Machine à monter les chaussures sur forme. La présente invention concerne une ma chine à monter sur forme les chaussures en tous genres, c'est-à-dire une machine destinée à tirer et tendre l'empeigne sur la forme et à l'empêcher de glisser durant les opérations ultérieures de couture ou de clouage.
Cette machine, qui est destinée à confor mer très exactement l'empeigne à la partie avant ou arrière d'une forme donnée, est ca ractérisée par un moule extensible composé d'une série de plaques qui constituent les mâ choires inférieures d'une série de pinces juxta posées côte à côte dans une formation en fer à cheval, de manière à ce que ce moule puisse épouser le contour de la partie avant ou ar rière d'une forme quelconque;
le moule ainsi formé présentant un rebord intérieur, dans lequel est ménagée une fente destinée à re cevoir un fil de forme, et étant combiné avec des moyens pour actionner les mâchoires su périeures des pinces de manière à pincer sur ledit rebord du moule le bord d'une empeigne disposée sur une forme renversée, introduite dans ce moule après qu'un fil de forme a été mis en place dans la fente; des moyens étant prévus pour tendre ce fil de forme afin qu'il tire et fasse glisser le rebord de l'empeigne sur le bord de la forme après que cette der nière a été pressée de haut en bas dans l'em peigne pincée pour étirer cette empeigne, et des moyens étant également prévus pour que finalement les pinces relâchent graduellement leur serrage.
Le dessin annexé donne, à titre d'exem ple, une forme d'exécution de l'objet de l'in vention.
Fig. 1 en est une vue en perspective prise du côté droit de la machine; Fig. en est une élévation latérale avec parties en coupe; Fig. 3 est une vue en perspective de la partie supérieure de la machine, en la regar dant de l'arrière et (lu côté gauche; Fig. 4 est, à part, une vue en perspective de la moitié de droite du moule, représentant les pinces ouvertes et reliées à leurs organes de commande intermédiaires; Fg. 5 est, à part, une vue en perspective du moule et des pinces' (ces dernières étant représentées fermées); certaines parties-étant supposées brisées pour faciliter la lecture du dessin;
Fig. 6 est une vue de détail en plan; Fig. 7 est une autre vue de détail en plan des organes de serrage du talon ou du bout, représentant, en outre, le dispositif tendeur du fil métallique de montage sur forme; Fig. 8 est une vue de détail en élévation latérale de l'un des éléments du moule ou pince, représenté dans sa position ouverte normale, le chemin suivi par la tête en se fermant étant indiqué par les lignes poin tillées A-B-C; Fig. 9 est une vue de détail, en élévation de face de l'une des paires de coulisseaux latéraux destinées à ajuster une bande flexi ble dans le moule;
Fig. 10 est une vue en plan de ce der nier détail; Fig. 11 en est une coupe faite suivant la ligne E-F, Fig. 12 une coupe perpendiculaire faite suivant la ligne C-D; Fig. 13 est une élévation latérale mon trant à part l'un des leviers et les bielles destinées à commander le fonctionnement du moule et des pinces; Fi-. 14 est une élévation latérale repré sentant, à part, une variante du dispositif tendeur du fil métallique de montage sur forme, représenté fig. 7; Fig. 15 est un plan de cette variante;
Fig. 16 est une élévation de face du moule, prise suivant la ligne E-F de fig. 4; Fig. 17 est une vue de détail en élévation latérale avec partie en coupe de l'un des ba lanciers; Fig. 18 est une coupe de ce détail faite suivant la ligne G-H de fig. 17.
La, machine représentée comporte un bâti supporté sur une colonne 272. Ce bâti con siste en un socle possédant une face horizon tale 2, et une face oblique 3. Sur la face ho rizontale 2 sont montées trois colonnes 4, 5, 6 sur lesquelles sont montées deux tablettes 7, 8 présentant, en plan, un contour semi-cir culaire et pourvues chacune d'une ouverture semi-circulaire. Sur les deux côtés de l'ouver- ture semi-circulaire prévue dans les tablettes sont attachées des plaques 9, 9A, pourvues de coulisseaux latéraux 10, 10A, qu'on voit le mieux à la fig. 16.
