CH94204A - Machine à monter les chaussures sur forme. - Google Patents

Machine à monter les chaussures sur forme.

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Whitfield Eddels Charles
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Whitfield Eddels Charles
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Description


  Machine à monter les chaussures sur forme.    La présente invention concerne une ma  chine à monter sur forme les chaussures en  tous genres, c'est-à-dire une machine destinée  à tirer et tendre l'empeigne sur la forme et  à l'empêcher de glisser durant les opérations  ultérieures de couture ou de clouage.  



  Cette machine, qui est destinée à confor  mer très exactement l'empeigne à la partie  avant ou arrière d'une forme donnée, est ca  ractérisée par un moule extensible composé  d'une série de plaques qui     constituent    les mâ  choires inférieures d'une série de pinces juxta  posées côte à côte dans une formation en fer  à cheval, de manière à ce que ce moule puisse  épouser le contour de la partie avant ou ar  rière d'une forme quelconque;

   le moule ainsi  formé présentant un rebord intérieur, dans  lequel est ménagée une fente destinée à re  cevoir un fil de forme, et étant combiné avec  des moyens pour actionner les mâchoires su  périeures des pinces de manière à pincer sur  ledit rebord du moule le bord d'une empeigne  disposée sur une forme renversée, introduite  dans ce moule après qu'un fil de forme a été  mis en place dans la fente; des moyens étant    prévus pour tendre ce fil de forme afin qu'il  tire et fasse glisser le rebord de l'empeigne  sur le bord de la forme après que cette der  nière a été pressée de haut en bas dans l'em  peigne pincée pour étirer cette empeigne, et  des moyens étant également prévus pour que       finalement    les pinces relâchent graduellement  leur serrage.  



  Le dessin annexé donne, à titre d'exem  ple, une forme d'exécution de l'objet de l'in  vention.  



       Fig.    1 en est une vue en perspective prise  du côté droit de la machine;       Fig.    en est une élévation latérale avec  parties en coupe;       Fig.    3 est une vue en perspective de la  partie supérieure de la machine, en la regar  dant de l'arrière et (lu côté gauche;       Fig.    4 est, à part, une vue en perspective  de la moitié de droite du moule, représentant  les pinces ouvertes et reliées à leurs organes  de commande intermédiaires;  Fg. 5 est, à part, une vue en perspective  du moule et des pinces' (ces dernières étant  représentées fermées); certaines     parties-étant         supposées brisées pour faciliter la lecture du  dessin;

         Fig.    6 est une vue de détail en plan;       Fig.    7 est une autre vue de détail en plan  des organes de serrage du talon ou du bout,  représentant, en outre, le dispositif tendeur  du fil métallique de montage sur forme;       Fig.    8 est une vue de détail en élévation  latérale de l'un des éléments du moule ou  pince, représenté dans sa position ouverte  normale, le chemin suivi par la tête en se  fermant étant     indiqué    par les lignes poin  tillées     A-B-C;          Fig.    9 est une vue de détail, en élévation  de face de l'une des paires de coulisseaux  latéraux destinées à ajuster une bande flexi  ble dans le moule;

         Fig.    10 est une vue en plan de ce der  nier détail;       Fig.    11 en est une coupe faite suivant la  ligne     E-F,          Fig.    12 une coupe perpendiculaire faite  suivant la ligne     C-D;          Fig.    13 est une élévation latérale mon  trant à part l'un des leviers et les bielles  destinées à commander le fonctionnement du  moule et des pinces;  Fi-. 14 est une élévation latérale repré  sentant, à part, une variante du dispositif  tendeur du fil métallique de montage sur  forme, représenté     fig.    7;       Fig.    15 est un plan de cette variante;

         Fig.    16 est une élévation de face du  moule, prise suivant la ligne     E-F    de     fig.    4;       Fig.    17 est une vue de détail en élévation  latérale avec partie en coupe de l'un des ba  lanciers;       Fig.    18 est une coupe de ce détail faite  suivant la ligne     G-H    de     fig.    17.  



  La, machine représentée comporte un bâti  supporté sur une colonne 272. Ce bâti con  siste en un socle possédant une face horizon  tale 2, et une face oblique 3. Sur la face ho  rizontale 2 sont montées trois colonnes 4, 5,  6 sur lesquelles sont montées deux tablettes  7, 8 présentant, en plan, un contour semi-cir  culaire et pourvues chacune d'une ouverture  semi-circulaire. Sur les deux côtés de l'ouver-         ture    semi-circulaire prévue dans les tablettes  sont attachées des plaques 9, 9A,     pourvues     de coulisseaux latéraux 10, 10A, qu'on voit  le mieux à la     fig.    16.

