Limitateur de courant électrique. La présente invention a pour objet un limitateur de courant électrique muni d'un nouveau dispositif d'interruptions automa tique.
Les dispositifs d'interruptions automa tiques déjà connus ont les inconvénients suivants 1o Après un certain nombre de, ruptures et fermetures du courant principal, le cou rant est rompu et ne se rétablit pas automa tiquement.
20 Lorsque l'armature du limitateur est attirée par l'électro parcouru par le courant à limiter, elle reste attirée, produisant ainsi la rupture permanente. Ce dernier incon vénient ne permet pas le réglage exact dit limitateur pour une intensité déterminée sur un circuit comportant des lampes à filament -métallique, car il est connu que la résistivité du filament métallique est beaucoup plus faible à froid qu'à chaud. Il s'en suit qu'au moment .de l'allumage d'une lampe le cou rant est intense, puis dès que le filament est chaud, sa résistance augmentant, l'intensité du courant diminue et devient normale.
Partant de ce fait, si l'on règle pour une intensité donnée un limitateur muni d'un dispositif @d'interuptions automatique dans lequel l'armature .de l'électro reste attirée lorsqu'il y a eu attraction et que l'on allume des lampes à filament métallique, le courant au moment de l'allumage étant plus intense qu'après l'allumage, l'armature est attirée et reste attirée, interrompant ainsi le cou rant, alors qu'avec le limitateur faisant l'ob jet de ce brevet, l'armature au moment de l'allumage est attirée, mais elle ne reste pas attirée et retombe, mettant à nouveau les lampes en circuit, et après deux ou trois mises en circuit,
les filaments sont suffisam ment chauds pour que le courant normal à leur fonctionnement soit établi.
Le premier inconvénient est aussi annulé par le limitateur revendiqué, en ce sens que le courant est rétabli automatiquement après un certain temps d'interruption, évitant .ainsi de laisser l'abonné dans l'obscurité.
Le dessin ci-annexé représente, schéma tiquement, à. titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention et une variante. La fi-. 1 est une vue schématique de la forme d'exécution; La fig. 2 est une vue semblable à la fig. 1, sauf que l'armature est attirée par son électro-aimant, afin d'expliquer le fonc tionnement du limitateur; La fig. 3 montre un dispositif d'une des parties du limitateur d'une conception diffé rente de celle indiquée en fig. 1 et 2, mais produisant le même résultat.
La fig. 1 représente un limitateur composé d'un électro-aimant A parcouru par le cou rant à limiter et qui peut attirer une arma ture de fer doux B, placée à l'extrémité d'une pièce mobile C et pouvant pivoter autour d'un axe fixe D. Cette pièce C appuie par son propre poids sur une vis de contact E qui permet de ré gler l'éloignement de l'armature B de l'élec- tro A et en outre met en contact les pièces E et C.
Le limita.teur comprend une bande mP- tallique F fixée par ses deux extrémités à des pièces fixes G et cela de manière à être convexe; un contact métallique 0 placé en son centre appuie contre un contact fixe N.
Un fil métallique .S ayant une certaine résistance, de façon à pouvoir s'échauffer lorsqu'il est parcouru par un courant élec trique, est placé à proximité de la bande mé tallique F et peut lui transmettre sa chaleur par conductibilité.
Le courant arrive au contact fixe N; puis en 0 F<I>A D B E,</I> et de là aux lampes; les extrémités du fil S sont reliées, l'une au fil qui partant de F G, arrive à l'électro .9 , l'autre au fil allant aux appareils d'utilisa tion, lampes, etc.
La fi,-' 2 montre l'armature B attirée par l'électro <I>A;</I> le contact est rompu entre<I>B</I> et E; le courant est alors complètement in terrompu dans l'électro A et ne passe plus que par la résistance S', laquelle s'échauffe et communique sa chaleur à la bande F, la quelle en se dilatant rompt le circuit entre <I>0 et N.</I> A ce moment, tout courant est interrompu; le fil 8 et la bande F se refroidissent lente ment et après un certain temps remettent en contact les pièces<I>0 et N,</I> ce qui rétablit le circuit.
Il est évident que la rupture du circuit entre<I>0 et N</I> ne se produit qu'après un cer tain nombre de ruptures et fermetures du courant entre<I>B et E,</I> et il s'en suit que l'a bonné est averti par les variations de la lumière qu'il a. dépassé la limite du courant auquel il a droit, ce qui lui permet de réta blir l'intensité normale pour laquelle l'appa reil est réglé, avant que la rupture totale se produise.
D'autre part, si l'abonné veut utiliser un courant d'une intensité beaucoup plus grande que celle à laquelle il a droit, par exemple par l'emploi d'appareils de chauf fage, le fil S' étant parcouru à chaque écarte ment des contacts B et E par un courant très intense, il se produit un échauffement considérable de la, bande F et un écartement d'une très longue durée des contacts 0 et N rendant ainsi l'emploi des appareils de chauf fage inefficace.
La résistance S étant en parallèle avec l'électro A et en dérivation sur les contacts B E, supprime une partie des étincelles au moment de la rupture du con tact entre B et E.
La fig. 3 indique un dispositif pouvant remplacer la bande métallique F; il se com pose de deux bandes de métal F et F' ayant un .même coefficient de dilatation, par exem ple d'un même métal, réunies par leurs ex trémités, d'un côté à une pièce fixe G en ma tière mauvaise conductrice de la chaleur et de l'autre entre elles. La, bande F' est en tourée du fil .S, lequel s'échauffe lorsqu'il est parcouru par un courant électrique et par conductibilité transmet sa chaleur à la bande F', laquelle en se dilatant produit à l'ensemble des deux bandes un mouvement dans le sens de la flèche et, par conséquent, écarte les contacts entre 0 et N.
L'avan tage de ce dispositif, c'est qu'il fonctionne d'une façon indépendante de la température ambiante, les .deux bandes ayant le même coefficient de dilatation.