Sur les tablettes en question sont formées des oreilles 11-16 pour permettre de les réunir par l'intermé diaire des tiges 17-19, des ressorts 20, 21 étant établis sur ces tiges de manière à écar ter les tablettes 7, 8, pour permettre un libre mouvement des éléments du moule, pendant que la machine est dans sa position normale, et étant disposés pour céder, d'une façon cor respondante, aux efforts exercés dans la ma chine durant le montage sur forme.
Entre lesdites tablettes sont disposés les éléments formant pinces 25, 26 qui consti tuent le moule et qui sont tous construits sem- blablement à. celui représenté à la fig. <B>8.</B> -Un certain nombre de ces éléments (38 dans la forme représentée fig. 5) sont montés côte à côte et reliés entre eux au moyen d'un câble en fil métallique 34, lequel passe dans des petites fentes 23, ménagées dans chaque élé ment et à. ses deux extrémités à travers des trous 33, 33A ménagés dans la paire de cou lisseaux 10, 10A et est fixé ensuite aux bou lons 35, 35A.
Fig. 5 représente une partie du moule montrant ses éléments assemblés dans la position fermée des parties constituant les pinces.
La position des pinces 25, 26 une fois que celles-ci sont assemblées entre les plaques ou tablettes 7, 8 de la machine est la suivante: les bras horizontaux 38 sont situés entre les plaques ou tablettes 7, 8 et portent les mors inférieurs 25 des pinces, qui sont des exten sions perpendiculaires de ces bras, tandis que les mors supérieurs 26 des pinces sont main tenus normalement clans leur position relevée correspondant à la position d'ouverture des pinces par des ressorts 28, 29. Les saillies 36, 37 -les parties 25 correspondant exactement les unes avec les autres et étant en contact in time, côte à côte, constituent normalement deux rebords continus formant sensiblement des demi-cercles.
Entre les saillies 36, 37, on place une bande de cuir ou autre matière convenable 39 (fig. 2 et 16) qui repose sur les saillies 36 et dont les extrémités sont assujetties par des moyens- convenable aux plaques 40, 40A comman dées par les vis à volant de réglage 281, 281A prévues pour maintenir la bande 39 à la di mension correcte du moule et protéger par cela même l'empeigne 'de la chaussure contre une détérioration (fig. 4 et 16).
Chaque élément du moule est disposé pour être rapidement enlevé des . autres éléments du moule sans déranger les éléments restants, ni leur mécanisme de commande. L'enlève ment d'une pince s'effectue en détachant la tige à ressort correspondante 278 (fig.. 4) clé la bielle 27 de cette pince et en dégageant cette dernière de manière que le câble métal lique 34 sorte de la fente 23. Après l'enlève ment d'une ou plusieurs des pinces, on res serrera le câble métallique 34 au moyen des boulons 35, 35A.
La fig. 5 est une vue en perspective des pinces assemblées comme cela est décrit c'ï- après dans leur position fermée normale, posi tion dans laquelle la partie débordante de l'empeigne de la chaussure est tenue pincée entre les mors ou mâchoires des pinces, durant le montage sur forme.
Cette disposition des éléments du moule rend pratiquement impossible la formation de plis dans l'empeigne de la chaussure au cours du montage sur forme, ces plis constituant un sérieux inconvénient et existant -à un phis ou moins haut degré dans toutes les chaus sures montées sur forme par les machines antérieures. On remarquera que la disposition générale du moule en position fermée est ver ticale, les pinces étant dans cette position tenues en contact intime au moyen du câble métallique 34 qui les maintent ainsi placées quelle que soit la forme variable que le moule est obligé de prendre afin de s'adapter à des conformations et pointures différentes de forme, aussi bien pour pieds droits que pour pieds gauches.
La mâchoire supérieure 26 de chaque pince présente la même épaisseur que la mâchoire inférieure 25, de sorte que leurs surfaces latérales sont disposées deux à deux dans les mêmes plans; ce qui permet de pla cer les pinces 25, 26 en contact intime sur toute leur surface.
Chacune des pinces est pourvue d'une fente 24 qui, lorsque les pin ces sont assemblées comme décrit, forme une rainure continue autour de la partie supé rieure du moule, juste au-dessus de la bande protectrice 39; avant de presser la chaussure dans le moule, on glisse dans ladite rainure un fil métallique- 42 ou une plaque flexible, dont les extrémités sont disposées pour venir en prise avec un dispositif tendeur 43, 43A formé d'un levier basculant soumis à l'action d'un ressort de rappel comme ce sera décrit plus loin, et sont figées en 280, 280A au dis positif tendeur représenté à la fig. 7.
