Machine à monter les chaussures sur forme. La présente invention concerne une ma chine à monter sur forme les chaussures en tous genres, c'est-à-dire une machine destinée à tirer et tendre l'empeigne sur la forme et à l'empêcher de glisser durant les opérations ultérieures de couture ou de clouage.
Cette machine, qui est destinée à confor mer très exactement l'empeigne à la partie avant ou arrière d'une forme donnée, est ca ractérisée par un moule extensible composé d'une série de plaques qui constituent les mâ choires inférieures d'une série de pinces juxta posées côte à côte dans une formation en fer à cheval, de manière à ce que ce moule puisse épouser le contour de la partie avant ou ar rière d'une forme quelconque;
le moule ainsi formé présentant un rebord intérieur, dans lequel est ménagée une fente destinée à re cevoir un fil de forme, et étant combiné avec des moyens pour actionner les mâchoires su périeures des pinces de manière à pincer sur ledit rebord du moule le bord d'une empeigne disposée sur une forme renversée, introduite dans ce moule après qu'un fil de forme a été mis en place dans la fente; des moyens étant prévus pour tendre ce fil de forme afin qu'il tire et fasse glisser le rebord de l'empeigne sur le bord de la forme après que cette der nière a été pressée de haut en bas dans l'em peigne pincée pour étirer cette empeigne, et des moyens étant également prévus pour que finalement les pinces relâchent graduellement leur serrage.
Le dessin annexé donne, à titre d'exem ple, une forme d'exécution de l'objet de l'in vention.
Fig. 1 en est une vue en perspective prise du côté droit de la machine; Fig. en est une élévation latérale avec parties en coupe; Fig. 3 est une vue en perspective de la partie supérieure de la machine, en la regar dant de l'arrière et (lu côté gauche; Fig. 4 est, à part, une vue en perspective de la moitié de droite du moule, représentant les pinces ouvertes et reliées à leurs organes de commande intermédiaires; Fg. 5 est, à part, une vue en perspective du moule et des pinces' (ces dernières étant représentées fermées); certaines parties-étant supposées brisées pour faciliter la lecture du dessin;
Fig. 6 est une vue de détail en plan; Fig. 7 est une autre vue de détail en plan des organes de serrage du talon ou du bout, représentant, en outre, le dispositif tendeur du fil métallique de montage sur forme; Fig. 8 est une vue de détail en élévation latérale de l'un des éléments du moule ou pince, représenté dans sa position ouverte normale, le chemin suivi par la tête en se fermant étant indiqué par les lignes poin tillées A-B-C; Fig. 9 est une vue de détail, en élévation de face de l'une des paires de coulisseaux latéraux destinées à ajuster une bande flexi ble dans le moule;
Fig. 10 est une vue en plan de ce der nier détail; Fig. 11 en est une coupe faite suivant la ligne E-F, Fig. 12 une coupe perpendiculaire faite suivant la ligne C-D; Fig. 13 est une élévation latérale mon trant à part l'un des leviers et les bielles destinées à commander le fonctionnement du moule et des pinces; Fi-. 14 est une élévation latérale repré sentant, à part, une variante du dispositif tendeur du fil métallique de montage sur forme, représenté fig. 7; Fig. 15 est un plan de cette variante;
Fig. 16 est une élévation de face du moule, prise suivant la ligne E-F de fig. 4; Fig. 17 est une vue de détail en élévation latérale avec partie en coupe de l'un des ba lanciers; Fig. 18 est une coupe de ce détail faite suivant la ligne G-H de fig. 17.
La, machine représentée comporte un bâti supporté sur une colonne 272. Ce bâti con siste en un socle possédant une face horizon tale 2, et une face oblique 3. Sur la face ho rizontale 2 sont montées trois colonnes 4, 5, 6 sur lesquelles sont montées deux tablettes 7, 8 présentant, en plan, un contour semi-cir culaire et pourvues chacune d'une ouverture semi-circulaire. Sur les deux côtés de l'ouver- ture semi-circulaire prévue dans les tablettes sont attachées des plaques 9, 9A, pourvues de coulisseaux latéraux 10, 10A, qu'on voit le mieux à la fig. 16.
Sur les tablettes en question sont formées des oreilles 11-16 pour permettre de les réunir par l'intermé diaire des tiges 17-19, des ressorts 20, 21 étant établis sur ces tiges de manière à écar ter les tablettes 7, 8, pour permettre un libre mouvement des éléments du moule, pendant que la machine est dans sa position normale, et étant disposés pour céder, d'une façon cor respondante, aux efforts exercés dans la ma chine durant le montage sur forme.
Entre lesdites tablettes sont disposés les éléments formant pinces 25, 26 qui consti tuent le moule et qui sont tous construits sem- blablement à. celui représenté à la fig. <B>8.</B> -Un certain nombre de ces éléments (38 dans la forme représentée fig. 5) sont montés côte à côte et reliés entre eux au moyen d'un câble en fil métallique 34, lequel passe dans des petites fentes 23, ménagées dans chaque élé ment et à. ses deux extrémités à travers des trous 33, 33A ménagés dans la paire de cou lisseaux 10, 10A et est fixé ensuite aux bou lons 35, 35A.
Fig. 5 représente une partie du moule montrant ses éléments assemblés dans la position fermée des parties constituant les pinces.
La position des pinces 25, 26 une fois que celles-ci sont assemblées entre les plaques ou tablettes 7, 8 de la machine est la suivante: les bras horizontaux 38 sont situés entre les plaques ou tablettes 7, 8 et portent les mors inférieurs 25 des pinces, qui sont des exten sions perpendiculaires de ces bras, tandis que les mors supérieurs 26 des pinces sont main tenus normalement clans leur position relevée correspondant à la position d'ouverture des pinces par des ressorts 28, 29. Les saillies 36, 37 -les parties 25 correspondant exactement les unes avec les autres et étant en contact in time, côte à côte, constituent normalement deux rebords continus formant sensiblement des demi-cercles.
Entre les saillies 36, 37, on place une bande de cuir ou autre matière convenable 39 (fig. 2 et 16) qui repose sur les saillies 36 et dont les extrémités sont assujetties par des moyens- convenable aux plaques 40, 40A comman dées par les vis à volant de réglage 281, 281A prévues pour maintenir la bande 39 à la di mension correcte du moule et protéger par cela même l'empeigne 'de la chaussure contre une détérioration (fig. 4 et 16).
