Le présent brevet a pour objet une machine à carder.
Les machines à carder conventionnelles utilisées pour séparer une matière fibreuse partiellement ouverte, de manière à isoler les fibres les unes des autres, comprennent un tambour de carde de grand diamètre, par exemple d'environ 1,20 m, ayant sa périphé- rie recouverte d'un ensemble de dents. Les fibres sont amenées sur ce tambour et, lorsqu'il tourne, les dents entraînent la matière contre une surface également hérissée de dents et disposée tout prés du tambour. La surface périphérique importante du tambour est nécessaire pour obtenir une séparation complète de toutes les fibres contre la surface hérissée de dents se trouvant à proximité de ce tambour. Après cette opération, les fibres cardées sont habituellement dégagées des dents du tambour au moyen d'un cylindre peigneur d'environ 60 cm à 90 cm de diamètre.
Le cylindre peigneur est également recouvert de dents qui sont très proches des dents du tambour de carde de manière à retirer les fibres des dents de ce tambour. Un peigne détacheur oscillant ou un cylindre denté est utilisé tour à tour pour retirer les fibres des dents du cylindre peigneur.
La machine objet de l'invention comprenant un tambour de carde monté en rotation sur un support, un couvercle disposé coaxialement audit tambour et entourant étroitement ce dernier, est caractérisée en ce que ledit couvercle présente une surface de cardage intérieure, partiellement cylindrique, à proximité de la surface du tambour et s'étendant autour de la majeure partie de la périphérie dudit tambour, tout en laissant découverte, dans le sens axial, une partie, de largeur uniforme, de la surface de ce tambour, un organe de section uniforme, fixé au couvercle s'étendant axialement le long dudit couvercle, tout en recouvrant la partie découverte de la surface du tambour, de manière à former un canal axial de circulation d'air le long de la surface dudit tambour, ledit canal étant ouvert à chaque extrémité axiale voisine de la surface du tambour,
I'une desdites extrémités ouvertes constituant une amenée d'un courant d'air transportant les fibres à carder,
I'autre extrémité constituant une sortie de ce courant d'air transporteur des fibres cardées, et l'une desdites extrémités étant adaptée pour être reliée à des moyens producteurs d'un courant d'air, de façon que ce courant d'air circulant dans le canal déplace les fibres entraînées à travers la surface courbe dudit tambour de carde.
L'invention représente en conséquence une machine sensiblement plus petite, capable d'effectuer le travail d'une machine à carder standard.
Le dessin annexé représente, schématiquement et à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. I en est une vue en perspective.
La fig. 2 est une vue partielle en coupe de la machine représentée à la fig. 1.
En se référant à la fig. 1, 1 désigne un bâti qui supporte et positionne les éléments de la machine: les organes de cardage, les moyens d'entraînement du tambour de carde et l'ensemble des supports associés tels que 2 représentant le bâti auxiliaire supportant les couvercles du tambour de carde et les montures 3 et 4 lesquelles maintiennent les paliers et l'arbre dudit tambour. Le tambour de carde 10 est entouré étroitement par un couvercle 11 et par un couvercle 12 à profil spécial formant un passage pour un courant d'air axial produit par tous moyens conventionnels, non représentés, raccordés en 17. Un ventilateur aspirant placé à cet endroit 17 constitue un moyen approprié pour la production de ce courant d'air. Les touffes de fibres entraînées par ledit courant d'air pénètrent par un conduit d'amenée 13 lequel est relié à une ouverture prévue sur le couvercle 12.
Ce couvercle 12 peut présenter la forme illustrée à la fig. 2, ou toute autre forme, de manière à constituer un canal axial permettant la circulation du courant d'air. Le volume ambiant formé par le couvercle 12 peut être augmenté ou diminué en fonction du degré de cardage désiré. II est possible par exemple que le couvercle constituant le canal axial pour la circulation d'air entoure toute la surface du tambour de carde à l'exception des parties qui interviennent pour le cardage.