Par ce moyen, le fil métallique en question est tenu à l'intérieur de ladite rainure,. quel que soit le contour pris par le moule subséquemment à son introduction. Si on place alors une forme avec l'empeigne y attachée librement et qu'on la force dans le moule par des moyens dé crits plus loin et qu'on étale la partie débor dante de l'empeigne par dessus la partie su périeure de la paroi formée par les mâchoires inférieures des pinces suivant la ligne Z-Z (fig. 4) et si l'on abaisse ensuite les mâchoi res supérieures des ,pinces sur l'empeigne, celle-ci se trouve pincée entre les mâchoires 26 sur le dessus et le rebord formé par les saillies 24 des mâchoires 25 sur le dessous,
c'est-à-dire qu'en fait elle se trouve ainsi pin cée entre deux surfaces planes parallèles qui ont été conformées de manière à épouser le contour du bout ou du talon de la forme. Par des moyens qui seront décrits plus loin, on force alors la forme de haut en bas étroite ment dans l'empeigne et, par d'autres moyens qui seront décrits plus loin, on tend le fil 42 et, en même temps, on amène un certain nom bre de pinces à relâcher leur prise suffisam ment pour permettre à l'empeigne d'être tirée, au moyen du fil 42, étroitement au fond de la gravure de la semelle première, après quoi on assujettit le fil 42 à la forme au moyen de rivets 277, 277A (fig. 4 et 7) clans cha que extrémité 280,
280A du fil tendeur, ce dernier restant ainsi assujetti jusqu'à ce que la trépointe ait été appliquée, ou que d'au tres moyens aient été employés pour fixer d'une façon permanente l'empeigne à la se melle première ou - dans le cas d'une chaus sure cousue chausson ne comportant pas de semelle première ni de trépointe - les extré mités du fil sont attachés à la forme dans la position la plus convenable. Il ressort claire ment de l'explication qui précède qu'il est impossible qu'il se forme des plis autour du bout de la chaussure durant le montage sur forme, parce qu'il n'existe aucun espace dans lequel il serait permis à l'empeigne de for mer de plis.
Les moyens employés pour ac tionner et contrôler le fonctionnement des pin ces 25, 26 comprennent une disposition nou velle de mécanisme que l'on peut suivre clai rement en considérant la construction de la pince de la fig. 8. Cette pince, comme on l'a déjà vu, consiste en deux parties ou mâchoi res 25 et 26 de la même épaisseur. Une bielle 52 réunit les mâchoires 25, 26, tandis que la bielle 53 réunit la mâchoire 26 à la bielle 27.
Dans le fonctionnement, la mâchoire 26 est déplacée dans le sens de la flèche x autour du pivot 55 de la bielle 52, jusqu'à ce que cette bielle 52 prenne une position verticale; alors elle est arrêtée dans son mouvement d'avancement à la ligne pointillée 41.
La face prenante de la tenaille 26 atteint, dans ce mouvement le point B sur la ligne pointillée 54; une continuation de la com mande de la bielle 53, comme cela est repré senté par les lignes pointillées, oblige la face prenante de 26 à suivre le chemin B-A. Durant le premier mouvement, la tenaille 26 pivote sur la cheville 55 sous le contrôle d'un faible ressort 28 et, pendant le second mouve ment. 26 pivote sur la cheville 5 6 sous le con trôle d'un fort ressort 29; chacun des ressorts en question rappelant les parties à la position ouverte normale, lorsque la bielle 53 est ra menée en arrière par un autre mécanisme ci- après décrit.
Pour relier les pinces avec les organes de commande, et en vue de maintenir une liberté complète de mouvement pour chaque pince, on les relie par groupes, de préférence en six groupes de cinq chacun et en deux groupes de quatre chacun. A cet effet, il est prévu huit balanciers 57 à 64 sur lesquels pivotent des plaques à trous 65 à 72 et dans les trous de ces plaques, qui correspondent en nombre aux pinces comprises dans les groupes, sont fixées des barres d'acier à ressort 278 dont les extrémités sont coudées à angle droit, chaque extrémité dans une direction opposée à l'autre, l'une des extrémités étant introduite dans les plaques à trous susmentionnées et y étant retenue par les chapeaux 73 à 80, l'au tre extrémité étant passée à travers les trous des bielles 27, comme on le voit à la fig. 17.