Chaque élément du moule est disposé pour être rapidement enlevé des . autres éléments du moule sans déranger les éléments restants, ni leur mécanisme de commande. L'enlève ment d'une pince s'effectue en détachant la tige à ressort correspondante 278 (fig.. 4) clé la bielle 27 de cette pince et en dégageant cette dernière de manière que le câble métal lique 34 sorte de la fente 23. Après l'enlève ment d'une ou plusieurs des pinces, on res serrera le câble métallique 34 au moyen des boulons 35, 35A.
La fig. 5 est une vue en perspective des pinces assemblées comme cela est décrit c'ï- après dans leur position fermée normale, posi tion dans laquelle la partie débordante de l'empeigne de la chaussure est tenue pincée entre les mors ou mâchoires des pinces, durant le montage sur forme.
Cette disposition des éléments du moule rend pratiquement impossible la formation de plis dans l'empeigne de la chaussure au cours du montage sur forme, ces plis constituant un sérieux inconvénient et existant -à un phis ou moins haut degré dans toutes les chaus sures montées sur forme par les machines antérieures. On remarquera que la disposition générale du moule en position fermée est ver ticale, les pinces étant dans cette position tenues en contact intime au moyen du câble métallique 34 qui les maintent ainsi placées quelle que soit la forme variable que le moule est obligé de prendre afin de s'adapter à des conformations et pointures différentes de forme, aussi bien pour pieds droits que pour pieds gauches.
La mâchoire supérieure 26 de chaque pince présente la même épaisseur que la mâchoire inférieure 25, de sorte que leurs surfaces latérales sont disposées deux à deux dans les mêmes plans; ce qui permet de pla cer les pinces 25, 26 en contact intime sur toute leur surface.
Chacune des pinces est pourvue d'une fente 24 qui, lorsque les pin ces sont assemblées comme décrit, forme une rainure continue autour de la partie supé rieure du moule, juste au-dessus de la bande protectrice 39; avant de presser la chaussure dans le moule, on glisse dans ladite rainure un fil métallique- 42 ou une plaque flexible, dont les extrémités sont disposées pour venir en prise avec un dispositif tendeur 43, 43A formé d'un levier basculant soumis à l'action d'un ressort de rappel comme ce sera décrit plus loin, et sont figées en 280, 280A au dis positif tendeur représenté à la fig. 7.
Par ce moyen, le fil métallique en question est tenu à l'intérieur de ladite rainure,. quel que soit le contour pris par le moule subséquemment à son introduction. Si on place alors une forme avec l'empeigne y attachée librement et qu'on la force dans le moule par des moyens dé crits plus loin et qu'on étale la partie débor dante de l'empeigne par dessus la partie su périeure de la paroi formée par les mâchoires inférieures des pinces suivant la ligne Z-Z (fig. 4) et si l'on abaisse ensuite les mâchoi res supérieures des ,pinces sur l'empeigne, celle-ci se trouve pincée entre les mâchoires 26 sur le dessus et le rebord formé par les saillies 24 des mâchoires 25 sur le dessous,
c'est-à-dire qu'en fait elle se trouve ainsi pin cée entre deux surfaces planes parallèles qui ont été conformées de manière à épouser le contour du bout ou du talon de la forme. Par des moyens qui seront décrits plus loin, on force alors la forme de haut en bas étroite ment dans l'empeigne et, par d'autres moyens qui seront décrits plus loin, on tend le fil 42 et, en même temps, on amène un certain nom bre de pinces à relâcher leur prise suffisam ment pour permettre à l'empeigne d'être tirée, au moyen du fil 42, étroitement au fond de la gravure de la semelle première, après quoi on assujettit le fil 42 à la forme au moyen de rivets 277, 277A (fig. 4 et 7) clans cha que extrémité 280,
280A du fil tendeur, ce dernier restant ainsi assujetti jusqu'à ce que la trépointe ait été appliquée, ou que d'au tres moyens aient été employés pour fixer d'une façon permanente l'empeigne à la se melle première ou - dans le cas d'une chaus sure cousue chausson ne comportant pas de semelle première ni de trépointe - les extré mités du fil sont attachés à la forme dans la position la plus convenable. Il ressort claire ment de l'explication qui précède qu'il est impossible qu'il se forme des plis autour du bout de la chaussure durant le montage sur forme, parce qu'il n'existe aucun espace dans lequel il serait permis à l'empeigne de for mer de plis.
Les moyens employés pour ac tionner et contrôler le fonctionnement des pin ces 25, 26 comprennent une disposition nou velle de mécanisme que l'on peut suivre clai rement en considérant la construction de la pince de la fig. 8. Cette pince, comme on l'a déjà vu, consiste en deux parties ou mâchoi res 25 et 26 de la même épaisseur. Une bielle 52 réunit les mâchoires 25, 26, tandis que la bielle 53 réunit la mâchoire 26 à la bielle 27.
Dans le fonctionnement, la mâchoire 26 est déplacée dans le sens de la flèche x autour du pivot 55 de la bielle 52, jusqu'à ce que cette bielle 52 prenne une position verticale; alors elle est arrêtée dans son mouvement d'avancement à la ligne pointillée 41.
La face prenante de la tenaille 26 atteint, dans ce mouvement le point B sur la ligne pointillée 54; une continuation de la com mande de la bielle 53, comme cela est repré senté par les lignes pointillées, oblige la face prenante de 26 à suivre le chemin B-A. Durant le premier mouvement, la tenaille 26 pivote sur la cheville 55 sous le contrôle d'un faible ressort 28 et, pendant le second mouve ment. 26 pivote sur la cheville 5 6 sous le con trôle d'un fort ressort 29; chacun des ressorts en question rappelant les parties à la position ouverte normale, lorsque la bielle 53 est ra menée en arrière par un autre mécanisme ci- après décrit.
Pour relier les pinces avec les organes de commande, et en vue de maintenir une liberté complète de mouvement pour chaque pince, on les relie par groupes, de préférence en six groupes de cinq chacun et en deux groupes de quatre chacun. A cet effet, il est prévu huit balanciers 57 à 64 sur lesquels pivotent des plaques à trous 65 à 72 et dans les trous de ces plaques, qui correspondent en nombre aux pinces comprises dans les groupes, sont fixées des barres d'acier à ressort 278 dont les extrémités sont coudées à angle droit, chaque extrémité dans une direction opposée à l'autre, l'une des extrémités étant introduite dans les plaques à trous susmentionnées et y étant retenue par les chapeaux 73 à 80, l'au tre extrémité étant passée à travers les trous des bielles 27, comme on le voit à la fig. 17.