   Sur les tablettes en  question sont formées des oreilles 11-16  pour permettre de les réunir par l'intermé  diaire des tiges 17-19, des     ressorts    20, 21  étant établis sur ces tiges de manière à écar  ter les tablettes 7, 8, pour permettre un libre  mouvement des éléments du moule, pendant  que la machine est dans sa position normale,  et étant disposés pour céder, d'une façon cor  respondante, aux efforts exercés dans la ma  chine durant le montage sur forme.  



  Entre lesdites tablettes sont disposés les  éléments formant pinces 25, 26 qui consti  tuent le moule et qui sont tous construits     sem-          blablement    à. celui représenté à la     fig.   <B>8.</B> -Un  certain nombre de ces éléments (38 dans la  forme représentée     fig.    5) sont montés côte à  côte et reliés entre eux au moyen d'un câble  en fil métallique 34, lequel passe dans des  petites fentes 23, ménagées dans chaque élé  ment et à. ses deux extrémités à travers des  trous 33, 33A ménagés dans la paire de cou  lisseaux 10, 10A et est fixé ensuite aux bou  lons 35, 35A.

       Fig.    5 représente une partie du  moule montrant ses éléments assemblés dans  la position fermée des parties constituant les  pinces.  



  La position des pinces 25, 26 une fois que  celles-ci sont assemblées entre les plaques ou       tablettes    7, 8 de la machine est la suivante:  les bras horizontaux 38 sont situés entre les  plaques ou tablettes 7, 8 et portent les mors  inférieurs 25 des pinces, qui sont des exten  sions perpendiculaires de ces bras, tandis que  les mors supérieurs 26 des pinces sont main  tenus normalement clans leur position relevée  correspondant à la position d'ouverture des  pinces par des ressorts 28, 29. Les saillies 36,  37     -les    parties 25 correspondant exactement  les unes avec les autres et étant en contact in  time, côte à côte, constituent normalement  deux rebords continus formant sensiblement  des demi-cercles.  



  Entre les saillies 36, 37, on place une bande  de cuir ou autre matière convenable 39     (fig.    2      et 16) qui repose sur les saillies 36 et dont  les extrémités sont assujetties par des     moyens-          convenable    aux plaques 40, 40A comman  dées par les vis à volant de réglage 281,     281A     prévues pour maintenir la bande 39 à la di  mension correcte du moule et protéger par  cela même l'empeigne 'de la chaussure contre  une     détérioration        (fig.    4 et 16).  



  Chaque élément du moule est disposé pour  être rapidement enlevé des . autres éléments  du moule sans déranger les éléments restants,  ni leur mécanisme de commande. L'enlève  ment d'une pince s'effectue en détachant la  tige à ressort correspondante 278     (fig..    4) clé  la bielle 27 de cette pince et en dégageant  cette dernière de manière que le câble métal  lique 34 sorte de la fente 23. Après l'enlève  ment d'une ou plusieurs des pinces, on res  serrera le câble métallique 34 au moyen des  boulons 35,     35A.     



  La     fig.    5 est une vue en perspective des  pinces assemblées comme cela est décrit     c'ï-          après    dans leur position fermée normale, posi  tion dans laquelle la partie débordante de  l'empeigne de la     chaussure    est tenue pincée  entre les mors ou mâchoires des pinces, durant  le montage sur forme.  



  Cette disposition des éléments du moule  rend pratiquement impossible la formation de  plis dans l'empeigne de la chaussure au cours  du montage sur forme, ces plis constituant  un sérieux inconvénient et existant -à un     phis     ou moins haut degré dans toutes les chaus  sures montées sur forme par les machines  antérieures. On remarquera que la disposition  générale du moule en position fermée est ver  ticale, les pinces étant dans cette position  tenues en contact intime au moyen du câble  métallique 34 qui les     maintent    ainsi placées  quelle que soit la forme variable que le moule  est obligé de prendre afin de s'adapter à des  conformations et pointures différentes de  forme, aussi bien pour pieds droits que pour  pieds gauches.

   La mâchoire supérieure 26 de  chaque pince présente la même épaisseur que  la mâchoire inférieure 25, de sorte que leurs  surfaces latérales sont disposées     deux    à deux    dans les mêmes plans; ce qui permet de pla  cer les pinces 25, 26 en contact     intime    sur  toute leur surface.