Les balanciers sont montés sur 8 colon nes 81 à 88, qui sont fixées par leurs extré mités inférieures dans les plaques correspon dantes 89 à 96 disposées pour glisser dans des guides prévus sur huit autres plaques 97 à 104 qui sont pivotées sur la face supérieure de la tablette 8 autour de chevilles verticales fixées à la tablette 8 (non représentées) de matière à. pouvoir tourner dans un plan hori zontal. On voit que les balanciers sont dis posés pour basculer sur leurs colonnes de sup port, que les colonnes peuvent glisser, en se rapprochant ou s'éloignant des pinces, entre les guides prévus dans les plaques pivotant sur le dessus de la tablette 8 et que, en outre, les plaques 65 à 72 peuvent pivoter autour de vis 105 à 108 sur les balanciers 57 à 60 (fig. 4).
Ces balanciers sont reliés avec les pinces par l'intermédiaire des barres à ressort 278 susmentionnées.
Un mouvement est imprimé aux balanciers pour mettre en action les pinces par l'inter médiaire de cames, de tiges poussoirs et de leviers. Les balanciers sont reliés au moyen de tiges 109 à 116, disposées pour glisser dans les blocs à pivot 117 à 124 à des bielles infé rieures 125 à 130 supportant, à leurs extré mités supérieures, lesdits blocs et reliées, par leurs extrémités inférieures fourchues, à des leviers 131 à. 136 qui pivotent dans les mon tants fendus 137, 142, lesdits montants étant boulonnés à, la face horizontale 2 du socle.
Les bouts internes des leviers mentionnés en dernier lieu sont fendus, comme cela est re présenté en 143 à la fig. 13 et sont reliés avec les extrémités supérieures tournées, refendues des tiges-poussoirs carrées 146-151 par l'in termédiaire de galets 145 et d'axes 144. Les extrémités inférieures desdites tiges-pous- soirs sont également refendues et portent les galets 152,<B>153</B> montés sur des axes 154 (fig. 2).
Dans les extrémités supérieures fendues des montants 137-142 pivotent les leviers 179-186 supportant, à leurs bouts externes, les pièces articulées 187-194 qui sont dispo sées pour venir librement en action avec les tiges verticalement placées et légèrement en- trecoudées 171-178, lesquelles sont reliées, à leurs extrémités supérieures, par l'intermé diaire d'équerres et d'écrous, aux bandes flexibles 163-170 fixées à leurs extrémités supérieures, aux coulisseaux 89-96 et pas sant sur des galets 155-162 montés .sur les plaques 97-104 et reliés, au moyen de che villes filetées décolletées, aux coulisseaux 89-96.
Au moyen de ces bandes 163-170 on obtient une connexion flexible entre les plaques 97-104 et les leviers 179-186, ce qui fait que le libre mouvement des balan ciers n'est pas gêné.
Sur les extrémités internes des leviers 179-186 .sont montés les galets 195-202 qui sont disposés pour s'engager avec des par ties formant cames prévues sur les leviers 131-136 ou des blocs solidaires de ces der niers. Par ces leviers et ces cames, les balan ciers sont rapprochés du moule, c'est-à-dire amenés dans leur position active dans le pre mier mouvement de la machine et écartés du moule, c'est-à-dire ramenés dans leur position de repos à la fin de l'opération de mise sur forme par un ressort de rappel 303 (fig. 17).
Les ressorts 203, 210, agissant sur les balan ciers tendent concurremment avec les ressorts de tension 28, 29à maintenir normalement les balanciers dans cette position de repos (représentée fig. 4).
Les tiges-poussoirs 146-151 sont mon tées dans la plaque-guide 226 et sont action- nées au moyen de six cames dont chacune est établie pour soulever les tiges afin d'action ner par cela même les balanciers alternative ment et de préférence dans un ordre sucepti- ble de pouvoir être modifié à la volonté de l'opérateur.