Les balanciers sont montés sur 8 colon nes 81 à 88, qui sont fixées par leurs extré mités inférieures dans les plaques correspon dantes 89 à 96 disposées pour glisser dans des guides prévus sur huit autres plaques 97 à 104 qui sont pivotées sur la face supérieure de la tablette 8 autour de chevilles verticales fixées à la tablette 8 (non représentées) de matière à. pouvoir tourner dans un plan hori zontal. On voit que les balanciers sont dis posés pour basculer sur leurs colonnes de sup port, que les colonnes peuvent glisser, en se rapprochant ou s'éloignant des pinces, entre les guides prévus dans les plaques pivotant sur le dessus de la tablette 8 et que, en outre, les plaques 65 à 72 peuvent pivoter autour de vis 105 à 108 sur les balanciers 57 à 60 (fig. 4).
Ces balanciers sont reliés avec les pinces par l'intermédiaire des barres à ressort 278 susmentionnées.
Un mouvement est imprimé aux balanciers pour mettre en action les pinces par l'inter médiaire de cames, de tiges poussoirs et de leviers. Les balanciers sont reliés au moyen de tiges 109 à 116, disposées pour glisser dans les blocs à pivot 117 à 124 à des bielles infé rieures 125 à 130 supportant, à leurs extré mités supérieures, lesdits blocs et reliées, par leurs extrémités inférieures fourchues, à des leviers 131 à. 136 qui pivotent dans les mon tants fendus 137, 142, lesdits montants étant boulonnés à, la face horizontale 2 du socle.
Les bouts internes des leviers mentionnés en dernier lieu sont fendus, comme cela est re présenté en 143 à la fig. 13 et sont reliés avec les extrémités supérieures tournées, refendues des tiges-poussoirs carrées 146-151 par l'in termédiaire de galets 145 et d'axes 144. Les extrémités inférieures desdites tiges-pous- soirs sont également refendues et portent les galets 152,<B>153</B> montés sur des axes 154 (fig. 2).
Dans les extrémités supérieures fendues des montants 137-142 pivotent les leviers 179-186 supportant, à leurs bouts externes, les pièces articulées 187-194 qui sont dispo sées pour venir librement en action avec les tiges verticalement placées et légèrement en- trecoudées 171-178, lesquelles sont reliées, à leurs extrémités supérieures, par l'intermé diaire d'équerres et d'écrous, aux bandes flexibles 163-170 fixées à leurs extrémités supérieures, aux coulisseaux 89-96 et pas sant sur des galets 155-162 montés .sur les plaques 97-104 et reliés, au moyen de che villes filetées décolletées, aux coulisseaux 89-96.
Au moyen de ces bandes 163-170 on obtient une connexion flexible entre les plaques 97-104 et les leviers 179-186, ce qui fait que le libre mouvement des balan ciers n'est pas gêné.
Sur les extrémités internes des leviers 179-186 .sont montés les galets 195-202 qui sont disposés pour s'engager avec des par ties formant cames prévues sur les leviers 131-136 ou des blocs solidaires de ces der niers. Par ces leviers et ces cames, les balan ciers sont rapprochés du moule, c'est-à-dire amenés dans leur position active dans le pre mier mouvement de la machine et écartés du moule, c'est-à-dire ramenés dans leur position de repos à la fin de l'opération de mise sur forme par un ressort de rappel 303 (fig. 17).
Les ressorts 203, 210, agissant sur les balan ciers tendent concurremment avec les ressorts de tension 28, 29à maintenir normalement les balanciers dans cette position de repos (représentée fig. 4).
Les tiges-poussoirs 146-151 sont mon tées dans la plaque-guide 226 et sont action- nées au moyen de six cames dont chacune est établie pour soulever les tiges afin d'action ner par cela même les balanciers alternative ment et de préférence dans un ordre sucepti- ble de pouvoir être modifié à la volonté de l'opérateur.
Lesdites cames sont fixement montées sur un arbre 211, transversalement à la ligne mé-. diane de la machine. Les paliers 212, 213 de cet arbre sont disposés pour porter des barres de loquetage disposées pour venir en prise avec certaines gorges circonférentielles pré vues dans l'arbre en question, dans le but de le verrouiller dans une position quelconque voulue.
Par exemple, il peut être nécessaire, lorsqu'on monte des chaussures d'enfants ou de petits talons de chaussures d'hommes, de faire fonctionner cette machine avec un petit moule; dans ce cas, l'opérateur fera glisser latéralement l'arbre à cames pour éviter les barres-poussoirs 146 et 151 de façon à mettre par cela même hors d'action les groupes de pinces 44, 51.
Il va sans dire que cette action ne diminue pas la dimension du moule pro prement dit, mais qu'elle met hors d'action certains éléments actifs du moule, à savoir: les tenailles des groupes susmentionnés 44 et 51. En vue de faire varier les mouvements clés tenailles, ainsi que .de faire varier rapide ment et d'adapter leur prise à différents gen res d'ouvrages, tels, par exemple, que de la vachette épaisse ou du mince chevreau glacé, on peut régler à la main les écrous 295-302 (dont quatre: 295, 296, 297 et 298 sont re présentés clairement sur la fig. 3.
L'arbre à cames est disposé pour être ac tionné à bras au moyen du volant 214.
Le chariot de talon 215 (fig. 1 et 2) est re lié à charnière en 223 au pivot 216 et est élas- tiquement supporté, à son extrémité arrière, par l'intermédiaire de la bielle 217, du fléau <B>218,</B> de la console 219 et des contrepoids 220. La barre fendue 221 est prévue pour éviter un mouvement vertical trop libre ou intem pestif du chariot à talon; son rôle est celui d'un frein et, à cet effet, il est contrôlé par deux plaques de friction, non représentées, et par un volant à main 222. La console 219 est supportée et disposée pour pivoter sur l'arbre 224, qui est rigide ment tenu en position par le manchon 225.
Tous ces moyens ont pour but de permettre de relever ou d'abaisser le chariot à talon 215 verticalement et de le faire osciller à gauche ou à droite, à la volonté de l'opérateur.