   Chacune des pinces est       pourvue    d'une fente 24 qui, lorsque les pin  ces sont assemblées comme décrit, forme une  rainure continue autour de la     partie    supé  rieure du moule, juste au-dessus de la     bande     protectrice 39; avant de presser la chaussure  dans le moule, on glisse dans ladite rainure  un fil métallique- 42 ou une plaque     flexible,     dont les     extrémités    sont disposées pour venir  en prise avec un dispositif tendeur 43,     43A     formé d'un levier basculant soumis à l'action  d'un ressort de rappel comme ce sera décrit  plus loin, et sont figées en 280, 280A au dis  positif tendeur représenté à la     fig.    7.

   Par ce  moyen, le fil métallique en question est tenu  à l'intérieur de ladite     rainure,.    quel que soit  le contour pris par le moule     subséquemment     à son introduction. Si on place alors une forme  avec l'empeigne y attachée librement et qu'on  la force dans le moule par des moyens dé  crits plus loin et qu'on étale la partie débor  dante de l'empeigne par dessus la partie su  périeure de la paroi formée par les mâchoires  inférieures des pinces suivant la ligne     Z-Z          (fig.    4) et si l'on abaisse ensuite les mâchoi  res supérieures des ,pinces sur l'empeigne,  celle-ci se trouve pincée entre les mâchoires  26 sur le dessus et le rebord formé par les  saillies 24 des mâchoires 25 sur le dessous,

    c'est-à-dire qu'en fait elle se trouve ainsi pin  cée entre deux surfaces planes parallèles qui  ont été conformées de manière à épouser le  contour du bout ou du talon de la forme. Par  des moyens qui seront décrits plus loin, on  force alors la forme de haut en bas étroite  ment dans     l'empeigne    et, par d'autres moyens  qui seront décrits plus loin, on tend le fil 42  et, en même temps, on amène un certain nom  bre de pinces à relâcher leur prise suffisam  ment pour permettre à l'empeigne d'être tirée,  au moyen du fil 42, étroitement au fond de  la gravure de la semelle première, après quoi  on assujettit le fil 42 à la forme au moyen  de rivets 277,     277A        (fig.    4 et 7)     clans    cha  que extrémité 280,

   280A du fil tendeur, ce  dernier restant ainsi assujetti jusqu'à ce que      la trépointe ait été appliquée, ou que d'au  tres moyens aient été employés pour fixer  d'une façon permanente l'empeigne à la se  melle première ou - dans le cas d'une chaus  sure cousue chausson ne comportant pas de  semelle première ni de trépointe - les extré  mités du fil sont attachés à la forme dans la  position la plus convenable. Il ressort claire  ment de l'explication qui précède qu'il est  impossible qu'il se forme des plis autour du  bout de la chaussure durant le montage sur  forme, parce qu'il     n'existe    aucun espace dans  lequel il serait permis à     l'empeigne    de for  mer de plis.

   Les moyens employés pour ac  tionner et contrôler le fonctionnement des pin  ces 25, 26 comprennent une disposition nou  velle de mécanisme que l'on peut suivre clai  rement en considérant la construction de la  pince de la     fig.    8. Cette pince, comme on l'a  déjà vu, consiste en deux parties ou mâchoi  res 25 et 26 de la même épaisseur. Une bielle  52 réunit les mâchoires 25, 26, tandis que la  bielle 53 réunit la mâchoire 26 à la bielle 27.  



  Dans le fonctionnement, la mâchoire 26  est déplacée dans le sens de la flèche     x    autour  du pivot 55 de la bielle 52, jusqu'à ce que  cette bielle 52 prenne une position verticale;  alors elle est arrêtée dans son mouvement  d'avancement à la ligne pointillée 41.  



  La face prenante de la tenaille 26 atteint,  dans ce mouvement le point B sur la ligne  pointillée 54; une continuation de la com  mande de la bielle 53, comme cela est repré  senté par les lignes pointillées, oblige la face  prenante de 26 à suivre le chemin     B-A.     Durant le premier mouvement, la tenaille 26  pivote sur la cheville 55 sous le contrôle d'un  faible ressort 28 et, pendant le second mouve  ment. 26 pivote sur la cheville 5 6 sous le con  trôle d'un fort ressort 29; chacun des ressorts  en question rappelant les parties à la position  ouverte normale, lorsque la bielle 53 est ra  menée en arrière par un autre mécanisme     ci-          après    décrit.  



