Installation téléphonique. L'invention a pour objet une installation téléphonique; celle-ci est caractérisée en ce qu'elle comprend au moins un relais à tube électronique destiné à amplifier le courant de conversation.
Le dessin ci-annexé représente, à titre d'exemple, différentes formes d'exécution de l'objet de l'invention.
Dans la. forme d'exécution de la fig. 1, le courant microphonique est amplifié par une lampe relais 1 dont le filament est porté à l'incandescence par la source 2 et dont le cir cuit plaque est alimenté par la source 8.
Le circuit grille-filament de la lampe re lais est relié au secondaire d'un transforma teur 4 dont le primaire est dans le circuit de la pile 5 qui contient le microphone 6.
Le secondaire du transformateur 7 du cir cuit plaque débite sur la ligne téléphonique 8 et sur une ligne artificielle 11 montées en série, tandis que le récepteur 9, shunté par une résistance 10, est monté entre ces deux lignes et un point intermédiaire du secon daire du transformateur 7. Le but de cette dernière disposition est d'éviter le phénomène dit de Larsen par la réaction du récepteur 9 sur le microphone 6. Au point de vue du circuit du courant am plifié, il convient, en effet, de relier les deux bornes de l'écouteur à deux points équipoten tiels; de cette façon, on évite que le courant amplifié actionne l'écouteur, susceptible de réagir à son tour sur le microphone.
La ligne artificielle est réglable et le point intermédiaire susmentionné, choisi sur le secondaire du transformateur 7, peut être modifié.
La. résistance shunt 10 a pour objet de ramener l'audition de l'abonné (la parole qui lui arrive étant également transmise avec am plification) à une valeur normale tout en ré duisant les bruits parasites provenant de la ligne. Au lieu d'une résistance en dérivation sur l'écouteur, on pourrait monter une résis tance ou une capacité en série et shunter ou non par une deuxième résistance analogue à 10 le circuit écouteur capacité (ou résistance) ainsi constitué. Dans le même but, on pourrait utiliser un écouteur non approprié au circuit et ayant une trop grande ou une trop faible résistance propre. On pourrait également monter une impédance appropriée en série ou en dériva tion sur la ligne réelle.
On pourrait aussi utiliser, avec intention, une ligne téléphonique de grande résistance (faible section des conducteurs de cuivre ou l'emploi de fil de fer, par exemple), dans le but de réduire la valeur des courants pertur bateurs; l'utilisation d'un amplificateur au départ suffira toujours pour porter le cou rant téléphonique de conversation à une valeur suffisante. L'augmentation de l'impédance de la ligne pourrait être artificiellement ob tenue en distribuant, en série, des impédan ces, de place en place, le long de la ligne. Au lieu de mettre les impédances en série, on pourrait encore établir des impédances en dérivation, créer des fuites.
Le but de ces di- verst=s dispositions reste dans tous les cas le même: faire en sorte que les courants pertur- ljateurs de toute nature, même, dans certains cas, ceux provenant d'une ligne téléphonique voisine travaillant: avec amplificateur, ne par viennent que sous une intensité très faibla aux deux postes correspondants. Ce résultat étant obtenu, on utilise ensuite les amplifica teurs pour permettre un c conversation télé phonique distincte sur cette mauvaise ligne de transmission ainsi réalisée.
La forme d'exécution de fig. 1 présente une disposition de circuit propre à. éviter le phénomène dit de Larsen. Mais si on renon çait à. cette disposition spéciale, on pourrait brancher l'écouteur en dérivation sur le trans formateur 7 ou l'alimenter par un enroulement spécial du transformateur ayant un nombre @.le spires assez faible pour que les courants parasites ne troublent pas l'audition.
Les fig. 2 et 3 se rapportent à. une ins tallation téléphonique dans laquelle les relais amplificateurs sont disposés au bureau central et montrent chacune un schéma différent des connexions à ce bureau.
Dans les deux figures, la lampe relais 1 est alimentée par les piles 2 et 3. Le relais comporte un transformateur d'entrée 4 et un transformateur de sortie 7. La ligne de trans mission à l'abonné No 2 est branchée aux bornes 8 et une ligne artificielle est établie en 11. La ligne de l'abonné No 1 arrive en 12.
Suivant la fig. 2, on établit une con nexion en série, passant par le primaire du transformateur 4, entre les deux lignes d'a bonnés et on dispose dans le branchement de liaison une impédance 10 en dérivation, pou vant être remplacée par une impédance en série.
Suivant la fig. 3, le primaire du transfor mateur 4 est branché en dérivation sur les deux lignes d'abonnés.
Pour éviter l'amorçage d'oscillations pro pres du système, par couplage électrostatique, on pourra définir le potentiel d'un point de l'enroulement primaire du transformateur 4 en le reliant à un point des piles 2 et 3. On pourra à. cet effet choisir la borne de l'en roulement qui aboutit au point milieu de 'l'en roulement 7.
On pourra aussi, dans le même but, dis poser des capacités en dérivation entre la grille et le filament.
Au lieu de se servir d'une ligne artifi cielle 11 placée sur le circuit de sortie de l'amplificateur en vue d'éviter que le courant amplifié réagisse sur le circuit d'arrivée, on pourrait obtenir ce même but en disposant analoguement le circuit d'entrée. Les fi--. -1 et 5 du dessin annexé montrent deux formes d'exécution utilisant en même temps ces deux arrangement. Les chiffres de référence dé- sil-nent les mêmes organes que dans les fi gures précédentes.
Dans la forme d'exécution de la fi@. -:1#, la ligne interurbaine 8 est mise en relation avec la ligne d'abonné 12 par l'intermédiaire d'un transformateur 10, dont le primaire est. bran ché entre deux points qui sont équipotentiels au point de vue du courant téléphonique am plifié. En série avec cette ligne d'abonné, on dispose une impédance 13, de valeur équiva lente à celle de la ligne d'abonné. Le primaire du transformateur -1 est alors branché entre deux points qui sont équipotentiels au point de vue des courants dont l'énergie arrive par le secondaire du transformateur 10.
Dans la forme d'exécution de la fig. 5, le transformateur susmentionné est remplacé par une simple résistance 10. Cette résistance contribue en même temps à diminuer les courants parasites, en affaiblissant la récep tion, et l'emploi en sera plus particulièrement indiqué dans le cas des lignes perturbées.
On se rend compte que, aussi bien dans le cas de la fi,,. 4, que dans celui de la fib. 5. on peut, en cumulant les effets des deux ar rangements d'équilibrage par les lignes arti ficielles 11 et 13, arriver plus parfaitement à ce que la valeur du courant amplifié, suscep tible de traverser le primaire du transforma teur 4, soit extrêmement réduite.
Ce n'est évidemment, qu'à titre d'exemple, que l'on a représenté sur les figures un am plificateur à. un seul étage. On peut aussi bien employer des amplificateurs à plusieurs étages. Dans le cas d'une ligne téléphonique perturbée seulement sur une partie de son parcours, on pourra disposer les amplifi cateurs à l'entrée et à la sortie de la section de ligne perturbée.