Dans des rainures du chariot 215 est monté le bloc de base 228 (fig. 1) disposé pour effectuer un mouvement longitudinal par rapport à ce chariot et pourvu de dents de crémaillère engrenant avec le pignon 227. Le déplacement du bloc 228 est effectué au moyen de la manivelle<B>273,</B> réglable pour une échelle connue de pointures, au moyen d'un bonhomme 274 et .d'un secteur divise 275. Le ressort 276 fixé, d'une part, à la manivelle 273, et, d'autre part, au chariot 215 s'oppose, durant l'opération du montage sur forme, à la pression descendante de la forme qui agit sur le bloc 228. Au socle est articulé en 229, la colonne 230 articulée, d'autre part, au cha riot à talon supérieur 231.
Le bras 232 sup porte à pivot le manchon fileté<B>233.</B> La vis 234 et le volant à main 235 permettent de régler l'inclinaison du chariot à talon supé rieur suivant la conformation des formes dif férentes employées. Le corps du chariot supé rieur à talon 231 pivote sur la colonne 230 au moyen de l'axe 291, de manière à permet tre au sommet de la. forme de décrire un demi cercle. Le montant tubulaire 236, 237 sup porte une plaque convenablement formée 238 disposée pour supporter à pivot la pièce 239 qui est destinée à recevoir la tige filetée et le volant à main 240, prévus pour le réglage vertical de la forme.
Le dispositif tendeur de fil (fig. 2 et 7) comprend le coulisseau 242, le volant à main et la vis 243, les bielles rondes 244, 244A; les bielles plates 245, 245A munies des gou jons 247 et 247A et le cliquet 246 en com binaison avec la plaque coulissante 279 re liée au coulisseau 242 au moyen du cliquet 246. Les goujons 247, 247A sont prévus pour s'engager dans les extrémités 280, 280A du fil de montage sur forme 42.
Pour prendre rapidement la lâche et les premiers efforts du fil de montage sur forme, plus spécialement lorsqu'on a affaire à des genres de formes qui ne demandent pas un mouvement excessif des parties mentionnées en dernier lieu, on peut substituer à l'orga: nisme qui vient d'être décrit un dispositif construit suivant la fig. 14, dont fig. 15 est un plan, en le reliant avec le coulisseau 242. Un pignon 283 de ce dispositif engrène avec la crémaillère 286 actionnée par l'intermé diaire de la manivelle 290 qui est fiée sur l'arbre 284 dudit pignon.
La crémaillère 286 supporte, à son extrémité fendue, par l'inter médiaire de la cheville 285 un chariot 287 qui est disposé pour supporter à glissement les billes 282, 282B. Le rochet 804 et le cli- quet 289 sont prévus dans ce cas, dans le but ordinaire. Les parois 288, 288B sont prévues conjointement comme guides et éléments de support et sont disposées pour être détachées du coulisseau 242 ou y être attachées.
Le ressort 263 de serrage du talon et sa garde en cuir 264 (fig. 7) sont montés à pivot sur l'axe 293 et sont prévus pour tenir fer mement le talon de la chaussure et empê cher sa détérioration au cours du montage sur forme de la partie de bout et, inversement, de la, partie de talon pendant son montage sur forme. La douille 265 est prévue pour supporter une broche de talon destinée à dans la forme pendant qu'on agit sur le talon de la. chaussure.
Le plongeur, ou organe de mise en posi tion 248, comprend le bras oscillant taraudé 248A, et le pied 249; il oscille sur le mon tant 250, et est commandé par la barre verti calement ajustable 251. Ce dernier est relié à. la barre à coulisse 253 portant le bloc pivo tant 254, et coulissant dans le guide 255. La barre 253, à son tour est articulée aux bielles formant genouillères 256, 257 fixées à la con sole 258, et commandées par le fil 259 monté sur la poulie à gorge 260 et relié à la pédale 262 par la tige 261. Le plongeur, ou élément de mise en position ainsi constitué possède le pied 249 au moyen duquel il peut être amené sur une partie quelconque de la semelle, tour née en dessus, d'une forme de chaussure, dans le but de forcer la forme dans l'empeigne.
Des moyens sont également prévus pour dé terminer la position correcte de la forme préa lablement à la tension du cuir de l'empeigne par dessus la languette et jusqu'à la lèvre formée par la gravure de la semelle première. C'est ainsi par exemple que, si l'on abaisse complètement la pédale 262 et que l'on ajuste le pied 249 en .contact avec la face de la se melle de la forme, lorsqu'elle est dans une position connue et désirée, l'indicateur 266 se trouvera en face de l'une des lignes 267 et la ligne indiquée servira ainsi de guide à l'opérateur au cours du montage. Sans ces moyens l'opérateur serait incapable de déter miner la meilleure position de la forme pour exercer une tension sur le fil de montage sur forme.
Les montants 268-271 sont prévus pour relier le ,socle 2, 3 avec la colonne 272. Quand on se sert de la machine représen tée le montage sur forme de la chaussure n'est pas effectué de la façon usuelle, avec l'empeigne partiellement travaillée par des sus la forme dans la position de montage.
Il est préférable de prendre une empeigne avec son contrefort et son bout dur en place, et de la glisser par dessus la broche -de talon, puis -de prendre la forme 294 et de l'engager avec la broche de talon de la ma nière usuelle, d'ajuster l'empeigne autour de la forme et de la tenir en place avec la main gauche, tandis que, avec la main droite, on soulève le chariot à talon et on le dirige en même temps en avant pour forcer par cela même la chaussure dans le moule, la partie débordante de l'empeigne étant étalée par des sus le dessus du moule suivant la ligne Z-Z. On fait alors partiellement tourner le volant à. main 214 pour amener en position de pin- çage les têtes des deux groupes de pinces 47, 48.
En faisant tourner davantage le volant, on amène en position de serrage deux autres groupes de pinces, de préférence 44, 51, les groupes restants 45-50 .suivant à leur tour, ce qui fait que toute la partie débordante de l'empeigne entourant le devant de la forme est solidement tenue: Dans l'établissement des empeignes, on a coutume de prévoir comme partie débordante, pour les chaussures d'hommes, quinze milli mètres, mais les expériences faites avec la machine représentée indiquent qu'une partie débordante de six à sept millimètres est lar gement suffisante.