  Pour relier les pinces avec les organes de  commande, et en vue de maintenir une liberté  complète de mouvement pour chaque pince,    on les relie par groupes, de préférence en six  groupes de cinq chacun et en deux groupes  de quatre chacun. A cet effet, il est prévu  huit balanciers 57 à 64 sur lesquels pivotent  des plaques à trous 65 à 72 et dans les trous  de ces plaques, qui correspondent en nombre  aux pinces comprises dans les groupes, sont  fixées des barres d'acier à ressort 278 dont  les extrémités sont coudées à angle droit,  chaque extrémité dans une direction opposée  à l'autre, l'une des extrémités étant introduite  dans les plaques à trous susmentionnées et y  étant retenue par les chapeaux 73 à 80, l'au  tre extrémité étant passée à travers les trous  des bielles 27, comme on le voit à la     fig.    17.

    



  Les balanciers sont montés sur 8 colon  nes 81 à 88, qui sont fixées par leurs extré  mités inférieures dans les plaques correspon  dantes 89 à 96 disposées pour glisser dans  des guides prévus sur huit autres plaques 97  à 104 qui sont pivotées sur la face supérieure  de la tablette 8 autour de chevilles verticales  fixées à la tablette 8 (non représentées) de  matière à. pouvoir tourner dans un plan hori  zontal. On voit que les balanciers sont dis  posés pour basculer sur leurs colonnes de sup  port, que les colonnes peuvent glisser, en se  rapprochant ou s'éloignant des pinces, entre  les guides prévus dans les plaques pivotant  sur le dessus de la tablette 8 et que, en outre,  les plaques 65 à 72 peuvent pivoter autour  de vis 105 à 108 sur les balanciers 57 à 60       (fig.    4).

   Ces balanciers sont reliés avec les  pinces par l'intermédiaire des barres à ressort  278 susmentionnées.  



  Un mouvement est imprimé aux balanciers  pour mettre en action les pinces par l'inter  médiaire de cames, de tiges poussoirs et de  leviers. Les balanciers sont reliés au moyen  de tiges 109 à 116, disposées pour glisser dans  les blocs à pivot 117 à 124 à des bielles infé  rieures 125 à 130 supportant, à leurs extré  mités supérieures, lesdits blocs et reliées, par  leurs extrémités inférieures fourchues, à des  leviers 131 à. 136 qui pivotent dans les mon  tants fendus 137, 142, lesdits montants étant  boulonnés à, la face horizontale 2 du socle.

        Les bouts internes des leviers mentionnés en  dernier lieu sont fendus, comme cela est re  présenté en 143 à la     fig.    13 et sont reliés avec  les extrémités supérieures tournées, refendues  des tiges-poussoirs carrées 146-151 par l'in  termédiaire de galets 145 et d'axes 144. Les  extrémités inférieures desdites     tiges-pous-          soirs    sont également refendues et portent les  galets 152,<B>153</B> montés sur des axes 154     (fig.     2).

   Dans les extrémités supérieures fendues  des     montants    137-142 pivotent les leviers  179-186 supportant, à leurs bouts externes,  les pièces articulées 187-194 qui sont dispo  sées pour venir librement en action avec les  tiges verticalement placées et légèrement     en-          trecoudées    171-178, lesquelles sont reliées, à  leurs extrémités supérieures, par l'intermé  diaire d'équerres et d'écrous, aux bandes  flexibles 163-170 fixées à leurs extrémités  supérieures, aux coulisseaux 89-96 et pas  sant sur des galets 155-162 montés .sur les  plaques 97-104 et reliés, au moyen de che  villes filetées décolletées, aux coulisseaux  89-96.

   Au moyen de ces bandes 163-170  on obtient une connexion flexible entre les  plaques 97-104 et les leviers 179-186, ce  qui fait que le libre mouvement des balan  ciers n'est pas gêné.  



  Sur les extrémités internes des leviers  179-186 .sont montés les galets 195-202  qui sont disposés pour s'engager avec des par  ties formant cames     prévues    sur les leviers  131-136 ou des blocs solidaires de ces der  niers. Par ces leviers et ces cames, les balan  ciers sont rapprochés du moule, c'est-à-dire  amenés dans leur position active dans le pre  mier mouvement de la machine et écartés du  moule, c'est-à-dire ramenés dans leur position  de repos à la fin de l'opération de mise sur  forme par un ressort de rappel 303     (fig.    17).

    Les ressorts 203, 210, agissant sur les balan  ciers tendent concurremment avec les ressorts  de     tension    28, 29à maintenir normalement  les balanciers dans cette position de repos  (représentée     fig.    4).  



