Dispositif pour détecter le glissement de la pince d'une benne de téléphérique sur son câble porteur-tracteur, lors de son accrochage au câble La présente invention a pour objet un dispositif pour détecter le glissement de la pince d'une benne de télé phérique sur son câble porteur-tracteur, lors de son accrochage au câble.
Ce dispositif est caractérisé par le fait qu'il com prend un mobile susceptible de se déplacer le long d'une section du câble sur la trajectoire de la benne, lorsqu'il est entraîné par cette benne, et relié à des moyens de freinage dudit mobile comprenant un cylin dre de frein dans lequel se déplace un piston solidaire dudit mobile, des moyens pour entretenir dans le cylin dre une pression proportionnelle à la force de serrage exigée, des moyens pour détecter toute variation d'au moins une grandeur liée au déplacement dudit mobile par rapport à une valeur de référence, et des moyens de déclenchement et d'alarme commandés par lesdits moyens de détection.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de la présente invention.
La fig. 1 représente une vue en élévation du dispo sitif.
La fig. 2 représente un détail du dispositif.
La fig. 3 représente le schéma hydraulique et méca nique du dispositif.
La fig. 4 représente le schéma électrique du dispo sitif.
Au dessin, 1 est un segment d'un câble porteur- tracteur destiné à l'entraînement en direction F de ben nes dont seul le chariot de l'une d'entre elles est repré senté (fig. 1).
Cette benne, qui doit être accrochée au câble 1 par une pince 3 peut être roulée grâce à des galets 4 sur des rails 5 d'une station de départ du téléphérique dans laquelle le dispositif est installé.
Le mécanisme de commande de la pince 3 et les organes d'actionnement de ce mécanisme qui sont dis posés le long des rails 5 n'ont pas été représentés. Ils sont en effet bien connus et font notamment l'objet des brevets suisses Nos 386312,<B>391118</B> et 391119 de la titu laire.
Le dispositif de contrôle proprement dit comprend deux glissières, dont l'une 6, est visible, disposées paral lèlement et au-dessus du câble 1 et soutenues par un bâti constitué par deux supports 7 et 8 soudés à une plaque transversale 9 et reliés à une plaque supérieure de liaison 10 fixée elle-même à des montants 11 fixés à un support 12.
Le long de la glissière 6 peut se déplacer un chariot 13 portant un bras 14 muni d'un galet de guidage 15 guidant le bras le long de la glissière 6 et portant à son extrémité une butée légèrement élastique constituée par une bascule 16 pivotée en 17 sur le bras 14 et portant un galet de butée 18 contre lequel vient buter le chariot 2 de la benne. Le choc est amorti au moyen d'un bloc de butée 19 en matière plastique.
Le choc est en outre amorti par deux amortisseurs en Néoprène (marque déposée) 20 et 21 montés sur une barre 22 solidaire du bras 14, de part et d'autre d'une pièce verticale 23 tra versée par la barre 22 et dont l'extrémité supérieure 24 est accrochée à un câble 25 passant sur une poulie fixe 26 et sur une poulie de mouflage mobile 27, l'autre ex trémité de ce câble étant accrochée à un amortisseur 28 (fig. 2).
La poulie mobile 27 est fixée à une chape 29 soli daire du piston 30 d'un vérin hydraulique 31. Le pis ton 30 porte une plaque verticale 32 destinée à action ner deux microrupteurs 33 et 34 fixés au bâti 10. Le vérin hydraulique 31 est relié par un conduit 35 à un circuit hydraulique représenté à la fig. 3.
La position du chariot 13 en fin de course est repré sentée en pointillé (13'). On voit que dans cette position la butée 16' se relève grâce à l'extrémité recourbée 36 de la glissière 6 contre laquelle roule le galet 15. Dans le schéma hydraulique du dispositif, représenté à la fig. 3, les éléments mécaniques du dispositif ont été représentés de façon simplifiée.
On reconnaît le vérin 1 1 dans lequel se déplace un piston 37, et la conduite 35 reliée d'une part à un groupe motopompe 38 à tra vers un clapet antiretour 39 alimentant le vérin et maintenant une pression minimale dans le cylindre de ce vérin, et d'autre part à un conduit 40 pouvant être relié soit à un conduit 41 soit à un conduit 42 par une vaine 43 à commande électrique, elle-même contrôlée par une balance 44 chargée de déterminer, au passage de la. benne si celle-ci est chargée ou non.
Les con duits 41 et 42 aboutissent chacun à une soupape de së#-urité 45, respectivement 46, réglable, permettant le réglage de la pression de passage, c'est-à-dire de la force de freinage pour l'un et l'autre cas. Le liquide revient ensuite par un conduit 47 et un filtre 48 dans le réser voir non représenté.
Sur chacun des conduits 41 et 42 est branché un pressostat 49, respectivement 50.