Lesdites cames sont fixement montées sur un arbre 211, transversalement à la ligne mé-. diane de la machine. Les paliers 212, 213 de cet arbre sont disposés pour porter des barres de loquetage disposées pour venir en prise avec certaines gorges circonférentielles pré vues dans l'arbre en question, dans le but de le verrouiller dans une position quelconque voulue.
Par exemple, il peut être nécessaire, lorsqu'on monte des chaussures d'enfants ou de petits talons de chaussures d'hommes, de faire fonctionner cette machine avec un petit moule; dans ce cas, l'opérateur fera glisser latéralement l'arbre à cames pour éviter les barres-poussoirs 146 et 151 de façon à mettre par cela même hors d'action les groupes de pinces 44, 51.
Il va sans dire que cette action ne diminue pas la dimension du moule pro prement dit, mais qu'elle met hors d'action certains éléments actifs du moule, à savoir: les tenailles des groupes susmentionnés 44 et 51. En vue de faire varier les mouvements clés tenailles, ainsi que .de faire varier rapide ment et d'adapter leur prise à différents gen res d'ouvrages, tels, par exemple, que de la vachette épaisse ou du mince chevreau glacé, on peut régler à la main les écrous 295-302 (dont quatre: 295, 296, 297 et 298 sont re présentés clairement sur la fig. 3.
L'arbre à cames est disposé pour être ac tionné à bras au moyen du volant 214.
Le chariot de talon 215 (fig. 1 et 2) est re lié à charnière en 223 au pivot 216 et est élas- tiquement supporté, à son extrémité arrière, par l'intermédiaire de la bielle 217, du fléau <B>218,</B> de la console 219 et des contrepoids 220. La barre fendue 221 est prévue pour éviter un mouvement vertical trop libre ou intem pestif du chariot à talon; son rôle est celui d'un frein et, à cet effet, il est contrôlé par deux plaques de friction, non représentées, et par un volant à main 222. La console 219 est supportée et disposée pour pivoter sur l'arbre 224, qui est rigide ment tenu en position par le manchon 225.
Tous ces moyens ont pour but de permettre de relever ou d'abaisser le chariot à talon 215 verticalement et de le faire osciller à gauche ou à droite, à la volonté de l'opérateur.
Dans des rainures du chariot 215 est monté le bloc de base 228 (fig. 1) disposé pour effectuer un mouvement longitudinal par rapport à ce chariot et pourvu de dents de crémaillère engrenant avec le pignon 227. Le déplacement du bloc 228 est effectué au moyen de la manivelle<B>273,</B> réglable pour une échelle connue de pointures, au moyen d'un bonhomme 274 et .d'un secteur divise 275. Le ressort 276 fixé, d'une part, à la manivelle 273, et, d'autre part, au chariot 215 s'oppose, durant l'opération du montage sur forme, à la pression descendante de la forme qui agit sur le bloc 228. Au socle est articulé en 229, la colonne 230 articulée, d'autre part, au cha riot à talon supérieur 231.
Le bras 232 sup porte à pivot le manchon fileté<B>233.</B> La vis 234 et le volant à main 235 permettent de régler l'inclinaison du chariot à talon supé rieur suivant la conformation des formes dif férentes employées. Le corps du chariot supé rieur à talon 231 pivote sur la colonne 230 au moyen de l'axe 291, de manière à permet tre au sommet de la. forme de décrire un demi cercle. Le montant tubulaire 236, 237 sup porte une plaque convenablement formée 238 disposée pour supporter à pivot la pièce 239 qui est destinée à recevoir la tige filetée et le volant à main 240, prévus pour le réglage vertical de la forme.
Le dispositif tendeur de fil (fig. 2 et 7) comprend le coulisseau 242, le volant à main et la vis 243, les bielles rondes 244, 244A; les bielles plates 245, 245A munies des gou jons 247 et 247A et le cliquet 246 en com binaison avec la plaque coulissante 279 re liée au coulisseau 242 au moyen du cliquet 246. Les goujons 247, 247A sont prévus pour s'engager dans les extrémités 280, 280A du fil de montage sur forme 42.