  Les tiges-poussoirs 146-151 sont mon  tées dans la plaque-guide 226 et sont action-    nées au moyen de     six    cames dont     chacune    est  établie pour soulever les tiges     afin    d'action  ner par cela même les balanciers alternative  ment et de préférence dans un ordre     sucepti-          ble    de pouvoir être modifié à la volonté de  l'opérateur.  



  Lesdites cames sont fixement montées sur  un arbre 211, transversalement à la ligne     mé-.     diane de la machine. Les paliers 212, 213 de  cet arbre sont disposés pour porter des barres  de     loquetage    disposées pour venir en prise  avec certaines gorges     circonférentielles    pré  vues dans l'arbre en question, dans le but de  le verrouiller dans une position     quelconque     voulue.

   Par exemple, il peut être nécessaire,  lorsqu'on monte des chaussures d'enfants ou  de petits talons de chaussures d'hommes, de  faire fonctionner cette     machine    avec un petit  moule; dans ce cas, l'opérateur fera glisser  latéralement l'arbre à cames pour éviter les  barres-poussoirs 146 et 151 de façon à mettre  par cela même hors     d'action    les groupes de  pinces 44, 51.

   Il va sans dire que cette action  ne diminue pas la dimension du moule pro  prement dit, mais qu'elle met hors d'action  certains éléments actifs du moule, à savoir:  les tenailles des groupes susmentionnés 44  et 51.     En    vue de faire varier les mouvements  clés tenailles,     ainsi    que .de faire varier rapide  ment et d'adapter leur prise à différents gen  res d'ouvrages, tels, par exemple, que de la       vachette    épaisse ou du mince chevreau glacé,  on peut régler à la main les écrous 295-302  (dont quatre: 295, 296, 297 et 298 sont re  présentés clairement sur la     fig.    3.  



  L'arbre à cames est disposé pour être ac  tionné à bras au moyen du volant 214.  



  Le chariot de talon 215     (fig.    1 et 2) est re  lié à charnière en 223 au pivot 216 et est     élas-          tiquement    supporté, à son extrémité arrière,  par l'intermédiaire de la bielle 217, du fléau  <B>218,</B> de la console 219 et des contrepoids 220.  La barre fendue 221 est prévue pour éviter  un mouvement vertical trop libre ou intem  pestif du chariot à talon; son rôle est celui  d'un frein et, à cet effet, il est contrôlé par  deux plaques de friction,     non    représentées, et  par un volant à main 222.      La console 219 est supportée et disposée  pour pivoter sur l'arbre 224, qui est rigide  ment tenu en position par le manchon 225.

    Tous ces moyens ont pour but de permettre  de relever ou d'abaisser le chariot à talon 215  verticalement et de le faire osciller à gauche  ou à droite, à la volonté de l'opérateur.  



  Dans des rainures du chariot 215 est  monté le bloc de base 228     (fig.    1) disposé  pour effectuer un mouvement longitudinal  par rapport à ce chariot et pourvu de dents  de crémaillère engrenant avec le pignon 227.  Le déplacement du bloc 228 est effectué au  moyen de la manivelle<B>273,</B> réglable pour une  échelle connue de pointures, au moyen d'un  bonhomme 274 et .d'un secteur divise 275.  Le ressort 276 fixé, d'une part, à la manivelle  273, et, d'autre part, au chariot 215 s'oppose,  durant l'opération du montage sur forme, à  la pression descendante de la forme qui agit  sur le bloc 228. Au socle est articulé en 229,  la colonne 230 articulée, d'autre part, au cha  riot à talon supérieur 231.

   Le bras 232 sup  porte à pivot le manchon fileté<B>233.</B> La vis  234 et le volant à main 235 permettent de  régler l'inclinaison du chariot à talon supé  rieur suivant la conformation des formes dif  férentes employées. Le corps du chariot supé  rieur à talon 231 pivote sur la colonne 230  au moyen de l'axe 291, de manière à permet  tre au sommet de la. forme de décrire un demi  cercle. Le montant tubulaire 236, 237 sup  porte une plaque convenablement formée 238  disposée pour supporter à pivot la pièce 239  qui est destinée à recevoir la tige filetée et le  volant à main 240, prévus pour le réglage  vertical de la forme.  



  Le dispositif tendeur de fil     (fig.    2 et 7)  comprend le coulisseau 242, le volant à main  et la vis 243, les bielles rondes 244,     244A;     les bielles plates 245,     245A    munies des gou  jons 247 et     247A    et le cliquet 246 en com  binaison avec la plaque coulissante 279 re  liée au coulisseau 242 au moyen du cliquet  246. Les goujons 247,     247A    sont prévus pour  s'engager dans les extrémités 280,     280A    du  fil de montage sur forme 42.