Dans la pratique, il arrive parfois que, non seulement la partie débordante connue passe clans les pinces, mais encore une partie de la portion restante, c'est pourquoi, dans chacune des cames on prévoit un évidement 292, grâce auquel les pinces peuvent céder suffisamment pour permettre à l'empeigne d'être partielle ment retirée, sur la partie de la forme où une quantité trop grande d'empeigne est retenue, la prise maximum des pinces étant rétablie par une nouvelle fraction de tour de l'arbre à cames au moyen du volant 214. La forme et l'empeigne sont alors dans la position de montage sur forme.
Le montage sur forme consiste donc à saisir la partie de l'empeigne qui déborde par dessus le dessous de la chaussure et autour de la partie de devant ou de talon d'une forme entre des plaques pratiquement pleines qui font partie d'un moule adaptable protégé par une bande continue, puis à forcer la forme dans l'empeigne jusqu'à ce qu'elle soit suf fisamment et correctement appliquée dedans.
La partie de devant de l'empeigne durant l'opération sus indiquée peut être touchée avec les doigts, ou bien si c'est nécessaire, on peut procéder à un examen plus minutieux au moyen d'un réflecteur convenablement situé pour permettre de bien voir la chaussure.
Durant la mise sur forme, on peut dépla cer légèrement le chariot à talon soit vers la droite, soit vers la gauche de la ligne médiane de la machine, au moyen de la poignée 241 (fig. 1), tandis que la forme et l'empeigne sont en position de montage sur forme. Ce mouvement du chariot à talon modifie suf fisamment la position de la forme sans affec ter la conformation du moule.
Lorsque la forme est correctement assise dans l'empeigne, le fil métallique de montage sur forme, qui a été préalablement introduit dans la rainure, comme cela a été décrit ci- dessus, est relié, par ses extrémités, au dis positif tendeur de fil e± est soumis à une ten sion au moyen du volant et de la vis 248 qui contrôlent le coulisseau 242; en même temps on fait faire une fraction de tour au volant 214 afin de desserrer graduellement la prise des tenailles par l'intermédiaire des cames, suivant un ordre commençant avec les grou pes 47, 48 et finissant avec les groupes 49, 50 et 45, 46 et 51, 44.
Il va sans dire que la prise sur l'empeigne n'est relâchée que suffisamment pour per mettre de tirer l'empeigne de sous les tenailles par dessus la lèvre de la semelle première et jusqu'au fond de la gravure, avec une certaine force. Il est évident que, s'il était permis à l'empeigne d'avoir une trop grande liberté lorsqu'elle est soumise au tirage du fil de montage sur forme, il se formerait au bout des plis correspondant comme grosseur à. l'espace qui serait laissé; par suite, la ma chine est destinée à être spécialement sensible dans cette opération.
Lorsque ceci est effectué, une nouvelle rotation du volant oblige toutes les pinces à prendre leurs positions normales; ce mouve ment est effectué en obligeant les tiges-pous- soirs à descendre, collectivement et simulta nément du point le plus haut au point le plus bas des cames.
On pèse alors sur le volant<B>235</B> pour obli ger le chariot à talon supérieur à basculer en arrière, du fait que l'action des contrepoids 220 est surmontée, ce qui permet ainsi au chariot à talon inférieur 215 de basculer de haut en bas sur le socle 8. Lorsque le chariot à talon est dans cette position, la chaussure qui est fermement tenue dans les serre-talons, est dégagée du moule avec son bout ou son ta lon, suivant le cas, dirigé dans une direction ascendante, ce qui est évidemment la position la plus commode pour fixer les extrémités 280, 280A du fil de montage sur forme 42 à la forme 294, ce que l'on fait en chassant un rivet ou cheville à travers les trous 277, 277A prévus à cet effet dans chacune des ex trémités 280, 280A.
Les éléments tendeurs de fil sont alors desserrés et détachés des extrémités et on enlève la chaussure de la broche de talon; elle se trouve alors prête pour l'opération ulté rieure d'application de la trépointe, sans au cune nouvelle préparation.
Le mode de montage de la partie de talon de la chaussure correspond à ce qui précède, sauf qu'une cheville de talon (non représen tée) est prévue et disposée pour s'adapter dans la douille 265.
Machine to mount shoes on form. The present invention relates to a machine for mounting shoes of all kinds, that is to say a machine for pulling and stretching the upper on the last and preventing it from slipping during subsequent sewing operations. or nailing.
This machine, which is intended to conform very exactly the upper to the front or rear part of a given shape, is characterized by an expandable mold composed of a series of plates which constitute the lower jaws of a series. juxta pliers placed side by side in a horseshoe formation, so that this mold can follow the contour of the front or rear part of any shape;
the mold thus formed having an inner rim, in which is formed a slot intended to receive a shaped wire, and being combined with means for actuating the lower jaws of the grippers so as to pinch on said rim of the mold the edge of 'an upper disposed on an inverted form, introduced into this mold after a form wire has been placed in the slot; means being provided for stretching this form thread so that it pulls and slides the rim of the vamp over the edge of the form after the latter has been pressed up and down through the comb pinch to stretch this upper, and means also being provided so that finally the clamps gradually release their clamping.
The appended drawing gives, by way of example, an embodiment of the object of the invention.
Fig. 1 is a perspective view taken from the right side of the machine; Fig. is a side elevation with parts in section; Fig. 3 is a perspective view of the upper part of the machine, seen from the rear and (read left side; Fig. 4 is, apart, a perspective view of the right half of the mold, showing the clamps open and connected to their intermediate control members; Fig. 5 is, apart, a perspective view of the mold and of the clamps (the latter being shown closed), certain parts being supposedly broken to facilitate reading of the drawing;
Fig. 6 is a detail plan view; Fig. 7 is another detail plan view of the heel or toe clamps, further showing the form-mounting wire tensioning device; Fig. 8 is a detail side elevational view of one of the elements of the mold or clamp, shown in its normal open position, the path followed by the head in closing being indicated by the punched lines A-B-C; Fig. 9 is a detail view, in front elevation, of one of the pairs of side sliders for adjusting a flexible strip in the mold;
Fig. 10 is a plan view of this last detail; Fig. 11 is a section taken along the line E-F, FIG. 12 a perpendicular section taken along line C-D; Fig. 13 is a side elevation showing apart one of the levers and the connecting rods for controlling the operation of the mold and the clamps; Fi-. 14 is a side elevation showing, separately, a variant of the form-mounting wire tensioning device, shown in FIG. 7; Fig. 15 is a plan of this variant;
Fig. 16 is a front elevation of the mold, taken along line E-F of FIG. 4; Fig. 17 is a side elevational detail view with part in section of one of the baskets; Fig. 18 is a section of this detail taken along line G-H of FIG. 17.