Le circuit hydraulique comprend enfin une liaison 51 à travers une électrovanne 52. Les pressostats 49 et 50 sont agencés de manière à se déclencher si le liquide qui les traverse, lorsque le piston 37 se déplace de droite à gauche lors du freinage, n'exerce pas une pression dé terminée, résultant de l'entraînement du chariot 14 par le chariot de la benne 2. Les pressostats permettent donc d'effectuer une première détection du glissement de la pince 3, un tel glissement provoquant une chute de pression dans le cylindre du vérin.
Le dispositif comprend en outre un autre moyen de détection du glissement de la pince, constitué par un dé clencheur centrifuge 53 monté sur l'axe 54 de la poulie fixe 26. Au lieu d'un déclencheur centrifuge, il est éga lement possible d'utiliser une dynamo-tachymétrique ou un limiteur MARO (Marque déposée) constitué par un rotor à aimant-permanent tournant dans un stator, l'ef fet d'induction faisant tourner la boîte du stator et pro duisant un couple plus ou moins grand selon le nom bre de tours, sur l'arbre de la boîte du stator, et compre nant une came commandant des contacts, la came de vant surmonter la force d'un ressort réglable comme dans le cas des déclencheurs centrifuges.
L'amortisseur 28 (fig. 2) peut être également utilisé comme organe détecteur supplémentaire. A cet effet, il pourrait actionner un interrupteur 55, de préférence un interrupteur à bascule, de telle manière que lorsque le chariot de la benne vient buter contre la butée 18, l'amortisseur actionne l'interrupteur 55, et qu'en cas de glissement de la pince, c'est-à-dire de relâchement de la force de compression sur le ressort 56 de l'amor tisseur, celui-ci par son retour en arrière actionne à nou veau l'interrupteur 55 provoquant le déclenchement du circuit de sécurité et l'arrêt du moteur d'entraînement du câble de la benne.
La succession des opérations sera décrite en rela tion avec le schéma électrique du dispositif, représenté à la fig. 4.
Lorsqu'une benne est accrochée au câble, elle passe tout d'abord sur la balance 44. Si la benne est insuffi samment chargée pour actionner l'interrupteur 57 de la balance, celui-ci reste ouvert et le relais B n'est pas excité. La benne passe ensuite sur la bascule 59 qui ac tionne l'interrupteur 58 fermant le circuit d'excitation du relais A qui attire et se maintient sur son contact a2 et l'interrupteur de fin de course 34 du vérin 31. Le relais B ne pouvant être excité, son contact b2 reste ouvert et l'électrovanne 43 n'est pas actionnée, de telle sorte que c'est le circuit du pressostat 49 qui effectue le contrôle du serrage de la pince.
Par contre, si la benne est chargée, la balance 44 actionne l'interrupteur 57 fermant le circuit d'excitation du relais B à travers le contact de repos al du relais A, le relais B se maintenant sur son contact b1 à travers l'in terrupteur 34. L'électrovanne 43 est alors excitée à tra vers le contact b2 et c'est le pressostat 50 qui est mis en service. - Le chariot de la benne ayant buté contre le galet 18 du chariot 13, il entraîne le piston du vérin 31 et le déclencheur centrifuge 53. Pour autant qu'il n'y ait pas glissement de la pince, un circuit se ferme à travers le contact du déclencheur centrifuge 33 et l'un ou l'autre des pressostats 49 ou 50, à travers le relais C contrôlant le circuit de sécurité 60.
Ce relais C est normalement excité à l'état de repos du dispositif à travers le contact <U>de</U> l'interrupteur 33, et le circuit de sécurité 60 est fermé à travers le contact c2. Au début du contrôle de serrage de la pince, le bras 32 du piston 30 et du vérin 31 ac tionne l'interrupteur 33 qui ouvre le circuit du relais C, maintenu pour autant qu'il n'y ait pas glissement, par l'un des pressostats 49 ou 50 et le déclencheur centrifuge 53. Arrivé au bout de sa course, le piston 30 actionne l'interrupteur 34 ce qui entraîne le relâchement du relais A, respectivement B. A ce moment-là, le chariot 13 est arrivé à l'extrémité de la glissière 6, la butée 18 se dé gage du chariot de la benne et libère celle-ci.
Le piston du vérin soumis à la pression dans le conduit 35, est automatiquement ramené en arrière, et les deux inter rupteurs 34 et 33 sont à nouveau actionnés fermant le circuit d'excitation du relais C maintenant le circuit de sécurité.
Par contre, dans le cas d'un glissement de la pince sur son câble, l'un ou l'autre des pressostats 49 ou 50 détecte une chute de pression et coupe le circuit de maintien du relais C ce qui entraîne sa chute et l'ouver ture du contact c2 ouvrant le circuit de sécurité ce qui entraîne l'arrêt du moteur d'entraînement et déclenche l'alarme. Si le pressostat ne réagit pas, ou tardive ment, le déclencheur centrifuge 53 détecte le ralentisse ment de la poulie 26 et coupe le circuit d'excitation du relais C.
En série à ces deux interrupteurs peut être encore disposé l'interrupteur 55 représenté à la fig. 2.
On obtient ainsi un dispositif relativement simple offrant une grande sécurité.