      Pour prendre rapidement la lâche et les  premiers efforts du fil de montage sur forme,  plus spécialement lorsqu'on a affaire à des  genres de formes qui ne demandent pas un  mouvement excessif des parties mentionnées  en dernier lieu, on peut substituer à     l'orga:          nisme    qui vient d'être décrit un dispositif  construit suivant la     fig.    14, dont     fig.    15 est  un plan, en le reliant avec le coulisseau 242.  Un pignon 283 de ce dispositif engrène avec  la crémaillère 286 actionnée par l'intermé  diaire de la manivelle 290 qui est fiée sur  l'arbre 284 dudit pignon.

   La crémaillère 286  supporte, à son extrémité fendue, par l'inter  médiaire de la cheville 285 un chariot 287  qui est disposé pour supporter à glissement  les billes 282, 282B. Le rochet 804 et le     cli-          quet    289 sont prévus dans ce cas, dans le but  ordinaire. Les parois 288, 288B sont prévues  conjointement comme guides et éléments de  support et sont disposées pour être détachées  du coulisseau 242 ou y être attachées.  



  Le ressort 263 de serrage du talon et sa  garde en cuir 264     (fig.    7) sont montés à     pivot     sur l'axe 293 et sont prévus pour tenir fer  mement le talon de la chaussure et empê  cher sa détérioration au cours du montage sur  forme de la partie de bout et, inversement,  de la, partie de talon pendant son montage  sur forme. La douille 265 est prévue pour       supporter        une        broche        de        talon        destinée    à  dans la forme pendant qu'on agit sur  le talon de la. chaussure.  



  Le plongeur, ou organe de mise en posi  tion 248, comprend le bras oscillant taraudé  248A, et le pied 249; il oscille sur le mon  tant 250, et est commandé par la barre verti  calement     ajustable    251. Ce dernier est relié  à. la barre à coulisse 253 portant le bloc pivo  tant 254, et coulissant dans le guide 255. La  barre 253, à son tour est articulée aux bielles  formant genouillères 256, 257 fixées à la con  sole 258, et commandées par le fil 259 monté  sur la poulie à gorge 260 et relié à la pédale  262 par la tige 261. Le plongeur, ou élément  de mise en position ainsi constitué possède le  pied 249 au moyen duquel il peut être amené      sur une partie quelconque de la semelle, tour  née en dessus, d'une forme de chaussure, dans  le but de forcer la forme dans l'empeigne.

    Des moyens sont également prévus pour dé  terminer la position correcte de la forme préa  lablement à la tension du cuir de l'empeigne  par dessus la languette et jusqu'à la lèvre  formée par la gravure de la semelle première.  C'est ainsi par exemple que, si l'on abaisse  complètement la pédale 262 et que l'on ajuste  le pied 249 en     .contact    avec la face de la se  melle de la forme, lorsqu'elle est dans une  position connue et désirée,     l'indicateur    266  se trouvera en face de l'une des lignes 267  et la ligne indiquée servira ainsi de guide à  l'opérateur au cours du montage. Sans ces  moyens l'opérateur serait incapable de déter  miner la meilleure position de la forme pour  exercer une tension sur le fil de montage sur  forme.  



  Les montants 268-271 sont prévus pour  relier le     ,socle    2, 3 avec la colonne 272.  Quand on se sert de la machine représen  tée le montage sur forme de la chaussure  n'est pas effectué de la façon usuelle, avec  l'empeigne partiellement travaillée par des  sus la forme dans la position de montage.

   Il  est préférable de prendre une empeigne avec  son contrefort et son bout dur en place, et de  la glisser par dessus la broche -de talon,  puis -de prendre la forme 294 et de  l'engager avec la broche de talon de la ma  nière usuelle, d'ajuster l'empeigne autour de  la forme et de la tenir en place avec la main  gauche, tandis que, avec la main droite, on  soulève le chariot à talon et on le dirige en  même temps en avant pour forcer par cela  même la chaussure dans le moule, la partie  débordante de l'empeigne étant étalée par des  sus le dessus du moule suivant la ligne     Z-Z.     On fait alors partiellement tourner le volant  à. main 214 pour amener en position de     pin-          çage    les têtes des deux groupes de pinces 47,  48.