The machine shown comprises a frame supported on a column 272. This frame consists of a base having a horizontal face 2, and an oblique face 3. On the horizontal face 2 are mounted three columns 4, 5, 6 on which are mounted two shelves 7, 8 having, in plan, a semi-circular outline and each provided with a semi-circular opening. On both sides of the semicircular opening provided in the shelves are attached plates 9, 9A, provided with side slides 10, 10A, best seen in fig. 16.
On the shelves in question are formed ears 11-16 to allow them to be brought together by the intermediary of the rods 17-19, springs 20, 21 being established on these rods so as to separate the shelves 7, 8, to allow free movement of the elements of the mold, while the machine is in its normal position, and being arranged to yield, in a corresponding manner, to the forces exerted in the machine during assembly on the form.
Between said shelves are arranged the gripper elements 25, 26 which constitute the mold and which are all constructed similarly to. the one shown in FIG. <B> 8. </B> -A number of these elements (38 in the form shown in fig. 5) are mounted side by side and connected to each other by means of a wire cable 34, which passes through small slits 23, formed in each element and at. its two ends through holes 33, 33A formed in the pair of slider necks 10, 10A and is then fixed to bolts 35, 35A.
Fig. 5 represents a part of the mold showing its assembled elements in the closed position of the parts constituting the clamps.
The position of the grippers 25, 26 once they are assembled between the plates or shelves 7, 8 of the machine is as follows: the horizontal arms 38 are located between the plates or shelves 7, 8 and carry the lower jaws 25 clamps, which are perpendicular extensions of these arms, while the upper jaws 26 of the clamps are normally held in their raised position corresponding to the open position of the clamps by springs 28, 29. The projections 36, 37 the parts 25 corresponding exactly to each other and being in contact in time, side by side, normally constitute two continuous edges forming substantially semi-circles.
Between the projections 36, 37 is placed a strip of leather or other suitable material 39 (fig. 2 and 16) which rests on the projections 36 and the ends of which are secured by suitable means to the plates 40, 40A controlled by the adjusting handwheel screws 281, 281A provided to maintain the band 39 at the correct dimension of the mold and thereby protect the upper 'of the shoe against damage (fig. 4 and 16).
Each element of the mold is arranged to be quickly removed from. other elements of the mold without disturbing the remaining elements, nor their operating mechanism. The removal of a clamp is effected by detaching the corresponding spring rod 278 (fig. 4) wrench the connecting rod 27 of this clamp and releasing the latter so that the metal cable 34 exits the slot 23 After removing one or more of the clamps, the wire rope 34 will be re-tightened by means of bolts 35, 35A.
Fig. 5 is a perspective view of the clamps assembled as described hereinafter in their normal closed position, a position in which the projecting part of the upper of the shoe is held clamped between the jaws or jaws of the clamps, during mounting on form.
This arrangement of the elements of the mold makes it practically impossible for the formation of folds in the upper of the shoe during assembly to form, these folds constituting a serious drawback and existing - to a lesser extent or less in all the shoes fitted on the shoe. form by previous machines. It will be noted that the general arrangement of the mold in the closed position is vertical, the clamps being in this position held in intimate contact by means of the metal cable 34 which thus keep them placed whatever the variable shape that the mold is obliged to take in order to to adapt to different conformations and sizes of shape, for both right and left feet.
The upper jaw 26 of each clamp has the same thickness as the lower jaw 25, so that their lateral surfaces are arranged two by two in the same planes; which makes it possible to place the clamps 25, 26 in intimate contact over their entire surface.
Each of the clamps is provided with a slot 24 which, when the pins these are assembled as described, forms a continuous groove around the upper part of the mold, just above the protective strip 39; before pressing the shoe into the mold, a metal wire 42 or a flexible plate is slipped into said groove, the ends of which are arranged to engage with a tensioning device 43, 43A formed by a rocking lever subjected to the action of a return spring as will be described later, and are fixed at 280, 280A to the positive tensioner device shown in FIG. 7.
By this means, the metal wire in question is held inside said groove ,. regardless of the contour taken by the mold subsequent to its introduction. If we then place a shape with the upper freely attached to it and force it into the mold by means described later and spread the protruding part of the upper over the upper part of the upper. wall formed by the lower jaws of the clamps following the line ZZ (fig. 4) and if the upper jaws of the clamps are then lowered on the vamp, this is clamped between the jaws 26 on the top and the rim formed by the projections 24 of the jaws 25 on the underside,
that is to say that in fact it is thus pinned between two parallel flat surfaces which have been shaped so as to match the contour of the tip or heel of the form. By means which will be described later, the shape is then forced up and down narrowly in the upper and, by other means which will be described later, the thread 42 is stretched and, at the same time, the a number of grippers to release their grip enough to allow the upper to be pulled, by means of the thread 42, tightly to the bottom of the engraving of the sole sole, after which the thread 42 is secured to the form by means of rivets 277, 277A (fig. 4 and 7) at each end 280,
280A of the tension thread, the latter remaining thus secured until the welt has been applied, or other means have been employed to permanently secure the upper to the first seam or - in the in the case of a sure-sewn bootie shoe with no insole or welt - the ends of the thread are attached to the last in the most convenient position. It is clear from the foregoing explanation that it is impossible for folds to form around the toe of the shoe during beading, because there is no space in which it would be allowed pleated upper.
The means employed to actuate and control the operation of the pins 25, 26 comprise a new arrangement of mechanism which can be clearly followed by considering the construction of the clamp of FIG. 8. This clamp, as we have already seen, consists of two parts or jaws 25 and 26 of the same thickness. A connecting rod 52 joins the jaws 25, 26, while the connecting rod 53 joins the jaw 26 to the connecting rod 27.
In operation, the jaw 26 is moved in the direction of arrow x around the pivot 55 of the connecting rod 52, until this connecting rod 52 assumes a vertical position; then it is stopped in its forward movement at the dotted line 41.
The gripping face of the pincer 26 reaches, in this movement, point B on the dotted line 54; a continuation of the control of the connecting rod 53, as shown by the dotted lines, forces the gripping face of 26 to follow the path B-A. During the first movement, the pincer 26 pivots on the ankle 55 under the control of a weak spring 28 and, during the second movement. 26 pivots on the pin 5 6 under the control of a strong spring 29; each of the springs in question returning the parts to the normal open position, when the connecting rod 53 is driven back by another mechanism described below.