Pour prendre rapidement la lâche et les premiers efforts du fil de montage sur forme, plus spécialement lorsqu'on a affaire à des genres de formes qui ne demandent pas un mouvement excessif des parties mentionnées en dernier lieu, on peut substituer à l'orga: nisme qui vient d'être décrit un dispositif construit suivant la fig. 14, dont fig. 15 est un plan, en le reliant avec le coulisseau 242. Un pignon 283 de ce dispositif engrène avec la crémaillère 286 actionnée par l'intermé diaire de la manivelle 290 qui est fiée sur l'arbre 284 dudit pignon.
La crémaillère 286 supporte, à son extrémité fendue, par l'inter médiaire de la cheville 285 un chariot 287 qui est disposé pour supporter à glissement les billes 282, 282B. Le rochet 804 et le cli- quet 289 sont prévus dans ce cas, dans le but ordinaire. Les parois 288, 288B sont prévues conjointement comme guides et éléments de support et sont disposées pour être détachées du coulisseau 242 ou y être attachées.
Le ressort 263 de serrage du talon et sa garde en cuir 264 (fig. 7) sont montés à pivot sur l'axe 293 et sont prévus pour tenir fer mement le talon de la chaussure et empê cher sa détérioration au cours du montage sur forme de la partie de bout et, inversement, de la, partie de talon pendant son montage sur forme. La douille 265 est prévue pour supporter une broche de talon destinée à dans la forme pendant qu'on agit sur le talon de la. chaussure.
Le plongeur, ou organe de mise en posi tion 248, comprend le bras oscillant taraudé 248A, et le pied 249; il oscille sur le mon tant 250, et est commandé par la barre verti calement ajustable 251. Ce dernier est relié à. la barre à coulisse 253 portant le bloc pivo tant 254, et coulissant dans le guide 255. La barre 253, à son tour est articulée aux bielles formant genouillères 256, 257 fixées à la con sole 258, et commandées par le fil 259 monté sur la poulie à gorge 260 et relié à la pédale 262 par la tige 261. Le plongeur, ou élément de mise en position ainsi constitué possède le pied 249 au moyen duquel il peut être amené sur une partie quelconque de la semelle, tour née en dessus, d'une forme de chaussure, dans le but de forcer la forme dans l'empeigne.
Des moyens sont également prévus pour dé terminer la position correcte de la forme préa lablement à la tension du cuir de l'empeigne par dessus la languette et jusqu'à la lèvre formée par la gravure de la semelle première. C'est ainsi par exemple que, si l'on abaisse complètement la pédale 262 et que l'on ajuste le pied 249 en .contact avec la face de la se melle de la forme, lorsqu'elle est dans une position connue et désirée, l'indicateur 266 se trouvera en face de l'une des lignes 267 et la ligne indiquée servira ainsi de guide à l'opérateur au cours du montage. Sans ces moyens l'opérateur serait incapable de déter miner la meilleure position de la forme pour exercer une tension sur le fil de montage sur forme.
Les montants 268-271 sont prévus pour relier le ,socle 2, 3 avec la colonne 272. Quand on se sert de la machine représen tée le montage sur forme de la chaussure n'est pas effectué de la façon usuelle, avec l'empeigne partiellement travaillée par des sus la forme dans la position de montage.
Il est préférable de prendre une empeigne avec son contrefort et son bout dur en place, et de la glisser par dessus la broche -de talon, puis -de prendre la forme 294 et de l'engager avec la broche de talon de la ma nière usuelle, d'ajuster l'empeigne autour de la forme et de la tenir en place avec la main gauche, tandis que, avec la main droite, on soulève le chariot à talon et on le dirige en même temps en avant pour forcer par cela même la chaussure dans le moule, la partie débordante de l'empeigne étant étalée par des sus le dessus du moule suivant la ligne Z-Z. On fait alors partiellement tourner le volant à. main 214 pour amener en position de pin- çage les têtes des deux groupes de pinces 47, 48.
En faisant tourner davantage le volant, on amène en position de serrage deux autres groupes de pinces, de préférence 44, 51, les groupes restants 45-50 .suivant à leur tour, ce qui fait que toute la partie débordante de l'empeigne entourant le devant de la forme est solidement tenue: Dans l'établissement des empeignes, on a coutume de prévoir comme partie débordante, pour les chaussures d'hommes, quinze milli mètres, mais les expériences faites avec la machine représentée indiquent qu'une partie débordante de six à sept millimètres est lar gement suffisante.