   En faisant tourner davantage le volant,  on amène en position de serrage deux autres  groupes de pinces, de préférence 44, 51, les  groupes restants 45-50 .suivant à leur tour,  ce qui fait que toute la partie débordante de    l'empeigne     entourant    le devant de la forme est  solidement tenue:  Dans l'établissement des empeignes, on a  coutume de prévoir comme partie débordante,  pour les chaussures d'hommes, quinze milli  mètres, mais les expériences faites avec la  machine représentée indiquent qu'une partie  débordante de     six    à sept millimètres est lar  gement suffisante.  



  Dans la     pratique,    il arrive parfois que, non  seulement la partie débordante connue passe  clans les pinces, mais encore une partie de la  portion restante, c'est pourquoi, dans chacune  des cames on prévoit un évidement 292, grâce  auquel les pinces peuvent céder suffisamment  pour permettre à l'empeigne d'être partielle  ment retirée, sur la partie de la forme où une  quantité trop grande     d'empeigne    est retenue,  la prise maximum des pinces étant rétablie  par une nouvelle fraction de tour de l'arbre  à cames au moyen du volant 214. La forme  et l'empeigne sont alors dans la position de  montage sur forme.  



  Le montage sur forme consiste donc à  saisir la partie de l'empeigne qui déborde par  dessus le dessous de la chaussure et autour  de la partie de devant ou de talon d'une  forme entre des plaques pratiquement pleines  qui font partie d'un moule adaptable protégé  par une bande continue, puis à forcer la forme  dans l'empeigne jusqu'à ce qu'elle soit suf  fisamment et correctement appliquée dedans.  



  La partie de devant de l'empeigne durant  l'opération sus indiquée peut être touchée avec  les doigts, ou bien si c'est nécessaire, on peut  procéder à un     examen    plus     minutieux    au  moyen d'un réflecteur convenablement situé  pour permettre de bien voir la chaussure.  



  Durant la mise sur forme, on peut dépla  cer légèrement le chariot à talon soit vers la  droite, soit vers la gauche de la ligne médiane  de la machine, au moyen de la poignée 241       (fig.    1), tandis que la forme et l'empeigne  sont en position de montage sur forme. Ce  mouvement du chariot à talon modifie suf  fisamment la position de la forme sans affec  ter la conformation du moule.

        Lorsque la forme est correctement assise  dans l'empeigne, le fil métallique de montage  sur forme, qui a été préalablement introduit  dans la rainure, comme cela a été décrit     ci-          dessus,    est relié, par ses extrémités, au dis  positif tendeur de fil     e±    est soumis à une ten  sion au moyen du volant et de la vis 248 qui  contrôlent le coulisseau 242; en même temps  on fait faire une fraction de tour au volant  214 afin de desserrer graduellement la prise  des tenailles par l'intermédiaire des cames,  suivant un ordre commençant avec les grou  pes 47, 48 et finissant avec les groupes 49,  50 et 45, 46 et 51, 44.  



  Il va sans dire que la prise sur l'empeigne  n'est relâchée que suffisamment pour per  mettre de tirer l'empeigne de sous les tenailles  par dessus la lèvre de la semelle première et  jusqu'au fond de la gravure, avec une certaine  force. Il est évident que, s'il était permis à  l'empeigne d'avoir une trop grande liberté  lorsqu'elle est soumise au tirage du fil de  montage sur     forme,    il se formerait au bout  des     plis    correspondant comme grosseur à.  l'espace qui serait laissé; par suite, la ma  chine est destinée à être spécialement sensible  dans cette opération.  



  Lorsque ceci est effectué, une nouvelle  rotation du volant oblige toutes les pinces à       prendre    leurs positions normales; ce mouve  ment est effectué en obligeant les     tiges-pous-          soirs    à descendre, collectivement et simulta  nément du point le     plus    haut au point le plus  bas des cames.  



  On pèse alors sur le volant<B>235</B> pour obli  ger le chariot à talon supérieur à basculer en  arrière, du fait que l'action des contrepoids  220 est surmontée, ce qui permet ainsi au  chariot à talon inférieur 215 de basculer de  haut en bas sur le socle 8. Lorsque le chariot  à talon est dans cette position, la chaussure  qui est fermement tenue dans les serre-talons,  est dégagée du moule avec son bout ou son ta  lon, suivant le cas, dirigé dans une direction  ascendante, ce qui est évidemment la position  la plus commode pour fixer les extrémités  280, 280A du fil de montage sur forme 42    à la forme 294, ce que l'on fait en chassant  un rivet ou cheville à travers les trous 277,  277A prévus à cet effet dans chacune des ex  trémités 280,     280A.     



