est une vue en élévation du chariot de contrôle.
La fig. 2 est une vue de dessus du chariot.
La fig. 3 est une vue d'un détail du même chariot.
La fig. 4 représente le schéma électrique du dispositif.
La fig. 5 représente le schéma hydraulique du dispositif.
A la fig. 1 est représenté un segment d'un câble porteur-tracteur 1 destiné à l'entraînement, dans la direction F, de bennes. Une partie du chariot de l'une d'entre elles, est représentée par 2, et une pince 3 permettant d'accrocher cette benne au câble 1.
Un chariot de contrôle 5 comprend un châssis 24 et deux trains de galets 22 lui permettant de rouler sur des rails 11.
Sur le châssis 24, est montée pivotant en 14, une bascule 18, comprenant une butée d'entraînement 13 et un bras de verrouillage 19 (fig. 1, 2, 3). Cette bascule présente une rampe 1 8a qui coopère avec un galet 25, libre en rotation à l'extrémité de l'un des bras d'un levier de verrouillage 17, monté pivotant en 16 sur l'axe de l'un des trains de galets 22.
La partie terminale de l'autre bras du levier 17 comporte une articulation 27 dans laquelle coulisse une tige 28 qui sert de guide à un ressort 15. Ce dernier s'appuie respectivement sur les butées 29 et 30, cette dernière étant solidaire d'une pièce 31 montée pivotante en 32 sur la bascule 18.
Des butées 20 et 21 coopèrent respectivement avec le bras de verrouillage 19 et le galet de déverrouillage 26.
L'extrémité d'une tige 33 d'un vérin 7, est montée sur des amortisseurs 8 en néoprène dans un tirant 6. Ce dernier transmet les déplacements de cette tige au chariot sur lequel il est fixé par l'intermédiaire d'une articulation 12. Les chocs sont en outre amortis par des amortisseurs en néoprène 9 et 10, placés aux deux extrémités du tirant.
Le vérin est fixé aux rails 1 1 par l'intermédiaire d'un support 4 et relié (fig. 5) par une conduite 23, d'une part à un groupe moto-pompe 34 à travers un clapet antiretour 35 qui maintient une pression minimale dans le vérin 7, d'autre part, à un conduit 37 alimentant une vanne à commande électrique 38. Cette dernière est commandée par une balance 39 qui détermine, au passage de la benne, si celle-ci est chargée ou non. La vanne 38 débite par l'intermédiaire des conduits 39 et 40, dans l'une ou l'autre des soupapes de sécurité 41 et 42, qui sont réglables et permettent le réglage de la pression de passage, par conséquent celui de la force de freinage développée sur le piston 36 du vérin.
Les soupapes 41 et 42 débitent dans un conduit commun 43 allant d'une part dans le bac d'alimentation 45 de la motopompe, d'autre part en tête du vérin 7.
L'électrovanne 44 permet de court-circuiter la vanne 38 si la pression du fluide à l'intérieur du circuit hydraulique est insuffisante, par exemple lorsque le piston 36 ne se déplace pas ou le fait très lentement. Le fluide est alors ramené directement soit en tête du vérin 7, soit dans le bac d'alimentation 45, et le piston peut se déplacer librement dans son vérin.
La partie électrique du dispositif (fig. 4) comprend un générateur d'impulsions électriques composé d'un disque à encoches 46, solidaire d'une poulie 47, entraînée par le câble porteur-tracteur 1, et qui coopère avec une cellule photo-électrique 48 ou un capteur inductif.
Grâce à ce montage, le nombre d'impulsions délivré est proportionnel, pour un intervalle de temps donné, au nombre d'encoches ayant défilé devant la cellule, et par conséquent à la longueur de câble ayant passé sur la poulie d'entraînement.
Ces impulsions sont transmises à un compteur d'impulsions à présélection 49. Une bascule bistable 50 (flipflop) est branchée sur ce compteur et commande le comptage des impulsions. Cette bascule est alimentée d'une part à travers le contact d1 du relais D et d'autre part à travers le contact e1 du relais E.
L'excitation de chacun des relais D et E est commandée par deux contacteurs (non représentés). Ceux-ci sont déclenchés soit par la benne soit par le chariot de contrôle et commandent respectivement le début et la fin du comptage des impulsions. Les contacteurs ne ferment le circuit d'excitation des deux relais que pendant un temps très bref.
Le compteur 49 comporte une présélection. Lorsque le nombre d'impulsions comptées dépasse le nombre présélectionné, le compteur qui est relié à un relais A délivre une impulsion qui excite ce relais: le contact al de celui-ci ouvre le circuit de sécurité 51, ce qui entraîne l'arrêt du moteur d'entraînement du câble 1.
Le dispositif comporte un deuxième moyen de déclenchement du circuit d'alimentation de ce moteur.