To connect the clamps with the control members, and in order to maintain complete freedom of movement for each clamp, they are connected in groups, preferably in six groups of five each and in two groups of four each. For this purpose, eight rockers 57 to 64 are provided on which the perforated plates 65 to 72 pivot and in the holes of these plates, which correspond in number to the clamps included in the groups, spring steel bars are fixed. 278, the ends of which are bent at right angles, each end in a direction opposite to the other, one end being introduced into the aforementioned perforated plates and being retained there by the caps 73 to 80, the other end being passed through the holes of the connecting rods 27, as seen in FIG. 17.
The balances are mounted on 8 columns 81 to 88, which are fixed by their lower ends in the corresponding plates 89 to 96 arranged to slide in guides provided on eight other plates 97 to 104 which are pivoted on the upper face of the shelf 8 around vertical pegs fixed to the shelf 8 (not shown) of material to. be able to rotate in a horizontal plane. It can be seen that the pendulums are arranged to tilt on their support columns, that the columns can slide, moving towards or away from the clamps, between the guides provided in the plates pivoting on the top of the shelf 8 and that , moreover, the plates 65 to 72 can pivot around screws 105 to 108 on the rockers 57 to 60 (fig. 4).
These balances are connected with the clamps by means of the aforementioned spring bars 278.
A movement is imparted to the balances to put the grippers into action by the intermediary of cams, push rods and levers. The rockers are connected by means of rods 109 to 116, arranged to slide in the pivot blocks 117 to 124 to lower connecting rods 125 to 130 supporting, at their upper ends, said blocks and connected, by their forked lower ends, to levers 131 to. 136 which pivot in the split uprights 137, 142, said uprights being bolted to the horizontal face 2 of the base.
The inner ends of the last mentioned levers are split, as shown at 143 in fig. 13 and are connected with the turned upper ends, split of the square push rods 146-151 by means of rollers 145 and pins 144. The lower ends of said push rods are also split and carry the rollers 152 , <B> 153 </B> mounted on axes 154 (fig. 2).
In the slotted upper ends of the uprights 137-142 pivot the levers 179-186 supporting, at their outer ends, the articulated parts 187-194 which are arranged to come into free action with the rods vertically placed and slightly bent 171- 178, which are connected, at their upper ends, by means of brackets and nuts, to flexible bands 163-170 fixed at their upper ends, to sliders 89-96 and not on rollers 155-162 mounted .on the plates 97-104 and connected, by means of threaded threaded towns, to the sliders 89-96.
By means of these bands 163-170 a flexible connection is obtained between the plates 97-104 and the levers 179-186, so that the free movement of the balancers is not hampered.
On the internal ends of the levers 179-186. Are mounted the rollers 195-202 which are arranged to engage with parts forming cams provided on the levers 131-136 or blocks integral with the latter. By these levers and these cams, the balancers are brought closer to the mold, that is to say brought into their active position in the first movement of the machine and separated from the mold, that is to say brought back into their position. rest position at the end of the shaping operation by a return spring 303 (fig. 17).
The springs 203, 210, acting on the balan ciers tend concurrently with the tension springs 28, 29 to maintain the balances normally in this rest position (shown in FIG. 4).
The push rods 146-151 are mounted in the guide plate 226 and are actuated by means of six cams, each of which is established to lift the rods in order to thereby actuate the balances alternately and preferably in an order that can be modified at the will of the operator.
Said cams are fixedly mounted on a shaft 211, transversely to the line m-. machine diane. The bearings 212, 213 of this shaft are arranged to carry latch bars arranged to engage with certain circumferential grooves provided in the shaft in question, in order to lock it in any desired position.
For example, it may be necessary, when fitting children's shoes or small heels of men's shoes, to operate this machine with a small mold; in this case, the operator will slide the camshaft laterally to avoid the push bars 146 and 151 so as to thereby put the groups of grippers 44, 51 out of action.
It goes without saying that this action does not reduce the size of the mold itself, but that it puts out of action certain active elements of the mold, namely: the pincers of the aforementioned groups 44 and 51. In order to vary the key pincer movements, as well as to vary quickly and adapt their grip to different kinds of work, such as, for example, thick cowhide or thin glazed kid, the nuts 295-302 (four of which: 295, 296, 297 and 298 are shown clearly in fig. 3.
The camshaft is arranged to be actuated with arms by means of the flywheel 214.
The heel carriage 215 (fig. 1 and 2) is hinged again at 223 to the pivot 216 and is elastically supported, at its rear end, by means of the connecting rod 217, of the beam <B> 218, </B> the console 219 and the counterweights 220. The split bar 221 is provided to prevent too free or unwanted vertical movement of the heel carriage; its role is that of a brake and, for this purpose, it is controlled by two friction plates, not shown, and by a handwheel 222. The console 219 is supported and arranged to pivot on the shaft 224, which is rigidly held in position by the sleeve 225.
All these means are intended to make it possible to raise or lower the heel carriage 215 vertically and to make it oscillate to the left or to the right, at the will of the operator.
In grooves of the carriage 215 is mounted the base block 228 (fig. 1) arranged to effect a longitudinal movement relative to this carriage and provided with rack teeth meshing with the pinion 227. The movement of the block 228 is effected by means of the crank <B> 273, </B> adjustable for a known scale of sizes, by means of a stick 274 and. of a sector divides 275. The spring 276 fixed, on the one hand, to the crank 273 , and, on the other hand, the carriage 215 opposes, during the operation of the assembly on form, the downward pressure of the form which acts on the block 228. The base is articulated at 229, the articulated column 230, on the other hand, with the upper heel 231.
The upper arm 232 pivotally carries the threaded sleeve <B> 233. </B> The screw 234 and the handwheel 235 allow the inclination of the upper heel carriage to be adjusted according to the conformation of the different shapes employed. The body of the upper heeled carriage 231 pivots on the column 230 by means of the axis 291, so as to be at the top of the. shape to describe a semicircle. The tubular post 236, 237 sup carries a suitably shaped plate 238 arranged to pivotally support the part 239 which is intended to receive the threaded rod and the handwheel 240, provided for the vertical adjustment of the form.
The thread tensioning device (fig. 2 and 7) comprises the slider 242, the handwheel and the screw 243, the round connecting rods 244, 244A; the flat connecting rods 245, 245A provided with the studs 247 and 247A and the pawl 246 in combination with the sliding plate 279 re linked to the slide 242 by means of the pawl 246. The studs 247, 247A are provided to engage in the ends 280, 280A of mounting wire on form 42.