  Les éléments tendeurs de fil sont alors  desserrés et détachés des extrémités et on  enlève la chaussure de la broche de talon; elle  se trouve alors prête pour     l'opération    ulté  rieure d'application de la     trépointe,    sans au  cune nouvelle préparation.  



  Le mode de montage de la partie de talon  de la chaussure correspond à ce qui précède,  sauf qu'une cheville de talon (non représen  tée) est prévue et disposée pour s'adapter dans  la douille 265.

Claims (1)

  1. ]REVENDICATION: Machine à monter les chaussures sur forme destinée à conformer très exactement une empeigne à la partie avant ou arrière d'une forme donnée, caractérisée par un moule extensible composé d'une série de plaques qui constituent les mâchoires inférieures d'une série de pinces juxtaposées côte à côte dans une formation en fer à cheval, de manière à ce que ce moule puisse épouser le contour de la partie avant ou arrière d'une forme quel conque, le moule ainsi formé présentant un rebord intérieur, dans lequel est ménagée une fente destinée à recevoir un fil de forme, et étant combiné avec des moyens pour action ner les mâchoires supérieures des pinces de manière à pincer sur ledit rebord du moule, le bord d'une empeigne disposée sur une forme renversée,
    introduite dans ce moule après qu'un fil de forme a été mis en place dans la fente, des moyens étant prévus pour tendre ce fil de forme afin qu'il tire et fasse glisser le bord de l'empeigne sur le bord de la forme après que cette dernière a été pressée de haut en bas dans l'empeigne pour étirer cette empeigne, et des moyens étant égale ment prévus pour que finalement les pinces relâchent graduellement leur serrage.
    SOUS-REVENDICATIONS 1 Machine selon la revendication, caractérisée par des moyens pour sunuorter dP facon réglable la forme élastiquement à L'inté rieur - du moule extensible, et par des moyens pour presser de façon réglable de haut en bas la forme dans l'empeigne pin cée.
    2 Machine selon la revendication et la sous- revendication 1, caractérisée par le fait que le support de la forme peut pivoter autour d'un axe horizontal et autour d'un axe ver tical, et que sa position peut être réglée au moyen de deux vis à volant.
    3 Machine selon la revendication et les sous- revendications 1 et 2, caractérisée par le fait que les plaques qui constituent les mâ choires inférieures des pinces et qui for ment le moule sont munies chacune d'une projection supérieure et d'une projection inférieure, les projections inférieures sup portant une bande protectrice élastique, et une fente pour loger le fil de forme étant formée dans les projections supérieures.
    4 Machine selon la revendication et les sous- revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que les plaques qui constituent les mâ choires inférieures des pinces et qui forment le moule extensible sont portées de manière à pouvoir coulisser entre des guides Lori- zontaux, et sont reliées entre elles par des moyens de connexion destinés à être fixés à des coulisseaux susceptibles de se mou voir latéralement de manière à permettre au moule d'épouser les différentes formes de la forme.
    5 Machine selon la revendication et les sous . revendications 1 à 4, caractérisée par le fait que les moyens pour actionner les mâ choires supérieures des pinces sont suscép- tibles de relâcher l'empeigne pincée pro- gressivement en des endroits déterminés, d'abord au bout, puis sur les côtés et enfin de relâcher simultanément et complètement l'ensemble de la partie de l'empeigne qui a été pincée.
    6 Machine selon la revendication et les sous- revendications 1 à 5, caractérisée en ce que les moyens pour actionner les mâchoires supérieures des pinces consistent en cames et en poussoirs qui commandent des leviers et des bielles reliés à ces mâchoires, les ca mes étant montées sur un arbre coulissant aaialement et ayant leur périphérie incur vée de manière à guider les tiges-poussoirs dans un ordre déterminé de succession, cet ordre de succession étant réglable au moyen du déplacement axial de l'arbre à cames.
    7 Machine selon la revendication et les sous- revendications 1 à 6, caractérisée par le fait que les mâchoires supérieures des pin ces sont montées de manière à engager le bord vertical d'une empeigne dépassant le bord du moule extensible, à étaler ce bord de l'empeigne en dehors sur ce bord du moule et à le pincer sur ce dernier. 8 Machine selon la revendication et les sous- revendications 1 à 7, caractérisée par le fait que le support pivotant de la forme est monté sur un chariot de position réglable qu'une vis de serrage à volant permet d'im mobiliser dans sa position de réglage.
    9 Machine selon la revendication et les sous- revendications 1 à 8, caractérisée par des moyens commandés par un volant à main pour tendre le fil de forme.
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