Procédé de fabrication de réflecteurs et de diffuseurs argentés. Les réflecteurs argentés sont actuellement obtenus soit au soufflé, soit à la presse, et on argente ensuite la surface extérieure que l'on protège plus ou moins bien par une couche de peinture ou de vernis.
Les réflecteurs obtenus par ce procédé ont l'inconvénient que la surface argentée est très vite attaquée par l'humidité ou par les agents atmosphériques, ce qui fait que leur surface se ternit et que leur efficacité diminue très rapidemept.
En outre, les réflecteurs obtenus par les procédés au soufflé donnent une surface ex térieure de verre qui est sensiblement la même que la surface intérieure ce qui pro vient du genre même de fabrication du réflec teur, c'est-à-dire que si le réflecteur a une surface intérieure quadrillée, ce quadrillage se retrouve sensiblement à l'extérieur. On ne peut pas obtenir une surface déterminée à l'intérieur et une surface différente à l'ex térieur.
Si ces réflecteurs sont faits en verre pressé., on peut obtenir une surface extérieure diffé rente, mais en général ces réflecteurs ne peu- vent pas avoir une forme refermée, comme par exemple celle d'une tulipe.
La présente invention permet d'éviter tous ces inconvénients. Elle a pour objet un pro cédé de fabrication de réflecteurs et de diffu seurs argentés, suivant lequel on produitd'abord à la presse une ébauche de verre dont la surface intérieure présente des saillies, tandis que la surface extérieure est lisse, puis on souffle cette ébauche à l'intérieur d'un moule au soufflé de manière à diminuer l'épaisseur du verre et l'élévation des saillies, tout en donnant à la surface extérieure de l'ébauche une forme fermée voulue, après quoi on re couvre le verre d'une couche d'argenture.
Le dessin ci-annexé, donné àtitred'exemple, sert à l'explication du procédé suivant l'in vention; dans ce dessin: La fig. 1 est une coupe partielle d'un réflecteur argenté établi suivant un exemple du procédé de la présente invention; La fig. 2 représente partie en coupe, partie en élévation, la première phase de ce procédé de fabrication; La fig. 3 représente le produit obtenu par cette phase du procédé; La fig. 4 se rapporte à la deuxième phase de la fabrication; La fig. 5 représente un type de réflecteur fabriqué d'après ce procédé;
La fig. 6 représente un moule employé pour la fabrication d'un réflecteur à surface extérieure décorative; La fig. 7 représente une tulipe partiellement fermée établie suivant le procédé de la pré sente invention.
Pour fabriquer un réflecteur ou un diffuseur argenté d'après la présente invention, on peut avoir à effectuer des opérations légèrement différentes suivant la forme finale des objets que l'on veut obtenir.
Dans tous les cas, à l'objet terminé, comme on le voit à la. fig. 1, l'argenture 2 qui est déposée sur la couche de verre 1 est pro tégée extérieurement par une couche de cuivre ou autre métal analogue 3, servant de pro tecteur, déposée immédiatement sur la couche d'argent; cette couche de métal protecteur à une épaisseur suffisante pour donner une cer taine solidité au réflecteur argenté qui est généralement fragile et cassant, à moins d'em ployer des épaisseurs de verre pratiquement inacceptables. En outre, cette couche de métal protecteur protège d'une manière efficace Far gent contre les agents atmosphériques, ce qui maintient constant l'efficacité du réflecteur.
Dans les applications ordinaires, il est nécessaire de remplacer les taches lumineuses produites par les surfaces lisses argentées ordinaires par un éclairage uniforme. On a déjà cherché Ùr, obtenir ce résultat en donnant à l'intérieur du réflecteur en verre une forme à saillies, à ondulations ou à quadrillage, grâce à laquelle on évite ces taches lumineuses, mais on n'évite pas ainsi l'inconvénient d'une épaisseur de verre trop considérable. Cet in convénient est d'autant plus sensible dans le cas actuel que le renforcement du réflecteur par un métal protecteur permet de diminuer considérablement l'épaisseur du verre.
Avec le procédé suivant la présente in vention, on peut réaliser simultanément la forme à saillies et les avantages du verre mince, en opérant de la manière suivante: On produit d'abord à la presse une ébauche de verre (fig. 1) en laissant la surface exté rieure lisse dans le moule 4 (fig. 2), tandis que le noyau 5 du moule a un dessin déter miné 6 qui fait que la surface intérieure pressée prend une surface à saillies.
L'ébauche de. verre 7 obtenue (fig. 3) a en général une épaisseur assez forte. On réduit cette épaisseur tout en donnant au réflecteur en verre une forme fermée voulue, en agran dissant les dimensions de l'ébauche soit pal.. un moyen mécanique, soit avec la canne, et en soufflant cette ébauche dans un deuxième moule 8, dit moule au soufflé (fig. 4). Dans la forme d'exécution représentée, ce deuxième moule est lisse intérieurement, par suite le réflecteur peut être soufflé et tourné dans le moule, de manière à agrandir sa surface. En même temps, le premier dessin intérieur 6 s'étale et s'agrandit et l'élévation de ses sail lies diminue.
On peut ainsi obtenir une surface intérieure à saillies légèrement cri surélévation de ma nière à éviter les 'taches lumineuses données par le réflecteur lisse. Comme la surface ex térieure de ce réflecteur est lisse, on peut la recouvrir facilement par un dépôt d'argent parfait. Il suffit pour cela d'employer l'un des procédés connus consistant à déposer sur la surface du verre une solution argentifère qui reste en contact avec sa surface par le seul fait de la tension superficielle. On peut employer une solution argentifère de com position quelconque, par exemple du nitrate d*argent dissous dans l'ammoniaque avec ad dition d'acide tartrique.
Une fois l'argent déposé, on le recouvre par une couche de cuivre qui protège la couche d'argent.
Le moule au soufflé est muni comme à l'ordinaire d'évents qui permettent la sortie de l'air contenu dans le moule.<B>11</B> est, dans la forme d'exécution représentée, formé de trois sections 10, 11, 19 qui peuvent être séparées les unes des autres pour permettre le démoulage. Dans la fig. 4, la section cen- traie 11 du moule peut tourner autour d'une charnière 13 qui facilite la manoeuvre.
On peut également obtenir des réflecteurs de forme extérieure décorative (fig.6) en soufflant l'ébauche de verre pressé dans un moule de forme décorative, comme une tu lipe; on obtient ainsi un réflecteur analogue à celui de la fig. 5 dont la surface extérieure forme l'ornement désiré, tandis que la sur face intérieure est légèrement quadrillée ou ondulée ou, d'une manière générale, pourvue de saillies de manière à éviter les taches lumineuses.
On peut, en se servant de moules en plusieurs sections semblables à celui de la fig. 4 obtenir des réflecteurs ou verreries de forme fermée que l'on ne peut obtenir par le procédé à la presse. La surface extérieure de ces objets en verre sera argentée et cuivrée comme dans le cas de la fig. 1. On pourra réaliser ensuite sur ce cuivre toutes les tein tes que l'on voudra, avec des oxydes ou des patinages appropriés pour avoir les décors vieil argent, bronze etc. Le procédé suivant l'invention s'applique naturellement aussi aux diffuseurs.