Economiseur de combustible pour moteurs à explosions. L'objet de l'invention est un économiseur de combustible pour moteurs à explosions de véhicules automobiles.
Il comporte, comme les formes précédentes d'exécution de l'économiseur décrites dans l'exposé d'invention du brevet suisse princi pal no 95275, deux organes commandant d'une manière entièrement indépendante l'un de l'autre au moins une lumière en communi cation, d'une part, avec l'atmosphère, d'autre part, avec une conduite d'alimentation du moteur en mélange explosif, ces deux organes étant actionnés l'un à la main, l'autre au pied par le conducteur du véhicule automo bile pour qu'il puisse faire varier de deux façons les admissions d'air atmosphérique par cette lumière, l'un d'eux tendant en outre constamment à couper la communication entre l'atmosphère et la conduite sous l'action d'un ressort,
mais pouvant en être empêché par le conducteur agissant sur une pédale.
Mais il s'en distingue en ce que la pédale est disposée à proximité immédiate d'une se conde pédale, qui commande un dispositif d'embrayage reliant le moteur du véhicule aux organes moteurs de celui-ci et sur la quelle on doit appuyer pour produire le dé brayage, de façon telle que le pied passe di rectement de l'une des pédales à l'autre aussi bien lors de l'embrayage que lors du dé brayage.
De cette disposition des pédales résulte l'avantage suivant: Lorsque le conducteur d'un véhicule routier est en pleine marche normale, et se sert de l'économiseur d'une manière continue en agissant sur la pédale du second organe de commande, il peut être appelé à débrayer brusquement les organes moteurs, les roues, du moteur. Comme le pre mier organe de commande de -son économiseur est alors à une position telle qu'il libère plus ou moins complètement la ou les lumières et qu'une admission d'air importante a lieu par celles-ci, le mélange explosif fourni au moteur débrayé serait trop riche en air et celui-ci pourrait cesser de tourner.
Mais pour pouvoir peser sur la pédale du dispositif d'embrayage en vue du débrayage, le conducteur est obligé d'utiliser le pied avec lequel il pesait précé- demment sur la pédale du second organe de commande; celui-ci, immédiatement et auto matiquement, permet à ce second organe de commande de venir à la position où il coupe la communication entre l'atmosphère et la conduite, si bien que l'admission d'air atmos phérique cesse aussitôt par les lumières, quelle que soit la position du premier organe de commande, que le mélange explosif ne de vient pas trop riche en air et que le moteur continue à tourner sans incident, prêt à être accouplé à nouveau aux organes moteurs.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'écono miseur, appliquée à un véhicule automobile routier.
La fig. 1 est une coupe d'ensemble de cette forme d'exécution; Les fig. 2 et 3 sont des vues de détail; La fig. 4 est une vue en perspective -du tableau du véhicule.
Sur la conduite non représentée reliant' le carburateur au moteur est fixée une bride r solidaire d'une chambre annulaire s munie d'une tubulure e servant à l'admission d'air atmosphérique en elle. Dans le col reliant la bride r à la chambre s est vissée une tu bulure filetée F d'un cylindre 7c présentant deux lumières Z@; celles-ci comprennent .cha cune de droite à gauche une partie rectangu laire de faible surface, ainsi qu'une partie circulaire de grande surface et se trouvent à l'intérieur de la chambre s, si bien qu'elles peuvent être mises en relation avec l'atmos phère par la tubulure si.
Le premier organe de commande est cons titué par un tiroir t coulissant sur le cylin dre 7c et tendant constamment à masquer les deux lumières l' sous l'action d'un ressort ii, prenant appui sur un couvercle kg du cy lindre k. Il peut néanmoins être amené à découvrir plus ou moins les lumières l' par une transmission Bowden comprenant un fil tracteur souple<I>i</I> et une gaine<I>h</I> flexible, mais peu compressible axialement. Le fil i est fixé, d'une part, à une oreille t' de t, d'autre part, au fond moleté v' d'une douille cylindrique v.
Cette dernière est taillée en rampe héli coïdale v à celle de ses extrémités qui est opposée au fond v' et s'appuie par cette ex trémité sur une pièce iv, assujettie à un guide cylindrique x sur lequel la douille v peut tourner-et qui est fixé au tableau z du véhi cule à proximité de la main du conducteur;
en agissant sur la douille v celui-ci déplace donc axialement le tiroir<I>t.</I> La. pièce w pré sente-un bec w' pouvant s'engager dans une découpure d'une série de découpures v3 de la rampe v2 et maintenir ainsi la douille v à la position correspondante malgré l'effort contraire du ressort ?r. La gaine la prend ap pui à l'un de ses bouts sur le couvercle 7c3 par l'intermédiaire d'un écrou g, à l'autre directement dans le fond d'une cavité x' du guide x.