Un relais C est alimenté d'une part à travers un contact d2 du relais D, d'autre part à travers le contact e2 du relais E.
Un relais B est alimenté à travers un contact c2 du relais C. Son contact b1 qui est retardé à la chute, ferme un circuit de sécurité 52. Cette fermeture est réalisée tant que le relais B est excité ou tant que la durée pendant laquelle il n'y est plus reste inférieure au temps de retard à la chute.
La détection du glissement d'une pince sur le câble s'effectue de la manière suivante:
Lorsqu'une benne est accrochée au câble, elle passe tout d'abord sur la balance 39. Suivant le poids de la benne, c'est-à-dire si elle est chargée ou non, c'est l'une des soupapes de sécurité 41 ou 42 qui commande la pression à l'intérieur du vérin 7. Ceci correspond à un réglage de la force résistante qui sera opposée à la benne par le chariot 5, pendant la durée de détection d'un éventuel glissement de la pince.
Ensuite, la benne vient en appui sur la butée 13 de la bascule 18 du chariot, cette bascule étant en position verrouillée. Le chariot est alors entraîné à moins que, le serrage de la pince étant insuffisant, la benne s'immobilise par suite de la résistance opposée par le chariot.
Dans ce cas, les circuits de sécurité déclenchent ce qui entraîne l'arrêt du moteur d'entraînement du câble. Presque simultanément, l'électrovanne 44 court-circuite la vanne 38 et refoule le fluide soit dans le bac 45 soit en tête du vérin 7. Le piston peut alors se déplacer librement dans celui-ci, le chariot ne fait plus opposition à la benne, qui, de ce fait, se trouve à nouveau entraînée par le câble 1. L'utilisation de l'électrovanne 44 permet d'éviter une usure du câble porteur dans la pince lorsque la benne est immobilisée alors que le câble continue à se dérouler.
Lorsque la benne se déplace normalement après la prise en charge du chariot 5, elle passe au niveau du contacteur commandant l'excitation du relais D. Le chariot ou la benne, selon le mécanisme utilisé, commande le contacteur. Pendant le temps très bref où celui-ci agit, le contact d1 ferme un des circuits d'alimentation de la bascule bistable 50 qui déclenche alors le début du comptage des impulsions par le compteur 49.
Simultanément, le contact d2 ouvre l'un des circuits d'alimentation du relais C, dont les contacts cl et c2 tombent. En conséquence, le relais B n'est plus excité mais son contact b1 ne tombe pas puisqu'il a un certain retard à la chute.
Ensuite, la benne ou le chariot agit sur le contacteur qui commande pendant un temps très court l'excitation du relais E.
La bascule bistable 50 est alimentée momentanément par son deuxième circuit à travers le contact et et commande l'arrêt du comptage des impulsions.
Par ailleurs, le relais C est excité à travers le contact e2 si bien que ses contacts cl et c2 ferment leur circuit respectif. Le relais B est à nouveau excité et réagit sur son contact bl. Si le temps pendant lequel le relais
B n'a pas été excité est inférieur à la temporisation affichée pour le retard de la chute, b, n'aura pas cessé de fermer le circuit de sécurité 52.
En cas de glissement, le déclenchement sera commandé par le relais A, ou en cas de défaillance de celuici par le relais B dont la temporisation est réglée à cette fin.
Si le dispositif n'a détecté aucun glissement susceptible de motiver l'arrêt de l'entraînement du câble, le chariot reste entraîné par la benne, jusqu'au moment où le galet de déverrouillage 26 vient s'appuyer contre la butée 21. Il y a alors basculement du levier 17, le galet 25 quitte la rampe 18a de la bascule 18, celle-ci tourne et se retrouve dans la position indiquée en pointillé à la fig. 1.
Le chariot est alors libéré de la benne et ramené vers sa position initiale par la tige du vérin, suite à la pression exercée sur le piston 36.
Au cours de ce mouvement de retour, le bras 19 de la bascule vient heurter la butée 20, ce qui entraîne un retour du levier 17 en position de verrouillage sur la bascule 18.
Le dispositif décrit présente trois avantages:
- I1 est simple. On notera que la partie électrique est tout à fait indépendante du moyen utilisé pour le freinage de la benne.
- Il est très précis. Le système de présélection permet de détecter un glissement de dix millimètres entre les deux positions où est effectué le contrôle. I1 faut noter qu'il est possible de réduire cette sensibilité lorsqu'elle devient gênante (arrêt inopiné du moteur d'entraînement du câble).
très grande sécurité. En effet, cette sécurité est obtenue grâce à l'utilisation combinée de deux systèmes de détection du glissement. I1 est bien évident que le système faisant appel au relais A est beaucoup plus précis que celui où interviennent les relais B et C; cela est sans importance puisque généralement, c'est le relais A qui commande le déclenchement.