To quickly take the slack and the first efforts of the assembly wire on form, more especially when dealing with kinds of forms which do not require excessive movement of the parts mentioned last, we can substitute for the organ: nism which has just been described a device constructed according to FIG. 14, of which fig. 15 is a plane, by connecting it with the slide 242. A pinion 283 of this device meshes with the rack 286 actuated by the intermediary of the crank 290 which is attached to the shaft 284 of said pinion.
The rack 286 supports, at its split end, by means of the pin 285 a carriage 287 which is arranged to slide the balls 282, 282B. The ratchet 804 and the pawl 289 are provided in this case for the ordinary purpose. Walls 288, 288B are provided together as guides and support members and are arranged to be detached from or attached to slider 242.
The heel tightening spring 263 and its leather guard 264 (fig. 7) are pivotally mounted on the axle 293 and are designed to firmly hold the heel of the shoe and prevent its deterioration during assembly on the form. of the end part and, conversely, of the heel part during its assembly on the form. The socket 265 is provided to support a heel pin intended for in the form while acting on the heel of the. shoe.
The plunger, or positioning member 248, comprises the threaded oscillating arm 248A, and the foot 249; it oscillates on my 250, and is controlled by the vertically adjustable bar 251. The latter is connected to. the slide bar 253 carrying the pivot block 254, and sliding in the guide 255. The bar 253, in turn is articulated to the connecting rods forming knee pads 256, 257 fixed to the sole 258, and controlled by the wire 259 mounted on the grooved pulley 260 and connected to the pedal 262 by the rod 261. The plunger, or positioning element thus formed has the foot 249 by means of which it can be brought on any part of the sole, turn born above , of a shoe shape, in order to force the shape in the upper.
Means are also provided for determining the correct position of the shape prior to the tension of the leather of the upper over the tongue and up to the lip formed by the engraving of the insole. Thus, for example, if the pedal 262 is completely lowered and the foot 249 is adjusted in contact with the face of the melle of the form, when it is in a known and desired position , indicator 266 will be in front of one of lines 267 and the indicated line will thus serve as a guide to the operator during assembly. Without these means the operator would be unable to determine the best position of the form to exert tension on the form mounting wire.
The uprights 268-271 are provided to connect the base 2, 3 with the column 272. When using the machine shown, the mounting on the form of the shoe is not carried out in the usual way, with the upper partially worked by sus the form in the assembly position.
It is best to take an upper with its heel counter and hard toe in place, and slip it over the heel pin, then take the shape 294 and engage it with the heel pin in the same way. usual, to adjust the upper around the shape and to hold it in place with the left hand, while, with the right hand, we lift the heel carriage and at the same time we steer it forward to force it. even the shoe in the mold, the projecting part of the upper being spread over the top of the mold along the line ZZ. The handwheel is then partially turned to. hand 214 to bring the heads of the two groups of grippers 47, 48 into the gripping position.
By further rotating the flywheel, two other groups of grippers are brought into the clamping position, preferably 44, 51, the remaining groups 45-50 following in turn, so that the entire projecting part of the surrounding upper the front of the form is firmly held: In the establishment of the uppers, it is customary to provide as an overhanging part, for men's shoes, fifteen milli meters, but the experiments made with the machine represented indicate that an overhanging part six to seven millimeters is largely sufficient.
In practice, it sometimes happens that not only the known protruding part passes through the clamps, but also part of the remaining portion, which is why, in each of the cams there is provided a recess 292, thanks to which the clamps can yield. enough to allow the upper to be partially withdrawn, on the part of the last where too much of the upper is retained, the maximum grip of the clamps being reestablished by a new fraction of the camshaft turn by means of the steering wheel 214. The last and the upper are then in the position of assembly on the last.
The fitting on the form therefore consists in grasping the part of the upper which protrudes over the underside of the shoe and around the front or heel part of a form between practically solid plates which form part of an adaptable mold. protected by a continuous band, then to force the shape in the upper until it is suf ficient and correctly applied inside.
The front part of the upper during the above operation can be touched with the fingers, or if necessary, a more careful examination can be made by means of a reflector suitably located to allow a good view. the shoe.
During the shaping, the heel carriage can be moved slightly either to the right or to the left of the center line of the machine, by means of the handle 241 (fig. 1), while the form and l the upper are in the form-fitting position. This movement of the heel carriage sufficiently modifies the position of the form without affecting the conformation of the mold.
When the last is properly seated in the upper, the last-to-fit metal wire, which has been previously introduced into the groove, as described above, is connected, at its ends, to the wire tensioner device. e ± is subjected to a tension by means of the handwheel and the screw 248 which control the slide 242; at the same time the flywheel 214 is made a fraction of a turn in order to gradually loosen the grip of the pincers by means of the cams, in an order starting with groups 47, 48 and ending with groups 49, 50 and 45, 46 and 51, 44.
It goes without saying that the grip on the upper is only relaxed enough to allow the upper to be pulled from under the pincers over the lip of the sole sole and to the bottom of the engraving, with some force. . It is obvious that if the upper were allowed to have too much freedom when subjected to the pulling of the bead-molding thread, it would form at the end of the corresponding pleats as size to. the space that would be left; consequently, the ma chine is intended to be especially sensitive in this operation.
When this is done, a new rotation of the handwheel forces all the clamps to assume their normal positions; this movement is effected by forcing the push rods to descend, collectively and simultaneously from the highest point to the lowest point of the cams.
The steering wheel is then weighed <B> 235 </B> to oblige the upper heel carriage to tilt back, since the action of the counterweights 220 is overcome, thus allowing the lower heel carriage 215 to tilt up and down on the plinth 8. When the heel carriage is in this position, the shoe which is firmly held in the heel clamps is released from the mold with its toe or its tongue, as the case may be, directed in an upward direction, which is obviously the most convenient position to secure the ends 280, 280A of the form mounting wire 42 to the form 294, which is done by driving a rivet or dowel through the holes 277, 277A provided for this purpose in each of the ends 280, 280A.
The thread tensioning elements are then loosened and detached from the ends and the shoe is removed from the heel pin; it is then ready for the subsequent operation of applying the welt, without any new preparation.
The method of mounting the heel portion of the shoe corresponds to the above, except that a heel peg (not shown) is provided and arranged to fit into the socket 265.