Quand au second organe de commande, il est fermé par un piston 1 eylindro-conique, se déplaçant à l'intérieur du cylindre k. Il tend à être poussé vers la droite par un res sort 2 pour à la fois masquer les lumières l' et s'appliquer sur un siège tronconique 7c4 ménagé à la, jonction du cylindre le et de la tubulure k'; il coupe alors ainsi en deux en droits la communication entre l'atmosphère et la conduite.
Il peut cependant être écarté de cette position d'obturation par le fil trac teur 3 appartenant à une transmission Bow- den 3-4 dont la seconde extrémité est assu jettie à un bras pivotant 5 solidaire de la pédale 6, pivotée sur le plancher 7 se trou vant au bas du tableau z. La, gaine 4 de la transmission prend appui, d'une part, au moyen d'un écrou 8 sur le fond 7c3, d'autre part, directement sur un support-guide 9 fixé au plancher 7.
Comme on le voit à la fig. 4, la pédale 6 est disposée immédiate ment à la gauche de la pédale 10 commandant le dispositif d'embrayage des roues motrices avec le moteur et devant être pressée par le pied gauche du conducteur pour le débrayage; à droite de la pédale 10 est immédiatement placé le tube 11 du dispositif de direction, si bien que lorsque le pied gauche abandonne cette pédale 10, il se place naturellement et directement sur la pédale 6 et inversement.
Le fonctionnement de cette forme d'exécu tion est le suivant: Lors du lancement du moteur le conduc teur peut avoir son pied gauche sur la pé dale 10; il en résulte que le piston 1 coupe toute communication entre l'atmosphère et la conduite et qu'un mélange explosif rela tivement pauvre en air est amené audit mo teur. Quand celui-ci est bien lancé et qu'il faut embrayer les roues motrices, le conduc teur abandonne la pédale 10 et. la pose na turellement sur la pédale 6 se trouvant tout de suite à gauche. En ce faisant il tire à gauche le piston 1 qui libère complètement les lumières 11.
Dès lors ce même conducteur est libre d'admettre pendant la marche nor male du moteur une quantité plus ou moins grande d'air atmosphérique dans la conduite en manoeuvrant le fond moleté v' et en le maintenant à la position choisie au moyen du bec w'. On obtient de la sorte l'économie désirée dans la consommation du combustible liquide pendant la marche normale.
Si le conducteur est appelé à débrayer le moteur, brusquement ou non, pour un in cident de route, pour un souple changement de vitesse, il faut pour cela qu'il abandonne la pédale 6, d'on obturation complète des lu mières e par le piston 1 et cessation de l'ad mission d'air atmosphérique dans la conduite, pour appuyer du même pied sur la pédale 10. Le moteur reçoit alors un mélange riche en combustible et ne risque pas de cesser de tourner, contrairement à ce qui pourrait ar river s'il continuait à être alimenté en un mélange relativement pauvre en combustible alors qu'il est débrayé.
Le ressort 2 et la pédale 6 sont établis de manière que le seul poids du pied gauche sur la seconde maintienne le piston I à la posi tion d'ouverture; le pied n'a donc pas d'ef fort à faire à cet effet et ne se fatigue pas. de sorte qu'on peut se servir de la forme d'exécution représentée même quand on cir- cule en ville.
Cette pédale 6 peut d'ailleurs être actionnée de manière à compléter le ré glage de l'admission d'air additionnel obtenu au moyen du fond moleté v' et des positions précises qu'on lui donne; on cherche quelle est la plus grande ouverture des lumières qu'on puisse obtenir du tiroir t pour une marche économique à grande allure du véhi cule, puis on laisse ce tiroir â la position donnée et l'on procède aux petites variations de cette ouverture nécessitées par la route suivie en pesant plus ou moins fortement sur la pédale 6.
L'économiseur peut servir à freiner le mo teur embrayé sur les roues motrices dans les descentes en permettant l'admission dans. ce moteur d'air atmosphérique qui y est partiel lement comprimé, puis expulsé.
La position de la pédale 6 par rapport à la pédale 10 peut varier suivant l'endroit on le conducteur du véhicule pose naturelle ment le pied lorsqu'il abandonne cette pé dale 10. .