Dans la pratique, il arrive parfois que, non seulement la partie débordante connue passe clans les pinces, mais encore une partie de la portion restante, c'est pourquoi, dans chacune des cames on prévoit un évidement 292, grâce auquel les pinces peuvent céder suffisamment pour permettre à l'empeigne d'être partielle ment retirée, sur la partie de la forme où une quantité trop grande d'empeigne est retenue, la prise maximum des pinces étant rétablie par une nouvelle fraction de tour de l'arbre à cames au moyen du volant 214. La forme et l'empeigne sont alors dans la position de montage sur forme.
Le montage sur forme consiste donc à saisir la partie de l'empeigne qui déborde par dessus le dessous de la chaussure et autour de la partie de devant ou de talon d'une forme entre des plaques pratiquement pleines qui font partie d'un moule adaptable protégé par une bande continue, puis à forcer la forme dans l'empeigne jusqu'à ce qu'elle soit suf fisamment et correctement appliquée dedans.
La partie de devant de l'empeigne durant l'opération sus indiquée peut être touchée avec les doigts, ou bien si c'est nécessaire, on peut procéder à un examen plus minutieux au moyen d'un réflecteur convenablement situé pour permettre de bien voir la chaussure.
Durant la mise sur forme, on peut dépla cer légèrement le chariot à talon soit vers la droite, soit vers la gauche de la ligne médiane de la machine, au moyen de la poignée 241 (fig. 1), tandis que la forme et l'empeigne sont en position de montage sur forme. Ce mouvement du chariot à talon modifie suf fisamment la position de la forme sans affec ter la conformation du moule.
Lorsque la forme est correctement assise dans l'empeigne, le fil métallique de montage sur forme, qui a été préalablement introduit dans la rainure, comme cela a été décrit ci- dessus, est relié, par ses extrémités, au dis positif tendeur de fil e± est soumis à une ten sion au moyen du volant et de la vis 248 qui contrôlent le coulisseau 242; en même temps on fait faire une fraction de tour au volant 214 afin de desserrer graduellement la prise des tenailles par l'intermédiaire des cames, suivant un ordre commençant avec les grou pes 47, 48 et finissant avec les groupes 49, 50 et 45, 46 et 51, 44.
Il va sans dire que la prise sur l'empeigne n'est relâchée que suffisamment pour per mettre de tirer l'empeigne de sous les tenailles par dessus la lèvre de la semelle première et jusqu'au fond de la gravure, avec une certaine force. Il est évident que, s'il était permis à l'empeigne d'avoir une trop grande liberté lorsqu'elle est soumise au tirage du fil de montage sur forme, il se formerait au bout des plis correspondant comme grosseur à. l'espace qui serait laissé; par suite, la ma chine est destinée à être spécialement sensible dans cette opération.
Lorsque ceci est effectué, une nouvelle rotation du volant oblige toutes les pinces à prendre leurs positions normales; ce mouve ment est effectué en obligeant les tiges-pous- soirs à descendre, collectivement et simulta nément du point le plus haut au point le plus bas des cames.
On pèse alors sur le volant<B>235</B> pour obli ger le chariot à talon supérieur à basculer en arrière, du fait que l'action des contrepoids 220 est surmontée, ce qui permet ainsi au chariot à talon inférieur 215 de basculer de haut en bas sur le socle 8. Lorsque le chariot à talon est dans cette position, la chaussure qui est fermement tenue dans les serre-talons, est dégagée du moule avec son bout ou son ta lon, suivant le cas, dirigé dans une direction ascendante, ce qui est évidemment la position la plus commode pour fixer les extrémités 280, 280A du fil de montage sur forme 42 à la forme 294, ce que l'on fait en chassant un rivet ou cheville à travers les trous 277, 277A prévus à cet effet dans chacune des ex trémités 280, 280A.
Les éléments tendeurs de fil sont alors desserrés et détachés des extrémités et on enlève la chaussure de la broche de talon; elle se trouve alors prête pour l'opération ulté rieure d'application de la trépointe, sans au cune nouvelle préparation.
Le mode de montage de la partie de talon de la chaussure correspond à ce qui précède, sauf qu'une cheville de talon (non représen tée) est prévue et disposée pour s'adapter dans la douille 265.