On admet cependant que quelles que soient les dimensions choisies, la grandeur du canal et l'intensité du courant d'air doivent être soigneusement équilibrées de manière à obtenir un déplacement uniforme des fibres. La trajectoire de ce déplacement sur le pourtour du tambour de carde est sensiblement hélicoïdale. Le tambour 10 est garni d'un type quelconque de fil muni de dents 14 qui retiennent les touffes de fibres entraînées par le courant d'air dans la zone formée par le couvercle 12. Le tambour peut être d'une dimension quelconque. mais il aura de préférence un diamètre de 50 à 300 mm et une longueur de 50 à 300 mm.
Le tambour 10 est supporté par des paliers 100 et 101 et peut être entraîné par tous moyens conventionnels tels qu'un moteur 102 par l'intermédiaire d'une poulie motrice 104 montée sur un arbre 103, d'une courroie 105 et d'une poulie d'entraînement 106 montée sur un arbre 107.
Les faces d'attaque 15 des dents du fil 14 peuvent être soit radiales, soit inclinées dans le sens de rotation du tambour 10, le fil étant enroulé le long d'une trajectoire circonférentielle ou en spirale, les dents pouvant être également inclinées dans toute autre direction. La surface 16 du couvercle 11 qui entoure le tambour 10 peut être lisse, rugueuse, granulaire ou recouverte d'une matière quelconque offrant une résistance aux touffes de fibres transportées par les dents du fil denté 14. I1 est préférable d'utiliser une surface granulaire à grains fins. La vitesse circonférentielle du tambour 10 est suffisamment élevée pour impartir aux touffes de fibres une force centrifuge permettant de projeter ces fibres à l'extérieur de la surface du tambour 10. à l'exception de la zone se trouvant sous le couvercle 11.
Le fil denté 14 est suffisamment rapproché de la surface 16, de préférence à une distance de 0,12 mm, pour faciliter le cardage des touffes de fibres. La force centrifuge communiquée aux fibres oblige ces fibres à être entraînées à l'extérieur de la surface du fil denté dans la zone délimitée par le couvercle 12, cependant que le mouvement imparti aux fibres par la rotation du tambour 10 et les couches limites d'air du tambour 10 ont pour effet que le fil denté 14 reprend les fibres et les transporte à partir de la zone délimitée par le couvercle 12 et devant la surface 16 du couvercle 11 disposé à proximité, où ces fibres sont de nouveau soumises à un effet de cardage. Toutefois.
en raison du courant d'air axial produit à l'intérieur de la zone formée par le couvercle 12 les fibres se déplacent axialement dans le sens longitudinal du tambour 10 à chaque cycle. d'une distance qui est fonction de la forme de ce couvercle 12 et de la vitesse du courant d'air produit. Les fibres individuelles projetées en dehors du tambour 10 ont ainsi une moindre vitesse de rotation que les touffes et sont, par conséquent. soumises à l'effet du courant d'air axial dans une plus large mesure que les touffes. Une telle action a pour effet que les fibres individuelles circulent le long du tambour 10 en moins de cycles. ces fibres se trouvant de ce fait moins endommagées. Le courant d'air produit déplace les fibres à partir d'une conduite d' amenée 13 vers une conduite de sortie 17.
cependant que le tambour 10 fait dévier les fibres suivant une trajectoire hélicoïdale sur le pourtour de ce parcours. Lorsqu'on utilise les paramètres précités. seules les fibres complètement isolées les unes des autres sortent du dispositif. On dispose ainsi d'une machine à carder compacte qui est capable de produire une alimentation uniforme de fibres individuelles à partir de touffes non ouvertes.
Il est évident qu'un ou plusieurs cylindres travailleurs garnis d'une matière offrant une résistance aux touffes de fibres transportées par les dents du fil denté 14 sur le tambour 10 peuvent etre montés parallèlement à ce tambour et à proximité immédiate de la périphérie dudit tambour. ces cylindres travailleurs étant adaptés pour fonctionner soit en plus. soit à la place de la surface de cardage 16 du couvercle 11. En outre. des fibres sous la forme d'une nappe très étroite peuvent être introduites dans le dispositif sur la périphérie d'un cylindre travailleur à l'extrémité de ce cylindre voisine de la conduite d'alimentation 13.
Des couvercles (non représentés) sur les extrémités axiales des organes de cardage peuvent être installés afin d'améliorer l'action du courant d'air produit.